
En tant que centre des cultures numériques et sonores, Transcultures soutient des formats où la création se fabrique aussi dans l’échange : transmission d’outils, circulation des pratiques, mise en relation d’esthétiques et de générations.
Le « Worm Club » s’inscrit dans cette logique : sous l’impulsion de l’artiste Philippe Baraduc et du projet CreaMakers, il s’agira de proposer un rendez-vous régulier qui consolide une scène locale tout en restant poreux, ouvert et accessible. Pour ce deuxième rendez-vous, c’est l’artiste Christophe Bailleau qui présentera son travail et animera la session.
Entrée libre à toutes et tous, inscrivez-vous !
Un lieu d’expérimentation sans intimidation
Conçu comme un laboratoire d’arts sonores, Worm Club réunit artistes, curieux·ses et auditeur·ices autour d’une idée simple : le son est un matériau. On peut le sculpter, le capter, le détourner, le spatialiser, le faire dialoguer avec des images, des objets, des gestes, des machines, des environnements.
Ici, la musique n’est qu’une des issues possibles : l’enjeu est plus large, à la croisée des arts plastiques, des médias, de la performance et des technologies. Le format alternant présentation d’un·e invité·e, bidouillage, jam ouverte… crée un espace d’apprentissage horizontal, où l’on vient autant pour expérimenter que pour développer une culture de l’écoute.
Positionnement du Worm Club
Aucune connaissance musicale n’est requise. Le projet valorise l’essai, l’erreur, l’accident, la curiosité. Ce n’est pas une scène avec un “niveau” à atteindre ; c’est un espace où l’on apprend en faisant et en écoutant. La présentation de l’artiste invité·e joue un rôle de “déverrouillage” : montrer des outils, des méthodes, des manières d’écouter et de fabriquer du son.
Le Worm Club se situe naturellement entre : art sonore / installation ; musique expérimentale / improvisation ; pratiques DIY (circuit bending, objets détournés) ; électronique (modulaire, synthés, effets) ; arts plastiques et visuels (image, geste, scénographie) ; performance et corps (voix, actions, micro-gestes) ; écoute du territoire (field recording)…

Christophe Bailleau (Fr/Be)

D’origine normande, Christophe Bailleau obtient un master en arts plastiques à l’ERG (Ecole de Recherche Graphique) en 2004. Artiste pluridisciplinaire, Christophe Bailleau développe depuis, les années 90, un projet musical atypique. Ses compositions reposent sur des sources acoustiques (guitare, percussions, voix, bruits divers…) mélangées à des sons concrets et enregistrements de terrain. Il conçoit ainsi un jeu sur l’attente, le silence et la tension orageuse.
Depuis 2004, ses compositions sont éditées sur différents labels européens (Stilll, Carte postale, Annexia, Fenêtre, Soundscaping, Optical Sound, Sacred phrases, Cosmic Winnetou, IRM, Transonic, Mahorka…).
Il a réalisé plusieurs pièces de création radiophonique et pratique aussi, depuis plusieurs années, la photographie et plus récemment le dessin et la poésie. Avec le duo audio vidéo Pastoral (créé avec Philippe Franck, en 2006), il pose un regard à la fois surréel et poétique sur les imaginaires et espaces du quotidien avec une forme d’étrangeté lynchienne.
Christophe réalise des courts-métrages intrigants et oniriques qui, essaient de capturer l’indicible. Son travail audio et vidéo qui a été montré dans de nombreux événements en Belgique et à l’international, se décline aussi en installation.
Philippe Baraduc
Diplômé d’un Master en Intelligence artificielle et en Transferts de Savoirs et Nouvelles Technologies, Philippe Baraduc est auteur et interprète de spectacles scientifiques jeune public et familial (depuis 2009). Il crée des projets pour rendre les concepts scientifiques concrets et vivants et transmettre le plaisir de la découverte.
L’oeuvre de Philippe Baraduc s’insère dans le mouvement de la science ouverte au service du bien commun et permet à son public, notamment aux plus jeunes, de s’affirmer scientifiquement et culturellement dans un monde de plus en plus technologique.
Depuis 2011, l’artiste intervient régulièrement lors d’événements scientifiques d’envergure, comme le Printemps des sciences (Belgique), le Science Festival (Luxembourg) ou encore la Fête de la science (France). Son travail rencontre par ailleurs un certain écho médiatique, notamment dans la presse télévisée et radiodiffusée belge et wallonne.


Informations
- 26.04.2026 | 14 > 18:00
- Couvent d’Hautrage
- 6, Place d’Hautrage 7334 Saint-Ghislain
- Participation gratuite sous réservation
- info & réservation : wormclub@transcultures.be
Production
- Transcultures