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  • 16 > 21.01.2021 | Paradise Now + Didié Nietzsche – Résidence Transonic

    15/01/2021

    Entre ces deux créateurs sonores belgo-internationalistes volontiers collaboratifs, la rencontre est à la fois naturelle et ouverte. 

    Paradise Now (le projet audio solo de Philippe Franck, également co-fondateur du duo post pop Pastoral avec Christophe Bailleau et collaborateur de plusieurs autres musiciens expérimentaux et poètes) invite Didié Nietzsche (alias A Limb pour ses projets transformistes sur Second Life, co-fondateur du collectif audio expérimental Radio Prague -depuis 1982, membre du groupe électro-punk francophone Nietzche, du combo à géométrie variable 48 Cameras piloté par le regretté Jean-Marie Mathoul et, plus récemment du collectif d’impro multimédia Lamaphi) à le rejoindre en vue d’une nouvelle série d’enregistrements passant par diverses esthétiques et pratiques soniques (soundscape, poésie sonore, improvisation ou pièSaveces plus groovy).

    Ils sont rejoints ponctuellement par Isa Belle avec qui Paradise Now collabore depuis 2004, et jouent ensemble des bols chantants, gongs, percussions et hand drums traités subtilement par le docteur Nietzsche.

    Ensemble ils proposeront aussi une « No Lockdown Transonic Live Session » qui sera publiée prochainement sur le bandcamp du label Transonic.

    Plan

    Transcultures
  • No Lockdown Transonic Winter Session #1 [in progress] | #NoLA2020

    23/12/2020

    Dans le cadre de l’initiative NoLA – No Lockdown Art (programme Creaconnections), des créateurs sonores issus de différents pays et d’esthétiques variées mais toutes aventureuses, sont invités à envoyer chacun une session audio live ; celle-ci est illustrée d’un visuel fixe ainsi que quelques lignes de présentation sur les conditions de réalisation de la pièce et une courte présentation de l’artiste. L’accent est mis ici sur la puissance imaginaire de ces voyages sonores à destination d’un public connecté inconnu.

    A partir de mi-décembre 2020 et jusqu’à février 2021, les Pépinières européennes et Transcultures annonceront, chaque semaine, la mise en ligne d’une session (une pièce continue – qui peut être en plusieurs mouvements – d’une trentaine de minutes) d’un artiste différent. Ces sessions intimes seront disponibles sur le bandcamp de Transonic (label indépendant pour la création sonore différenciée, produit par Transcultures).

    Prochaines No Lockdown Transonic Sessions de cet hiver connecté

    Martin Georgievski - Amplidyne Effect - Live in Skopje (08Dec2020)

    Amplidyne Effect est le projet d’improvisation sonore et multimédia initié par Martin Georgievski (Skopje, République de Macédoine). Le projet prend la forme d’une exploration live de musique expérimentale, ambiante, classique contemporaine et de drone avec des performances dans divers festivals, lieux et flux Internet.

    Formant un spectre génératif de sons au cours de longues sessions et enregistrements improvisés, Amplidyne Effect enregistre en utilisant une sélection arbitraire d’instruments allant de la guitare électrique, des instruments préparés, des enregistrements et échantillons sur le terrain, des synthétiseurs, de l’électronique, des microphones piézo et d’autres types d’instruments «étranges» . S’inspirant de l’art, de la musique, de la nature et de la technologie elle-même, il essaie toujours de repousser les limites du son ou de se reposer dans le nid de sa niche.

    Dans le cadre d’un son en constante évolution et en croissance, Amplidyne Effect a collaboré avec des artistes des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d’Argentine, de Suisse, d’Espagne, d’Allemagne, de Macédoine, de Serbie et d’Italie, en direct sur scène ou via le streaming Internet et sessions d’enregistrement.

    Amplidyne Effect a joué dans des événements et festivals tels que Skopje Jazz Festival, Pohoda (Slovaquie), Waves of Ambience, Philosophical Film Festival, PNEM Sound Art Festival (Pays-Bas), KRIK Festival, Biennale of Western Balkans (Grèce), Music Tech Fest , D Festival, ImprovE (Belgrade) et bien d’autres.

    Christophe Bailleau - Live In Huy (23Dec2020)

    Music is cooking
    more spices you have
    more the travel is contrasted

    I prepared the ingredients
    fields recordings
    recent guitar recordings
    some new synths recordings

    I imagined some new parts, dark, sunny, quiet, energic
    strange, reassuring…
    I wanted to travel in different countries

    in my luggage two synths, a noise box
    some percussions to play live
    small drums
    a mic opened for the voice and some percussions

    during playing I imagined
    a structure
    a story
    and that I would like to be free

    the result is a testimonial of my moods, at precise moments:
    new tests…

    ———–

    with the help of Didié Nietzsche, Paradise Now and Prism

    ———–

    Christophe Bailleau développe une composition musicale avec des paysages électroniques mais aussi de la guitare, des percussions, des voix (certaines pièces chantées étant plus baladeuses) des sons concrets. Ses œuvres jouent sur l’attente, le silence et la tension mais cherchent aussi une certaine lumière. Depuis 2004, ses compositions sont éditées sur différents labels européens : Le cri de la harpe, Stilll, Carte postale, Eglantine, Annexia, Soundscaping, Optical Sound, Transonic… Il réalise également régulièrement des vidéos, installations, créations radiophoniques et vient de publier deux livres de fragments poétiques.

    A Limb - Mindfuck - Live at Cat's Circus (Second Life 18Dec2020)

    « Mindfuck » est le dernier d’une série de collaborations entre l’artiste visuel SaveMe Oh et le musicien A Limb (Didié Nietzsche dans la « Real Life »). Ces performances dans le monde virtuel de Second Life (un monde où l’on peut encore embrasser les gens sans danger) sont toujours largement improvisées, l’une se nourrissant de ce que l’autre crée. Comme c’est souvent le cas, la musique a été créée sans DAW ni connexions MIDI, à l’aide de vrais synthés et grooveboxes. Les voix sont produites et manipulées sur un iPad. «Mindfuck» peut être compris dans son sens littéral, mais aussi comme l’esprit dans lequel l’année 2020 nous a quittés.

    ———-
    A Limb (le projet solo de Didié Nietzsche) est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de bourdon, insérant un grand cœur de musique ethnique et des poumons de krautrock. .. puis baigner tout le « corps » dans un bain à effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et … c’est vivant! Parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière…

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre … A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux. A Limb est souvent accompagné des performances de SaveMe Oh, et en est satisfait.

    A Limb a également joué dans la Vie Réelle dans des piscines, des squats, des châteaux, des entrepôts de poudre à canon et, accessoirement, dans des salles de concert.

    Greg Ocheduszko - Live in Mosty (13Dec2020)

    Based in Poland, Greg Ocheduszko is a professional musician, remixer, and composer whose compositions were frequently used in movies, ballet performances, theatre, trailers, and commercials. His credits include music for several Audi car world premieres, and remixes with artists like Amanda Wilson, David Byrne, and Goloka (Skint Records UK, Loaded Records UK, Diamond Records UK) . Greg has also done music production for FLUX, LA Compagnie des Balet de Monte Carlo, Be Be Blond (PL), Jah Mission (NL) and National Theatre w Lodz, Poland. He brings us music in the Dramatic, Orchestral, Classical, EDM, and IDM genres, among others Electronic and Dub genres.

    During the time of self quarantine, in lockdown i spend couple of days in my home studio. My working space played a major role, makes me feel comfortable and cozy. I was mentally forcing myself into this crazy quarantine, which now everybody has to be in. I started thinking about all limitations we have in connection with our families, friends and community. But ideas we have, thoughts we create can not be lockdown, they floating on the air with no limitations. I tried to catch all those feelings we have in this hard times and put it into the music. Loneliness, anxiety, a bit of darkness and a bit of lightness, little joy and little hope, all that you can feel and experience in music i made for this special project.

    Kurt Buttigieg & Robert Farrugia - Live in Malta (9Jan2021)

    Saying the first Covid lockdown was a sudden spanner in the works which forced most of the world to reconsider whatever they were doing is nearly glib at this point, but it’s also true.

    For us, it was a time for duality. Kurt founded a label, called Complex Holiday, and nearly immediately after Robert joined the project. This duality is present in location (we’re both Maltese, but Kurt is based in Brussels and Robert in Malta), in what kind of sounds we want to release (Kurt is steeped in experimental music and sound art, Robert soothing, long-form ambient), from where and in the way we work. We didn’t know each other too well, but working on a project is often the best way to get to know someone, especially as air travel was nearly completely impossible. This is by no means unusual in the scenes in which we operate, which are based on building strong links between like-minded people worldwide. However, it also highlighted the importance of an immediate local scene or habitual partners-in-crime at some point in the process, which by then was somewhat in disarray.

    The label, coming at such a strange time, taught us the ins and outs of working at a distance, and of working with each other. Timidly at first, each wary of stepping over the other person’s toes, then with more confidence as the track progressed. This is our first ever track together, which we did away from each other and in a manner we usually wouldn’t have. We would have normally had a face-to-face interaction followed by a long improvisation from which we would have culled parts we found interesting. Instead, the track was built bit by bit from our daily contacts where we often spoke of a more esoteric thing – time. We didn’t know where it was going but, in many ways, the track ended up illustrating where our mind was over the last year – frozen time, with unequal parts delight and frustration borne out of distancing and having to do things differently. Covid made us do it.

    > Kurt Buttigieg : kbuttigieg.bandcamp.com
    > Robert Farrugia : robertfarrugia.bandcamp.com

    No Lockdown Art

    Dans le cadre de son nouveau programme parapluie Creaconnections (soutenant la création contemporaine exploratoire hybride en réseau et sur le réseau), Transcultures, en partenariat avec les Pépinières européennes de Création, a lancé l’action No Lockdown Art – #NoLA2020 afin de soutenir le ré-activitisme d’artistes belges et internationaux qui ont initié, en période de confinement, d’intéressants projets audio, vidéo, multimédia… en ligne et diffusent librement leurs singularités et regards poétiques aux curieux connectés.

    Dans cette période tristement unique (mais susceptible d’annoncer d’autres catastrophes), de nombreux artistes de toute origine ont refusé la quarantaine de l’expression partagée. Ils ont exprimé à la fois un besoin de se relier à un autre public (connecté) et de sortir tant de la peur et de la paralysie que du “tout à l’égo”.
    Désirant s’associer à cette dynamique libertaire et donner soutien et visibilité à des oeuvres différenciées en ligne, Transcultures a ainsi proposé un soutien à la production à plusieurs artistes pour des projets à court, moyen, ou long termes.

    Dans cette volonté pro-active et dé-confite, un appel à projet No Lockdown Art (#NoLA2020) a été lancé à la mi-avril 2020; il s’agissait et il s’agit encore ces derniers mois de soutenir activement de nombreuses initiatives d’artistes et concepteurs de projets culturels à la créativité intacte, si pas stimulée par les turbulences de notre monde virale.

    Production

    Transcultures
  • No Lockdown Sonopoetics – 3 new Christmas releases | #NoLA2020

    22/12/2020

    Dans le cadre du projet Correspondances confinées, Transcultures et les Pépinières européennes de Création ont demandé à plusieurs auteurs de différents pays d’écrire pendant le confinement leurs impressions poétiques, réflexions, interrogations……) d’écrire pendant le confinement leurs impressions poétiques, réflexions, interrogations… Ces contributions « confinées » ont été centralisée au fur et à mesure via une plateforme Web, certaines sous forme « de « journal » ou « correspondance », d’autres sous forme de textes ou documents visuels, multimédia… selon l’humeur et/ou la nécessité.

    No Lockdown Sonopoetics

    Une sélection de ces textes lus par leurs auteurs, a fait l’objet de mise en son par l’artiste et producteur Paradise Now (Fr/Be) pour constituer l’album “No Lockdown Sonopoetics” et est déjà disponible à l’écoute sur le bandcamp de l’alter label Transonic. Ces « correspondances confinées » sont aussi ici celles entre l’écrit mis en voix et la création sonore à chaque fois adaptée aux spécificités de ces différentes pièces poétiques.

    Cet album online se complétera au fur et à mesure des contributions/créations et sera édité au format CD + Livret, en 2021, sur l’alter label Transonic, dans sa série Sonopoetics dédiée aux créations mêlant poésie/littérature vivante et création sonore.

    Maja Jantar + Paradise Now - Some first part

    some

    some stories take two generations to tell
    some are two days long and three hours wide

    some plants need two cycles to seed
    some curl their roots up and let the wind drift them to another terroir

    some seeds only sprout after fire has cracked them open
    some after frost, or digestion and excretion

    some bodies are bodies of water
    some interconnect underground

    some birds fly thousands of miles to nest
    some never return

    some let their young freefall from high cliffs to safety

    some fish swim out to sea
    some come back to fresh water

    some mammals wander away to die alone
    some hide to birth

    some mothers carry their little ones close to skin, feather, fur, leaf, root
    some leave them in others’ care

    some stories take two generations to tell
    some are hidden in our cells

    so

    some bodies are meant to walk on water

    some bodies carry water within them in pouches under their skin
    to journey

    some bodies are meant to sink
    some to float, some to drift

    some to let water in
    some to keep water out
    some to let some water in and some water out

    some bodies are water

    some are cold some warm

    some are fast some take their time

    some froth, swirl, turn, pull back, overflow

    some bodies change color
    some texture, some scent, some shape

    some bodies wax and wane

    some shine, some reflect
    some camouflage
    some can only be seen by moonlight

    so

    Catrine Godin + Paradise Now - Entoure doiseaux

    Au presque été, la moelle attend la cuisant,
    goulue l’ivresse à plus soif de rayons fastes,
    délire photonique à longue propagation,
    un bain d’or régénérant l’essence comme
    la chaleur éveille les sens…d’avoir froid encore
    quand le pollen des peupliers neige la ville
    amoncelle son floclonneux mirage au long
    des rues, des trottoirs, couvrant l’herbe jusqu’à
    la disparaître : d’avoir froid, au cœur pourtant
    que tout autour palpite et vibre le vert
    vif et gavé de soleil, les êtres, les créatures,
    les choses.

    Entouré d’oiseaux, au milieu des fleurs,
    des fleurs à dire
    …c’est si beau les fleurs, si brefs, si plein, ouvert
    Comme certains mots sont brefs et pleins, ouverts,
    De sens, de forces, de fragilité, comme les mains,
    les fleurs ; nos fleurs à dire, longues à mourir,
    leurs pétales écumant tant l’absence, le silence,
    tous les espaces manquants,
    les manquées aussi.

    Christophe Bailleau + Paradise Now - Geologique

    Calcium
    Potassium
    Sodium
    Magnésium

    Le minéral habite notre corps
    circule dans les veines le magma des minéraux
    Et notre tête est le volcan
    Les sédiments par érosion
    m’emmènent vers toi
    Métamorphoses
    Accumulations
    Roches existantes
    désagrégées
    Certains mécanismes altèrent la pensée
    mais toujours là le ruissellement
    Toujours là le ruissellement

    Les envies de toi sont stratifiées
    Les regrets fossilisés
    On peut voir le matériel d’origine à travers les couches de roches
    et tes pensées
    géologiques

    Calcium
    Potassium
    Sodium
    Magnésium

    Biba Sheikh + Paradise Now - Give recompense

    You have been working so hard.

    No one worries about you.

    You need protection

    and feel not good enough, then got sucked into the machine.

    So you look like a…Sepulcher….

    A Body, not in the sense of dance.

    It’s the machine

    body… an apparatus

    For the state.

    ‘This body that will die’ is how they view

    you from the beginning…

    And where is the burial?

    In this country…?

    There you are always

    a foreigner…

    In the aftermath of Covid 19,

    Who will watch

    out for you?

    Who will give you

    Money if you need it?

    Put the force where there isn’t any…?

    By remembering the sadness of opiate

    addicts, now…suddenly thrust homeless, and

    the street jargon of old junkies, by whom

    we learn that the body is not the person…

    but machine, malfunctioning…

    Tomorrow’s whispering, « please lend a helping hand

    she had a heart attack…

    she ran out of gas…

    there is no money…

    I am five months late on

    the rent. She is my

    landlady… Help me pay her.

    you don’t get it. There’s nobody…

    there is tension…

    The enzymes are in a hole.

    « Give Recompense…

    Philippe Boisnard + Paradise Now - Coronablabla

    Jour 29 – 8h39 – Coronablabla

    Et il annonce.
    Et on écoute.
    Et on critique.
    Et on se parle.
    Et on discute.
    Et on se moque.
    Et il parle encore.
    Et on entend ce que l’on veut entendre.
    Et il dit ce qu’il ne dit pas.
    Et on se tait.
    Et on se pose des questions.
    Et il parle de légitimité sans écouter.
    Et on répond légitimement sans légitimité.
    Et on s’interroge sur la légitimité de ce qu’il dit ou ne dit pas.
    Et il se retourne.
    Et on ne le voit plus.
    Et on reste là face à l’écran éteint.
    Et il ne porte pas de masque.
    Et on recherche des masques face à ce qu’il dit.
    Et pourtant il parle avançant masqué.
    Et on sait qu’on sortira toujours sans masque.
    Et on ne sortira pas pourtant de ce qu’il faudrait sortir.
    Et il ne sait pas quand on va sortir.
    Et on sait qu’il ne sait pas.
    Et pourtant il dit qu’on devra sortir même si on en est pas sorti.
    Et on a plus rien à écouter que ce que l’on dit nous-même.
    Et cela fait peur ce que l’on dit qu’il n’a pas dit.
    Et il sait que l’on va parler sans qu’il ait dit ce qui nous préoccupe.
    Et il se tait jusqu’à la prochaine fois.
    Et on doit attendre un mois à parler entre nous avant qu’il ne nous parle de nouveau.
    Et cela fait peur de se parler tant on a entendu ce qu’il n’a pas dit.
    Et on se dit que c’est grave de se parler de ce qui n’est pas dit, mais que l’on dit tout de même.

    Eric Therer + Paradise Now - Contrer le manque

    Entre distance et distanciation,
    il n’y a plus de creuset,
    plus de creux où se lover
    Mon seul contact physique se limite au clavier
    Les pixels me laissent indifférent
    Pour contrer le manque,
    j’ai commandé une poupée en silicone sur Alibaba
    J’ai introduit mon pénis dans ses cavités
    après l’avoir enduit de désinfectant
    J’écoute le son des karaokés de Corée,
    des chants Tamoul,
    un best of d’Abba
    Je retrouve une humanité exempte de danger
    dans le respect des consignes de sécurité

    Nous informons
    Nous compatissons
    Nous comprenons
    Nous déchiffrons
    Nous attendons
    Nous réclamons
    Nous acceptions
    Nous conservons
    Nous maintenons
    Nous avertissons
    Nous déchiffrons
    Nous séparons
    Nous rassemblons
    Nous gardons trace
    Nous nous tenons
    Nous tenons bon
    Nous nous tenons

    Il me tarde de retrouver les voies et moyens
    d’une vie sociale épanouie

    Werner Moron + Isa Belle & Paradise Now - Survie-Virus

    Wuhan, narine humaine, chauve-souris, pangolin, marché sur internet, petit émoji grrr aux antipodes, nous ne sommes pas concernés. Les frontières se ferment. Le danger s’approche. Les mots s’hémophilisent. La parole est KO. L’humanité est comptée jusqu’à dix, les phrases, les explications sont rejetées par une première vague avec les gobelets, les masques et les corps disloqués sur une plage de pub. Porteur sain, confinement, pandémie, pénurie, papier cul, farine, fosse commune, chloroquine, discours du roi, du président, du voisin…

    Se laver le dos des mains, lire Proust, apprendre l’anglais, ranger sa cave, ne pas se toucher le nez, s’attacher comme un chien de ferme avec une chaine d’un mètre au moins, gestes barrières, distanciation sociale, mesure d’exception, syndrome respiratoire sévère aigu, gouvernement d’exception, perte de l’odorat , état d’urgence perte de goût… Gel hydro alcoolique, petite goutte de sang sur le doigt, rue vide à 8h à 12h, à 17h, ciel soulagé, air dégagé, retour sur soi, bonne résolution , grandes vacances, peur panique, je t’embrasse si je veux, rebelle d’Ikea, personne à risque, applaudissement à 20 heures, personnel soignant, expert, virologue, psychologue, sociologue, immunité collective, ultra libéralisation, retour aux frontières, apéritif sur Skype, WhatsApp, Messenger, Rainbow, Zoom conférence…

    Mort par noyade dans son propre corps, quarantaine, hôpitaux construits en 15 jours, hôpitaux préfabriqués sur les parkings, corps alignés sur les plages, printemps de rêve derrière la fenêtre, l’humanité est envoyée dans le coin, statistique, assistance respiratoire, chiffre d’affaire, amazone, PIB, crise sanitaire, crise économique, crise de nerfs, sans domicile, solitude, petite vielle dans un couloir buvant sa soupe en sachet au 15ème jour, magasin de bricolage, vedette en guitare sèche, chanteur d’opéra sur le balcon, avion au sol, n’embrasser personne, tousser dans sa manche, faire son pain, regarder le nombre de mort à 20h, Italie, chair de poule, les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

    Le virus : « à l’époque où je vivais dans un très confortable trou de cul de chauve-souris, je ne pensais pas au nouvel an chinois, à la mondialisation des hommes du 21ème siècle.
    J’ai vu que je pouvais rentrer par le nez de cet homme. Je l’ai fait et ainsi de suite chaque fois que l’opportunité s’est présentée. Maintenant, j’avance sans haine et sans culpabilité, naturellement. Vous parlez de guerre, personnellement je suis prêt à me mettre à une table des négociations afin de créer la première fédération mondiale du vivant. Une organisation où les territoires et les identités de chacun sont respectés ».

    Alexandre Castant + Paradise Now - Virus Varia

    L’ennemi est là, invisible, paraît-il
    Entre complotisme et parapluie
    Monde orwellien, risques sanitaires et solidarité
    Virus mutant et inquiétude mondiale

    Faut-il y croire ? Encore ?
    Faut-il le croire ? De ma fenêtre
    Les rues sont vides
    Les parisiens sont séparés/par une longueur

    De deux pas

    Les travailleurs indépendants n’ont plus d’argent
    Les travailleurs clandestins n’ont pas d’argent
    Les restaurants, les cafés et les commerces n’ont plus d’argent
    Jusqu’à quand ? Les ondes semblent mauvaises

    Paris se désemplit/déserté/dépeuplé
    Dernière représentation ? Jusqu’à nouvel ordre
    Dernière représentation… Avant ?
    Isolés, repliés, reclus

    Les manutentionnaires/devant un écran de silence/croient avoir pleuré

    On meurt beaucoup maintenant
    On a peur maintenant
    On s’éloigne les uns des autres maintenant
    Il faut lire, paraît-il, lire et écrire

    Plus de gel hydroalcoolique,
    Plus de masques, plus de médecins
    Plus de départ/sauf/pour la traversée du Styx
    Plus de gel : l’Hydre est diabolique

    J’ai froid, je tremble, je n’ai pas de masques et nous tousserons ensemble

    Panique dans la rue d’Elia Kazan ? À voir
    Dès que l’électricité se rallumera
    Dès qu’internet à nouveau marchera
    Dès que le jour reviendra

    L’avenue de la Grande-Armée ? filmée comme une absence ?
    Les images de Jean-Pierre Melville mises à part
    Il y a une histoire du cauchemar/et il s’en croyait protégé,
    Pourtant/elle avait été peinte par/le royaume en exil/de l’éléphant noir à l’écharpe brodée

    Et si les plantes en plastique se déshydrataient aussi ?

    Alexandre Castant

    Philippe Baudelot + Paradise Now - Quelques heures en avril

    L’instant épouse l’ombre avant qu’elle s’effondre. Il cherche l’évidence aux confins des effacements. Il traque l’illusion dans les recoins des séductions. Il ne raconte pas. Il observe, contemple, s’abandonne au bruit des paroles. Il s’y noie sans se soucier où cela le conduit. Il suspend son regard au parfum de fleurs tôt écloses. Il s’efface, indifférent au temps comme le temps à lui-même. On entend la rue déserte. Le long des murs, des églantiers troublent des cambriolages . Accrochées aux balayages des contrevents, des araignées s’émerveillent de diableries. Elles raillent l’alternative annoncée à venir. Des auscultations persistantes tamisent de troubles les phrases et des corps. La régalade du verbe célèbre l’insignifiance. Des approbations interrompent les disparitions. La mémoire revient sur les ventres et les rêves disparus. L’œil s’étonne de la patience des lombrics. Je mastique la douce viande. Accrochées aux langes des inquiétudes, les mauvaises herbes s’émerveillent. Elles soulignent leurs pirouettes. Les bousculades de la hâte tamisent le soleil. Il pointe des rayons chavirés. L’équipée des rivières se fait inquiétante. Une chouette s’envole. Voleuse de nos songes, elle décroche et dérobe nos souvenirs,. Une plainte se mesure aux alternances nocturnes. Le moment surgit du présent. Sa fièvre se répand dans les futaies. Des tortillons de terre débordent des herbes. Les impacts des espoirs s’écaillent sur les cailloux. Ils abandonnent des éclats . Une femme se dénude. Toute. Elle s’inquiète de sa peau piquetée de gouttelettes. Peu emportent les iniquités lippues. Leurs impostures se perdent dans le matin qui paresse. La destruction s’empare du sensible. Les initiés se perdent dans leurs futilités. Des colverts se fondent dans d’absurdes démences. Les passants tombent au fond de tombeaux énigmatiques, à jamais ouverts. Des enfants se lancent dans des rondes. Ils dérivent vers des marelles effacées. Ils se rient des guérillas et des collisions. Insistantes, dépliées, de langues exquises en incursions, les peaux des femmes se gorgent de longues lampées d’eau. Elles roulent, maîtresses aux lectures volubiles, repues dans la perpétuation des lustres. Un flot de jupes s’en empare. Des murmures s’entrelacent dans la chaleur précoce. Impératives, flambantes de cadences, les jambes labourent les doléances de l’inattendu. Au delà de son dos, j’enserre des horizons alcoolisés. Nos chevelures se félicitent de ces concupiscences vigoureuses.

    Production

    Transcultures
  • Flux & Densités – Alain Wergifosse + Anne-Sophie Blanchet | Sortie de résidence @ Transcultures (Be)

    18/12/2020

    Pour la première phase de conception de la résidence croisée création numérique/recherche Transcultures (Be) – La Chambre Blanche (Qc) 2020-21 associant le créateur multimédia et sonore belge Alain Wergifosse à l’historienne de l’art/commissaire d’exposition québécoise Anne-Sophie Blanchet, Alain Wergifosse s’est intéressé à l’univers de la physique optique en s’attardant tout particulièrement sur la lumière et à ses différentes manifestations. Le temps, le mouvement et les couleurs sont autant de pistes d’explorations, à la fois empiriques et conceptuelles qui, à terme, devraient donner lieu à la création d’une installation immersive et interactive inédite.

    Pour cette fin de résidence chez Transcultures, Alain Wergifosse propose un album multimédia Flux & Densités sur le label Transonic piloté par Transcultures. Celui-ci comprend une vidéo résultant des premières expérimentations de l’artiste dans le cadre de ce projet (il ne s’agit donc pas de l’œuvre finale, mais d’une incursion privilégiée à l’intérieur de son processus créatif), un podcast d’Alain Wergifosse en conversation avec Anne-Sophie Blanchet (explorant quelques-unes de ses influences et de ses sources d’inspiration jusqu’à certains des grands concepts qui traversent sa pratique et sa recherche actuelle pour le projet Flux & Densités) ainsi que des pièces sonores inédites.

    Transcultures
  • 18.12.2020 | Live Transonic Sessions Performances – Second Life

    12/12/2020

    A Limb (le projet électro solo de Didié Nietzsche – BE) est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de drone, insérant un gros cœur de musique ethnique et des poumons krautrock… puis baignant tout le « corps » dans un bain d’effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et qu’il soit… vivant ! Oui parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre… A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux ; il est souvent accompagné par un visuel live de SaveMe Oh (PB).

    Cette session Transonic live (cadeau connecté d’avant Noël 2020 pandémique) sur Second life accueille également Renata Kambarova (alias Renata K (UZ) – flûtiste de formation classique ici dans un set electro-contempo), Jules Nerbard (alias Martyn Bates II – co-fondateur de Radio Prague) (BE), le tout est filmé par l’artiste visuel Glasz DeCuir (ES).

    Plan

    Transcultures
  • 17.12.2020 > 16.01.2021 | Des mouvements que je n’aurais jamais pu faire – Pierre Larauza ! – Tour à Plomb (Be)

    10/12/2020

    Pierre Larauza (artiste interdisciplinaire, co-fondateur du collectif t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e)  présente au Centre Tour à Plomb (Bruxelles) un travail tridimensionnel qu’il qualifie de « sculpture documentaire » prenant la forme de reconstitutions historiques grandeur nature reproduisant des mouvements historiques et des faits-divers mass-médiatisés qui l’ont particulièrement marqué : d’un geste sportif culte à une bavure policière raciste. Quatre mouvements symboles d’invincibilité, d’inventivité, d’iniquité ou encore d’interdit, qui donnent lieu ici à quatre installations plastiques. Chaque sculpture documentaire décompose fidèlement ces mouvements iconiques et fige ainsi dans l’espace-temps une seconde emblématique d’un fragment du réel : un portrait en sculpture présenté comme une alternative iconoclaste à la médiatisation de masse faussée, plate et désincarnée de la réalité.

    « Ces oeuvres sont élaborées à partir d’un travail d’investigation, qui inclut la rencontre de personnes clés y compris les protagonistes (du sauteur en longueur Mike Powell à la patineuse française Surya Bonaly en passant par Samaria Rice, la mère de l’enfant tué par un policier à Cleveland en 2014), couplé à l’analyse de documents d’archives de natures hétérogènes (archives sonores, images de vidéosurveillance, images télévisées, vidéos amateurs, rapport de police, etc.). De ces témoignages et données récoltées, ne figure, dans les sculptures documentaires présentées au public, que le minimum nécessaire pour comprendre la trajectoire du mouvement physique en tant que tel. (…) Les informations présentant le contexte où sont nés ces mouvements ne sont pas inscrites dans la sculpture en tant que telle ; elles appartiennent au paratexte de l’oeuvre, à son savoir latéral : dans le cartel des oeuvres et plus encore dans l’ouvrage dédié les accompagnant, tel le contre-champ documentaire de la sculpture documentaire. L’évolution de ces sculptures au fil des témoignages et enquêtes menés transforment les œuvres en processus et, inversement, ce processus en œuvre. Qu’il s’agisse d’un mouvement record, d’une invention « chorégraphique », d’un mouvement interdit ou d’un mouvement raciste (ou considéré comme tel), ces mouvements reproduits comblent une image manquante, celle qui m’a manqué, celle qui vous permet de comprendre une image avec son propre corps. »

    Pierre Larauza

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    Transcultures
  • 07 > 18.12.20 | D’un sens l’autre – Workshop Emergences – Création sonore (Be/Fr)

    02/12/2020

    La troisième collaboration entre l’école des arts visuels de Mons Arts2 et l’ESÄ-Nord-Pas-de-Calais à Tourcoing (cette fois encore en partenariat avec Transcultures et les Pépinières européennes de Création) qui ensemble ont initié le studio gémellaire ou GMLR (rapprochement des ateliers de création sonore d’Arts2  et de l’Ecole d’Art de Tourcoing) a démarré, de manière connectée, en décembre 2020 par un workshop transfrontalier qui a réunit une dizaine d’étudiants belges et français. Un second wokshop est prévu début février 2021 et une exposition devrait montrer les oeuvres des étudiants participants à la galerie commune de l’ESÄ-NPdC à Tourcoing.

    « Historiquement, il y eut d’abord la volonté de donner une forme visuelle au bruit, au son et à la musique, observable par exemple dans l’art pariétal, les enluminures et les œuvres des maîtres flamands. Ensuite, depuis les Lumières, des expérimentateurs à la fois épris de sciences et de poésie, ont tenté d’allier sons et couleurs : le père Castel, Scriabine, Raoul Hausmann… Plus près de nous, inspirés par des scientifiques, des artistes utilisent le son pour traduire des données visuelles, technologiques ou chiffrées : Ryoji Ikeda , Christina Kubisch… C’est au carrefour de toutes ces expérimentations sensibles et techniques que nous œuvrons cette année en interrogeant nos habitudes de perception, la fiabilité de nos outils et nos tentations synesthésiques ».

    Silvain Vanot et Julien Poidevin
    (coordinateurs GMLR pour les écoles d’art de Tourcoing/Mons)

    Plan

    Transcultures
  • 04.12.2020 | City Sonic – l’expérience des arts sonores dans la cité – Philippe Franck | Séminaire de recherche – Les Fabriques des Histoires

    27/11/2020

    « Texte, Image & Arts Numériques » correspond à l’AXE 2 du Laboratoire LLSETI (Langages, Littératures, Sociétés. Études Transfrontalières et Internationales) de l’Université Savoie Mont Blanc (USMB – Chambéry – FR). Ce dernier invite à ®-PENSER les relations poreuses et paradoxales entre mots et images, littérature et art, usages et dispositifs, corps et numérique.

    Le séminaire 2-2021 de recherche de l’Axe 2 “Texte Image & Arts Numériques / les Fabriques des Histoires“, axé plus spécifiquement sur les questions d’art sonore dans les œuvres immersives et hypermédia recevra :

    Roberto Barbanti : « Ultramédialité, complexité et écosophie »

    Résumé : Le propos qui guide cette intervention est celui d’interroger la technoscience actuelle et sa “dé-mesure”. Cette dimension ultramédia nécessite d’une pensée complexe afin d’en comprendre les enjeux et de produire des nouveaux équilibres. Une articulation nouvelle entre imaginaire et esthétique, société et nature – autrement dit, une pensée écosophique – sera thématisée et proposée à la réflexion commune.

    Bio : Professeur au département Arts plastiques de l’Université de Paris 8, il enseigne Nouvelles modalités des arts contemporains. Responsable de l’équipe de recherche Théorie Expérimentation Arts Médias et Design (TEAMeD/AIAC). Cofondateur et codirecteur de Sonorités (2006-2017), revue francophone d’écologie sonore.
    Ses thèmes de recherche concernent la question de la complexité et de l’écosophie dans l’art contemporain et actuel ainsi que l’écologie sonore et la dimension sonore du paysage.

    Publications (sélection) : « The World and the ‘aesth-Ethic’ Issue. The Landscape as a Social Representation and Physical Reality in the Anthropocene Epoch » in G. Checola (ed.) Padiglioni invisibili. The Regeneration of the Hypogean Space as a Resilient Infrastructure, Milan, Mimesis, 2020, p. 83-126 ; « Écosophie et paysage. Penser la sanctuarisation à l’écoute du monde » in M. Laval-Jeantet (ed.) No Man’s Land – L’homme a-t-il encore sa place ?, Montreuil, CQFD, 2019, p. 117-125 ; « Listening to the landscape. For an ecosophic aesthetic », Paragraph, vo. 41, No. 1, Edinburgh University Press, March 2018, p. 62-78 ; R. Barbanti, K. Paparrigopoulos, C. Pardo, M. Solomos (eds.), Transitions des arts transitions esthétiques, Paris, L’Harmattan, 2017 ; « Il sottrarsi della base al fatto » in V. Cuomo, I. Pelgreffi (eds.), Arti e tecniche nel Novecento. Studi per Mario Costa, Napoli, Kaiak, 2017, p. 15-38 ; R. Barbanti et L. Verner (eds.), Les limites du vivant. À la lisière de l’art, de la philosophie et des sciences de la nature, Paris, Dehors, 2016.

    Philippe Franck : « City Sonic – l’expérience des arts sonores dans la cité »

    Résumé : A travers l’expérience du festival international des arts sonores City Sonic et de nombreux projets audio contextuels qui y ont été créés depuis son lancement à Mons (Belgique) en 2003, Philippe Franck développe plusieurs enjeux de la création sonore contextuelle contemporaine (intermédialité, hybridité des pratiques et esthétiques, déterritorialisations/reterritorialisations, participation/immersion de l’auditeur / visiteur…) et l’approche in(ter)disciplinaire curatoriale qui l’anime.

    Bio : Historien de l’art, créateur sonore et intermédiatique, concepteur /producteur / critique culturel passionné par les transversalités créatives contemporaines, Philippe Franck est directeur / fondateur de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores (La Louvière-Belgique). Il est aussi initiateur/coordinateur du festival international des arts sonores City Sonic et de la biennale des cultures et émergences numériques Transnumériques (plusieurs villes en Fédération Wallonie-Bruxelles). Parallèlement, il enseigne la création sonore et les arts numériques dans plusieurs écoles d’art (Arts2-Mons, Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, École Supérieure des Arts Saint-Luc-Bruxelles…), matières sur lesquelles il publie régulièrement des textes critiques dans plusieurs revues et publications belges et internationales. Depuis 2018, il est aussi directeur des Pépinières européennes de Création.

    Transcultures
  • 01.12.2020 > 24.01.2021 | SURPRISE ! – Exposition Images dans le milieu (Arts2) – BPS22 Charleroi

    25/11/2020

    Depuis le lancement, en 2008, des  Emergences numériques et sonores, programme d’accompagnement de projets d’étudiants d »école d’art, Transcultures a développé des liens complices avec la section IDM (Image dans le milieu) de l’école des arts visuels de Mons (devenu Arts2), et son professeur responsable Jean-François Octave. Chaque année plusieurs étudiants d’IDM ont été sélectionnés à la suite des ateliers Emergences proposés par Transcultures avec et à Arts2 et diffusés ensuite au festival international des arts sonores City Sonic mais aussi dans diverses manifestations partenaires de Transcultures en Belgique et à l’international.

    Après les Abattoirs de Mons (lieu de patrimoine qui a déjà accueilli certains étudiants d’IDM/Arts2 à l’occasion des éditions City Sonic à Mons), c’est aujourd’hui le BPS22 (Musée d’Arts de la Province du Hainaut) qui accueille une deuxième exposition de ce projet (qui sera ensuite présenté, avec une nouvelle exposition, au MACs – Grand-Hornu).

    Cette exposition est l’une des étapes de la tournée d’adieu du plasticien multidisciplinaire Jean-François Marie Octave, après 33 ans à la tête de l’Atelier. Elle témoigne du foisonnement d’IDM, des différents médias utilisés, en confrontant des pièces d’artistes de générations différentes et réunit des oeuvres d’anciens (qui ont souvent développé depuis une trajectoire professionnelle intéressante) et actuels étudiants d’IDM.

    Elles témoignent aussi – comme le fait également la publication Le premier jour du reste de ma vie, édité par La Lettre Volée et Arts2, dont Transcultures et les Pépinières européennes de Création sont également partenaires –  aussi de manière dynamique, exigeante, transhistorique et indisciplinaire – un approche qui réunit aussi Transcultures et IDM/Arts2.

    Artistes présents au BPS22 : Muriel ADAM, Igor ADAMSKYI, Manu BAYON, Thalia BEAUCLAIR, C.E.C. BLANC MURMURE, Maïa BLONDEAU, Philippe BOUILLON, Jérôme BOULANGER, Julien BRUNET, Sacha BULUK, Samuel COISNE, Thibault DANHAIVE, Hassan DARSI, Micha DERIDDER, Thibaut DROUILLON, Arnaud EECKHOUT & Sébastien HERICKX, Julien GERBER, Rémy HANS, HELL’O, Coline HONORE, Virginie HUYGHEBAERT, Stéphanie KERCKAERT, Manon LOUIS, Karine MARENNE, Jean-François OCTAVE, Brigitte RIBAUCOURT, Sylvie RONFLETTE, Edurne RUBIO & Maria JEREZ, Emmanuel SELVA, Gladys SIDDI, Maxime VAN ROY & Thibault MADELINE, VOID.

    Suprise ! – Le projet

    Une EXPO X 2 : JFO©/ Jean-François Octave + Atelier IDM©/ Images Dans le Milieu de l’École Supérieure des Arts à Mons ARTS2
    Une EXPO X 3 LIEUX où IDM© réunit pour la première fois le BAM (Abattoirs), le BPS22 à Charleroi (21/11/20>04/01/21) et le MAC’s Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (30/01/21>28/02/21).
    Une EXPO-LABO où l’accrochage change et évolue pendant 3 mois.
    Une EXPO-RENCONTRE où vous pouvez voir les étudiants au travail et discuter avec avec eux (les mardis et jeudis sauf congés scolaires)
    Une EXPO-FUN à voir dans la suite de Lichtenstein ou “Qu’est-ce que c’est être POP en 2020 ?”
    Une EXPO-ÉVÉNEMENTS avec une dynamique inter-domaines lancée par des étudiants d’ARTS2 au Frigo (calendrier sur www.facebook.com/idm.atelier)
    Une EXPO-LIVRE et le magnifique catalogue de 333pages (+3) publié à La Lettre Volée pour les 33ans de JFO© & IDM©…

    Plan

    Transcultures
  • 12.11.2020 | Akashic Diaries – Biba Sheikh + A Temple for Tomorrows – John Jeffire – Lecture sonopoétique

    12/11/2020

    En pré-annonce de la publication du livre « Akachic Diaries – Detroit Degree Zero and other crisis writings » à paraître début 2021 aux éditions Aquarius Press, Biba Sheikh est invitée à dévoiler quelques extraits de ces textes qui sont nés d’une commande des Pépinières européennes de Création et de Transcultures dans le cadre de l’initiative No Lockdown Art (NoLA 2020) et plus particulièrement des « correspondances confinées » auxquels ont participé plusieurs auteur(e)s de différents pays.

    Ces « Akashic Diaries » (akashic de « akash » en sanskrit pour la parole céleste, le sens caché ou encore l’histoire passée, présente et future non écrite) sont des fragments poétiques et saynètes nourries par les visions et expériences de l’artiste d’origine américano-libanaise résidente à Detroit pendant le premier confinement. Cet alter journal a été complété par des textes inspirés par les divers événements racistes (dont le meurtre de Georges Floyd par un policier) qui ont divisé la société américaine et choqué le monde et quelques écrits plus anciens.

    Philippe Franck (directeur de Transcultures et des Pépinières européennes de Création et critique culturel) a en a écrit la préface, Dr John Telford (activiste et auteur originaire de Detroit) un prologue à Detroit Degree Zero et Nada Dalga Mouni (fondatrice de The World in America, nominée au Prix Nobel de la Paix) l’épilogue.

    A noter que des extraits de cette publication seront mis en son par l’artiste audio franco-belge Paradise Now et seront intégrés dans son prochain album « in progress » No Lokdown Sonopoetics (projet né également dans le cadre de l’initiative NoLA 2020, à sortir en 2021 sur le label Transonic) pour lequel il collabore avec plusieurs auteur(e)s issus de différents pays ayant écrit pendant la période du confinement.

    Dans cette perspective, des paysages sonores de Paradise Now accompagnent les textes lus à Detroit par Biba Sheikh ce 12 novembre 2020, préfigurant une collaboration plus étendue.

    Autre invité à cette lecture live en ligne organisée sous les auspices de Aquarius Press, John Jeffire (auteur notamment du roman « Motown Burning » en 2007) lira des extraits de son nouveau recueil poétique « A Temple for Tomorrows » (à sortir en 2021 également chez Aquarius Press).

    Biba Sheikh

    Habibah (Biba) Sheikh a commencé à étudier le mime avec Marcel Marceau et plus tard avec des membres du Polish Laboratory Theater. Pour ses écrits, elle s’inspire de différentes cultures : États-Unis, Paris, Séville (avec la population tsigane/rom), Berlin, Amsterdam, Beyrouth et Grèce, où elle a mis en place une plateforme avec 13 artistes méditerranéens qui réalisent des œuvres visuelles basées sur les histoires de son voyage avec les «enfants abandonnés» du Liban. Son travail est également présenté dans le film Citizen Xenos de Lucas Paleocrassas, qui suit la vie dans des camps de réfugiés où des jeunes participent à des ateliers de théâtre et de chant.

    À Détroit, les productions théâtrales et les expositions de Biba seront présentées dans Mitli Mitlak (Like You, Like Me), une exposition et un livre. Elle a récemment été nommée vice-présidente de l’association The World In America, prônant la diversité culturelle et la sensibilisation mondiale. Elle est également bénévole pour l’International Institute of Metro Detroit in Global Education.

    Son prochain livre, Akashic Diaries : Detroit Degree Zero and Other Crisis Writings (2021), est le fruit d’une commande de Transcultures et des Pepinieres Européennes de Création.

    John Jeffire

    John Jeffire est né à Detroit. En 2005, son roman Motown Burning a été nommé Grand Prix du concours de romans de Mount Arrowsmith et en 2007, il a remporté une médaille d’or pour la fiction régionale aux Independent Publishing Awards. Parlant de Motown Burning, l’ancien président du jury Pulitzer Philip F. O’Connor a déclaré: « Cela fonctionne. Je ne dis pas souvent cela, mais il a un dynamisme et une intégrité qui lui donnent une vie crédible… Voici un roman qui a du cœur ».

    En 2009, Andra Milacca a inclus Motown Burning dans sa liste de « Six romans savoureux se déroulant à Detroit » avec des œuvres d’Elmore Leonard, Joyce Carol Oates et Jeffrey Eugenides.

    Son premier livre de poésie, Stone + Fist + Brick + Bone, a été publié par Aquarius Press de Detroit et nominé pour le Michigan Notable Book Award en 2009. L’ancien poète lauréat américain Philip Levine a qualifié le livre de « formidable pour notre ville» ».

    Son dernier livre, un recueil de poèmes intitulé Shoveling Snow in a Snowstorm, est maintenant disponible chez Finishing Line Press.

    Biba Sheikh Akachic Diaries

    April 8 2020 (excerpt)

    Lay on the ground, as in a casket, adorning yourself with offerings: sing repetitiously: ‘Take these grapes! In case the soul is hungry and returns to life. In case it enters the body, to walk again!’ Then, search for yourself; look up and down in the room, crawling to many corners, and ask: ‘Where are you? Where are you?’ Say, « It’s raining, I don’t have my umbrella »…visualize the casket you are in… is being lifted… as the procession begins winding through the market square: monk songs mixed with money chants symbolize an institution. A war machine. An ancient dance. Exclaim, « I am afraid of death! If I wasn’t, I would protest loudly! »

    Stand and fall…resurrect with invisible strings…making you walk… making you talk: speak gibberish here. A revelation! Say, « I’m a speck… inside of another body that is immense! »
    When it stands, we fall down its tubes. And we resurrect with invisible strings. Have a day dream that you are on a green field. In the dream, sleep deeply, and find yourself on a boat on the sea.

    Detroit Degree Zero (excerpts)

    Each holding an Earth/globe in the palm of both hands, extended in front of him/her as the sound of voices created the psychological safety net for the newcomers; yes: We all sang together, In front, of a burning Earth/symbol. A Powerful message is written during the act with chalk/chalk paint on the ground in front and to the sides of the burning Earth symbol.
    (…)

    In the actions of the street, we tried to keep compassion in mind… not deliberately oppose police, but Justice and depression; it is the fabric of institutionalized bodies. They are violent enforcers of the system which broke down George Floyd and Brianna Taylor, and countless others… each beaten and dwindling…down to the ground…the feeling is of breaking and being held tight with oppressive strength, collectively, it is experienced as a spiritual violation of one’s culture.
    (…)

    Transcultures
  • In memoriam Stephan Dunkelman

    11/11/2020

    Vendredi 6 novembre 2020, nous apprenions le décès de notre ami et collaborateur Stephan Dunkelman la vieille dans un hôpital bruxellois.

    Stephan était un compositeur électro-acoustique, sculpteur sonique dont le talent était aussi grand que sa discrétion naturelle.

    Il n’a cessé de se mettre – toujours efficacement – au service des autres créateurs (mais pas seulement) et de projets collectifs dont : La Semaine du Son, la Fédération belge de musique électro-acoustique et plus récemment notre festival international des arts sonores City Sonic, l’alter label Transonic et plus largement Transcultures dont il avait rejoint l’équipe depuis presque un an et était devenu rapidement un collaborateur dédié et très précieux.

    Nous avions plusieurs projets en cours avec lui, tant au niveau des complicités artistiques (dont certaines -bien engagées- verront le jour dans les prochains mois), que de développements transculturelles qui nous stimulaient tout autant que lui. Et puis la « maladie » l’a foudroyé en quelques jours nous laissant dans la stupeur et une grande tristesse (en pensant aussi à ses enfants et sa famille) avec également ce sentiment rageur qu’à 64 ans d’hyperactivité, il avait encore une foule de belles choses à créer, encourager, soutenir, partager…

    Nous tenterons de faire réanimer, chaque fois que possible, sa flamme généreuse en donnant une visibilité et une écoute attentive, avec le concours de tous ceux pour qui il a compté (et ils sont nombreux), à sa musique aux milles reliefs, comme elle le mérite pleinement.

    Très cher Stephan, tu continueras, dans le flux de nos mémoires et de tes explorations sonores, à transmettre cet idée de l’art (de créer et d’être) que décrit Kafka comme une « main tendue dans l’obscurité, qui veut saisir une part de grâce pour se transformer en main qui donne ».

    Philippe Franck,
    Pour Transcultures

    *Banner : Projet Twitch – Maurice Charles JJ – Stephan Dunkelman | credits visuel Valerie Vogt – City Sonic 2019

    Stephan Dunkelman aidait à la production et au suivi des projets en arts sonores de Transcultures.

    En tant que compositeur, Stephan a participé à de nombreux projets artistiques et a été primé à plusieurs reprises lors de concours internationaux. Ses collaborations avec des artistes de disciplines diverses lui ouvraient des champs de création et d’expérimentation infinis.

    Sa musique a participé à l’élaboration de scénographies, chorégraphies (Michel Kelemenis, Michèle Noiret), expositions (Angel Vergara, Phil Billen) et contribue au travail de cinéastes (André Dartevelle, Wim Vandekeybus), de metteurs en scène (Derek Goldby), ou encore de musiciens/créateurs sonores (Zahava Seewald, Michaël Grébil, Maurice Charles JJ, Isa Belle + Paradise Now)…

    Son travail consistait à solidariser Temps et Espace animés. Il s’agissait de développer d’une part des expressions de l’espace pour le musical ; les intégrer à celles, déjà existantes, du temps ou mieux, les dessiner en cours de réalisation lorsque se dévoilent de nouvelles expressions du temps. Il était question aussi, d’autre part, de moduler des motifs sonores choisis pour leurs qualités morphologiques ou imagiques en s’éclairant de leur rhiza pour les dynamiser, mais aussi de jouer avec les images mentales qu’elles suggèrent et percevoir ainsi la nature des phénomènes animés qui en découlent.

    Transcultures
  • Articles | Mathieu Zurstrassen (interview) in Turbulences Vidéo #109

    10/11/2020

    Mathieu Zurstrassen, un cabinet de curiosités intermédiatiques | Entretien par Philippe Franck

    Dans le panorama des arts numériques belges et internationaux, ou plus largement des arts contemporains intégrant volontiers les technologies d’aujourd’hui, Mathieu Zurstrassen (Bruxelles) occupe une place particulière.

    Mu par un imaginaire florissant, une passion pour l’artefact et une réflexion transhistorique, il a réalisé, en quelques années, un impressionnant corpus d’œuvres (pour la plupart installatives) qui s’inscrivent dans les traces des grands troublions de l’histoire de l’art du XXème, assument leurs références et posent un regard critique sur notre société déboussolée avec pour arme attractive, un humour trop rare dans ce domaine…

    Lire la suite dans Turbulences Vidéo #109

    Turbulences Vidéo #109 – Edito

    Il y a eu cette première sortie (de Covid), timide mais déjà pleine d’idées et de propositions à re-découvrir dans le numéro précédent (213 pages !). Et puis, il y a aujourd’hui, un statu quo en apparence ! Que dire ? Que faire sinon avancer – masqués – mais déterminés, poussés par l’envie et le désir de vie de notre famille : les artistes, ceux des arts hybrides et numériques qui ont tant à dire et à nous faire ressentir sur ce monde à venir, entre utopies et dystopies.

    Dans toute avancée technologique, il y a un progrès certes mais aussi un prix à payer (ou à refuser ?!). L’exemple et le parcours de Scott Hessels est inspirant à ce titre : les choses changent vite mais au quotidien en fait rien ne bouge ou ne se perçoit. Mon voisin, en cette soirée d’été indien, écoute des musiques qui ont enchanté les années 70, ces années californiennes justement dans lesquelles Scott Hessels à trouvé l’inspiration d’une œuvre singulière et essentielle, celles de l’artiste éclaireur, lanceur d’alerte, entre techno et nature. A méditer.

    Gabriel Soucheyre (directeur)

    Transcultures
  • Résidences Croisées Vice Versa 2020-21 | Anne-Sophie Blanchet (Qbc) + Alain Wergifosse (Be) – Flux & Densités

    05/11/2020

    Pour la cinquième édition de leur échange résidence croisée création numérique/arts-sciences initié depuis 2015, La Chambre Blanche (Centre d’artistes dédié à l’expérimentation en arts visuels et numériques – Québec) et Transcultures (Centre des cultures numériques et sonores – La Louvière – Belgique)  inaugure une nouvelle formule associant un.e artiste et un.e chercheur.se autour d’une même création prospective.

    Pour la saison 2020-21, c’est l’historienne de l’art et commissaire artistique québécoise Anne-Sophie Blanchet et l’artiste intermédiatique et sonore belge Alain-Wergifosse qui ont été sélectionnés par les partenaires, suite à un appel à projets lancé en commun.

    Deux temps de résidence sont prévues : la première chez Transcultures sera consacré à affiner la conception et les enjeux du projet. Il s’agit pour Alain Wergifosse de préparer sa prochaine installation immersive Flux & Densités (titre provisoire), expérimentant des images matiéristes avec un microscope optique et ses dispositifs électroniques et sensoriels. Ce premier temps d’expérimentation sera destinée à la composition de nouvelles images et de nouveaux sons autour de la matière en transformation et de la manipulation de la lumière en mouvement par des moyens mécaniques, optiques, numériques, électroniques et chimiques.

    A la fin de cette phase de conception (du 9 novembre à mi décembre 2020) nourrie par les échanges avec Anne-Sophie Blanchet qui entamera également la rédaction de textes critiques sur la démarche de l’artiste et ce processus créatif, Alain Wergifosse proposera (en ligne) une vidéo autonome préfigurant également ce qui sera développé plus largement dans la seconde phase prévue en 2021 (de la fin mars à début mai) cette fois à La Chambre Blanche.

    Cette dernière phase de production/finalisation se clôturera par une exposition d’Alain Wergifosse à La Chambre Blanche  prévue fin avril 2021, coïncidant avec la sortie d’un nouvel album (sur le label Transonic coordonné par Transcultures) et la publication de l’essai final d’Anne-Sophie Blanchet.

    Anne-Sophie Blanchet (Qc)

    Anne-Sophie Blanchet est historienne de l’art et commissaire d’exposition. Collaborant régulièrement avec des organismes culturels et le milieu universitaire, elle travaille dans le milieu des arts visuels depuis plus d’une dizaine d’années.

    Elle est l’autrice de plusieurs essais et textes critiques portant notamment sur l’art contemporain ainsi que sur les défis de conservation et d’exposition de certaines productions artistiques actuelles dans le contexte muséal.

    Ses recherches récentes s’intéressent tout particulièrement à la performance et à l’art sonore ainsi qu’à leur médiation dans l’espace public.

    Alain Wergifosse (Be)

    Insatiable explorateur du son, de l’image et de l’intermédiatique depuis les années 80, Alain Wergifosse amplifie toute sorte d’objets résonnants et se spécialise au traitement électronique du Larsen pour réaliser ses compositions et improvisations organiques. il a parcouru le monde en solo et avec divers groupes et projets collectifs (Obmuz, Macromassa, SpecOp, Colectivo Anatomic parmi d’autres).

    A partir de sa base barcelonaise, il a composé, pendant une dizaine d’années, les musiques et les interactions sonores des spectacles Marcel lí Antúnez (ex La Fura dels Baus) et il a collaboré avec de nombreux artises de la scène expérimentale musicale (Zbigniew Karkowski, Cluster, Jaki Liebezeit, Francisco Lopez, Nad Spiro, Eli Gras,…) et participé activement à diverses manifestations aventureuses en Espagne et à l’international.

    Ces dernières années, revenu en Belgique, il a développé son travail visuel et réalisé des installations immersives et interactives, des vidéos auto-génératives, des microscopies et autres compositions matiéristes présentées dans plusieurs festivals et événements internationaux (City Sonic, MEM, Kikk, Semaine du Son, Simultan, Transnumériques…).

    Transcultures
  • Appel 2020 | IONNYK – art photographique, numérique, noir & blanc (INT)

    30/10/2020

    En association avec les Pépinières Européennes de Création et Transcultures, IONNYK lance son premier appel à participation international à destination des artistes visuels contemporains autour de l’art photographique, numérique noir & blanc.

    Bourses offertes aux artistes sélectionné·es et opportunités

    • 1500 € à se répartir entre trois lauréats
    • L’opportunité, sans limites de lauréats, de rejoindre le catalogue d’artistes IONNYK permettant aux artistes de générer des revenus.

    3 dates limite de dépôt possibles : 15.11.2020 | 01.12.2020 | 15.12.2020

    Production

    Crossborder Living Labs - C2L3Play

    Crossborder Living Labs

    C2L3PLAY est un projet Interreg de coopération transfrontalière France-Wallonie-Vlaanderen cofinancé par l’Union Européenne et porté par 9 partenaires en France et en Belgique.

    C2L3Play (Cross Border Living Labs) c’est LE living lab des Industries Culturelles et Créatives de la région transfrontalière Hauts-de-France/Wallonie/Flandres.

    Convaincus que c’est grâce à la co-création et aux processus d’’innovation que les projets grandissent, les partenaires C2L3PLAY se sont déjà engagés auprès de 9 porteurs de projets en France et en Belgique ! >> Consultez les actualités de C2L3PLAY – Cross Border Living Labs.

    Le projet Cross Border Living Labs (INTERREG C2L3Play) est composé de 9 partenaires qui sont actifs dans la recherche technologique, la mise en réseau à valeur économique ou encore la création artistique et design ainsi que la diffusion culturelle. Les partenaires ont actifs dans les 3 régions couvertes par cet appel à projets : Hauts-de-France, Wallonie, Flandres.

    Transcultures
  • Livres | Catalogue SURPRISE ! …ou le premier jour du reste de ma vie

    21/10/2020

    Tout ce que vous avez toujours voulu ne pas savoir sur IMAGES DANS LE MILIEU – IDM©. Ce livre c’est 333 (+3) pages, pour les 33 années de Jean-François Octave dans cet atelier d’art contemporain transdisciplinaire, pas tout à fait comme les autres.

    Édité sous la forme d’un abécédaire, à l’occasion de 3 expositions aux Abattoirs de Mons (BAM), au BPS22, au MAC’s Musée des Arts contemporains Grand-Hornu et d’une soirée à l’ISELP.

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