
En tant que centre des cultures numériques et sonores, Transcultures soutient des formats où la création se fabrique aussi dans l’échange : transmission d’outils, circulation des pratiques, mise en relation d’esthétiques et de générations.
Le « Worm Club » s’inscrit dans cette logique : sous l’impulsion de l’artiste Philippe Baraduc et du projet CreaMakers, il s’agit de proposer un rendez-vous régulier qui consolide une scène locale tout en restant poreux, ouvert et accessible. Pour cette édition Philippe Baraduc, accompagné de l’artiste Schreï Lilith (Viviane Vancoppenolle) présenteront leur projet PRURIT lors de leur sortie de résidence au couvent.
Entrée libre à toutes et tous, inscrivez-vous !
Un lieu d’expérimentation sans intimidation
Conçu comme un laboratoire d’arts sonores, Worm Club réunit artistes, curieux·ses et auditeur·ices autour d’une idée simple : le son est un matériau. On peut le sculpter, le capter, le détourner, le spatialiser, le faire dialoguer avec des images, des objets, des gestes, des machines, des environnements.
Ici, la musique n’est qu’une des issues possibles : l’enjeu est plus large, à la croisée des arts plastiques, des médias, de la performance et des technologies. Le format alternant présentation d’un·e invité·e, bidouillage, jam ouverte… crée un espace d’apprentissage horizontal, où l’on vient autant pour expérimenter que pour développer une culture de l’écoute.
Positionnement du Worm Club
Aucune connaissance musicale n’est requise. Le projet valorise l’essai, l’erreur, l’accident, la curiosité. Ce n’est pas une scène avec un “niveau” à atteindre ; c’est un espace où l’on apprend en faisant et en écoutant. La présentation de l’artiste invité·e joue un rôle de “déverrouillage” : montrer des outils, des méthodes, des manières d’écouter et de fabriquer du son.
Le Worm Club se situe naturellement entre : art sonore / installation ; musique expérimentale / improvisation ; pratiques DIY (circuit bending, objets détournés) ; électronique (modulaire, synthés, effets) ; arts plastiques et visuels (image, geste, scénographie) ; performance et corps (voix, actions, micro-gestes) ; écoute du territoire (field recording)…

Philippe Baraduc
Diplômé d’un Master en Intelligence artificielle et en Transferts de Savoirs et Nouvelles Technologies, Philippe Baraduc est auteur et interprète de spectacles scientifiques jeune public et familial (depuis 2009). Il crée des projets pour rendre les concepts scientifiques concrets et vivants et transmettre le plaisir de la découverte.
L’oeuvre de Philippe Baraduc s’insère dans le mouvement de la science ouverte au service du bien commun et permet à son public, notamment aux plus jeunes, de s’affirmer scientifiquement et culturellement dans un monde de plus en plus technologique.
Depuis 2011, l’artiste intervient régulièrement lors d’événements scientifiques d’envergure, comme le Printemps des sciences (Belgique), le Science Festival (Luxembourg) ou encore la Fête de la science (France). Son travail rencontre par ailleurs un certain écho médiatique, notamment dans la presse télévisée et radiodiffusée belge et wallonne.
Schreï Lilith (Viviane Vancoppenolle - Be)
Schreï Lilith développe un univers performatif à la croisée du punk, de la noise et des expressions féministes contemporaines. Son travail puise notamment dans l’énergie de formations comme Pussy Riot et Les Vaginites, ainsi que dans une scène noise internationale mise en visibilité par des plateformes telles que Women of Noise, tout en conservant un lien affirmé avec la création francophone et ses formes d’expression militantes.
Son identité visuelle participe pleinement de cette démarche. La cagoule qu’elle porte fait notamment référence à l’imaginaire développé par Pussy Riot et doit progressivement intégrer des motifs floraux brodés en hommage à l’univers graphique et militant d’Oksana Chatchko, cofondatrice de Femen. Le costume devient ainsi un élément à part entière de la performance, interrogeant les normes liées au corps, à l’apparence et à la manière dont les femmes peuvent choisir de se représenter, indépendamment de leur âge, de leur morphologie, de leur origine ou de leur culture.
Le nom Lilith renvoie à une figure issue de traditions et récits juifs médiévaux, dans lesquels elle apparaît comme une première compagne d’Adam, créée comme lui à partir de la terre et refusant une relation fondée sur la soumission. Progressivement transformée en figure démoniaque dans différentes traditions, Lilith a été réinterprétée à l’époque contemporaine comme une figure d’émancipation et de résistance aux rapports de domination patriarcaux.
Schreï Lilith mobilise cette dimension symbolique dans une pratique où se rencontrent performance vocale, esthétique punk, culture DIY et questionnement des représentations féminines.
Projet PRURIT - improvisations sonores à base d'instruments DIY low tech et low cost
À une époque centrée sur l’utilisation des ordinateurs, ce projet présente une perspective rétro-technologique en créant des objets sonores à faible coût, construits avec une technologie low tech et de l’électronique recyclée.
PRURIT utilise ses instruments DIY dans des configurations où la disposition des appareils n’est pas fixe. Les signaux et les sons sont donc toujours uniques ; une organisation chaotique de textures, de feedbacks et de motifs aléatoires sont mis en place en live pour explorer et expérimenter les dimensions sensorielles du bruit.
Dans ses performances, l’ensemble se compose uniquement de jouets trafiqués suivant les techniques du circuit bending, de walkman modifiés, de micros contact, d’un générateur de signal arduino, de cassettes audio, de distorsions, de filtres, incorporant délibérément des erreurs et des aberrations électroniques.


Informations
- 25.10.2026 | 14 > 18:00
- Couvent d’Hautrage
- 6, Place d’Hautrage 7334 Saint-Ghislain
- Participation gratuite sous réservation
- info & réservation : wormclub@transcultures.be
Production
- Transcultures