31.05.2026 | Worm Club #3 – Espace d’expérimentations sonores et numériques | Couvent d’Hautrage (Saint-Ghislain – Be)

31.05.2026 | Worm Club #3 – Espace d’expérimentations sonores et numériques | Couvent d’Hautrage (Saint-Ghislain – Be)

En tant que centre des cultures numériques et sonores, Transcultures soutient des formats où la création se fabrique aussi dans l’échange : transmission d’outils, circulation des pratiques, mise en relation d’esthétiques et de générations.

Le « Worm Club » s’inscrit dans cette logique : sous l’impulsion de l’artiste Philippe Baraduc et du projet CreaMakers, il s’agira de proposer un rendez-vous régulier qui consolide une scène locale tout en restant poreux, ouvert et accessible. Pour ce troisième rendez-vous, c’est l’artiste sonore Didié Nietzsche qui présentera son travail et animera la session.

Entrée libre à toutes et tous, inscrivez-vous !

Un lieu d’expérimentation sans intimidation

Conçu comme un laboratoire d’arts sonores, Worm Club réunit artistes, curieux·ses et auditeur·ices autour d’une idée simple : le son est un matériau. On peut le sculpter, le capter, le détourner, le spatialiser, le faire dialoguer avec des images, des objets, des gestes, des machines, des environnements.

Ici, la musique n’est qu’une des issues possibles : l’enjeu est plus large, à la croisée des arts plastiques, des médias, de la performance et des technologies. Le format alternant présentation d’un·e invité·e, bidouillage, jam ouverte… crée un espace d’apprentissage horizontal, où l’on vient autant pour expérimenter que pour développer une culture de l’écoute.

Positionnement du Worm Club

Aucune connaissance musicale n’est requise. Le projet valorise l’essai, l’erreur, l’accident, la curiosité. Ce n’est pas une scène avec un “niveau” à atteindre ; c’est un espace où l’on apprend en faisant et en écoutant. La présentation de l’artiste invité·e joue un rôle de “déverrouillage” : montrer des outils, des méthodes, des manières d’écouter et de fabriquer du son.

Le Worm Club se situe naturellement entre : art sonore / installation ; musique expérimentale / improvisation ; pratiques DIY (circuit bending, objets détournés) ; électronique (modulaire, synthés, effets) ; arts plastiques et visuels (image, geste, scénographie) ; performance et corps (voix, actions, micro-gestes) ; écoute du territoire (field recording)…

Didié Nietzsche

Didié Nietzsche est un musicien belge impliqué dans de nombreux projets sonores et audiovisuels (il réalise également des vidéos) et intermédiatiques dont le dénominateur commun pourrait être un art de la métamorphose et de l’aventure collaborative. Avant tout, ces projets sont pour lui l’opportunité d’expérimenter et d’élargir sa palette audio chromatique. Il oscille entre les teintes électro, jazz metal, ambient… avec la réactivité/adaptabilité de l’improvisation qu’il sait doser selon les collaborations et contextes.

Des ses premières expériences Radio Prague dans les années 80 au projet Paradise Now (avec lequel il vient de sortir un EP), en passant par le collectif d’impro pluridisciplinaire LAMAφ (avec lequel il se produit dans les rues de Bruxelles), Didié Nietzsche s’adapte et tente de toujours garder  une certaine accessibilité à ses œuvres organiques.

Avec son projet solo A Limb, il a mené une activité soutenue ces dernières années au travers de nombreuses collaborations. Il est également très actif au sein des communautés des multivers où il se produit régulièrement en compagnie d’autres avatars électro-créatifs, et organise aussi diverses manifestations, dont récemment les Transonic Second Life Sessions & Festival, événements soutenu par Transcultures et les Pépinières Européennes de Création et qui réunissent des artistes audio et multimédia internationaux.

Lire l’article/interview : Les multivers sonores de Didié Nietzsche

 

Philippe Baraduc

Diplômé d’un Master en Intelligence artificielle et en Transferts de Savoirs et Nouvelles Technologies, Philippe Baraduc est auteur et interprète de spectacles scientifiques jeune public et familial (depuis 2009). Il crée des projets pour rendre les concepts scientifiques concrets et vivants et transmettre le plaisir de la découverte.

L’oeuvre de Philippe Baraduc s’insère dans le mouvement de la science ouverte au service du bien commun et permet à son public, notamment aux plus jeunes, de s’affirmer scientifiquement et culturellement dans un monde de plus en plus technologique.

Depuis 2011, l’artiste intervient régulièrement lors d’événements scientifiques d’envergure, comme le Printemps des sciences (Belgique), le Science Festival (Luxembourg) ou encore la Fête de la science (France). Son travail rencontre par ailleurs un certain écho médiatique, notamment dans la presse télévisée et radiodiffusée belge et wallonne.

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