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Transnumériques @ Mons2015, c’est fini ! Vers 2016 nouvelles émergences !

Les Transnumériques se sont clôturées en même temps que Mons, Capitale européenne de la culture, le 12 décembre 2015, mais leurs bonnes ondes nous accompagnent encore. Cette cinquième édition du festival des cultures numériques a présenté plus de 60 artistes dans l’exposition Emergences numériques dans les beaux et amples volumes du Manège de Sury fraîchement rénové, et des dizaines d’autres étaient aussi partie prenante de projets collectifs avec des œuvres connectés.

Conforté par les retours positifs des publics, médias, visiteurs et professionnels, Transnumériques continuera à porter cette attention particulière aux émergences des formes, projets, idées, artistes, chercheurs…

Ce que nous avons tenté de développer avec cette « manifest-action » qui refuse farouchement le « prêt à porter design » et autre « papier peint » numérique pour lui préférer le maillage de complicités à long terme, échappe très volontairement au conformisme du « grand spectacle numérique » qui peut impressionner sans doute d’avantage par ces dispositifs écrasants, englobant, mais disent souvent trop peu à notre goût, de nos vies actuelles bouleversées et en demande croissante, au-delà des constats (auto)critiques qu’il faut oser mettre en débat et en action, d’horizons poétiques.

Il s’agissait donc bien de se connecter d’abord à des réseaux, des communautés et des singularités créatives et humaines. Ce sont ces rencontres collaboratives qui ont produit la plupart des installations de l’exposition Emergences numériques mais aussi les performances et le volet – tout aussi important (la réflexion faisant aussi partie tant du processus créatif que de l’activisme transculturel) – forum (From Digital to Culture qui fut, en ouverture du festival, une journée, au Mundaneum, de vraies échanges sans langue de bois replaçant la particularité artistique et la recherche au centre du débat des industries créatives et culturelles), (vidéo)conférences qui nous ont reliées à Hong Kong, Sao Paulo, Paris, Genève et Nice et aux expériences et visions fondatrices des invités de cette proposition ArtComTec.

Everything is now disait déjà Marshall McLuhan, nous rappelait le sociologue et philosophe des médias Derrick de Kerkhove retraçant 30 ans d’arts numériques. Tout est là immédiat, en même temps, dans notre « village global », dont les artefacts techno-artistiques sont à la fois potentiellement globales et heureusement, pour ceux qui nous questionnent, irréductibles au poids des standards mondialisés et l’obsolescence programmée auxquels n’échappement pas les cultures numériques.

Il ne tient à nous que de se connecter activement, autrement. Carpe diem ! C’est l’appel de ces émergents bouillonnants qui ont fait de cette édition Transnumériques@Mons2015 un moment privilégié survenu dans un contexte de terreur en France et en Belgique, qui a permis ce titre du journal La Libre Belgique sorti lors de l’ouverture du 27 novembre : « le festival Transnumériques reste alerte, niveau 5 ! »

Promis, nous resterons alertes et en alerte, travaillant aux Transnumériques#6 sans doute dans d’autres contextes et avec d’autres découvertes tout en continuant aussi à nourrir des partenariats inter-transrégionales/nationales et indisciplinaires, et à en développer de nouveaux ; merci à tous les participants qui nous engagent à continuer la lutta alter numerica, à très vite !

Philippe Franck, directeur artistique
pour l’équipe de Transcultures
Janvier 2016

NB. Ci-après, vous pouvez retrouver une série de textes réalisés par des étudiants de l’ESA Saint-Luc Bruxelles, dans le cadre des cours donnés par Philippe Franck.

Ci-après vous pouvez retrouver une série de textes écrits par les étudiants de Philippe Franck à l’Institut St-Luc de Bruxelles.

L’art des sens - L’immersion d’un corps dans l’art via le média - Alice Dontaine

Nous voilà dans le futur. Un futur où l’art s’approprie la fiction et l’onirisme pour plonger son public dans une réalité virtuelle capturant ses sens. Aujourd’hui le numérique traverse les différentes formes artistiques et englobe son milieu de sensations et de questions. Nous tenterons de comprendre ce nouvel art en usant des différentes informations recueillies lors de la conférence du sémiologue Philippe Baudelot et de l’exposition « Emergences Numériques » se déroulant à Mons, dans le cadre des Transnumériques, en décembre 2015.

Philippe Baudelot, éminent sémiologue et consultant en arts numériques travaille dans le secteur multimédia depuis déjà de nombreuses années. Il intervient beaucoup dans la création d’événements cherchant à faire connaître le numérique artistique notamment via « Le Printemps de La Dance » en Tunisie. Il est l’un des membres fondateurs du Réseau Arts Numériques (RAN.). L’exposition « Emergences Numériques » est accueillie dans la capitale culturelle pour, dans le même but que Mr. Baudelot, montrer l’ampleur de ce nouvel art hybride notamment via des oeuvres belges ou ayant collaboré avec Transcultures.

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Transnumériques, un tour d'horizon sans frontières - Maxence Tombosco

[Les arts digitaux sont aujourd’hui au cœur de la production artistique, avec pour atout majeur l’interdisciplinarité. Pour autant, cette forme de création très ancrée dans nos modes de communication actuels, souffre encore d’un manque de reconnaissance des institutions dites « classiques ». Bien décidés à faire parler d’eux, les arts numériques sont soutenus par diverses associations qui, au travers d’évènements et autres modes de diffusions, permettent le développement et la subsistance -parfois difficile- de ces nouveaux modes de créations. C’est ainsi que nous nous retrouvons à Mons, capitale Européenne de la Culture 2015, qui accueille régulièrement la biennale Transnumériques, organisé par le Centre des cultures numériques et sonores Transcultures.]

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C’est avec pas moins d’une soixantaine d’artistes issus des quatre coins du globe que le festival présente les dernières productions digitales, aux médiums parfois radicalement différents mais tous liés autours d’une pratique utilisant les technologies actuelles. Un pèlerinage artistique au travers de différents nouveaux lieux et déjà emblématiques de Mons (le Manège de Sury, ou encore le Café Europa pour n’en citer que deux), appuyé par des conférences menées par des théoriciens sur les nouvelles formes de médias et d’art (notamment Phillipe Baudelot, au sujet des arts immersifs) permet ainsi aux spectateurs -aguerris ou non- de s’informer tout en contemplant un vaste paysage d’oeuvres numériques contemporaines…

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Les champs de l'immersion à l'heure du numérique - Claire Gouarné

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Le 8 décembre 2015 dans l’enceinte de l’école Arts2 de Mons, et parallèlement au festival des cultures et émergences numériques Transnumériques , Philippe Baudelot, critique et commissaire d’exposition arts numériques français, a tenu face à un public d’étudiants une conférence sur les arts immersifs et différentes étapes de leur cheminement jusqu’à notre ère numérique. Il me paraît ici important d’aborder d’abord les fondements historiques des pratiques immersives, avant de s’attarder sur l’impact qu’a eu la révolution numérique sur elles.

L’immersion, soit le fait d’immerger ou de fusionner un objet avec un environnement inhabituel, est un concept qui remonte à l’Antiquité. On place son apparition dans le monde de l’art au XIXe siècle. Les arts immersifs se caractérisent par relation physique directe entre l’artiste et son public. Ils impliquent une forte sollicitation sensorielle chez le spectateur ; qu’elle soit visuelle, tactile, olfactive ou encore auditive.

En 1822 à Paris, Louis Daguerre, célèbre inventeur du Daguerréotype, met en place ses « dioramas ». Ces dispositifs illusionnistes, constitués de grands panneaux peints se modifiant selon les variations de la lumière du jour, donnaient au public l’illusion de se trouver dans d’autres villes ou paysages. Ainsi, un public parisien, n’ayant majoritairement jamais quitté ce pays, pouvait pour un moment avoir l’illusion d’être plongé dans une ville orientale complètement inconnue. Face à ces reconstitutions peintes, les sens permettaient à l’esprit de voyager. Dès lors, l’immersion vise à plonger le sujet au-delà de son état physiologique et intellectuel ; dans un autre temps, un autre espace, une autre réalité…

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Les émergences numériques s'exposent à Mons201 - Julie Plak

Le festival Transnumériques a proposé une exposition d’œuvres hybrides Manège de Sury qui débuta entre le 27 novembre jusqu’au 12 décembre en 2015 à Mons, produite par Transcultures avec le soutien d la Fondation Mons 2015, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Délégation du Québec à Bruxelles. Elle fut accompagnée par des performances et des conférences dans toute la ville qui nous ont interrogé sur le numérique dans la culture, l’art ou encore sur les industries dites « créatives ». J’y raconterais ici ma visite du 8 décembre, avec les œuvres qui m’ont marqué tel que Le Kaléidoscope (Eglé Vismantaite), Le miroir de la mémoire (Vincent Paesmans et Alexander Ketele/collectif d23D) et tout en concluant par une critique personnelle de l’événement.

Le festival a été initié depuis 2005 par Transcultures, l’idée de ce projet était d’inventer une plate-forme dont le but est la création de nouvelles œuvres, tout en voulant des réflexions variées sur des divers enjeux dans les développements du numérique, plus précisément de la culture de ceux-ci, mais aussi de promouvoir et initier des artistes à utiliser les outils numériques comme moyens d’expression. Cette volonté était toujours en action pour cette cinquième édition. Par ailleurs, le but est de sensibiliser un plus large groupe de spectateurs que simplement des spécialistes…

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Kaleidoscope, le kinétoscope rétro-futuriste d'Eglé Vismantaite - André Aerden

Egle-Vismantaite_kaleidoscope_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Eglé Vismantaite est une jeune artiste âgée de vingt-cinq ans originaire du Sud de la Lituanie. Elle a effectué une partie de ses études dans sa Vilnius natale avant de partir pour la France afin de les poursuivre, et est actuellement en dernière année de son parcours scolaire à la Villa Arson de Nice. Sa pratique mêle les médiums du dessin, de la sculpture et de la vidéo et traite thématiquement de narration, de science, d’histoire et de mémoire. Sa création exposée à l’occasion de l’édition 2015 du festival Transnumériques, est le fruit d’un workshop initié par le centre interdisciplinaire des cultures numériques Transcultures entre l’Ecole des Arts Visuels de Mons Arts² et la Villa Arson de Nice.

L’œuvre prend l’apparence d’une borne noire matte au dessin homogène et minimaliste, artefact obscur relativement discret n’occupant qu’un tout petit espace dans la salle aux accents brutalistes qu’elle occupe sans investir. Il est à fort à parier que beaucoup seraient passés à côté sans trop y prendre gare si un halo lumineux ne mettait pas la présence de l’objet en évidence.

Qui plus est, ce n’est qu’en s’en approchant tout près de la forme qu’on peut se rendre compte qu’il est possible de regarder à l’intérieur à l’aide d’un tube équipé d’une lentille, un peu à la manière d’un microscope. C’est là seulement que l’œuvre réelle se révèle à nous : on y découvre, dansantes, d’étranges formes lumineuses et colorées, brillantes et réfléchissantes, géométriques et symétriques – bref, kaléidoscopiques…

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Une visite guidée dans le festival Transnumériques - Eyon Aho

ambiance_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Initié par Transcultures, Transnumériques est un festival qui se déroule cette année dans le cadre Mons 2015, Capitale européenne de la culture et qui propose plusieurs activités sur le thème des arts et cultures numériques. Cette année, les étudiants de la de la section Arts Numériques de l’école Saint-Luc Bruxelles, ont eu le privilège de recevoir une visite guidée des locaux où se tenait l’exposition Émergences Numériques.

Du 27 novembre au 12 décembre 2015, les visiteurs ont pu profiter d’expositions, de conférences et d’installations numériques. Pour sa cinquième édition, et dans le cadre de Mons, Capitale Européenne de la Culture, les installations mettaient en avant les talents émergeants de la scène de l’art digital.

C’est avec un regard tout particulier que nous avons pu profiter de cette visite, car étudiants nous aussi les arts numériques ces installations ne sont pas si loin de nous. En effet notre domaine d’étude, le jeu vidéo, partage de nombreuses similitudes avec ce que l’on pouvait voir durant l’exposition, et cela va bien au-delà du fait que l’on utilise des écrans. Ils partagent l’interactivité, ou le choix de placer le joueur/spectateur au centre du projet et l’utilisation des mêmes langages informatiques…

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Les arts numériques : pourquoi, par qui, et pour qui ? - Louis Thiriaux

Le festival Transnumériques est une manifestation initiée en 2005 par Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores, qui s’est tenu, dans plusieurs lieux, à Mons qui était cette année capitale européenne de la culture, du 27 novembre au 12 décembre 2015. Ce festival axé sur les émergences a permis à de nombreux artistes numériques de créer et d’exposer leurs œuvres dans un bel écrin urbain.

Lors de ce festival, nous avons pu cerner différents types d’artiste. Certains avaient pour but de dénoncer. Dimitri Baheux, actuellement étudiant à l’école Arts2 de Mons, dont le travail repose sur « les maux de la société » a composé Remaniement. L’œuvre était composée de quatre écrans, situés chacun au milieu d’un côté d’une pièce carré. Chacun des écrans montrait un événement avec le son qui lui est lié ( un œuf qui se casse, un tissu déchiré, un gobelet en plastique écrasé .. ). Une fois au milieu de la pièce, nous ne savions plus ou donner de la tête. D’une part, l’artiste a ici tenté de nous montrer comment les informations que nous percevons peuvent être déformées (un œuf qui se casse n’est pas une information difficile à traiter, mais si l’on y ajoute un verre qui se casse, la combinaison des deux informations nous amène à une conclusion différente.) mais également comment un flux d’information trop important (dans les journaux, à la télévision, sur internet, à la radio .. ) peut altérer notre perception de chacune des information…

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Transnumériques@Mons 2015 - Alexandre Leroy

Lightouses-in-conversation_Alice-Jarry_Vincent-Evrard_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015En cette fin année au multiple de 5, a lieu le rassemblent du festival Transnumériques, qui nous propose avec la rigueur et l’apaisement que nous offre l’informatique dans sa logique implacable, une vision décalée, décortiquée, réappropriée du monde du numérique qui prend de plus en plus de place dans notre société.

Dans une culture qui tend à s’ancrer d’avantage dans le multimédia, il coule de source que les artistes suivent, voir même plutôt soient à l’avant garde de cette nouvelle culture. Marchant sur les traces des premiers performers composant avec les balbutiements du numérique, les artistes d’aujourd’hui cherche continuellement une nouvelle approche de ce nouveau média et cette nouvelle conscience qui n’est qu’adolescente. Que pouvons nous observer de la nouvelle approche créatrice du numérique ?

Si les premières performances concernant l’informatique ont été produites sur les premiers modèles accessibles qu’offrait la technologie, le résultat et la réflexion ne se limitait pas à celle-ci. Offrant une réflexion déconstructrice, voire inversée des différents cas exposées, l’analyse de ces auteurs était déjà bien ancrée dans une nouvelle époque propre au questionnement de l’art lancé par le Dadaïsme. Commençant par la singularisation du rapport entre l’homme et ce nouveau média, nos créatifs contemporains penchent désormais sur le rapport du numérique à notre société, notre style de vie, et continuant sur la lancée de notre rapport à une technologie qui se fait chaque jour plus présente et plus puissante.

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Focus sur les Transnumériques 2015 - Yann Le Saint

Phautomaton-pictword_philippe-boisnard_Quinzaine-des-arts-du-futur_Maison-folie-Beaulieu_Transcultures-2015Dans le cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culturel, a eu lieu du 27 novembre au 12 décembre, la cinquième édition du festival Transnumériques Petit tour d’horizon de son exposition et de la conférence de Philippe Baudelot à Arts2 qui y était également associée le 8 décembre.

Le festival Transnumériques fête cette année ses dix ans à l’occasion de cette riche cinquième édition. Dix ans que son directeur, Philippe Franck, nous propose avec son équipe de Transcultures, tous les deux ans, une sélection d’installations, de conférences et de rencontres toujours à la pointe du développement des cultures numériques. Et cette année ne fera pas exception à la règle : elle aura même été fêtée en grande pompe. Philippe Franck, également commissaire artistique de l’expo Emergences numériques, nous ouvre les portes pour une visite guidée…

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Emergences Transnumériques - Colin Deproft

linar_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Visite de l’exposition Emergences numériques, une série d’œuvres hybrides présentées au sein d’une grande expérience interactive dans le cadre du festival Transnumériques à Mons.

Tel un têtard émergeant d’une mare, c’est une nouvelle réalité qui se présente à nous par le biais des émergences numériques. La fusion corps-esprit-perception qui nous constitue se voit décomposée, et chacun de ces éléments se retrouve à tour de rôle sollicité dans diverses créations qui ne manquent pas d’originalité.

Dès l’entrée, on peut apercevoir un photomaton d’allure ordinaire, mais qui en réalité se trouve être le « phAUTOmaton », une création du français Philippe Boisnard. Avant d’être photographié, le sujet doit écrire un texte, qui constituera l’image une fois la photo prise. Il en résulte une communauté de visages, unis par les pensées qui les forment…

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