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Media Arts Center

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  • 08>13.02 – Résidences Transatlantiques : Prototype#1 (Oracles 2) – Bruxelles

    février 6, 2016

    Résidences croisées Transatlantiques : Simon Dumas, Thomas, Israël, Maryline Daoust, Martine Delvaux, Catrine Godin, Philippe Franck.

    Suite à une première performance (Percées à partir d’un texte poétique de Catrine Godin) interdisciplinaire entre danse, littérature vivante, vidéo/images numériques et création sonore, dans la série des Oracles initié par Rhizome en co-production avec Transcultures, les partenaires sont repartis pour Prototype#1 avec l’auteure Martine Delvaux, la chorégraphe Manon Oligny, la danseuse-chorégraphe Maryline Daoust, le metteur en scène Simon Dumas, le vidéaste/artiste numérique Thomas Israël et le créateur sonore Philippe Franck.

    Suite à une première résidence en mai dernier à Québec, un deuxième temps de travail accueilli par la coopérative d’architectes l’Escaut se tient à Bruxelles et se conclura par un try out de Prototype#1 –Oracles 2 (avec également une extrait de Percées Oracles 1 le samedi 13 février – heure à préciser).

    Production

    • Rhizome <> Transcultures
    • avec la collaboration de l’Escaut Et le soutien du Conseil des arts et des lettres du Québec et par la Ville de Québec, via l’Entente sur le développement culturel de la Ville de Québec avec le ministère de la Culture et des Communications du Québec, du ministère des Relations internationales, de la Francophonie et du Commerce extérieur du Québec, et de Wallonie-Bruxelles International
    • Remerciements à L’Escaut Architectures

    Plan

  • 06.02 >06.03 – Damien Bourniquel Exposition Les portraits audacieux

    février 2, 2016

    Les Portraits Audacieux, fichiers numériques hybrides, à la fois sons et images, se matérialisent à Residence 87 sous formes de 55 disques 45 tours, 2 faces, gravés et imprimés recto-verso avaient fait l’objet d’une exposition, à la Galerie Pop Up, lors du festival City Sonic en septembre 2015 à Mons.

    Cette exposition de Damien Bourniquel prolonge ce projet participatif numérique, audio et plastique (partant de portraits d’artistes dont la « traduction », via le logiciel audacity, sonore est retravaillée par eux puis réimprimées en portraits exposés et en 45 tours unique à écouter pendant l’expo) qui ne cesse de convier de plus en plus d’artistes participant, soit 110 portraits et 110 compositions musicales de 58 artistes sonores.

    Une affiche A0 (80×120 cm) compilant tous les portraits sera en vente. Celle-ci sera également « augmentable » via une application de réalité augmentée qui permettra, via son smartphone ou tablette, d’écouter les compositions sonores correspondantes à chaque portrait.

    Horaires

    Ouverture au public samedi et dimanche 14.00-20.00 ou sur rendez-vous en semaine

    Plan

  • 03.02 – Conférence Philippe Franck – Créations et émergences sonores dans la cité

    janvier 27, 2016

    Depuis 2003, City Sonic, festival international des arts sonores initié par Transcultures, , déploie, chaque année pendant plusieurs semaines, un parcours d’installations inédites qui métamorphosent des lieux patrimoniaux, insolites, privés, publics…intérieurs et extérieurs du centre de la ville de Mons.

    City Sonic propose également des performances, ateliers, rencontres…et travaillent en lien avec un réseau important de partenaires belges et étrangers. Ce festival de création in situ ouvre les portes à différentes esthétiques de la création audio, dans sa diversité contemporaine, avec outre des références historiques et des œuvres internationales, un souci particulier pour les « émergences sonores » (notamment via des partenariats avec des écoles d’art belges et françaises).

    Son directeur artistique et initiateur Philippe Franck (également responsable de l’ouvrage City Sonic, les arts sonores dans la cité paru aux éditions La Lettre Volée, 2015) retrace, en s’appuyant sur des exemples audio et vidéo, les principaux enjeux, écueils de cette aventure singulière et développe sa vision ouverte et transversale des arts sonores dans l’espace urbain aujourd’hui.

    (visuel : Collectif VOID city sonic 2015)

    Production

    Partenariat ENSA Bourges, City Sonic & Transcultures

    Plan

  • Transnumériques @ Mons2015, c’est fini ! Vers 2016 nouvelles émergences !

    janvier 17, 2016

    Les Transnumériques se sont clôturées en même temps que Mons, Capitale européenne de la culture, le 12 décembre 2015, mais leurs bonnes ondes nous accompagnent encore. Cette cinquième édition du festival des cultures numériques a présenté plus de 60 artistes dans l’exposition Emergences numériques dans les beaux et amples volumes du Manège de Sury fraîchement rénové, et des dizaines d’autres étaient aussi partie prenante de projets collectifs avec des œuvres connectés.

    Conforté par les retours positifs des publics, médias, visiteurs et professionnels, Transnumériques continuera à porter cette attention particulière aux émergences des formes, projets, idées, artistes, chercheurs…

    Ce que nous avons tenté de développer avec cette « manifest-action » qui refuse farouchement le « prêt à porter design » et autre « papier peint » numérique pour lui préférer le maillage de complicités à long terme, échappe très volontairement au conformisme du « grand spectacle numérique » qui peut impressionner sans doute d’avantage par ces dispositifs écrasants, englobant, mais disent souvent trop peu à notre goût, de nos vies actuelles bouleversées et en demande croissante, au-delà des constats (auto)critiques qu’il faut oser mettre en débat et en action, d’horizons poétiques.

    Il s’agissait donc bien de se connecter d’abord à des réseaux, des communautés et des singularités créatives et humaines. Ce sont ces rencontres collaboratives qui ont produit la plupart des installations de l’exposition Emergences numériques mais aussi les performances et le volet – tout aussi important (la réflexion faisant aussi partie tant du processus créatif que de l’activisme transculturel) – forum (From Digital to Culture qui fut, en ouverture du festival, une journée, au Mundaneum, de vraies échanges sans langue de bois replaçant la particularité artistique et la recherche au centre du débat des industries créatives et culturelles), (vidéo)conférences qui nous ont reliées à Hong Kong, Sao Paulo, Paris, Genève et Nice et aux expériences et visions fondatrices des invités de cette proposition ArtComTec.

    Everything is now disait déjà Marshall McLuhan, nous rappelait le sociologue et philosophe des médias Derrick de Kerkhove retraçant 30 ans d’arts numériques. Tout est là immédiat, en même temps, dans notre « village global », dont les artefacts techno-artistiques sont à la fois potentiellement globales et heureusement, pour ceux qui nous questionnent, irréductibles au poids des standards mondialisés et l’obsolescence programmée auxquels n’échappement pas les cultures numériques.

    Il ne tient à nous que de se connecter activement, autrement. Carpe diem ! C’est l’appel de ces émergents bouillonnants qui ont fait de cette édition Transnumériques@Mons2015 un moment privilégié survenu dans un contexte de terreur en France et en Belgique, qui a permis ce titre du journal La Libre Belgique sorti lors de l’ouverture du 27 novembre : « le festival Transnumériques reste alerte, niveau 5 ! »

    Promis, nous resterons alertes et en alerte, travaillant aux Transnumériques#6 sans doute dans d’autres contextes et avec d’autres découvertes tout en continuant aussi à nourrir des partenariats inter-transrégionales/nationales et indisciplinaires, et à en développer de nouveaux ; merci à tous les participants qui nous engagent à continuer la lutta alter numerica, à très vite !

    Philippe Franck, directeur artistique
    pour l’équipe de Transcultures
    Janvier 2016

    NB. Ci-après, vous pouvez retrouver une série de textes réalisés par des étudiants de l’ESA Saint-Luc Bruxelles, dans le cadre des cours donnés par Philippe Franck.

    Ci-après vous pouvez retrouver une série de textes écrits par les étudiants de Philippe Franck à l’Institut St-Luc de Bruxelles.

    L’art des sens - L’immersion d’un corps dans l’art via le média - Alice Dontaine

    Nous voilà dans le futur. Un futur où l’art s’approprie la fiction et l’onirisme pour plonger son public dans une réalité virtuelle capturant ses sens. Aujourd’hui le numérique traverse les différentes formes artistiques et englobe son milieu de sensations et de questions. Nous tenterons de comprendre ce nouvel art en usant des différentes informations recueillies lors de la conférence du sémiologue Philippe Baudelot et de l’exposition « Emergences Numériques » se déroulant à Mons, dans le cadre des Transnumériques, en décembre 2015.

    Philippe Baudelot, éminent sémiologue et consultant en arts numériques travaille dans le secteur multimédia depuis déjà de nombreuses années. Il intervient beaucoup dans la création d’événements cherchant à faire connaître le numérique artistique notamment via « Le Printemps de La Dance » en Tunisie. Il est l’un des membres fondateurs du Réseau Arts Numériques (RAN.). L’exposition « Emergences Numériques » est accueillie dans la capitale culturelle pour, dans le même but que Mr. Baudelot, montrer l’ampleur de ce nouvel art hybride notamment via des oeuvres belges ou ayant collaboré avec Transcultures.

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    Transnumériques, un tour d'horizon sans frontières - Maxence Tombosco

    [Les arts digitaux sont aujourd’hui au cœur de la production artistique, avec pour atout majeur l’interdisciplinarité. Pour autant, cette forme de création très ancrée dans nos modes de communication actuels, souffre encore d’un manque de reconnaissance des institutions dites « classiques ». Bien décidés à faire parler d’eux, les arts numériques sont soutenus par diverses associations qui, au travers d’évènements et autres modes de diffusions, permettent le développement et la subsistance -parfois difficile- de ces nouveaux modes de créations. C’est ainsi que nous nous retrouvons à Mons, capitale Européenne de la Culture 2015, qui accueille régulièrement la biennale Transnumériques, organisé par le Centre des cultures numériques et sonores Transcultures.]

    haydiroket-bandeau_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015

    C’est avec pas moins d’une soixantaine d’artistes issus des quatre coins du globe que le festival présente les dernières productions digitales, aux médiums parfois radicalement différents mais tous liés autours d’une pratique utilisant les technologies actuelles. Un pèlerinage artistique au travers de différents nouveaux lieux et déjà emblématiques de Mons (le Manège de Sury, ou encore le Café Europa pour n’en citer que deux), appuyé par des conférences menées par des théoriciens sur les nouvelles formes de médias et d’art (notamment Phillipe Baudelot, au sujet des arts immersifs) permet ainsi aux spectateurs -aguerris ou non- de s’informer tout en contemplant un vaste paysage d’oeuvres numériques contemporaines…

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    Les champs de l'immersion à l'heure du numérique - Claire Gouarné

    1160_Monster_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015

    Le 8 décembre 2015 dans l’enceinte de l’école Arts2 de Mons, et parallèlement au festival des cultures et émergences numériques Transnumériques , Philippe Baudelot, critique et commissaire d’exposition arts numériques français, a tenu face à un public d’étudiants une conférence sur les arts immersifs et différentes étapes de leur cheminement jusqu’à notre ère numérique. Il me paraît ici important d’aborder d’abord les fondements historiques des pratiques immersives, avant de s’attarder sur l’impact qu’a eu la révolution numérique sur elles.

    L’immersion, soit le fait d’immerger ou de fusionner un objet avec un environnement inhabituel, est un concept qui remonte à l’Antiquité. On place son apparition dans le monde de l’art au XIXe siècle. Les arts immersifs se caractérisent par relation physique directe entre l’artiste et son public. Ils impliquent une forte sollicitation sensorielle chez le spectateur ; qu’elle soit visuelle, tactile, olfactive ou encore auditive.

    En 1822 à Paris, Louis Daguerre, célèbre inventeur du Daguerréotype, met en place ses « dioramas ». Ces dispositifs illusionnistes, constitués de grands panneaux peints se modifiant selon les variations de la lumière du jour, donnaient au public l’illusion de se trouver dans d’autres villes ou paysages. Ainsi, un public parisien, n’ayant majoritairement jamais quitté ce pays, pouvait pour un moment avoir l’illusion d’être plongé dans une ville orientale complètement inconnue. Face à ces reconstitutions peintes, les sens permettaient à l’esprit de voyager. Dès lors, l’immersion vise à plonger le sujet au-delà de son état physiologique et intellectuel ; dans un autre temps, un autre espace, une autre réalité…

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    Les émergences numériques s'exposent à Mons201 - Julie Plak

    Le festival Transnumériques a proposé une exposition d’œuvres hybrides Manège de Sury qui débuta entre le 27 novembre jusqu’au 12 décembre en 2015 à Mons, produite par Transcultures avec le soutien d la Fondation Mons 2015, de la Fédération Wallonie-Bruxelles et de la Délégation du Québec à Bruxelles. Elle fut accompagnée par des performances et des conférences dans toute la ville qui nous ont interrogé sur le numérique dans la culture, l’art ou encore sur les industries dites « créatives ». J’y raconterais ici ma visite du 8 décembre, avec les œuvres qui m’ont marqué tel que Le Kaléidoscope (Eglé Vismantaite), Le miroir de la mémoire (Vincent Paesmans et Alexander Ketele/collectif d23D) et tout en concluant par une critique personnelle de l’événement.

    Le festival a été initié depuis 2005 par Transcultures, l’idée de ce projet était d’inventer une plate-forme dont le but est la création de nouvelles œuvres, tout en voulant des réflexions variées sur des divers enjeux dans les développements du numérique, plus précisément de la culture de ceux-ci, mais aussi de promouvoir et initier des artistes à utiliser les outils numériques comme moyens d’expression. Cette volonté était toujours en action pour cette cinquième édition. Par ailleurs, le but est de sensibiliser un plus large groupe de spectateurs que simplement des spécialistes…

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    Kaleidoscope, le kinétoscope rétro-futuriste d'Eglé Vismantaite - André Aerden

    Egle-Vismantaite_kaleidoscope_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Eglé Vismantaite est une jeune artiste âgée de vingt-cinq ans originaire du Sud de la Lituanie. Elle a effectué une partie de ses études dans sa Vilnius natale avant de partir pour la France afin de les poursuivre, et est actuellement en dernière année de son parcours scolaire à la Villa Arson de Nice. Sa pratique mêle les médiums du dessin, de la sculpture et de la vidéo et traite thématiquement de narration, de science, d’histoire et de mémoire. Sa création exposée à l’occasion de l’édition 2015 du festival Transnumériques, est le fruit d’un workshop initié par le centre interdisciplinaire des cultures numériques Transcultures entre l’Ecole des Arts Visuels de Mons Arts² et la Villa Arson de Nice.

    L’œuvre prend l’apparence d’une borne noire matte au dessin homogène et minimaliste, artefact obscur relativement discret n’occupant qu’un tout petit espace dans la salle aux accents brutalistes qu’elle occupe sans investir. Il est à fort à parier que beaucoup seraient passés à côté sans trop y prendre gare si un halo lumineux ne mettait pas la présence de l’objet en évidence.

    Qui plus est, ce n’est qu’en s’en approchant tout près de la forme qu’on peut se rendre compte qu’il est possible de regarder à l’intérieur à l’aide d’un tube équipé d’une lentille, un peu à la manière d’un microscope. C’est là seulement que l’œuvre réelle se révèle à nous : on y découvre, dansantes, d’étranges formes lumineuses et colorées, brillantes et réfléchissantes, géométriques et symétriques – bref, kaléidoscopiques…

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    Une visite guidée dans le festival Transnumériques - Eyon Aho

    ambiance_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Initié par Transcultures, Transnumériques est un festival qui se déroule cette année dans le cadre Mons 2015, Capitale européenne de la culture et qui propose plusieurs activités sur le thème des arts et cultures numériques. Cette année, les étudiants de la de la section Arts Numériques de l’école Saint-Luc Bruxelles, ont eu le privilège de recevoir une visite guidée des locaux où se tenait l’exposition Émergences Numériques.

    Du 27 novembre au 12 décembre 2015, les visiteurs ont pu profiter d’expositions, de conférences et d’installations numériques. Pour sa cinquième édition, et dans le cadre de Mons, Capitale Européenne de la Culture, les installations mettaient en avant les talents émergeants de la scène de l’art digital.

    C’est avec un regard tout particulier que nous avons pu profiter de cette visite, car étudiants nous aussi les arts numériques ces installations ne sont pas si loin de nous. En effet notre domaine d’étude, le jeu vidéo, partage de nombreuses similitudes avec ce que l’on pouvait voir durant l’exposition, et cela va bien au-delà du fait que l’on utilise des écrans. Ils partagent l’interactivité, ou le choix de placer le joueur/spectateur au centre du projet et l’utilisation des mêmes langages informatiques…

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    Les arts numériques : pourquoi, par qui, et pour qui ? - Louis Thiriaux

    Le festival Transnumériques est une manifestation initiée en 2005 par Transcultures, Centre des cultures numériques et sonores, qui s’est tenu, dans plusieurs lieux, à Mons qui était cette année capitale européenne de la culture, du 27 novembre au 12 décembre 2015. Ce festival axé sur les émergences a permis à de nombreux artistes numériques de créer et d’exposer leurs œuvres dans un bel écrin urbain.

    Lors de ce festival, nous avons pu cerner différents types d’artiste. Certains avaient pour but de dénoncer. Dimitri Baheux, actuellement étudiant à l’école Arts2 de Mons, dont le travail repose sur « les maux de la société » a composé Remaniement. L’œuvre était composée de quatre écrans, situés chacun au milieu d’un côté d’une pièce carré. Chacun des écrans montrait un événement avec le son qui lui est lié ( un œuf qui se casse, un tissu déchiré, un gobelet en plastique écrasé .. ). Une fois au milieu de la pièce, nous ne savions plus ou donner de la tête. D’une part, l’artiste a ici tenté de nous montrer comment les informations que nous percevons peuvent être déformées (un œuf qui se casse n’est pas une information difficile à traiter, mais si l’on y ajoute un verre qui se casse, la combinaison des deux informations nous amène à une conclusion différente.) mais également comment un flux d’information trop important (dans les journaux, à la télévision, sur internet, à la radio .. ) peut altérer notre perception de chacune des information…

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    Transnumériques@Mons 2015 - Alexandre Leroy

    Lightouses-in-conversation_Alice-Jarry_Vincent-Evrard_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015En cette fin année au multiple de 5, a lieu le rassemblent du festival Transnumériques, qui nous propose avec la rigueur et l’apaisement que nous offre l’informatique dans sa logique implacable, une vision décalée, décortiquée, réappropriée du monde du numérique qui prend de plus en plus de place dans notre société.

    Dans une culture qui tend à s’ancrer d’avantage dans le multimédia, il coule de source que les artistes suivent, voir même plutôt soient à l’avant garde de cette nouvelle culture. Marchant sur les traces des premiers performers composant avec les balbutiements du numérique, les artistes d’aujourd’hui cherche continuellement une nouvelle approche de ce nouveau média et cette nouvelle conscience qui n’est qu’adolescente. Que pouvons nous observer de la nouvelle approche créatrice du numérique ?

    Si les premières performances concernant l’informatique ont été produites sur les premiers modèles accessibles qu’offrait la technologie, le résultat et la réflexion ne se limitait pas à celle-ci. Offrant une réflexion déconstructrice, voire inversée des différents cas exposées, l’analyse de ces auteurs était déjà bien ancrée dans une nouvelle époque propre au questionnement de l’art lancé par le Dadaïsme. Commençant par la singularisation du rapport entre l’homme et ce nouveau média, nos créatifs contemporains penchent désormais sur le rapport du numérique à notre société, notre style de vie, et continuant sur la lancée de notre rapport à une technologie qui se fait chaque jour plus présente et plus puissante.

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    Focus sur les Transnumériques 2015 - Yann Le Saint

    Phautomaton-pictword_philippe-boisnard_Quinzaine-des-arts-du-futur_Maison-folie-Beaulieu_Transcultures-2015Dans le cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culturel, a eu lieu du 27 novembre au 12 décembre, la cinquième édition du festival Transnumériques Petit tour d’horizon de son exposition et de la conférence de Philippe Baudelot à Arts2 qui y était également associée le 8 décembre.

    Le festival Transnumériques fête cette année ses dix ans à l’occasion de cette riche cinquième édition. Dix ans que son directeur, Philippe Franck, nous propose avec son équipe de Transcultures, tous les deux ans, une sélection d’installations, de conférences et de rencontres toujours à la pointe du développement des cultures numériques. Et cette année ne fera pas exception à la règle : elle aura même été fêtée en grande pompe. Philippe Franck, également commissaire artistique de l’expo Emergences numériques, nous ouvre les portes pour une visite guidée…

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    Emergences Transnumériques - Colin Deproft

    linar_Transnumeriques_Transcultures-Mons2015Visite de l’exposition Emergences numériques, une série d’œuvres hybrides présentées au sein d’une grande expérience interactive dans le cadre du festival Transnumériques à Mons.

    Tel un têtard émergeant d’une mare, c’est une nouvelle réalité qui se présente à nous par le biais des émergences numériques. La fusion corps-esprit-perception qui nous constitue se voit décomposée, et chacun de ces éléments se retrouve à tour de rôle sollicité dans diverses créations qui ne manquent pas d’originalité.

    Dès l’entrée, on peut apercevoir un photomaton d’allure ordinaire, mais qui en réalité se trouve être le « phAUTOmaton », une création du français Philippe Boisnard. Avant d’être photographié, le sujet doit écrire un texte, qui constituera l’image une fois la photo prise. Il en résulte une communauté de visages, unis par les pensées qui les forment…

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  • 11.01 > 15.01.2016 – Workshop Emergences numériques & sonores Arts2

    janvier 9, 2016

    Comme depuis quelques années maintenant, Transcultures et Arts2 proposent un workshop d’une semaine à de talentueux étudiants-jeunes artistes ouverts à différentes écoles d’art outre celle de Mons.

    Il s’agit après une introduction sur différents types de dispositifs numériques et sonores, pour les coordinateurs (Julien Poidevin et Arnaud Eeckhout, tous deux jeunes artistes multimédiatiques, diplômés de l’école d’art de Mons et qui mènent chacun une carrière internationale et prometteuse) d’aider les participants à monter concrètement leurs projets afin ultimement après un deuxième workshop en été et des échanges entre les temps de travail commun, pour qu’ils soient présentables, en conditions professionnelles, dans des festivals et événements associés à Transcultures (City Sonic, Transnumériques…) qui diffuse aussi également par après, les meilleurs de ceux-ci dans ces réseaux belges et internationaux.

    Production

    transcultures.be – esapv.be

    Plan

  • 9 > 15.01.2016 – Digital Breakfast + Livescape – Stéphane Kozik

    janvier 4, 2016

    Après un temps de résidence, Stéphane Kozik, artiste montois multimédiatique et sonore, montre à la médiathèque d’Escaudain, en installation, Digital Breakfast (en collaboration avec Arnaud Eeckhout, récemment présenté au Digital Art Festival de Taipei avec d’autres projets Transcultures), où les objets du quotidien et du petit déjeuner s’animent sur une table pour devenir joyeusement interactifs et sonores.

    En performance, Livescape (créé au festival City Sonic), scénographie d’instruments inventés et traités numériquement à partir d’éléments naturels (bois, pierre, plantes, légumes, fruits…) jouées par Stéphane Kozik qui propose au public, à la suite de la représentation, de s’en emparer. Inventif, poétique et jouissif !

    Production

    Oeuvres coproduites et soutenues par Transcultures en diffusion

    Plan

  • 11 + 12.12.2015 – CityLights Mapping @ Transnumériques #5 + Concert

    décembre 9, 2015

    City Light

    Les 14 fenêtres centrales des premier et second étages de la façade du bâtiment de l’UMONS/rue de Houdain sont éclairées par 14 projecteurs placés derrière les fenêtres. Des stores électriques et plusieurs haut-parleurs extérieurs complètent l’installation. Le logiciel de mapping 3D mis au point par l’Institut numédiart de l’UMons permet la synchronisation d’images envoyées par ces projecteurs, et la fusion de ces images. Les ordinateurs et projecteurs sont contrôlés automatiquement à distance, et le contenu vidéo est pré-chargé par réseau.

    À l’occasion des Transnumériques@Mons215, une commande a été passé au artiste Laura Colmenares Guerra (Be/Co) et Ludovic Burczykowski (Fr) pour réaliser une nouvelle création avec ce dispositif pour lequel plusieurs artistes également proposés par Transcultures, ont précédemment créés des œuvres audio-visuelles numériques.

    production : numediart/UMons / Mons2015 en partenariat avec Transcultures et le soutien du Consulat de France.

    Concert Arnaud Rebotini (Fr) à l'Alhambra

    Pour la fin des Transnumériques, coinçidant avec celle de Mons2015, capitale européenne de la culture, venez fêter en musique électronique cet événement à l’Alhambra, lieu des musiques actuelles et électroniques initié par Mons2015.

    Ancien membre de Black Strobe, duo formé avec Ivan Smagghe Arnaud Rebotini est musicien au spectre large (du GRM au clubbing) et producteur français. Seul derrière ses machines analogiques, the « Synthesizer Master » sort toujours gagnant de ses confrontations avec le dancefloor !

    9 rue de Houdain 7000 Mons Belgique

    Rue du Miroir, 4 - 7000 Mons Belgique

  • 08.12.2015 – Vidéoconférences ArtComTec @ Transnumériques 2015 #2

    décembre 3, 2015

    Les premiers séminaires Art/Communication/Technologies organisés par Natan Karczmar ont eu lieu en 1993 et 1994 à l’Université Européenne de la Recherche, à Paris et depuis dans et entre plusieurs villes dans le monde. Les intervenants sont des artistes et théoriciens impliqués dans les développements artistiques et technologiques. Les séminaires actuels ont principalement lieu par visioconférence et les participants interviennent depuis leur lieu de résidence ou de travail. Pour les Transnumériques, le cycle de vidéoconférences ArtComTec se projette en live sur le grand écran (puis sur youtube) du Café Europa de Mons2015 connecté au monde des cultures numériques.

    Derrick de kerckhove – 1985-2015 : 30 ans d’histoire-personnelle-d’art numerique

    Derrick de Kerckove (sociologue, ex directeur du programme McLuhan Culture and Technology de l’Université de Toronto) reprend ici l’histoire de son parcours depuis trente ans, nourri de l’art du numérique, en commençant par les enseignements visionnaires du philosophe et théoricien des médias Marshall McLuhan qui disait que seuls les artistes pouvaient prédire l’avenir parce que seuls eux vivaient dans le présent, avec aussi le «choc émotionnel» que fut, pour lui, l’oeuvre relationnelle pionnière de Kit Galloway et Sherrie Rabinovitz, Hole in Space (1980). Il fait entrevoir des oeuvres qui sont devenues aujourd’hui des bornes de cette histoire constante évolution, et s’interroge aussi sur les leçons que l’on peut en tirer.

    Gilbertto Prado – grupo poetica digitais

    Depuis 2002 le Grupo Poéticas Digitais (présenté par son coordinateur, Gilbertto Prado, artiste multimédia et universitaire brésilien) réfléchit à l’impact des nouvelles technologies sur les arts visuels. Le développement des projets expérimentaux artistiques numériques est une conséquence directe des activités de recherche par l´équipe au Département des Arts Plastiques à l’École de Communication et Arts de l’Université de São Paulo. L’objectif de cette communication est de présenter des travaux artistiques récents comme le projet Mûriers (2010/12) ; ZN:PRDM – Zone Neutre: Une Rivière Passe par Moi (2013) et Rencontres (2012/14).

    ArtComTech > online

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  • 08.12.2015 – Conférence Philippe Baudelot : Arts numériques et implicatifs…

    décembre 3, 2015

    Arts numériques et implicatifs, du numérique au physiologiques

    Pour Philippe Baudelot (sémiologue, commissaire indépendant et consultant en arts numériques), les arts immersifs et implicatifs sont des arts technologiques/numériques visant l’implication et l’engagement physique des artistes et/ou du public dans l’œuvre et son processus esthétique/actif. Fondés sur la sollicitation spatiale et tactile des sens, ils risquent le corps de l’artiste et du spectateur dans une création conjointe, agissante et ouverte. Ils impliquent le corps dans sa totalité, parfois à l’encontre de sa volonté, consciente ou non. Ils vont au-delà du rapport frontal à l’œuvre et placent l’individu vivant, redevenu acteur, en son centre.

    De la performance à l’installation et à des formes innovantes, ils explorent et exploitent les modes d’expérience physiologique en devenir dans notre société où, en tant que tels, le technologique et le virtuel sont des piliers du réel, à la fois libérateurs et contraignants. Cette conférence abordera les aspects historiques de ce mouvement qui trouve ses lointaines racines au XVIIIème siècle, est devenu une préoccupation de nombreux artistes et s’est épanoui avec les arts numériques. On exposera les processus technologique et physiologiques mis en œuvre. Enfin, on présentera et analysera quelques œuvres marquantes de ces dix dernières années.

    Plus d’info sur le site des Transnumériques

    Production

    Partenariat Arts²-Transcultures, dans le cadre du cycle de conférences-workshops Emergences numériques et des Transnumériques

    Plan

  • 05.12.2015 – Peter M Friess + Guida Inès Mauricio Beautiful (3rd iteration-connected performance)

    décembre 1, 2015

    Comme dans un laboratoire à l’échelle réelle, Peter M Friess explore dans BEAUTIFUL_TOUCH (3ème itération) les systèmes humains et les structures de perception en mettant l’accent sur les aspects de l’auto-référentialité et de la co-existence. De plus en plus observés aujourd’hui par d’autres et les machines, nous nous rendons compte que notre personnalité est également une construction liée aux boucles de représentations in nies, et toujours en lien avec d’autres systèmes de perception.

    Dans l’espace de performance connecté, chaque participant avec son smartphone sur place et les participants virtuels peut influencer et manipuler l’installation sur place, et chacun est par la suite confronté aux résultats et réagit ensuite. Tout individu fera partie d’un système global où des perturbations (par exemple le public virtuel ne verra qu’une partie transmise par une caméra web en temps réel, communication par texto, actions chevauchantes… avec également la danseuse Guida Inès Mauricio qui interagit avec ses paramètres) créent des frictions dans les interactions réelles/virtuelles, des moments de surprise et de reconstitution de personnalités.

    Plan

  • 01.12.2015 – Vidéoconférences ArtComTec @ Transnumériques 2015 #1

    novembre 29, 2015

    Les premiers séminaires Art/Communication/Technologies organisés par Natan Karczmar ont eu lieu en 1993 et 1994 à l’Université Européenne de la Recherche, à Paris et depuis dans et entre plusieurs villes dans le monde. Les intervenants sont des artistes et théoriciens impliqués dans les développements artistiques et technologiques. Les séminaires actuels ont principalement lieu par visioconférence et les participants interviennent depuis leur lieu de résidence ou de travail. Pour les Transnumériques, le cycle de vidéoconférences ArtComTec se projette en live sur le grand écran (puis sur youtube) du Café Europa de Mons2015 connecté au monde des cultures numériques.

    Partant de la vidéo de création et fuyant en avant devant la capacité ou l’incapacité de l’histoire de l’art d’absorber les formes émergentes, Maurice Benayoum (Fr-HK) tente de situer sa pratique là où on ne l’attend pas, produisant avec Schuiten et Peeters une des premières série en images de synthèse (Quarxs), mettant de la réalité virtuelle dans l’art (Les Grandes Questions, World Skin…), ralentissant la communication intercontinentale (Tunnel sous l’Atlantique), meublant l’arc de Triomphe (War-Peace), animant le plus grand écran du monde (Open Sky Project), collectionnant les projets non réalisés (the Dump), convertissant les Shanghaïens en flash codes, proposant aux habitant de Séoul de s’échapper maintenant (E-Scape Today) pour finalement créer un parfum, White Cube, l’essence de l’art contemporain.
    Pour ArtComTec@Transnumériques2015, ce pionnier et agitateur hyperactif des arts multimédiatiques propose de traiter ce parcours comme une énigme à déchiffrer afin de réfléchir sur comment faire autre chose différemment en cherchant à comprendre.

    Présentée par Delphine Fabbri Lawson (artiste, commissaire d’exposition) et Mauricio Dwek (chercheur au laboratoire de l’Institut National Polytechnique de Grenoble), ANAHATA est une organisation de Recherche-Création Arts Sciences et Sociétés qui conçoit, développe, produit et diffuse – en Asie, Europe et aux Amériques, des créations transdisciplinaires et transculturelles issues de la rencontre des arts, des sciences, de l’innovation technologique et des savoirs ancestraux. Ses recherche-créations polymorphes naissent de l’échange des savoirs et pratiques ancestraux et innovants, du rapprochement des individus et des disciplines, de la participation citoyenne au dialogue interculturel. L’intention est de préserver la diversité et l’équilibre culturels et naturels tout en étant créatif et innovant devant le changement.

    ArtComTech > online

    Plan

  • 01.12.2015 – Conférence Alice Jary – Transnumériques #5

    novembre 28, 2015

    Pratique processuelle in situ et agir distribué en réseau : un terrain d’échange entre matérialité et actions humaines en art numérique

    Comment une méthodologie processuelle in situ participe-t-elle d’un questionnement sur l’agir distribué en réseau entre humain et non humain ? Cette communication d’Alice Jarry, (artiste montréalaise en résidence numérique croisée chez Transcultures, après La Chambre Blanche-Québec, avec l’artiste et développeur liégeois Vincent Evrard), propose d’examiner comment des agencements de forces, de matières et d’actions humaines dans plusieurs lieux contribuent à moduler la topologie des relations unissant les matérialités en présence et la posture même de l’artiste-chercheur  dans un processus de recherche-création en art numérique.

    Plus d’info sur le site des Transnumériques

    Production

    Partenariat Arts²-Transcultures, dans le cadre du cycle de conférences-workshops Emergences numériques, des Transnumériques et de la résidence numérique croisée Vice Versa, Pépinières européennes pour jeunes artistes.

    Plan

  • 28.11.2015 – Transdémo – Transnumériques @ Mons2015

    novembre 27, 2015

    Petites formes performances hybrides et numériques

    Initié par Transcultures à l’occasion des Transnumériques en 2012, Transdémo offre une plateforme de visiblité à des petites formes hybrides et numériques (performances, installations, dispositifs médiatiques…).À cette occasion les artistes présentent des work in progress. Le public ainsi que les professionnels sont invités à donner leur feedback à l’occasion d’une rencontre conviviale qui suit la présentation de ces travaux.

    Pour cette édition 4 formes vous seront présentées :

    Alexandra Dementieva (Ru) + Maurice Charles JJ (Be) : Tunnel Hearing (work in progess)

    Tunnel Hearing est une performance live et une œuvre vidéo dans laquelle son et image se produisent de manière réciproque, aussi bien métaphoriquement que dans un sens très littéral. La mystérieuse relation entre eux persiste, même quand les bases physiques de leur interaction s’installent dans l’ouïe et la vue du public. Les sons deviennent des lueurs de lumière et l’ombre une variation de timbre.

    Junkai Chen (Cn) + Corentin Clouet (Fr) + Victor Huguenin (Fr) : Pour peindre un concert

    Le chef d’orchestre dessine les enveloppes, timbres, tempos avec des traits abstraits. Mais, devant lui, une toile virtuelle qui se déplace de gauche à droite. «Pour peindre un concert» s’inspire de cette idée mais ici les gestes deviennent picturaux, c’est une performance multimédia qui se compose avec le corps. Le geste est visuel, c’est un langage propre. Il peut diriger l’interprète, le haut-parleur, le projecteur, les machines… Ici, les gestes composent la musique, construisent les images en mouvement, commandent les instruments sonores, sculptent la lumière et la voix.

    Luis Miguel Girao (Pt) : Homo Conscientis

    Homo Conscientis est une experience audiovisuelle utilisant la bioéélectromagnétique. Dans une réflexion sur les conséquences des interactions entre des entités biologiques et les spectres électromagnétiques, Luis Miguel Girao dans sa performance de Homo Conscientis souligne les interactions entre les êtres biologiques – le public. En se focalisant sur leur dimension spirituelle, des formes de communication alternatives se créent, assemblant et élevant la conscience du public à un niveau collectif.

    Philippe Boisnard (Fr) : Shape of memory

    La volonté des hommes de conserver à l’infini leur mémoire visuelle et sonore est devenue une des intentions majeures de nos contemporains. Cette conservation ne se faisant plus dans des albums physiques, mais en temps réel comme cela est rendu possible avec des sites de partage d’images de photographies comme flickr ou les clouds. Toutefois, toutes ces photos s’entassant en liste, à peine téléchargées, elles sont déjà prises dans la spirale de l’oubli produit par le flux de la mémorisation. Peu à peu elles se dissolvent dans les dépôts amnésiques d’internet, si elles ne sont pas régulièrement réactivées par des requêtes. Internet devenant une fosse à bitume pour la mémoire, tout s’engluant dans ses strates, son mille feuilles. Comment la machine seule, à partir de ce qui a été programmé, peut-elle redonner cette mémoire ?
    Shape of memory est une oeuvre générative, fonctionnant en temps réel avec le web, qui met en perspective les flux d’images, vidéos, textes et la logique d’oubli qui les caractérise.

    L’oeuvre se présente comme des formes de flux remixant des milliers d’images (prises sur flickr), de vidéos (youtube) et de textes (wikipédia), à partir de ce qui détermine la nature des critères de visibilité de la mémoire numérique : les hits.
    Ainsi, plus que de la simple data-représentation, il s’agit d’indexer le degré de dégradation de cette data-représentation, il s’agit de montrer sa fêlure interne qui n’est autre que son objectivité accumulative liée à l’affect, au choix des hommes.
    Que produirait une machine voulant reconstituer l’homme à partir des critères humains actuels du référencement de la mémoire numérique ?

    Le spectateur voyage dans l’univers de cette mémoire, et peut interagir directement avec la base de données qui se constitue progressivement et se dégrade de même.

    Production

     

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques)

     

    Plan

  • Transnumériques 2015, un festival pour les émergences numériques – Interview de Philippe Franck

    novembre 24, 2015

    DAF-Taipei-Philippe-Franck_City-Sonic_Transnumeriques_Transcultures-2015Initié par Transcultures en 2005 sous l’impulsion de son directeur Philippe Franck, Transnumériques apparaît comme un festival résistant, à la fois au temps et aux modes (alors que d’autres ont disparu en Belgique depuis quelques années, il est encore là malgré le resserrement des moyens) ; tout en axant sa programmation à la pointe des cultures numériques, on n’y trouvera pas ou peu d’œuvres déjà présentées ailleurs car Transnumériques est avant tout une plate-forme de création qui entend également stimuler une vraie réflexion sur divers enjeux liées aux développements des cultures numériques.

    Quelques jours avant le lancement du festival et l’ouverture de l’exposition « in progress » Emergences numériques qui est aussi la bannière de cette édition, nous avons demandé à son initiateur et directeur artistique d’en préciser l’approche, l’histoire et le devenir.

    Interview de Philippe Franck

    Transnumériques fête en fin de programme Mons2015 ses 10 ans. Comment ce festival a-t-il évolué depuis son lancement ? 

    Philippe Franck : Les Transnumériques sont nés en 2005 à la suite d’un autre festival des arts électroniques qui était les Netd@ys que j’avais lancé à Bruxelles et dans plusieurs villes partenaires en Belgique, dès 1998, en lien avec le programme européen éponyme qui était né pour stimuler un usage créatif et citoyen d’Internet et qui s’est terminé, les usages évoluant, en 2004. Il fallait continuer sur cette bonne lancée qui avait rencontré un vrai succès public et médiatique sans doute aussi grâce à son caractère pionnier. Je me suis alors dit qu’il fallait aussi prêter d’avantage d’attention à ce qui se passait chez nous et encourager les artistes à produire des œuvres pertinentes avec les outils numériques ; les Transnumériques sont nés de cette volonté et ont commencé relativement modestement au regard des Netd@ys par un week-end à Bruxelles et un autre à Mons alliant à chaque fois réflexion, débat et présentation d’installations et performances d’artistes cette fois majoritairement belges. Mais dès la deuxième édition, le festival a pris de l’ampleur puis en 2008, il s’est étendu grandement pour rayonner sur Bruxelles, Mons, Lille et Paris dans plusieurs lieux partenaires.

    Après cette grande édition passionnante mais assez épuisante, j’ai ressenti la besoin, avec mon équipe, prendre un peu de recul car nous avions été, d’une certaine manière, par le développement du festival qui était au-delà de nos moyens humains et financiers assez contraints. Après une pause parsemée d’autres événements numériques plus circonscrits, nous avons relancé les Transnumériques en 2012, reliant Bruxelles et Mons, avec une autre formule en invitant un artiste associé à apporter sa marque et réflexion personnelle sur la programmation du festival. J’ai eu donc le plaisir de travailler avec Valérie Cordy (maintenant directrice de La Fabrique de Théâtre) et nous avons choisi ensemble de mettre encore d’avantage l’accent sur l’aspect laboratoire vivant des Transnumériques qui a invité des dizaines d’artistes belges mais aussi étrangers, à y présenter des formes « in progress » au public. Celui-ci a parfois été étonné de cette approche mais a globalement bien réagi et je pense que ce fut aussi une plate-forme pour nombre de ses projets qui, pour la plupart, se sont développés et précisés par après.

    Au lieu de remettre le couvert en 2014 (car nous étions passés en mode biennale pour mieux concentrer les énergies), nous avons reporté d’un an (tout en proposant en 2014, certaines activités dans le festival VIA qui s’inscrivaient dans des projets développés à plus long terme dans Transnumériques) cette cinquième édition pour s’intégrer pleinement dans Mons2015, Capitale européenne de la culture dont le slogan initial (qui reste mon préféré), « When culture meets technology » collait parfaitement à cette cosmogonie. Nous avons alors choisi de se concentrer sur Mons comme ville principale d’un festival jusqu’ici interurbain, tout en y conviant des partenaires étrangers et belges à y participer et en choisissant de mettre encore plus franchement l’accent sur les jeunes talents et projets en devenir numériques d’où la baseline « festival des cultures et des émergences numériques ».

    Performance To paint a concert

    Annabelle Playe

    C’est aussi le nom de l’exposition de ces Transnumériques@Mons2015 qui s’axe, en effet, clairement sur la jeune création. En quoi est-ce important, pour vous, de mettre l’accent sur ces artistes numériques en devenir ?

    D’abord parce que c’est utile pour les jeunes créateurs de pouvoir bénéficier d’une telle plate-forme qui n’existe pas comme cela en Belgique et aussi pour nous afin de pouvoir proposer de nouveaux projets et accompagner des artistes de ces jeunes générations tant en Belgique qu’à l’international pour les plus talentueux. Nous pourrions à l’inverse choisir comme le fond bon nombre de mes collègues de programmer quelques « grands noms » du numérique (quoique dans ce domaine, la célébrité est toute relative) qui seraient sans doute susceptibles d’attirer plus facilement un large public qui pourrait accessoirement faire la fête au son de quelques stars éphémères de l’électro.

    En tant que spectateur, je n’ai évidemment rien en soi contre cette formule qui peut être plus ou moins réussie, mais si on écoute bien la demande des créateurs, promotionner, accompagner et développer les « émergences numériques » paraît indispensable, avec tous les risques que cela suppose. Parallèlement au travail de soutien à ses « découvertes » et « nouveautés innovantes » (méfions-nous des labels décernés parfois un peu rapidement), il me semble toujours essentiel de les mettre en contexte dans ce qui constitue depuis quelques années déjà, une histoire des arts et cultures numériques.

    Francois Zajéga

    Fabien Zocco

    Quelle vision de la création numérique mais aussi des cultures numériques défend Transcultures, au travers des Transnumériques ? 

    Une vision ouverte qui part avant tout du numérique comme vecteur de transversalité renforcée et non comme un autre « ghetto » réservé aux not so happy geeks. Cela suppose que l’accent est mis sur les hybridités. J’ai participé en septembre dernier à un colloque autour de l’hybridité organisé par Bozar pour le lancement du BEAF qui a été ouvert par Gerfried Stocker, le directeur d’Ars Electronica, le bien connu centre et festival des arts et cultures numériques à Linz. Il a mis l’accent sur le fait que ces dernières années, les arts numériques se sont considérablement développés et diversifiés et qu’il lui semblait plus intéressant de parler d’arts hybrides (qui est d’ailleurs une des sections fortes du prix Ars Electronica) que de chercher à rester coller à un hypothétique art numérique excluant d’autres formes « innovantes ».

    J’étais heureux d’entendre, de la part d’un responsable de ce qui est sans doute l’institution impliquée dans la création numérique la plus importante internationalement, ce positionnement qui est aussi celui de Transcultures sur la création numérique depuis longtemps, une approche résolument transversale qui, à mon grand étonnement, encore aujourd’hui à une époque de tous les métissages et mixages, peut se heurter à certains ostracismes ou strabismes de certains collègues « puristes ». Car le public lui ne réagit pas du tout selon ces catégories qui à peine dressées explosent déjà. Il est touché, intrigué, amusé, perturbé… par le projet ou pas.

    D’autre part, nous avons aussi choisi tant pour Transcultures que pour Transnumériques, de défendre au-delà des arts, les « cultures numériques », ce qui pour nous implique aussi une approche à la fois plus englobante mais aussi critique, qui dépasse la seule préoccupation artistique (qui reste très forte chez Transcultures) pour la rattacher aux mutations sociétales et technologiques.

    Collectif d23D

    Festival Videoformes

    Cette année, les Transnumériques s’ouvrent avec une journée, From digital to culture, qui propose un temps de discussion et de réflexion autour du rôle et de la place des cultures numériques dans les industries créatives aujourd’hui. Comment vous positionnez-vous face à cette problématique ? 

    Etant régulièrement invité dans des colloques croisant les dimensions culturel et technologique, j’ai constaté que cette grande constellation pas très définie appelée « industries créatives » ou « industries culturelles » avait tendance à manger de plus en plus le paramètre proprement artistique alors que paradoxalement, il serait légitimement le premier en ligne quand on parle de création y compris numérique. On peut aussi s’inquiéter que dans de nombreux programmes de soutien, par exemple européens, le mot artiste devient quasiment peu recommandable et que quand on parle par exemple de recherche (avec le rapport Arts/Sciences qui est de plus en plus mis en avant, et on peut s’en réjouir), certains refusent de considérer l’artiste comme un chercheur au même titre que le scientifique.

    J’ai eu envie de remettre les artistes (ainsi que les responsables d’institution ou d’association qui les défendent) dans son irréductible singularité, au centre de ce débat et de lui donner aussi la parole. Nous tenterons aussi d’éviter les présentations auto-promotionnelles, les multiples « pecha kucha » (qui contrairement à sa signification en japonais qui veut dire bavardage lui laisse très peu de place) et « speed dating » où les sujets complexes comme celui-ci ne sont pas ou peu abordés car « trop longs » et où au nom de l’efficacité, les participants doivent se changer en vendeurs et publicités la plus « catchy » possibles d’eux-mêmes. Nous prendrons pour une fois le temps (jamais assez, c’est certain) de donner le temps à la discussion contradictoire et critique, à l’échange d’expérience au-delà de son seul intérêt aussi et laisserons les modèles marketing au vestiaire.

    Les tables-rondes thématiques seront nourries aussi par une conférence inaugurale du sociologue français Jean-Paul Formentraux (dont je suis, avec intérêt, les écrits et notamment L’œuvre virale paru à La Lettre volée, éditeur que nous avons en commun) qui a choisi comme titre de son intervention « Artistes de Laboratoire : Recherche et Création à l’ère numérique » et posera la question : « Qu’est-ce que « créer » aujourd’hui dans un contexte interdisciplinaire hybridant arts, sciences et technologies numériques ? ».

    Notre but à la fin de cette journée est de pouvoir commencer à proposer ensemble des prescriptions concrètes qui pourraient nourrir également d’autres initiatives (je pense par exemple à la « coupole numérique » dans le cadre de l’initiative « Bouger les lignes » (on ne peut qu’être sympathisant d’une telle injonction) lancée par la Ministre de la Culture et de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles Joëlle Milquet). Il n’est pas question d’aller contre le phénomène de développement des « industries créatives » ; Transcultures est heureux d’être depuis maintenant plus d’un an, un membre exécutif du cluster TWIST (Technologies Wallonnes de l’Image, du Son et du Texte) qui regroupe une centaine d’entreprises belges, dont nous accueillerons une rencontre au Manège de Sury (un lieu d’ailleurs destiné après 2015 à accueillir des entrepreneurs) dans le cadre de l’exposition Emergences numériques de ces Transnumériques.

    C’est pour nous important car il est important qu’une structure culturelle – qui plus est travaillant dans le domaine numérique, puisse dialoguer avec des entreprises « innovantes » afin de travailler ensemble à des synergies profitables pour tous. Nous travaillerons aussi, dans cette perspective, à mettre plus d’arts numériques dans l’entreprise (et certaines y sont ouvertes) mais là aussi sans « plaquer » un contenu dans un contexte qui pourrait le rejeter si au préalable, il n’y a pas un vrai dialogue et compréhension des réalités, compétences, besoins et désirs des uns et des autres.

    Forum From Digital to Culture

    Alexandra Dementieva

    Alice Jarry

    Philippe Baudelot

    Au travers l’exposition Émergences numériques et les différents évènements du festival, je pense notamment aux diverses conférences qui auront lieu à Arts2 et au Café Europa durant les Transnumériques (outre le forum From digital to culture), les Transnumériques font une grande place à la réflexion. Pensez-vous, qu’aujourd’hui, dans ce contexte de crise culturelle cette action de réflexion, de débats et de pédagogie au sens large soit plus importante encore ?

    Tout-à-fait, on ne peut et ne doit pas en faire l’économie si on ne veut pas faire dans le monologue nombriliste de « spécialistes entre soi » ! Nous avons toujours associé chez Transcultures les dimensions production, diffusion à celles de la sensibilisation (avec des ateliers également pour les plus jeunes, comme les « Digital Kids ») et réflexion (via des rencontres, colloques, forums..que nous tentons de rendre le moins formalistes et le plus conviviaux possibles pour encourager là encore un vrai échange).

    Proposer ici des conférences de critique/commissaire artistique (Philippe Baudelot), artiste également doctorante (Alice Jarry) mais aussi, grâce au cycle ArtComTec proposé par Natan Karczmar (dont nous avions relayés à Mons cet été un premier cycle de présentations passionnantes lors des workshops et séminaires ArtCamp organisés depuis l’Université de Bohême occidentale) de pionniers proto numérique don il est très important de rappeler les expériences et enseignements aux jeunes générations : Maurice Benayoun (artiste hyperactif et également théoricien), Gilbertto Prado (lui aussi créateur avec son Grupo Poéticas Digitais et professeur d’université à Sao Paulo) et Derrick de Kerckhove (sociologue-théoricien des médias, collaborateur de Marshall McLuhan dont il contribue élégamment à faire connaître sa pensée visionnaire).

    Ces interventions font aussi l’objet de rencontres avec les étudiants et les curieux qui comme nous apprécient ses rappels historiques et mises en contexte qui relativisent au passage un toujours nouveau amnésique trop répandu. On peut d’ailleurs remarquer que pour leurs interventions dans ArtComTec@Transnumériques, Derrick de Kerckhove et Maurice Benayoum ont tous deux choisi, sans se concerter, de faire un point sur 30 ans de pratique d’arts numériques. Leurs visions panoramiques nous donnent aussi des éléments critiques indispensables également pour les générations antérieures.

    haydirocket

    Arthur Baude

    Les partenaires nationaux et internationaux sont nombreux dans ces Transnumériques, comment mettez-vous en place ces partenariats et comment cela se traduit-il de manière pratique ? 

    Quand on s’appelle Transcultures, c’est assez naturel de nourrir des partenariats internationaux car ils sont à la base même de notre démarche et de notre projet qui affirme sa dimension « glocal » (comme dirait Paul Virilio), à la fois soucieux d’un ancrage territorial et d’échanges à un niveau international avec des partenaires avec lesquels nous nous complétons.

    Nous faisons partie de réseaux comme le RAN (Réseaux des Arts Numériques) une heureuse initiative du Centre des Arts d’Enghien-les-Bains que nous avons rejointe depuis le début et qui réunit à ce jour, une quarantaine de centres, festivals, structures culturelles des quatre coins du globe mais aussi écoles d’art, laboratoires de recherche impliqués dans la création numérique. C’est aussi le cas de nos partenaires du Digital Art Centre de Taipei (avec lesquels nous avons eu des échanges lors de City Sonic en septembre et dernièrement en novembre avec le Digital Art Festival de Taipei où nous avons présenté, avec succès, plusieurs installations et performances numériques) et de Vidéoformes (qui nous avait invité en mars 2015 à présenter une édition des Transnumériques Awards-spécial GIF mais aussi une sélection de vidéos et performances et que nous retrouvons dans cette édition de Transnumériques avec des performancesVideo Age 3.0 de Gabriel Soucheyre, Alain Longuet, Stéphane Troiscarrés qui revisitent les archives de Vidéoformes et de l’association Grand Canal pour en faire une sorte de mash up transhistorique, avec pour cette nouvelle version dans Transnumériques, l’apport sonore live de Gauthier Keyaerts, et Vaisseaux d’Annabelle Playe et Gregory Robin, en version spatialisée – pour l’ouverture mais aussi avec les lauréats de leur dernière édition et une belle sélection audio-visuelle à caractère numérique pendant l’exposition Emergences numériques).

    D’autre part, nous avons aussi des échanges réguliers avec le Québec (soutenu, en ce qui nous concerne, par Wallonie-Bruxelles International dans le cadre des échanges bilatéraux entre les la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Québec), depuis plusieurs années avec Rhizome pour des performances liant poésie, arts sonores et numériques dont émane aussi le dispositif multimédiatique, Chœur(s) – machine à présences poétiques, fruit de notre co-production, avec l’apport de 18 poètes et artistes sonores belges et québécois convoqués par Simon Dumas. Un autre partenaire québécois, plus récent, est La chambre blanche, centre d’artistes autogéré dédié à l’expérimentation en arts visuels, également très actif en « arts médiatiques », avec lequel nous avons entamé des résidences numériques croisées et dont l’installation Lighthouses d’Alice Jarry (Montréal) et Vincent Evrard/Ogre (Liège) est le produit également exposé en première dans Emergences numériques.

    A ces collaborations bilatérales, s’ajoutent des initiatives, je dirai, « transnationaliste » que sont, pour le volet ouvert à tous et lié au format vidéo court qui est ici un trait d’union entre des villes et des structures impliquées, les Vidéocollectifs menés par Natan Karczmar (qui a fait, depuis plus de trente ans, de la relation une mission à la fois créative et humaniste) en collaboration étroite avec Vidéoformes mais aussi cette année l’école d’arts visuels de Mons Arts2 dont les étudiants ont réalisé des œuvres intéressantes et Plzen, également Capitale européenne de la Culture en 2015 avec la département d’art et de design de l’Université de Bohême Occidentale et, pour la dimension réseau qui nous tient à cœur car elle est vecteur de liens créatifs avec une certaine instantanéïté, les Transnumériques Awards coordonnés par Jacques Urbanska qui regroupent des centaines de GIF d’esthétiques très diverses (et qu’il s’amuse aussi à l’occasion à mixer) et propose aussi pour Transnumériques, également un GIFWall, sorte de fresque numérique de l’artiste turc haydirocket, sorte de croisement jouissif entre Pierre & Gilles et Gilbert & Georges nourri des tribulations et fantasmes de notre turbulent XXIème siècle.

    Tous ces liens et compagnonnages inter/transnationalistes mais aussi inter/régionaux (tant avec les écoles d’art impliquées dans le programme Emergences Numériques à l’année, que les associations, institutions dont numediart pour le maillage concret Arts/Sciences et structures amies dont Vidéographies à Liège, avec lesquels nous collaborons sur le long terme) nourrissent le festival, lui permettent aussi de présenter des projets qui ont pu bénéficié de compétences et de regards croisés, et lui donne, je pense, dans le paysage actuel des manifestations arts numériques d’ici et d’ailleurs, outre une certaine pertinence tant pour les artistes que pour les partenaires mais aussi les publics que je met toujours au pluriel, une identité à la fois multiple et singulière.

    Transcultures nov. 2015
    Propos recueillis par Eloïse Bouteiller

    Production

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques), WallonieBruxelles Théâtre Dance, WBI, Délégation Générale du Québec à Bruxelles.
    • Avec la collaboration de IDEA, Mundaneum, Vidéoformes, Vidéographies, Rhizome, La Chambre Blanche, La Quinzaine des Arts du Futur, ARTour, Arts2, ENSA Villa Arson, Saint-Luc Bruxelles, TWIST.
  • 27.11 > 12.12.2015 – Festival Transnumeriques #5 @ Mons2015

    novembre 6, 2015

    Dans le cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culture dont il est une des dernières manifestations, Transnumériques met le focus sur les émergences numériques. Il s’agit à l’heure de la société de l’hyperspectacle, d’une nouvelle crise de la culture et du conformiste globalisant, de fournir une « alter plate-forme » à la fois plurielle et singulière, ouverte et engagée pour la diversité des nouvelles pratiques artistiques hybrides en mutation technologique et plus particulièrement sur les jeunes talents et émergences d’aujourd’hui qui seront les fers de lance des écritures et scènes numériques de demain.

    L’exposition Emergences numériques qui réunit des œuvres co-diffusées ou co-produites avec des structures partenaires belges et étrangères partenaires (Rhizome et La Chambre blanche pour le Québec ; Vidéoformes, Databaz et la Quinzaine des Arts du Futur pour la France ; numediart et Vidéographies pour la Belgique), ainsi qu’une sélection de projets réalisés par des étudiants des écoles d’art Arts2 (Mons), la Villa Arson (Nice), La Cambre (Bruxelles)… accompagnés et soutenus également par Transcultures.

    Transnumériques#5 s’ouvre le vendredi 27 novembre par le forum From Digital to Culture, une grande rencontre au Mundaneum. Après une conférence du sociologue français Jean-Paul Fourmentraux, la table ronde réunira des responsables de structures culturelles, numériques, scientifiques, économiques, européennes… interrogeant la place des arts et cultures numériques aujourd’hui dans les industries créatives, les croisements Arts/Sciences et la multiplication des réseaux collaboratifs. Ce temps de rencontres et tables rondes se dérouleront dans l’exposition pédagogique du Mundaneum Mapping knowledge (comprendre le monde par les données) dont Transcultures est partenaire.

    Pendant le festival, des interventions-présentations « émergences numériques » sont organisées avec l’école d’arts visuels de Mons Arts2 . Un cycle de vidéoconférences ArtComTec est organisé au Café Europa Mons avec (entre autres) les artistes pionniers Gilberto Prado, Maurice Benayoum.

    Transnumeriques #5 – 27.11 > 12.12.2015
    Festival des cultures et emergences numériques
    http://transnumeriques.be

    Participants : Gianluca Abbate (It), Rémi Amiot (Fr), Vivian Barigand (Be), Dimitri Baheux (Fr), Arthur Baude (Fr), Philippe Baudelot (Fr), Maurice Benayoun (Fr), Arnaud Biais (Fr), Philippe Boisnard (Fr), Maurice Charles JJ (Be), Junkai Chen (Chn), Corentin Clouet (Be), Elisabeth Creusen (Be), Haydiroket (Tk), Helga Dejaegher (Be), Alexandra Dementieva (Ru), Simon Dumas/Rhizome (Qc), Coline Dupuis (Fr), Mauricio Dwek (Br), Florent Eeckeman (Fr), Vincent Evrard (Be), Delphine Fabbri Lawson (Fr/Br), Iban Fernandez (Fr), Francesca Finni (It), Peter M Friess (De), Jean-Paul Fourmentraux (Fr), Fabien Grisard (Be), Magali Halter (Fr), James Hudson (Aus), Victor Huguenin (Fr), Guida Inês Maurício (Pt/Bt), Yannick Jacquet (Fr), Alice Jarry (Qc), Derrick de Kerckhove (Be), Julie Kern Donck (Be), Natan Karczmar(Fr/Isr), Alexander Ketele (Be), Gauthier Keyaerts (Be), Maxime Lanneau (Be), Christophe Laventure (Fr), Adrien Lefebvre (Be), Alain Longuet (Fr), Ariane Loze (Be), Justin Lui (Ca), Luis Miguel Girao (Pt), Arash Nassiri (Irn), numediart (Be), Antoine Outtier (Be), Vincent Paesmans (Be), Pao Paixo (Pt/Ch), Annabelle Playe (Fr), Reynold Reynolds (USA), Grégory Robin (Fr), Omar Seddati (Be), Manuel Selva (Be), Ding Shiwei (Chn), Gabriel Soucheyre (Fr), Stéphane Troiscarrés (Fr), Jacques Urbanska (Be), Delphine Van Laere(Be), Eglé Vismantaite (Lt), François Zajega (Be), Fabien Zocco (Fr) + Vidéocollectifs (Mons, Pilsen, Clermont-Ferrand…), sélection internationale Vidéoformes, Transnumériques Awards – Arts & Networks, City Lights@Transnumériques 2015…

    Evénements principaux

    • 27.11 ⟳ 10:30 >17:30 – Rencontre From Digital to Culture – Mundaneum
    • 27.11 ⟳ 18:30 – Ouverture de l’exposition Emergences Numériques + Performance  AV Videoformes – Manège de Sury
    • 28.12 ⟳ 16 > 18h – Transdémo (petites formes performances hybrides et numériques) – Manège de Sury
    • 01.12 ⟳ 12:00 – Conférence/rencontre l’artist lice Jarry (Qc) (le processus in situ en art numérique) – Arts2 + Vidéoconferences ArtComTec (Maurice Benayoum, Delphine Fabbri Lawson + Mauricio Dwek) – Café Europa
    • 08.12 ⟳ 12:00 – Conférence du critique Philippe Baudelot (sur les récents développements des arts immersifs) – Arts2
    • ⟳ 18 :00 – Vidéoconferences ArtComTec (Gilbertto Prado…) + Derrick de Kerckhove (Be) > 1985-2015 : 30 ans d’histoire -personnelle- d’art numérique – Café Europa
    • 11+12.12 19 > 21:00 – City Lights @ Transnumeriques – Polytech/Umons

    Production

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques), WallonieBruxelles Théâtre Dance, WBI, Délégation du Québec
    • Avec la collaboration de IDEA, Mundaneum, Vidéoformes, Vidéographies, Rhizome, La Chambre Blanche, La Quinzaine des Arts du Futur, ARTour, Arts2, ENSA Villa Arson, Saint-Luc Bruxelles, TWIST.

    Plan