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  • Appel 2019 | City Sonic #16, festival international des arts sonores

    21/08/2019

    Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores, lance un appel à projets pour l’exposition de la 16ème édition de son festival international des arts sonores City Sonic qui se déroulera, du 21 novembre au 1er décembre 2019 pour le parcours d’installations principal (+ performances et ateliers), dans divers lieux du centre ville de Louvain-La-Neuve (Belgique), ainsi qu’à Braine L’Alleud (expo Emergences sonores à l’école d’art + workshops et performances, hiver 2019 dates à préciser) et Wavre (parcours fin janvier 2020 dans plusieurs lieux à définir).

    Deadline : 29.09.2019

    Critères de sélection

    • L’appel est ouvert à tout artiste ou groupe de créateurs/concepteurs belges ou étrangers.
    • Tout.e œuvre/projet artistique prêt à être diffusé (ou en cours de finalisation) où le son est travaillé comme matière première de création ou présentant une esthétique/poésie singulière.
    • En priorité : des installations sonores multimédias/interactives/immersives susceptibles de pouvoir s’intégrer dans le parcours en ville de City Sonic (lieux intérieurs et possibilité extérieur si sécurisé), dispositifs géolocalisés, en réseaux…
    • Des propositions de performances sonores ou d’ateliers sonores d’une longueur d’un jour maximum (avec une attention particulière aux jeunes publics) pourront aussi être ici retenues, mais dans une moindre mesure.
    • Une attention particulière sera portée aux projets proposant : une exploration originale de la matière sonore et de nouvelles formes d’expression en lien avec celle-ci, un regard poétique ou/et critique sur l’état du monde et différents enjeux sociétaux, politiques, environnementaux, une place singulière au spectateur/auditeur, une adaptabilité au contexte de présentation et une certaine autonomie/légèreté technique.

    Soumission (uniquement par mail)

    • Un dossier complet expliquant votre projet (veuillez inclure des liens vers des visuels, schémas ou extraits sonores si pertinents afin que nous comprenions mieux le projet soumis et votre démarche en général)
    • Un budget de soutien à la création et à la diffusion :
      • toute proposition financière excédant 1500 euros pour les installations ou dispositifs géolocalisés/réseau – 700 pour les performances – et 500 pour les ateliers – ne pourra malheureusement pas être retenue dans ce cadre
      • Veuillez y ajouter une estimation des frais de transport (artiste + oeuvre) pour Louvain-la-Neuve
      • Veuillez aussi indiquer s’il existe de votre côté une aide extérieure éventuelle pour les transports, séjour ou autre pour la diffusion de votre projet.
    • Un dossier technique complet (comprenant les besoins en matériel et personnel, estimation du temps de montage/démontage).

    City Sonic 2019 | Winter Sessions - Emergences

    En 2003, Transcultures, Centre des Cultures Numériques et Sonores, a initié City Sonic en Fédération Wallonie-Bruxelles, un festival dévolu à la diversité des arts sonores dans l’espace urbain. Après avoir longtemps été organisé dans et avec la Ville de Mons, le festival a investi Charleroi en 2017 avant de devenir une biennale et de présenter en novembre 2019, une 16ème édition « Winter Sessions – Emergences » à Louvain-la-Neuve (21.11 > 01.12.019) et dans d’autres villes partenaires du Brabant Wallon (Braine l’Alleud – dates à préciser, Wavre –dernière semaine de janvier 2020).

    Chaque édition de cette « manifestason » unique qui a rapidement joui d’une réputation internationale, présente des dizaines de projets d’esthétiques variées, à dimension sonore in situ (des œuvres nouvelles ou réadaptées en fonction du lieu d’accueil) dans un esprit à la fois défricheur, voyageur et fédérateur.

    Cette édition 2019 est consacrée aux émergences sonores*, avec une priorité accordée aux nouvelles pratiques audio hybrides, aux jeunes créateurs et aux découvertes artistiques singulières. Elle est prévue en partenariat avec l’UCL Culture principalement à Louvain-la-Neuve du 21 novembre 2019 au 1er décembre 2019. Le parcours sonore sera ponctué de performances et d’ateliers pour jeunes publics et autres. Certains événements pouvant être démarré avant et s’arrêter un peu après…

    *le nom d’un programme d’accompagnement de projets d’étudiants de différentes écoles d’art de Wallonie-Bruxelles mené à l’année par Transcultures et dont les meilleurs sont diffusés dans le festival

    Production

    City Sonic, Transcultures, Fédération Wallonie-Bruxelles, UCL Culture, Université Catholique de Louvain…

    Transcultures
  • 02.09.2019 | BABY YOU CAN WRITE MY TRACK – Plateforme de musiques de films et de pubs

    20/08/2019

    Le 02 septembre prochain, la nouvelle plateforme belge BABY YOU CAN WRITE MY TRACK d’appel d’offres pour la création de musiques de films et de pubs ouvrira officiellement sa place de marché aux réalisateurs de films et aux créatifs qui cherchent des musiques exclusives ou créées sur mesure pour leurs projets.

    « Si l’utilisation croissante de chansons d’artistes dans les films, séries et publicités est due à la politique récente des maisons de disques d’offrir leurs catalogues sans frais de licence, ou à une tendance amorcée par des réalisateurs comme Quentin Tarantino, cela montre aussi que l’offre de musique originale n’est pas adaptée aux attentes des réalisateurs et des créatifs. Identifier le bon compositeur, le briefer et négocier avec lui prend beaucoup de temps. De plus, la qualité de la musique livrée n’est jamais garantie » explique Pierre Roger, co-fondateur et CEO de BABY YOU CAN WRITE MY TRACK.

    À l’instar de la plateforme 99designs.com dédiée à la création de designs, BABY YOU CAN WRITE MY TRACK permet à ses clients de soumettre un briefing instantanément à des centaines de compositeurs de film et artistes indépendants du monde entier et de collaborer ensuite – sans quitter la plateforme – avec ceux dont les propositions sont le plus en adéquation avec le projet. Le tout, sans obligation d’achat.

    La plateforme offre également une page où les compositeurs et les artistes peuvent déposer en exclusivité les musiques qu’ils viennent de créer et où les clients peuvent venir faire leur marché.

    Au moment de l’ouverture, près de 600 compositeurs de film et artistes, dont certains renommés, ont déjà rejoint la plateforme. Les premiers chiffres durant la phase de test traduisent leur grande réactivité. « En moyenne, 87% des appels d’offres ont donné lieu à la livraison de la musique finale dans un délai de 52h » se réjouit Pierre ROGER.

    Parmi les touts premiers clients de BABY YOU CAN WRITE MY TRACK figure la nouvelle chaîne belge d’information en continu LN24 qui a confié à l’un des compositeurs de la plateforme son identité musicale.

    A lire aussi :

    BABY YOU CAN WRITE MY TRACK

    Nouvelle place de marché en ligne, basée sur le modèle d’appel d’offres pour des musiques originales ou exclusives. Elle s’adresse aux réalisateurs de films et aux créatifs d’agences de communication. Basée à Bruxelles, elle entend déployer ses activités principalement en Europe et aux États-Unis.

    Transcultures
  • Call 2019 | Parcours sensoriels et expériences muséales | Crossborder Living Labs

    15/08/2019

    Dans le cadre du projet Interreg transfrontalier C2L3PLAY – Cross Border Living Labs, est lancé un appel à projets destiné aux designers, artistes, entrepreneurs, petites et moyennes entreprises, particuliers, désireux de développer des projets artistiques, technologiques et économiques dans le secteur des Industries Culturelles et Créatives.

    Pour cet appel à projets, les porteurs de projet issus de l’accompagnement C2L3PLAY pourront tester leurs projets au sein du musée du Louvre-Lens.

    Deadline : 15 septembre 2019 (avant minuit)

    voor het Nederlands

    Contexte global : le Musée du Louvre-Lens, un lieu d’expérimentation unique

    Inauguré en décembre 2012, le musée du Louvre-Lens est situé dans l’ancien Bassin minier du nord de la France, désormais inscrit au patrimoine mondial de l’Unesco. Sa délicate architecture de verre et de lumière, résolument contemporaine, se déploie harmonieusement sur un ancien site d’extraction de charbon, métamorphosé en un parc paysager de 20 hectares. La Galerie du temps constitue véritablement le cœur du Louvre-Lens. Elle présente plus de 200 chefs d’œuvre issus des collections du Louvre, dans un espace spectaculaire de 3 000 m², et offre un parcours inédit à travers l’histoire de l’art, depuis l’invention de l’écriture en Mésopotamie au 4e millénaire avant notre ère, jusqu’à la révolution industrielle au milieu du 19e siècle. Sa scénographie, à la fois chronologique et pluridisciplinaire, crée un dialogue nouveau entre les époques, les techniques et les civilisations.

    Chaque année, des expositions temporaires d’envergure internationale posent un tout autre regard sur les collections du Louvre, en contraste avec la Galerie du temps, et permettent d’accueillir des œuvres du monde entier. Bénéficiant de l’appui scientifique du musée du Louvre et grâce à une médiation innovante et diversifiée, ces expositions allient excellence culturelle et accessibilité au plus grand nombre. Cette même ambition se retrouve dans le Pavillon de verre, dont les expositions valorisent la richesse des musées des Hauts-de-France.

    Le musée du Louvre-Lens s’appuie sur la médiation numérique depuis son ouverture pour accompagner au mieux le visiteur dans la découverte des œuvres d’art. Cette réflexion perdure et tend à se concentrer autour de certaines problématiques. Comment le numérique peut-il renforcer l’attractivité d’un musée en proposant des dispositifs prenant en compte un nouveau profil de visiteur à la recherche d’expériences porteuses de sens et d’émotion (immersion, expérimentation, etc.) ? Comment le numérique peut-il renforcer la posture du visiteur comme acteur dans la construction de savoirs ? Comment le numérique peut-il permettre aux personnes éloignées de « visiter » le musée ? Voici certaines des grandes interrogations portées par les équipes du musée du Louvre-Lens.

    L’appel à projets

    Partant de ces questions, cet appel à projets invite les porteurs de projets (designers, artistes, entrepreneurs, petites et moyennes entreprises) du secteur des Industries Culturelles et Créatives à proposer des projets innovants et inclusifs (services ou produits), autour de 2 grands axes :

    1. Découvrir et s’approprier le patrimoine emblématique : un enjeu fondamental pour les territoires
      Via des parcours sensoriels, créatifs, à destination des visiteurs ou des habitants de la région, l’idée de cet axe est de donner à découvrir, à voir le patrimoine et/ou sa ligne du temps, pour mieux le comprendre et en saisir les enjeux.Ici, c’est au sein du parc du musée du Louvre-Lens que seront expérimentés les projets sélectionnés. Il s’agira de mettre en valeur ce que fut le parc à son époque industrielle mais aussi/ou ce qu’il est à présent, un réservoir de biodiversité.Mots clés : Parcours sonore, sensoriel, passé et présent, saisonnalité, intégration, in situ, nouvelles formes de parcours créatif urbain, de rapports son-espace public, son-numérique/géolocalisation, création/participation/narration/virtualité
    2. L’expérience muséale augmentée : un test en condition réelle au sein du Louvre-LensContextualiser les œuvres : les œuvres des musées sont parfois difficiles à remettre dans leurs contextes originaux et c’est pourtant une vraie richesse que les musées pourraient apporter à leurs visiteurs. Au Louvre-Lens, une grande partie des œuvres de la Galerie du temps sont des objets archéologiques : statue, sarcophage, etc. La difficulté est de donner à comprendre le contexte d’origine des objets archéologiques exposés dans le musée. L’objectif serait de permettre d’explorer les œuvres dans leur contexte original, de découverte : traverser des palais, de temples, des environnements. Il pourrait aussi s’agir d’aider à faire comprendre ou à faire vivre le contexte d’usage de certaines œuvres : peintures, sculptures, mobiliers, etc.Vivre une œuvre d’art : l’objectif serait de proposer aux visiteurs une expérience permettant de vivre autrement une œuvre d’art : marcher dans un tableau, discuter avec des personnages, retirer des couches d’une peinture pour découvrir les différentes étapes du travail de l’artiste, utiliser un objet de culte, etc. L’idée générale est de proposer une posture nouvelle au visiteur, lui permettant d’appréhender autrement une œuvre, que par le simple regard.Mots clés : dispositif numérique, dispositif mécanique, manipulations, installations, nouvelles technologies, Réalité augmentée/Réalité virtuelle, etc.

    Un accompagnement sur-mesure

    Nous accompagnons les porteurs de projets (designers, artistes, entrepreneurs, petites et moyennes entreprises) grâce à des méthodologies d’innovation tel que le Design Thinking, centré sur l’expérience utilisateur – de la phase d’identification des besoins à l’expérimentation, en passant par l’idéation et le prototypage.

    C2L3PLAY propose une approche inclusive qui s’adapte à tous les stades de maturité de vos projets, et ce, dans tous les secteurs d’activité des Industries Culturelles et Créatives (ICC).

    La qualité de notre accompagnement réside dans la diversité des partenaires qui composent l’équipe (technologie, UX design, business, art, fablab), l’accès au réseau de nos écosystèmes, ainsi que les terrains d’expérimentation sur les trois territoires.

    • des partenaires qui réfléchissent avec vous pour trouver des solutions techniques, business et/ou design à votre idée/projet ;
    • des spécialistes sollicités selon les besoins de votre projet ;
    • des infrastructures mises à votre disposition : accès gratuit à du matériel technique (capture de mouvement, systèmes de VR, FABLAB, etc.) et à des espaces de travail artistiques ;
    • une accélération de votre projet en participant à des « Flash Workout » (workshop) durant lesquels vous et des collaborateurs travaillerez de façon intense pour le développement de votre projet ;
    • une phase de prototypage de votre projet expérimentable auprès de votre public cible ou à des investisseurs potentiels ;
    • une visibilité pour votre projet et pour vous au travers de la communication des partenaires (conférences de presse, événements, mailings, etc.) ;
    • la possibilité de test en conditions réelles le projet auprès d’utilisateurs finaux (approche “living lab”).

    Les partenaires : expertises et d’infrastructures d’exception

    • DesignRegio et son Buda :: lab proposent leur expertise dans la mise en place de projets en co-création entre différents acteurs (entrepreneurs, designers, chercheurs, artistes, citoyens, universitaires – HOWEST, réseau d’entreprises – VOKA). Le fablab Buda ::lab peut être utilisé comme un lieu où de recherche où les co-créations peuvent être matérialisées par des prototypes.
    • Leiedal propose un accès au secteur public en général et aux administrations locales en particulier, une vaste expérience avec des processus et projets complexes, un accès à une large palettes d’utilisateurs et la mise à disposition de certains espaces publics pour expérimenter en conditions réelles.
    • Le Fresnoy, Studio National des Arts Contemporains propose l’accès à des équipements de post-production image et son, à son laboratoire photographique, son atelier de construction et fab-lab (qui inclut notamment un espace dédié à l’électronique et un atelier pour travailler les matériaux tels que la peinture, la fibre de verre, la fibre de carbone, les matières plastiques, les résines, etc… ainsi que des outils de type fablab classique : fraiseuse numérique, impression 3D, etc.), des expertises artistique et technique sur les projets d’installations liés à l’art et aux nouvelles technologies.
    • Le Louvre Lens Vallée propose un accompagnement entrepreneurial s’appuyant sur la méthodologie Art Design Thinking (pensée design, centrée utilisateurs, et mêlant des apports du monde de l’art et de la culture)
, la possibilité d’accéder à notre FabLab (Muséolab), en lien avec l’Université d’Artois
, l’opportunité d’accéder à des terrains d’expérimentation (Fonds Régional d’Art Contemporain de Dunkerque, Musée du Louvre-Lens, Aéronef, …)
, l’intégration à la promotion d’entrepreneurs, offrant mixité et richesse d’échanges,
 l’accès à nos espaces de travail (2 500 m2) et à notre programmation événementielle
    • L’Institut Numédiart de l’Université de Mons propose une expertise technique et une expertise en prototypage sur divers domaines scientifiques à un niveau proche d’une veille technologique ou d’un état de l’art de la recherche (entre autres : Analyse et synthèse de gestes et de mouvements / Analyse de l’attention visuelle / Reconnaissance et détection d’éléments dans une image ou un flux vidéo / Analyse et synthèse langagière, vocale ou écrite / Analyse spatiale et augmentation d’espaces réels et/ou virtuels)
, une mise à l’épreuve d’un concept innovant au travers des méthodologies issues du Design Thinking : séances d’idéation, séances d’exploration technologique, tests utilisateurs en laboratoire ou en conditions réelles.
    • TWIST propose un support dans la phase de mise en marché par la réalisation d’un POC avec un partenaire industriel crédible et/ou un accompagnement dans la recherche de capital risque.
    • TRANSCULTURES propose une expertise en terme de création sonore et numérique et de parcours audio et numérique dans l’espace public, naturel, urbain, extérieur/intérieur et le suivi ad hoc pour les aspects créatifs et contextuels du projet
, une possibilité de résidence des projets , une possibilité de diffusion d’une version (« in progress » ou finalisée) adaptée du projet dans le cadre du festival international des arts sonores en 2021 ou/et d’un autre événement associé à Transcultures en Wallonie (Transnumériques,…).
    • L’Université Polytechnique Hauts-de-France propose un lieu d’expérimentation et d’accueil Wallers creative Mine et un accès à des équipements audiovisuels, un accompagnement dans compréhension de l’expérience usager (utilisateur) et la mise en place de protocoles d’évaluations du potentiel expérientiel des projets.

    Cet appel à projet s’appuie sur un partenaire emblématique de la région frontalière : le musée du Louvre-Lens, un acteur incontournable de la région transfrontalière. Dans le cadre du projet C2L3PLAY, le musée a souhaité s’associer à cet appel à projets notamment pour en devenir l’un des lieux d’expérimentation des projets. Le Louvre-Lens mettra donc à disposition des porteurs de projets retenus :

    • l’accès au Louvre-Lens comme lieu d’expérimentation des prototypes développés
    • l’accès aux équipes du musée et à leurs expertises

    une visibilité via des événements comme les journées Innovations 2020, etc.

    Les étapes possibles de l’accompagnement (selon les profils des projets)

    • un diagnostic du projet et la réalisation d’une feuille de route en co-construction avec les partenaires C2L3PLAY
    • une phase d’inspiration et d’exploration pour cerner la problématique à résoudre
    • une phase d’idéation afin de répondre aux besoins des utilisateurs finaux
    • une phase d’accélération du projet
    • un prototypage
    • une expérimentation en conditions réelles pour confronter le prototype avec les utilisateurs
    • un développement business et une mise en marché
    • une recherche de financement / capital risque

    Les prototypes développés dans le cadre de l’accompagnement pourront être testés auprès d’une large audience notamment au sein du musée du Louvre-Lens.

    L’accompagnement dure entre 4 à 8 mois selon les besoins du porteur de projet. L’accompagnement démarre par une réunion de lancement avec les partenaires pour définir un plan de travail et affiner les besoins du porteur de projet. Lors de cette réunion, seront abordés les différentes échéances et les aspects administratifs du suivi du projet.

    Les critères de sélection

    • Le projet s’inscrit dans le secteur des Industries Culturelles et Créatives (mode, musique, design, architecture, urbanisme, communication, relations publiques et publicité, presse écrite, arts visuels, jeux, nouveaux médias, arts de la scène, patrimoine culturel et audiovisuel)
    • Le projet est innovant
    • La plus-value transfrontalière (Hauts de France, Wallonie, Flandre) de la proposition est étudiée et exposée par le candidat
    • Le projet prend en compte une expérimentation au sein du Louvre-Lens
    • La proposition est reproductible sur d’autres territoires
    • Le candidat est motivé
    • Le candidat souhaite développer un prototype (produit ou service) via l’accompagnement
    • Si le porteur de projet n’est pas constitué en entreprise, il souhaite le faire à la suite de l’accompagnement
    • Le candidat est domicilié sur la zone transfrontalière ou le bénéfice de son projet est identifié sur la zone d’impact (Hauts de France, Wallonie, Flandre occidentale)
    • Le candidat a correctement renseigné le dossier de candidature et le formulaire dans son intégralité

    Le candidat, s’il est sélectionné, devra certifier qu’il n’a pas reçu plus de 200 000 € d’aides d’état dites de minimis* sur une période de 3 exercices fiscaux en France et en Belgique.

    *Les aides d’état (de minimis) font partie des règlements décidés par l’Union Européenne pour encadrer le fonctionnement des aides aux entreprises. Référence : 1 Règlement (ue) no 1407/2013 de la commissiondu 18 décembre 2013 relatif à l’application des articles 107 et 108 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne aux aides de minimis (règlement de minimis). La règle de minimis prévoit qu’une même entreprise (ou si vous exercez une activité économique – N° BCE, SIRET ou équivalent) ne peut recevoir que 200 000 € d’aides dites de minimis sur une période de 3 exercices fiscaux par état membre.

    Étapes pour candidater !

    1. Envoyez votre candidature en quelques minutes via le formulaire du site crossborderlivinglabs.eu avant le 15 septembre 2019, (avant minuit). Avant de candidater, pensez aux questions suivantes :
      De quel type d’accompagnement avez-vous besoin ? Créatif, technologique, design, business, évaluation de votre idée avec un public cible, maturation… ? Avez-vous besoin d’accompagnement pour la réalisation d’un prototype ? Le projet Interreg s’appuie sur un réseau de partenaires sur trois régions avec des cultures et des expertises différentes, comment pensez-vous en tirer partie ? Quel est l’atout que représente l’inter-régionalité dans votre projet ?
    2. Dans les 3 semaines à partir de la clôture de l’appel à projets, nous vous contactons pour vous annoncer si vous êtes éligible pour un soutien de C2L3Play. C’est aussi le moment où nous pouvons vous demander d’éventuelles informations complémentaires.
    3. Si vous êtes éligible, vous nous rencontrerez lors d’un comité de sélection prévu le 4 octobre 2019 à Lens pour discuter de ce que nous pourrions faire ensemble. L’ensemble des partenaires du projet seront présents pour vous questionner sur le projet. L’entretien dure une vingtaine de minutes : présentation de votre projet et de vos besoins, questions/réponses des partenaires. D’un point de vue pratique et si vous candidatez à l’appel à projets, merci de bloquer la date du vendredi 4 octobre 2019 dès à présent.

    Calendrier

    • Date butoir de remise des dossiers : dimanche 15 septembre 2019, 23h30.
    • Comité de sélection des projets : vendredi 4 octobre 2019 de 9h à 17h30 (une convocation avec heure précise sera envoyée par mail)
    • Début d’accompagnement : octobre/novembre 2019 selon les projets

    Contact et info

    En cas de difficulté pour renseigner le formulaire : contactez Clémence Martin – clemence.martin@umons.ac.be

    Crossborder Living Labs

    C2L3PLAY est un projet Interreg de coopération transfrontalière France-Wallonie-Vlaanderen cofinancé par l’Union Européenne et porté par 9 partenaires en France et en Belgique. C2L3Play (Cross Border Living Labs) c’est LE living lab des Industries Culturelles et Créatives de la région transfrontalière Hauts-de-France/Wallonie/Flandres. Convaincus que c’est grâce à la co-création et aux processus d’’innovation que les projets grandissent, les partenaires C2L3PLAY se sont déjà engagés auprès de 9 porteurs de projets en France et en Belgique !  >> Consultez les actualités de C2L3PLAY – Cross Border Living Labs

    Le projet Cross Border Living Labs (INTERREG C2L3Play) est composé de 9 partenaires qui sont actifs dans la recherche technologique, la mise en réseau à valeur économique ou encore la création artistique et design ainsi que la diffusion culturelle. Les partenaires ont actifs dans les 3 régions couvertes par cet appel à projets : Hauts-de-France, Wallonie, Flandres.

    Cet appel à projets s’inscrit dans le cadre du programme Interreg France- Wallonie-Vlaanderen et du portefeuille de projets GOTOS3

    Le programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen & GoToS3

    Le programme Interreg France-Wallonie-Vlaanderen

    Interreg est un instrument-clé de l’Union Européenne pour soutenir la coopération transfrontalière à travers le financement de projets. Le programme de coopération territoriale européenne Interreg France-Wallonie-Vlaanderen s’inscrit dans une volonté de favoriser les échanges économiques et sociaux sur le territoire entre 4 régions frontalières : la Flandre et la Wallonie en Belgique, les Hauts-de-France et le Grand Est en France. 170 millions d’euros provenant du Fonds européen de développement régional (FEDER) sont alloués au programme pour soutenir des projets répondant aux 4 thèmes de coopération : recherche et innovation, compétitivité des PME, protection et valorisation de l’environnement et inclusion sociale. Le portefeuille de projets est un instrument nouveau et innovant qui permet de rassembler différents projets autour d’un objectif commun de développement au service du territoire, des entreprises et de l’emploi.

    GoToS3

    Le programme de coopération transfrontalière Interreg France-Wallonie-Vlaanderen réunit 17 projets sous la bannière « GoToS3 ». Une centaine d’acteurs flamands, français et wallons unissent leurs complémentarités au sein d’un réseau très riche : clusters, acteurs de la recherche, agences de développement, entreprises et fédérations professionnelles, acteurs culturels… Ce portefeuille de projets vise à développer la recherche, l’innovation et la compétitivité des PME sur le territoire transfrontalier. 6 secteurs d’activités communs aux 3 régions sont concernés : industries culturelles et créatives, textile, chimie & nouveaux matériaux, agriculture & alimentation, santé & soin, mécatronique & génie mécanique.

    Production

    Avec le soutien de l’Union Européenne – Interreg – France Wallonie Vlaanderen program

    Transcultures
  • 25.08.2019 | La Ligne Verte – Parcours artistiques | Quaregnon

    07/08/2019

    Pour la troisième édition de la biennale « Tomber Volontiers dans le Panneau », le grand rassemblement artistique, associatif et culturel qui anime la ligne 98C du Ravel à Quaregnon, tous les signaux sont au vert !

    Le dimanche 25 août 2019, de midi à 20h00, le parcours devient « LA LIGNE VERTE ». Plus qu’une couleur, ce thème donnera la tonalité de cette édition où les participants questionneront notre rapport à la nature. Dans une société où le bleu pétrole a tendance à éclipser le vert pâturage, il semble intéressant de s’emparer du sujet, et de l’explorer de manière créative, sans donner de leçons.

    Performances théâtrales, musicales ou contées ; déambulation parmi les nouvelles œuvres éphémères sur le parcours ; rencontres et dégustations avec des producteurs locaux ; réalisations citoyennes technologiques, culinaires et artistiques ; partage de connaissances sur l’art et la nature… le tout dans une atmosphère festive d’échanges et de discussions, avant un bouquet final pour terminer la journée en beauté.

    Dans le cadre de l’événement, Stéphane Kozik, plasticien sonore soutenu par Transcultures, a rencontré le collectif innombrable pour l’élaboration du projet « On a déraillé » ce mercredi 07 août. De nouvelles séances sont prévues au cours de ce mois pour mettre en place l’installation sur la ligne 98C du Ravel à Quaregnon. Rendez-vous le 25 août de 12h00 à 20h00 pour découvrir un univers surprenant.

    Tomber volontiers dans le panneau

    Blanc Murmure sème de l’imaginaire sur le Ravel. Un kilomètre de parcours réinventé sur les cinq qui relient le Pass et le Grand-Hornu et la ligne 98C devient ludique. Lauréat de la Bourse à projets Mons 2015 et soutenu par Mons 2015 qui a cru en la pertinence citoyenne du projet, Blanc Murmure a invité des artistes proches de l’art citoyen à réaliser des interventions durables avec la participation des habitants.

    L’envie d’améliorer la qualité de vie au sein d’un quartier, de créer des synergies nouvelles et de fédérer les institutions culturelles, éducatives et sociales autour du patrimoine revisité ont dynamisé l’élan de création, en marche depuis 2009. Par l’initiation à l’expression contemporaine, ce projet :

    • Permet à des groupes sans prérequis de développer une nouvelle forme de communication, culturelle, artistique, sociale ou communautaire.
    • Crée des tissus créatifs avec des populations de proximité.
    • Propose aux promeneurs de découvrir le potentiel créatif d’une région en quête de renouveau.

    Production

    • Blanc Murmure avec le soutien de la commune de Quaregnon, la Fédération Wallonie-Bruxelles, la Wallonie, culture.be, La Maison Culturelle de Quaregnon, le Plan de cohésion sociale et Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • Re/territorialisations résonantes & Conversation avec Philippe Franck | L’Atelier sonore d’esthétique

    24/07/2019

    Re/territorialisations résonantes

    Re/territorialisations résonantes est un texte de Philippe Franck, dont une première version a été écrite pour la revue québecoise Inter (dossier « Nouveaux terroirs, réinventer les territoires », n°131, printemps 2019).

    Il est publié maintenant, sous une forme sensiblement différente, et, dès lors de façon inédite, sur le site de L’Atelier sonore d’esthétique et accompagne la vingt-troisième édition du documentaire radiophonique Station : Faire des albums curatoriaux. Conversation avec Philippe Franck, 2016-2019.

    Lire l’article et écouter Station #23 sur le site de l’Atelier sonore d’esthétique

    Philippe Franck, historien de l’art, musicologue, critique et producteur, né à Liège en 1963, est le directeur artistique de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores, une structure créée en 1996 à Bruxelles. Si Transcultures explore, plus particulièrement, les champs de la création numérique et des arts sonores, c’est toutefois en 2003 que Philippe Franck fonde, pour le diriger depuis, le Festival international des arts sonores City Sonic qui demeure une mine et une source précieuses en matière de recherche et de prospective en arts sonores.

    Créateur intermédiatique, Philippe Franck développe également, depuis le début des années 1980, un trajet artistique multiforme et, ainsi, a réalisé de nombreuses musiques de chorégraphies (pour Nadine Ganase, Manon Oligny…), de performances, de vidéos (notamment pour Régis Cotentin et Hanzel & Gretzel), d’installations, de parcours géolocatifs… En 2014, il a co-réalisé avec Anne-Laure Chamboissier, le film Bernard Heidsieck, la poésie en action.

    Faire des albums curatoriaux - interview par Alexandre Castant

    Conversation avec Philippe Franck, 95’.

    Œuvres – extraites des Éditions 2004-2017 de City Sonic – des Musiciens, créateurs et poètes sonores : Jérôme Deuson, Sug(r)cane, Dariusz Makaruk, Alba G. Corral, Charles Pennequin et les Chiens de la Casse, Pierre Belouin, Stevie Wishart, aMute, Jean-Paul Dessy, EZ3kiel, Paradise Now, Isa Belle, Flexible, Fujui Wang, Matthieu Safatly, Paradise Now, Ramuntcho Matta, Yellow Shark, William S. Burroughs, Brion Gysin, Ira Cohen, Rodolphe Burger, Marco de Oliviera, Pierre Bastien, Quarck – Adrien Lambinet, Alain Deval, Raymond Delepierre, Quasi una fantasia.

    Groupe de Réalisation : Mateo Calderon, Ambre Charpagne, Sarah Jacquin,
    Stéphane Joly, Hanna Kokolo, Clara Noseda.

    Texte de Ambre Charpagne, lu par elle-même, à propos de God in Three Persons par The Residents et Joshua Brody, Transpalette (Production Bandits-Mages), Bourges, 27 avril 2019.

    École nationale supérieure d’art de Bourges, en partenariat, concernant les extraits musicaux, avec Transcultures/City Sonic et le label Transonic, 2019.

    Écouter Station #23 sur le site de l’Atelier sonore d’esthétique

    L’Atelier sonore d’esthétique

    Ce site regroupe les pièces sonores réalisées, chaque année depuis 2005, par les étudiants de l’École nationale supérieure d’art de Bourges (années 1, 2, 3, 4 & 5), et dans le cadre de L’Atelier sonore d’esthétique, un séminaire de recherche esthétique en création sonore d’Alexandre Castant, professeur d’esthétique et d’histoire des arts contemporains à l’Ensa.

    Lire l’article L’Atelier sonore d’esthétique, ENSA de Bourges de Gilles Malatray sur le site Desartsonnants // Sonos//Faire

    Les pièces sonores produites dans le cadre de cet atelier excèdent la question des registres et des genres : fictions radiophoniques, documentaires de création ou compositions musicales, elles participent donc d’une écriture sonore très ouverte. En revanche, chacune et sauf exception d’un format court de moins de dix minutes environ, fait la description, le commentaire subjectif ou l’analyse sémiologique avec des sons ou la voix, d’une œuvre d’art, toutes disciplines artistiques confondues, relevant du patrimoine, ancien, moderne, contemporain ou actuel. Les sons, alors appréhendés pour leurs potentialités signifiantes, permettent de faire se refléter dans la pratique sonore une histoire de l’esthétique. Inversement, au fil du temps, ces pièces constitueront une petite encyclopédie, subjective, artistique et audio, de l’histoire des arts.

    Parallèlement, cet atelier part du principe que, au regard d’un essai de définition du son et d’un parcours dans les correspondances esthétiques, l’histoire du son dans les arts plastiques, mais aussi dans l’histoire de la radiophonie et du cinéma, constitue aujourd’hui un territoire autonome de la création. Ainsi, des expériences du Père Castel au XVIIIième siècle jusqu’aux sculptures sonores et à Fluxus, l’écoute et le voir ont toujours interrogé autrement l’espace et le temps, les configurent et les donnent à lire en les renouvelant. Espace pédagogique et de recherche, L’Atelier sonore d’esthétique prend acte de cette réalité artistique et s’en nourrit constamment.

    Dans cette perspective, ce site est pourvu d’une page Bibliographie qui, outil aussi bien que lieu de débat en devenir, sera enrichie avec le temps. Enfin, ce travail de création sonore des étudiants ne serait pas abouti s’ils n’était pas diffusé. Outre la diffusion publique qui, chaque année, a lieu dans la Salle d’Écoute de l’Ensa, outre un Cd également réalisé pour chaque session de travail, ce site donne à entendre en accès libre la nature de ces travaux. De plus, et pour toutes les raisons dites, la programmation de festival d’art sonore, comme la présentation de ce type de recherche dans des galeries, des musées, des écoles d’art ou des universités nous a conduit a créer la page Diffusion qui met à jour l’actualité vivante de cet atelier, où la création sonore est aussi conçue comme une synthèse de l’art et une pratique esthétique.

    Transcultures
  • Jacques Donguy, l’expérience de la poésie numérique | par Philippe Franck in Turbulences Video #104

    05/07/2019

    Depuis le début des années 80, Jacques Donguy mène parallèlement une carrière d’artiste / auteur / performeur intermédiatique pionnier ainsi qu’un travail critique et éditorial très important.

    À la faveur de son dernier recueil de textes Chroniques de la Poésie numérique1 et de sa participation au cycle de conférences / rencontres « Écritures numériques – contextes, expériences et enjeux, organisé, en mai 2019, par Transcultures (Centre des cultures numériques et sonores) en partenariat avec Lettres en Voix à la Bibliotheca Wittockiana (Bruxelles) – nous revenons – partant de la poésie sonore puis électronique et aujourd’hui numérique – sur sa trajectoire historique peuplée de rencontres étincelantes avec d’autres créateurs-chercheurs singuliers.

    INTERVIEW

    Philippe Franck : Quelle a été votre première expérience de poésie sonore / pré-numérique ?

    Jacques Donguy : La poésie sonore, je l’ai découverte en 1981 avec le livre Le geste à la parole2 , pour lequel j’ai réalisé un entretien avec Bernard Heidsieck. Ce projet était suggéré par Jean-François Bory3, un ami rencontré à travers Thierry Agullo (artiste / auteur truculent bordelais qui fut aussi le modèle du photographe / peintre Pierre Molinier) quand je vivais dans le Sud-Ouest, qui avait fait une exposition de fers à chaussures, tournant en dérision l’art conceptuel…

    Lire la suite dans le Turbulences Vidéo #104

    Turbulences video • revue trimestrielle

    Depuis 1993, VIDEOFORMES publie une revue trimestrielle qui traite de l’art actuel et des images en mouvement en général, de l’art vidéo et des cultures numériques en particulier : chroniques d’expositions, articles de fond, portraits d’artistes etc.Depuis le numéro 57, la revue est passée du format papier au numérique et était disponible en téléchargement au format PDF.

    SOMMAIRE DU N°104

    Chroniques en mouvement ///
    Vagues de Couleur contre Nuage Noir – Par Jean-Paul Fargier (p.5)
    C&D – Par Jean-Paul Fargier (p.9)
    Jacques Donguy, l’expérience de la poésie numérique – Par Philippe Franck (p.13)
    Pastoral, l’Échappée belle – Par Nina Gire (p.22)
    Sophie Calle, reine phocéenne – Par Jean-Paul Gavard-Perret (p.26)
    Villes inhabitables, une introduction à l’œuvre de Na/Da – Par Gilbert Pons (p.29)

    Portrait d’artiste : Isabelle Arvers (p.36-37)
    Entretien avec Isabelle Arvers – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Gabriel Soucheyre (p.38)
    Compte-rendu Résidence VIDEOFORMES – Par Isabelle Arvers (p.50)
    Interview Hack Circus – Par Isabelle Arvers (p.54)
    Games Reflexions – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Regine Debatty (p.60)
    Isabelle Arvers – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Karen Verschooren (p.71)
    Les machinimas – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Les cultures numériques (p.76)
    Rural.Scapes : un lab rural pour artistes, vaches et poulets au Brésil – Par Isabelle Arvers (p.82)

    Sur le fond ///
    Les morts ont les yeux bleus – Par Alain Bourges (p.88)

    Les œuvres en scène ///
    Mutant Stage : une série en chantier ! – Par Geneviève Charras (p.98)

    Production

    • Publié par VIDEOFORMES, La Diode
    • La revue Turbulences video bénéficie du soutien du ministère de la Culture / DRAC Auvergne, de la ville de Clermont-Ferrand, de Clermont Communauté, du conseil général du Puy-de-Dôme et du conseil régional d’Auvergne.
    Transcultures
  • Pastoral – L’échappée Belle | par Nina Gire in Turbulences Video #104

    05/07/2019

    Pour cette Échappée belle, le musicien et artiste visuel Christophe Bailleau et le créateur sonore / producteur / auteur Philippe Franck allient leurs multiples compétences avec leur duo Pastoral pour nous livrer un album-concept, premier numéro de la série Sonopoetics, dernier-né du label belge « dédié aux sons autres » Transonic, qui croise intimement éléments sonores, poétiques et visuels.

    L’Échappée belle est un projet interdisciplinaire et multiforme qui a fait l’objet d’une exposition à l’Alliance Française Bruxelles-Europe pendant l’été 2017. Ici son artefact se compose d’un CD et d’un livret avec des photographies couleur (majoritairement Christophe Bailleau et quelques unes de Julie Maréchal avec laquelle il a collabo- ré précédemment) en regard des fragments poétiques (écrits en miroir pour l’occasion par Philippe Franck), le tout en format DVD digipack soigné.

    Lire la suite dans le Turbulences Vidéo #104

    Turbulences video • revue trimestrielle

    Depuis 1993, VIDEOFORMES publie une revue trimestrielle qui traite de l’art actuel et des images en mouvement en général, de l’art vidéo et des cultures numériques en particulier : chroniques d’expositions, articles de fond, portraits d’artistes etc.Depuis le numéro 57, la revue est passée du format papier au numérique et était disponible en téléchargement au format PDF.

    SOMMAIRE DU N°104

    Chroniques en mouvement ///
    Vagues de Couleur contre Nuage Noir – Par Jean-Paul Fargier (p.5)
    C&D – Par Jean-Paul Fargier (p.9)
    Jacques Donguy, l’expérience de la poésie numérique – Par Philippe Franck (p.13)
    Pastoral, l’Échappée belle – Par Nina Gire (p.22)
    Sophie Calle, reine phocéenne – Par Jean-Paul Gavard-Perret (p.26)
    Villes inhabitables, une introduction à l’œuvre de Na/Da – Par Gilbert Pons (p.29)

    Portrait d’artiste : Isabelle Arvers (p.36-37)
    Entretien avec Isabelle Arvers – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Gabriel Soucheyre (p.38)
    Compte-rendu Résidence VIDEOFORMES – Par Isabelle Arvers (p.50)
    Interview Hack Circus – Par Isabelle Arvers (p.54)
    Games Reflexions – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Regine Debatty (p.60)
    Isabelle Arvers – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Karen Verschooren (p.71)
    Les machinimas – Propos d’Isabelle Arvers, recueillis par Les cultures numériques (p.76)
    Rural.Scapes : un lab rural pour artistes, vaches et poulets au Brésil – Par Isabelle Arvers (p.82)

    Sur le fond ///
    Les morts ont les yeux bleus – Par Alain Bourges (p.88)

    Les œuvres en scène ///
    Mutant Stage : une série en chantier ! – Par Geneviève Charras (p.98)

    Production

    • Publié par VIDEOFORMES, La Diode
    • La revue Turbulences video bénéficie du soutien du ministère de la Culture / DRAC Auvergne, de la ville de Clermont-Ferrand, de Clermont Communauté, du conseil général du Puy-de-Dôme et du conseil régional d’Auvergne.
    Transcultures
  • Valkiri (Fr) | Résidence MAP Transcultures – Pépinières Européennes de Création 2019

    03/07/2019

    Architecte de formation et bidouilleur multimédiatique, Valkiri (Lille) axe ses recherches sur une hybridation entre les technologies d’hier et d’aujourd’hui. A partir de tout type de média -vieux ou jeune- il élabore des dispositifs pensés pour s’inscrire dans un lieu et le faire vibrer. Son travail sur le détournement d’objets électroniques (hardware hacking, circuit bending) et l’algorithmique lui a permis de développer une réflexion sur la place de l’homme à notre époque, celle de l’autonomisation des machines, et des relations qui les unissent. Partant de là, Valkiri propose aussi bien des installations numériques que des concerts de musique électronique avec son « Orchestre symphonique de jouets ».

    Sélectionné dans le cadre du programme MAP des Pépinières Européennes de Création, il entame sa deuxième période de résidence chez Transcultures après avoir montré une première étape de son installation environnementale Mermedia, au Chateau Gilson (La Louvière) dans le cadre de la biennale d’art contemporain et de patrimoine ARTour 2019. Une deuxième étape de ce dispositif à géométrie variable devrait être présenté dans le cadre du festival international des arts sonores City Sonic qui aura lieu à Louvain-la-Neuve (et en Brabant wallon), du 21 novembre au 1er décembre 2019.

    Production

    • Production : Transcultures, Pépinières Européennes de Création.
    • Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles
    Transcultures
  • 06.07.2019 | L’inconstance de l’été – dramaticules musicaux

    02/07/2019

    L’inconstance de l’été est le prétexte pour une soirée dédiée à l’exécution en plein air de dramaticules musicaux instantanés. Le jardin dans lequel elle prendra place ne se réduit pas à un lieu d’accueil, il se veut également une source d’inspiration et un matériau sonore à part entière.

    Cette soirée conviviale sera l’occasion de découvrir Ludovic Medery, créateur sonore favorisant la composition électroacoustique et expérimentale. Elle permettra également au duo Pastoral (Christophe Bailleau + Philippe Franck) de nous livrer des extraits électro-cinématiques ou post pop de L’échappée belle, élégant opus audio-poético-visuel récemment paru sur l’alter label Transonic (collection Sonopoetics).

    Enfin, sous la bannière des ses improbables alias, Fred Michiels, artiste flamand résidant en Wallonie, mais ouvertement asexué linguistique, bricolera un art oratoire au troisième degré avec de petits riens, des embouts de langue, des gadgets lexicaux, des abus verbaux.

    Ludovic Medery

    Pastoral

    Fred Michiels

    Production

    • Un événement Eastern Belgium at night
    • En partenariat avec Transcultures/City Sonic & Transonic Label

    Plan

    Transcultures
  • 05.07.2019 | Julien Poidevin @ Colloque Portraits de pays. Textes, images, sons

    26/06/2019

    Dépeindre un lieu, quoi de plus courant ? La pratique est si ancienne que sa familiarité a pour une large part occulté l’existence d’un genre à part entière, le portrait de territoire, dédié à la (re)présentation de lieux tels que des villes, des régions et des pays. Ce genre n’a cessé d’évoluer au cours d’une histoire qui l’a vu se décliner sous différentes formes médiatiques : du livre aux sites web en passant par la photographie, le cinéma et la télévision, la radio ou encore dans le cadre d’expositions.

    Ce colloque a pour ambition de proposer la cartographie de ce genre aussi méconnu qu’extraordinairement courant. Pour ce faire, des spécialistes de différentes disciplines (études littéraires, histoire et esthétique de la photographie, du cinéma…) seront conviés à un dialogue avec des auteurs de portraits de pays ainsi qu’avec celles et ceux que ces questions intéressent.

    Le colloque se tiendra du 03 au 09 juillet.

    Julien Poidevin est issu de l’École Supérieure d’Arts Plastiques et Visuels de Mons (ESAPV / section IDM) , Artiste intermédia, il travaille sur des dispositifs qui interrogent notre rapport au corps et au territoire en faisant appel à différents modes d’expressions.

    Ses créations explorent et questionnent notre rapport à l’espace et à la perception. Son travail en arborescence se développe à travers un ensemble de projets complémentaires relatifs aux paysages sonores , aux interactions du dedans et du dehors dans la traversée de territoires urbains, aux environnements synesthésiques sollicitant les corps, aux jeux acoustiques comme marqueurs des lieux, aux installations intermédia où des dispositifs audiovisuels immergent le spectateur, à la performance et à la production d’objets visuels ou en mouvement .

    Production

    • Centre Culturel International de Cerisy

    Plan

    Transcultures
  • 24 > 28.06. 2019 | Emergences numériques & sonores @ Arts2 – Mons

    13/06/2019

    Transcultures en complicité avec l’école des arts visuels de Mons Arts2 a lancé voici une dizaine d’années, le programme Emergences numériques et sonores qui proposent deux workshops à l’année (le premier en janvier et le second avant les vacances d’été) à des étudiants-jeunes talents plasticiens, intermédiatiques qui peuvent développer leurs projets à dimension sonore et/ou intermédiatique/numérique accompagnés par un artiste-coordinateur (Stéphane Kozik, artiste sonore et multimédiatique, diplômé de l’Ecole des arts visuels de Mons, qui a encadré plusieurs ateliers Emergences les années précédentes), les professeurs d’Arts2 (IDM-Image dans le milieu et arts numériques) et l’équipe de Transcultures.

    Après un premier workshop qui a eu lieu à Arts2 en janvier 019, ce second workshop Emergences déterminera, au final, les projets qui seront présentés au festival City Sonic en novembre 2019 ou/et une autre manifestation partenaire de Transcultures. Avec la participation de Thibault Danhaive, Thibault Droullion, Paul Pirotte , Emmanuel Da Costa, Antoine Bouvaly, Léa Roger, Maxime Van Roy.

    Production

    • Partenariat Transcultures, Arts2

    Plan

    Transcultures
  • 23.06.2019 | Paysages sonores – Maurice Charles JJ + Ula Hasse – Bruxelles

    10/06/2019

    Pour le dernier « Dimanche à la maison » de l’année, tous les ateliers hebdomadaires et les artistes en résidence de la Maison de la Création, ouvrent leur porte au public pour lui présenter leurs créations.

    Dans ce cadre convivial et en avant première de l’atelier Paysages sonores (collaborations entre musiciens et plasticiens) qui démarrera à la rentrée, l’improvisateur et saxophoniste Jean-Jacques Duerinckx (alias Maurice Charles JJ), l’artiste Ulla Hase plongent les visiteurs dans un paysage sonore et pictural où se mêleront sons et dessins instantanés.

    Production

    • Avec l’aide de Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 23.06 > 08.09.2019 | Media Memories @ ARTour 2019 – La Louvière

    08/06/2019

    Pour sa douzième édition qui se tiendra cet été, la biennale d’art contemporain et de patrimoine ARTour a choisi la thématique « D’un temps à l’autre ». De La Louvière à Soignies, des œuvres sont créées pour l’occasion ou intégrées dans un contexte nouveau pour inviter au dialogue entre passé et présent.

    Dans ce cadre, Transcultures propose au Château Gilson, avec Media Memories, propose une sélection d’installations qui donnent une nouvelle vie à des médias devenus aujourd’hui obsolètes (cassettes audio, enregistreurs à bandes, appareils électroniques…) en les ré-enchantant à travers des dispositifs ludiques, génératifs, interactifs…

    Il se dégage de ces dispositifs inventifs une certaine poésie, un art du détournement qui interroge l’obsolescence programmée de nos prothèses numériques à l’éphémère « nouveauté innovative », mais aussi plus largement la culture des médias dominants et du progrès technologique, tout en célébrant l’esthétique propre de ces vieilles machines rebelles qui nous livrent ici un peu de leur précieuse mémoire redynamisée.

    Lire l'édito de Philippe Franck, directeur de Transcultures

    Media Memories – D’un media à l’autre

    Quand Eric Claus nous a dévoilé la thématique – « D’un temps à l’autre » – de cette édition 2019 de la biennale ARTour, celle-ci a appelé d’emblée, dans la sphère de nos transversalités arts/technologies, la paraphrase « d’un média à l’autre » en soulevant une série d’interrogations : qu’est-ce qui s’opère quand un média apparaît puis quand le « nouveau » devenu « vieux » disparaît ? La perte de sa valeur d’usage le condamne-t-il instantanément à l’oubli ? Certes, comme le disait Marshall McLuhan, les anciens médias sont ingurgités dans les nouveaux mais ne disparaissent pas totalement pour autant (la parole dans l’écriture, le théâtre et la photographie dans le cinéma, le cinéma dans la télévision,…) et sont même, en tout ou en partie, redynamisés (ainsi la web radio ou la web TV prolongent-ils à la fois ces « médias de masse » en leur ouvrant d’autres possibles) par cette hybridation/augmentation. Pour l’auteur de Comprendre les médias – et contrairement à la rhétorique habituelle du techno marketing et au diktat de l’obsolescence programmée, « l’obsolescence n’a jamais signifié la fin de quelque chose, c’est juste le commencement »[1].

    Selon le visionnaire du « village global », les médias sont des extensions de nous-mêmes, de nos sens et de notre système nerveux. Ils sont aussi porteurs d’imaginaires. En effet, ces « milieux ne sont pas des contenants passifs, mais des processus actifs »[2]. Les artistes l’ont bien compris et se sont saisis, de manière exploratoire, des nouveaux médias de leur temps. Pas de musique concrète sans l’enregistreur à bande magnétique, pas d’explosion du video art sans la caméra portapak Sony, pas d’art numérique sans l’ordinateur individuel enfin accessible à tous…L’art du détournement est aussi technologique. Les médias électroniques, proto numériques, numériques et aujourd’hui post numériques ont une histoire qui est aussi une (contre) culture.

    Depuis quelques années, l’archéologie des médias s’affirme comme un nouveau champ de recherche non pas nostalgique des « vieilles machines » mais désireux de comprendre, dans une temporalité élargie et une approche transversale, tant l’obsolescence que l’émergence des médias, leur logique, leur environnement ainsi que leurs relations avec leurs utilisateurs[3]. L ‘archéologie des médias nous semble d’autant plus nécessaire en ce qu’elle s’intéresse aux cultures des médias « dans ce qu’elles ont d’anormal, dans ce qui échappe au mainstream »[4]  et dans cette perspective, au bruit, à l’accident, à l’anomalie …finalement cette part humaine trop humaine de la machine dont les failles nous en disent long sur le système qui les conçoit et une technologie de plus en plus « fermée ».

    Les hacktivistes du « bidouillage » électro-informatique qui (ré)animent les « médias zombies » et s’opposent aux pratiques consuméristes du remplacement constant des artefacts du numérique dont l’« immatérialité » est avant tout un slogan-écran, ne sont pas éloignés des enfants résistants de la comète cyberpunk et des défenseurs du logiciel libre. Dans cette perspective, les objets médiarchéologiques nous apparaissent, de facto, comme potentiellement bien plus ouverts que les plate-formes propriétaires et les derniers modèles de techno produits toujours plus performants et toujours moins durables.

    Avec Media Memories, Transcultures propose, dans les différents espaces du Château Gilson, une sélection d’œuvres qui partent d’un médium pré digital pour, selon le projet, le détourner, le révéler, le déconstruire, l’abstraire…pour le rappeler à la vie.

    Avec sa sculpture de bandes magnétiques Happy Monster Tapes, le plasticien/designer audio bruxellois Colin Ponthot redonne vie à des centaines de cassettes d’anonymes trouvées auxquels le visiteur peut redonner voix via des têtes de lecture.

    Dans sa création Mermedia, Valkiri (architecte de formation et créateur sonore français) prolonge son détournement d’objets électroniques (hardware hacking, circuit bending[5]) et l’algorithmique qui lui a permis de développer une réflexion sur la place de l’homme à notre époque, sur l’autonomisation des machines, et des relations qui les unissent avec une création audio environementale qui nous invitent à la détente.

    Maïa Blondeau (musicienne française et étudiante en arts numériques à l’école des arts visuels de Mons Arts2) récupère des appareils électroniques abadonnés pour en faire une sculpture productrice de boucles audio machiniques.

    Helga Dejaegher (jeune plasticienne et artiste interdisciplinaire belge originaire de La Louvière) inaugure, à cette occasion, sa série audio vidéo Paysage magnétique où elle continue de questionner, cette fois partant d’une cassette audio usée, la frontière entre réalité et abstraction, apparence et intimité.

    Ces projets (créés ou réadaptés pour ARTour 2019) dans leurs différentes approches et esthétiques qui utilisent la négativité de l’analogique et ses défauts si attachants, à l’opposé de la positivité lisse du « beau numérique »[6], ne sont pas que des hommages vivants à ces « machines mortes ». Ils véhiculent leur propre « sensorium »[7], questionnent nos inter/médialités contemporaines et ravivent nos mémoires internes.

    En associant créativement récupération et transmission, en intégrant les accidents, les rebuts à des dispositifs bricolo/techno/électro ludiques et/ou poétiques, ils sont les emblèmes d’une joyeuse tribu hétéroclite qui s’érige, avec une liberté insolente, contre l’amnésie et la superficialité glacée de notre ère du vide hyper communicant.

     

    [1] Marshall McLuhan, The Medium and the Light: Reflections on Religion and Media, Wipf and Stock Publishers, 2010, p.139.
    [2] Marshall McLuhan, Pour comprendre les médias (les prolongements technologiques de l’homme), Editions HMH, 1970, p. 21.
    [3] « Là où l’histoire des média s’attache à rendre compte de la succession qui voit des « nouveaux média » remplacer les anciens, l’archéologie des média creuse dans les couches profondes d’où peuvent émerger des nouveautés cachées dans l’ancien, ainsi que les présences souterraines de l’ancien dans le nouveau. En plus de s’intéresser aux bizarreries, aux curiosités, aux avortons qu’écrasent les récits triomphalistes du progrès technique, l’archéologie des média questionne obstinément la matérialité des appareils qui, depuis des millénaires, nous permettent d’enregistrer, transmettre et traiter les données sensibles et informationnelles offertes à notre attention ». in Jussi Parikka, Qu’est-ce que l’archéologie des médias ?, UGA éditions, 2017, note de présentation au dos de la couverture.
    [4] Ibid. p. 169.
    [5] Le circuit bending – terme inventé par le musicien et expérimentateur nord-américain Reed Ghazala aux débuts des années 90 – désigne un ensemble de pratiques (re)créatives, ludiques ou/et expérimentales qui consiste à démonter des instruments électroniques (jouets, synthétiseurs bon marché,…) ou/et à modifier des circuits et composantes électroniques, pour leur donner d’autres possibilités (notamment sonores).
    [6] Comme l’analyse, de manière critique, le philosophe Byung-Chul Han dans Sauvons le beau, l’esthétique à l’ère numérique (Actes sud, 2016) : « Le Beau, tel qu’il se conçoit aujourd’hui (aussi bien pour les smartphones que les oeuvres d’art en elles-mêmes ou la personne humaine avec le diktat de l’épilation par exemple), est d’abord lisse, sans marque de fabrique, sans trace, comme incréés. Le lisse, c’est l’absence de profondeur car l’image qui est renvoyée n’est autre que celle du spectateur, dans une mise en scène de la vacuité et de la gratuité du geste artistique, par là même nié ».
    [7] La somme des perceptions d’un organisme et les interactions des différents sens et pour Marshall McLuhan, l’effet des médias sur nos sens, influençant la manière que nous avons de percevoir notre environnement.

    Medias Memories – D’un média à l’autre

    Maïa Blondeau (FR) - Ghetto du Lab

    Le Lab est un retour dans le temps, une chasse au trésor, un endroit qui donne aux machines-épaves, après que leur usage ait été jugé périmé, un second souffle, celui de la création.

    Telle une techno chirurgienne, Maïa Blondeau ouvre le ventre des machines pour les faire bénéficier de dons d’organes mécaniques. Avec cette pratique, elle interroge les consciences sur le rapport homme-machine.
 Comment recycler pour (re)créer ? Comment envisager l’obsolescence technologique ?

    La lumière est ici chaude et centrale, symbole d’un feu, d’une transe que la contemplation de ces cycles rythmiques donnent à voir. Ces objets abandonnés retrouvent, dans cette installation laboratoire sculpturale, une nouvelle vie et deviennent aussi sonore. Dans toute leur fragilité, ils sont la mémoire obstinée, la trace d’une existence électrique ainsi que des manipulations organiques qu’ils sont subis.

    Avec le soutien de Transcultures et d’Arts2 dans le cadre du programme Emergences numériques et sonores.

    Entre la France et la Belgique, le Vietnam et la Corse, Maïa Blondeau tisse des fils avec toutes ses pratiques artistiques et mène sa volonté créative avec ferveur. Après quelques années de violon au Conservatoire de Nice, elle découvre l’instrument avec lequel elle obtiendra son Diplôme de Fin d’Etudes Musicales et qui l’accompagne encore maintenant : le saxophone.
 Elle est dirigée par Kazuki Yamada et Wayne Marshall avec l’Orchestre Philharmonique de Monte Carlo. Elle joue en première partie de Chris Potter. Elle est le saxophone baryton du Nice Jazz Orchestra avec Richard Galliano en soliste, et le saxophone alto dans Jeanne D’Arc au bûcher d’Honegger avec Marion Cotillard dans le rôle de Jeanne.

    Depuis son arrivée en Belgique, Maïa Blondeau joue dans une formation d’improvisation libre, son espace favori pour passer des musiques écrites aux musiques improvisées, de la forme savante au noise. Elle est avide de création et passionnée par la danse, le théâtre et les arts visuels. Assez vite, elle ressent le besoin d’aller plus loin que le métier d’interprète et commence à composer pour différents médias (vidéo d’art, installation sonore, pièces chorégraphiques) et collabore avec des artistes tels Esmeralda Da Costa, sa soeur Diane Blondeau, Bruno Freire. Afin d’affiner son écriture, elle intègre en 2016 la classe de Composition de Musiques Appliquées de Denis Pousseur, une classe transdisciplinaire, à la croisée entre musique à l’image, musique pour le théâtre et musique dans les arts visuels. Des outils aiguisés qui, en 2019, lui offrent deux belles opportunités artistiques : la rencontre musique-théâtre avec Maya Bösch, metteuse en scène suisse et la sélection à la Master-Class du FIFA d’Aubagne (FR) dirigée par Christophe Héral.

    Dans le cadre de son cursus, Maïa Blondeau intègre, en 2017, la section Arts Numériques. Elle propose une première installation numérique « Le Ghetto du Lab ». Sélectionnée par Transcultures comme projet émergent, elles participe avec cette installation à l’exposition Digital Numérique à l’Abbaye de Villers (Be) en novembre 2018 et à l’exposition La Magnifique Avant- Garde au SHED de Reims (Fr) en avril 2019.

    Helga Dejaegher (Be) - Paysage magnétique / Libertine (création)

    La cassette audio est aujourd’hui devenue une icône d’une époque où elle diffusait nos chansons favorites écoutées en boucle jusqu’à l’usure. Cette détérioration de la surface magnétique est ici captée visuellement, avec un cadrage ajusté sur l’essentiel pour tendre à l’abstraction, un paysage défilant sans cesse dans un rythme hypnotique. Ce traitement abstrait, au service de l’imaginaire, permet une autre vision de cet objet aujourd’hui fétichisé. En substituant un lecteur de média à un autre, le défilement de la bande magnétique devient un paysage de lumière.

    L’aspect sonore est travaillé sur le principe du « field recording » (enregistrement de terrain), en mélangeant des sonorités mécaniques lié à l’utilisation de la cassette et des moments de lecture pure du médium.

    Production : Transcultures

    Artiste Belge résidant et travaillant à Bruxelles, Helga Dejaegher interroge les frontières, les limites. Doit-on croire les apparences, le visible, la réalité ? Oscillant entre vidéo et installation, ses oeuvres touchent à l’intime, à l’identité, au reflet de soi ainsi qu’aux apparences. Le questionnement réalité/abstraction intervient au premier plan dans sa pratique.

    La lumière et le reflet offrent une palette de possibilités avec lesquelles elle compose et  réalise ses oeuvres.

    Colin Ponthot (Fr/Be) - Monster Happy Tapes

    Cette installation interactive est un hommage à cette révolution culturelle quʼa été, en son temps, la cassette audio (procédé d’enregistrement introduit par la société Philips en 1963 et qui depuis les années 70 jusqu’à la commercialisation du CD audio a été extrêmement populaire). Elle revit ici via des outils informatiques actuels (programmation, spatialisation sonore assistée par ordinateur), sous forme d’une sculpture faite de bandes magnétiques audio trouvées au bord de la route ou dans des brocantes, qui est suspendue au plafond. Deux câbles jaunes émergent de cette masse monstrueuse. Au bout de chacun dʼeux, une tête de lecture permet au visiteur d’extraire de ces bandes anonymes des particules sonores qui donne vie à cette organisme monstrueux qui semble (re)prendre vie.

    Découlant des principes dogmatiques de la musique concrète[1], le choix de la composition sonore de cette installation sʼinspire également de la scène électronique contemporaine utilisant des techniques de « live sampling ». Happy Monster Tapes met également lʼaccent sur le coté plastique du dispositif sonore et de sa matérialité ici monumentale et chaotique.

    Production : Transcultures

    [1] Le terme « musique concrète » a été invité par le compositeur et ingénieur français Pierre Schaefer en 1948 pour définir des pièces composées à partir de sons réels ou concrets enregistrés sur bande magnétique (pour être traités ensuite en studio) pouvant provenir de la nature ou de la vie urbaine, intégrant ainsi la notion de « bruit » et n’importe quel matériau sonore pour étendre le vocabulaire musical classique.

    L’acte de créer n’est pas isolé il s’inscrit dans un contexte, un engagement et ne peut être indifférent au monde et comment il va. Colin Ponthot, artiste d’origine française vivant à Bruxelles, développe une  production plastique de l’échelle de l’espace à celle de l’objet domestique. L’expérimentation est fondamentale, la coopération l’est tout autant, les interactions entre les différents champs de la création et le travail en collectif d’individus est un choix revendiqué d’être créatif aujourd’hui.

    Membre du collectif d’artistes Impala-utopia avec qui il a exposé de nombreuses fois en Belgique (festival City Sonic, Nuit Blanche-Bruxelles…) et à l’étranger, Luxembourg – Capitale Européenne de la Culture, Festival Sonorama (Besançon), Bains numériques (Enghien-les-Bains), Festival Octopus (Paris), Festival International des Musiques Innovatrices (Marseille), STRP Festival Eindhoven (Hollande), Festival International des Musiques Actuelles de Victoriaville (Québec)…

    Valkiri (Fr) - Mermedia (création)

    Cette installation conçue pour Media Memories est une invitation à l’écoute et à la détente. A partir de vieux médias, jouets électroniques, radio, lecteur cassette, cet ensemble technologique issu d’un passé proche produit un environnement qui pourrait évoquer celui d’un bord de mer par temps calme.

    Le temps passe, se fige et repart tel le sac et le ressac. Des gens discutent au loin. Le vent vient glisser le long de la peau. Le visiteur est invité à s’allonger dans un transat pour mieux se laisser immerger dans une ambiance zen et audio rafraîchissante.

    Production : Transcultures

    Valkiri axe ses recherches sur une hybridation entre les technologies d’hier et d’aujourd’hui. A partir de tout type de médias -vieux ou jeunes- il élabore des dispositifs pensés pour s’inscrire dans un lieu et le faire vibrer.

    Son travail sur le détournement d’objets électroniques (hardware hacking, circuit bending) et l’algorithmique lui a permis de développer une réflexion sur la place de l’homme à notre époque, celle de l’autonomisation des machines, et des relations qui les unissent. Partant de là, Valkiri propose aussi bien des installations numériques que des concerts de musique électronique avec son « Orchestre symphonique de jouets ».

    Production

    Plan

    Transcultures
  • 10.06.2019 | Tunnel Hearing @ Café Central – Bruxelles

    03/06/2019

    Tunnel Hearing est une performance multimédia des artistes Alexandra Dementieva et Maurice Charles JJ. L’oeuvre se construit en temps réel et le son et l’image produisent et s’influencent mutuellement. La qualité mystérieuse de la relation entre les deux éléments persiste même lorsque la base physique de leur interaction s’établit dans l’esprit et dans l’œil du public. Ainsi, le son devient un scintillement de lumière et l’ombre un décalage de timbre.

    Le son du saxophone est légèrement amplifié, les textures et les paysages sonores sont créés en direct à l’aide d’une station en boucle et par l’utilisation de pistes d’accompagnement composées par le musicien. Une caméra vidéo est insérée dans le corps de l’instrument et l’image est projetée sur un écran.

    Production

    • Some Noise avec le support de Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 08 + 09.06. 2019 | A tape end by :such: @ Villette Sonique

    02/06/2019

    Marc Parazon (alias :such:) présente l’installation sonore A tape end soutenu par Transcultures, un environnement contextuel réalisé à partir de bandes magnétiques passant par plusieurs enregistreurs jouant également sur cette plasticité contextuelle et organique ainsi que sur la spatialisation sonore. :such: propose également pour Villette Sonique, une performance solo conçue spécialement pour sampleur/sequenceur Octatrack le 8 juin à 19h.

    Cette année encore, Villette Sonique vous propose des concerts en intérieur et en extérieur, investissant les différents espaces du parc, de la Grande Halle au Trabendo, du Cabaret Sauvage aux jardins. Cette nouvelle édition reste fidèle à ce qui constitue l’identité du festival depuis près de quinze ans: une subtile harmonie entre groupes émergents et grandes figures, découvertes et stars confirmées. Stereolab clôt ainsi la soirée du dimanche. Inspiration majeure pour les musiciens d’aujourd’hui, la formation de Laetitia Sadier illustre à merveille cette dimension patrimoniale.

    Production

    • La Villette

    Plan

    Transcultures