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  • 01.2021 | LINKs Revue – Special Issue 1 – UNcoNveNtIoNaL compUtINg

    23/02/2021

    Sous l’impulsion de Andrew Adamatzky (informaticien britannique, directeur (et professeur) du Laboratoire d’Informatique non conventionnelle au département d’Informatique et de Technologie Créative de la University of the West of England, Bristol, Royaume-Uni.), LINKs publie, parallèlement aux numéros 5 et 6 de la revue, son premier Hors-série (en anglais) autour de l’informatique non-conventionnelle.

    Comme l’explique dans son introduction, Andrew Adamatzky, “pratiquer l’informatique non conventionnelle n’est pas une question de formation mais de réflexion et de vie. Phénoménologiquement, la plupart des travaux sur l’informatique non conventionnelle portent sur la mise en œuvre du calcul dans de nouveaux substrats (chimiques, physiques, biologiques), le développement de schémas et d’algorithmes de calcul ne s’inscrivant pas dans le cadre traditionnel, ou la conception d’architectures informatiques inspirées de systèmes chimiques ou biologiques”.

    Ce numéro spécial de LINKs d’une centaine de pages, donne un bon aperçu multidimensionnel du domaine de “l’informatique non conventionnelle” avec une vingtaine d’articles de fond (par des chercheurs et universitaires britanniques, canadiens, américains, allemands, polonais, japonais…), le tout joliment illustré.

    LINKs-series

    Revue transdisciplinaire et internationale lancée, à Paris, en octobre 2019, à la fois exigeante et accessible gratuitement, LINKs est un bel agitateur de pensées qui croise différents domaines d’investigation  scientifiques (des neurosciences à la physique quantique, de l’intelligence artificielle à la théorie des systèmes), philosophiques, artistiques (avec là aussi une large palette couvrant et croisant les divers pratiques contemporaines). On ne peut que soutenir une telle aventure qui réussit à réunir, dans cette esprit transversal et prospectif, un tel comité d’intervenants chercheurs, universitaires, critiques, artistes… de talent.

    Comme le précise, Louis-José Lestoquart, le directeur/initiateur de cette revue unique qui mêle également français et anglais :

    “Dans un contexte où culture et civilisations sont en transition, où les données politico-économiques et technologiques mondiales sont de nouveau bouleversées, notamment avec l’émergence des Big Data, des objets connectés et d’une pensée transhumaniste, LINKs se déprend des approches réductionnistes et interroge la notion de réalité par des sortes d’« expériences de pensée ».

    Elle propose des essais plus que des théories. Elle n’« enseigne » pas spécifiquement, mais s’éprouvant et se vivant à travers ses écrits, elle montre des tentatives, opère à travers des domaines très variés et étendus, des retours en nombre infini, afin de trouver le bon langage, le principe d’intelligibilité”.

    Thoughts on Unconventional Computing

    Il n’existe pas de définition stricte de l’Unconventional computing (ou informatique non conventionnelle). Pratiquer l’informatique non conventionnelle n’est pas une question de formation mais de réflexion et de vie. Phénoménologiquement, la plupart des travaux sur l’informatique non conventionnelle portent sur la mise en œuvre du calcul dans de nouveaux substrats (chimiques, physiques, biologiques), le développement de schémas et d’algorithmes de calcul ne s’inscrivant pas dans le cadre traditionnel, ou la conception d’architectures informatiques inspirées de systèmes chimiques ou biologiques. Ce numéro spécial de LINKs donne un aperçu du domaine de l’informatique non conventionnelle. Les articles présentés sont percutants et bien illustrés.

    Je ne pense pas qu’il soit nécessaire de présenter chaque article car ils sont tous courts et autonomes et peuvent également être considérés comme de longs résumés permettant de saisir le profil de recherche des différents auteurs. Tous les articles du numéro sont rédigés par les plus grands experts mondiaux dans le domaine. Le numéro pourra servir d’introduction par petites touches à l’informatique non conventionnelle aux personnes qui ne sont pas familiarisées avec l’informatique, et peut-être inspirer des artistes et même des humanitaires à entrer dans le domaine.

    Andrew Adamatzky, Bristol
    January 2021

    Special Issue 1 – UNcoNveNtIoNaL compUtINg

    • Andrew Adamatzky
      Préface
    • Selim G. Akl
      Computational Nonuniversality: Philosophical and Artistic Perspectives
    • Bruce MacLennan
      Swarms of microscopic agents self-assemble into complex bodies
    • Bernd Ulmann
      Exploring chaos with analog computers
    • Olga Kosheleva and Vladik Kreinovich
      Are There Traces of Megacomputing in Our Universe
    • Dawid Przyczyna, Marcin Strzelecki, Konrad Szaciłowski
      Communication, information and music
    • Zoran Konkoli
      Unconventional sensing: doing it unusual way in unusual settings
    • Mark Burgin
      Induction versus Deduction in Science, Computing, Literature and Art
    • Andrew Adamatzky and Irina Petrova
      Fungal Grey Matter
    • Alessandro Chiolerio
      Le vignoble cosmique
    • Kenichi Morita
      Novel reversible logic elements for unconventional computing
    • Nancy Salay
      An Unconventional Look at AI: Why Today’s Machine Learning Systems are not Intelligent
    • Jordi Vallverdú
      The benefits of being wrong: bonding epistemic and cognitive incompleteness for natural and artificial intelligent systems
    • Richard Mayne
      Collapsing the wave function on postquantum unconventional computing
    • Pier Luigi Gentili
      How to face the Complexity of the 21st Century Challenges? The contribution of Natural Computing
    • Dan V. Nicolau, Jr.
      The Quantum Computing Delusion
    • Genaro J. Martínez, Andrew Adamatzky, Marcin J. Schroeder
      The art of unconventional computing with cellular automata
    • Andrew Adamatzky, Anna Nikolaidou, Antoni Gandia, and Alessandro Chiolerio
      Living wearables from slime mould and fungi
    • Stefan Höltgen
      Brain Lego. Toy Computing with Lego Bricks
    • Catarina Pombo Nabais
      Intelligent technological tattoos. Science, Art and Technology on and under the skin

    Comité de rédaction

    Directeur de la publication : Louis-José Lestocart – Critique d’art et de cinéma, essayiste, théoricien de la Complexité
    Ed. : Andrew Adamatzky – professeur

    Membres fondateurs

    • Jean-Paul Allouche, Directeur de recherche au CNRS, Institut Mathématique de Jussieu, Paris6.
    • Luciano Boi, Maître de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Centre de Mathématiques et Équipe de Mésologie, Paris.
    • Bruno Pinchard, Professeur de philosophie, Université Lyon III.
    • Maurice Courbage, Professeur, Théorie des Systèmes Complexes, Laboratoire Matière et Systèmes Complexes, Université Paris 7.
    • Emmanuel Ferrand, Maître de conférences, Institut Mathématique de Jussieu, Paris6.
    • François Jouen, Neurosciences, Informatique, Traitement d’image Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, Modélisation, Épigénétique et Développement (MÉDé).

    Membres actifs

    • Andrew Adamatzky, Professor of Unconventional Computing, Director of the Unconventional Computing Lab, UWE, Bristol.
    • yann beauvais, Cinéaste expérimental et théoricien.
    • Mariano Bizzarri, PhD, M.D. professeur agrégé de biochimie, Département de médecine expérimentale de l’Université La Sapienza, Rome.
    • Vincent Fleury, Directeur de recherches au CNRS, laboratoire Matière et Systèmes Complexes de l’Université de Paris7.
    • Christophe Kihm, Professeur à la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD-Genève). Responsable du programme de recherche « Habiter l’espace extraterrestre » (FNRS).
    • Jean-Claude Serge Levy, Professeur Émérite, Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques, Université de Paris7.
    • Giuseppe Longo, directeur de recherche au CNRS, biologie théorique, Centre Cavaillès, ENS et Tufts University, Boston.
    • Maël Montévil, Théoricien de la biologie, Docteur es sciences, Institut de Recherche et d’Innovation (IRI),Centre Pompidou.
    • Fernando Vidal, Directeur de recherche, Institution catalane de recherche et d’études avancées, ICREA, Barcelone.
    • Guiseppe Vitiello, Professeur honoraire, Département de physique, Université de Salerne.

    Membre historique

    • Bernard Stiegler (1952-2020), Professeur à l’Université Technologique de Compiègne (UTC), distinguished professor at Nanjin University, visiting professor at the China Academy of Arts, Hangzhou, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), Centre Pompidou.

     

    Production

    • Projet initié par Louis-José Lestocart
    • Avec le soutien des Pépinières Européennes de Création et de Transcultures
    • pepinieres.eutranscultures.be
    Transcultures
  • 26.02.2021 | Transonic Second Life Festival #1 @ Cat’s Circus

    18/02/2021

    La première édition de ce micro festival en ligne s’inscrit dans le cadre des « Transonic Second Life Sessions » qui propose régulièrement dans différents lieux d’accueil de Second Life, des concerts et performances audio-visuels en agrégeant autour d’une communauté d’artistes sonores et multimédiatiques, des visiteurs qui, dans un esprit à la fois ludique et aventureux, découvrent ou suivent l’évolution de talents internationaux qui se produisent sous divers avatars.

    Cette nouvelles série de performances d’artistes associé au label Transconic dans Second Life s’inscrivent dans l’initiative NoLA – No Lockdown Art de Transcultures et des Pépinières Européennes de Création depuis le premier confinement dû à la crise sanitaire depuis mars 2020.

    Glasz DeCuir

    Glasz DeCuir est l’identité en tant que réalisateur et scénariste machinima (= Imagerie Générée par Ordinateur) d’une artiste de Saint-Sébastien (Pays Basque, Espagne).

    Plasticienne qui explore l’art des nouveaux médias de diverses manières sur le cinéma numérique depuis 2009.

    «Les arts immersifs ne sont pas quelque chose que nous regardons mais que nous vivons ».

    glaszdecuir.wordpress.com

    DeceptionsDigital (DD)

    Dans ses créations, DeceptionsDigital, musicienne allemande passionnée de musique électronique, utilise exclusivement l’ordinateur Ableton Live.

    Elle fait ses propres échantillons et enregistrements de terrain. Son style est un mélange de dubstep, de house minimaliste, de trance et aussi d’ambiance.

    Elle ne joue que dans le monde virtuel de Second Life. Pour ce festival, elle envisage de rendre hommage à la musique belge.

    soundcloud.com/deceptionsdigital

    Martyn Bates II

    Jules Nerbard (Martyn Bates II) est membre permanent du groupe électro-expérimental wallon Radio Prague qui fait aujourd’hui figure de pionner tant dans ses expérimentations électroniques que dans ses liens avec le vidéo art et diverses formes plastiques et relationnelles alternatives.

    Jules Nerbard a également fait partie du groupe électro punk Nietzsche et du collectif 48 Cameras. Il est également photographe et vidéaste.

    Renata K

    Renata Kambarova est une musicienne de formation classique née à Tachkent (Ouzbékistan). En 1999, elle s’installe en Belgique pour poursuivre ses études musicales.

    Outre la musique classique, cette flûtiste s’est spécialisée dans la musique contemporaine. Elle joue avec le collectif contemporain Dódeka, l’ensemble Fractales, et avec le groupe expérimental Radio Prague.

    renatakambarova.wordpress.com

    Echo Starship - Amplidyne Effect

    Projets audio et multimédias de Martin Georgievski (Skopje, République de Macédoine). Il prend la forme d’une exploration improvisée en direct de la musique expérimentale, ambiante, classique contemporaine et du drone avec des performances dans divers festivals, lieux et flux Internet.

    Formant un spectre génératif de sons au cours de longues sessions et enregistrements improvisés, Amplidyne Effect enregistre en utilisant une sélection arbitraire d’instruments allant de la guitare électrique, des instruments préparés, des enregistrements et échantillons sur le terrain, des synthétiseurs, de l’électronique, des microphones piézoélectriques et d’autres types d’instruments «étranges» .

    soundcloud.com/amplidyne-effect

    Paradise Now

    Projet solo sonore, intermédiatique et multiforme initié par Philippe Franck (Be/Fr) dans les années 90. Il compose des paysages sonores au climat changeant, des pièces cinématiques ou parfois post pop/rock hybrides à l’aide de traitements électroniques, claviers, guitare, basse, voix et bols chantants.

    Il a travaillé étroitement avec divers vidéastes (Régis Cotentin, Hanzel & Gretzel), poètes (Ira Cohen, Gerard Malanga, Werner Moron dans Les ours bipolaires, Eric Therer pour le projet & Stuff), chorégraphes (Nadine Ganase, Manon Oligny, Karine Ledoyen), artistes numériques (Philippe Boisnard, Franck Soudan, Jacques Urbanska, Thomas Israël) et autres artistes sonores (Christophe Bailleau au sein du duo Pastoral, Gauthier Keyaerts dans Supernova, Isa Belle). Il a également produit et participé à plusieurs disques sur divers labels indépendants (Sub Rosa, Optical Sound, Transonic…).

    philippefranck.eu
    paradisenow.be

    A Limb

    Nom du projet solo de Didié Nietzsche (Radio Prague, 48 Cameras, Lamaφ…),  A Limb est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de drone, insérant un gros cœur de musique ethnique et des poumons krautrock… puis baignant tout le « corps » dans un bain d’effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et qu’il soit… vivant ! Oui parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre… A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux ; il est souvent accompagné par un visuel live de SaveMe Oh (PB).

    soundcloud.com/a-limb

    Transcultures
  • 18.02.2021 | Mars Abstraction S7 {New Arrival} by Petermfriess – Live Real-time AV show

    16/02/2021

    Au moment de l’atterrissage prévu du nouveau rover Perseverance sur Mars, Petermfriess  (De/Be)  exécute une performance audio-visuelle en ligne avec un remix en temps réel du matériel visuel, issu des sources publiques, qui sera accompagné d’une création sonore, également produit à l’instant présent.

    Il continue avec S7 {New Arrival} la recherche initiée pour son projet Mars Abstractions à différentes déclinaisons, imaginant un univers futur sur Mars. A notre ère actuelle, la visite de notre planète voisine très prometteuse se mélange profondément avec des réflexions sur une version alternée de l’humanité.

    PETERMFRIESS

    Diplômé en ingénierie de technologie spatiale et possédant un doctorat en systèmes sociaux complexes, se définit et s’affirme comme travaillant en art systémique : combinant les arts visuels, le son, le théâtre, la performance, les technologies des médias et le concept de « ce qui va arriver »…

    Son intention n’est pas de changer le monde ou d’être intrusif, mais de communiquer avec ceux qui vont au-delà ou au-dessous de la surface.

    Transcultures
  • 01.2021 | LINKs Revue – Séries 5 & 6 – Marcel Proust

    10/02/2021

    Revue transdisciplinaire et internationale lancée, à Paris, en octobre 2019, à la fois exigeante et accessible gratuitement, LINKs est un bel agitateur de pensées qui croise différents domaines d’investigation  scientifiques (des neurosciences à la physique quantique, de l’intelligence artificielle à la théorie des systèmes), philosophiques, artistiques (avec là aussi une large palette couvrant et croisant les divers pratiques contemporaines). On ne peut que soutenir une telle aventure qui réussit à réunir, dans cette esprit transversal et prospectif, un tel comité d’intervenants chercheurs, universitaires, critiques, artistes… de talent.

    Comme le précise, Louis-José Lestoquart, le directeur/initiateur de cette revue unique qui mêle également français et anglais :

    “Dans un contexte où culture et civilisations sont en transition, où les données politico-économiques et technologiques mondiales sont de nouveau bouleversées, notamment avec l’émergence des Big Data, des objets connectés et d’une pensée transhumaniste, LINKs se déprend des approches réductionnistes et interroge la notion de réalité par des sortes d’« expériences de pensée ». Elle propose des essais plus que des théories. Elle n’« enseigne » pas spécifiquement, mais s’éprouvant et se vivant à travers ses écrits, elle montre des tentatives, opère à travers des domaines très variés et étendus, des retours en nombre infini, afin de trouver le bon langage, le principe d’intelligibilité”.

    Une double livraison unissant les numéros 5 et 6 vient de paraître comme pour nous rassurer sur l’état bien vivant d’une pensée critique en ces temps mono obsessionnels. Si un dossier important est consacré à la complexité et l’esthétique de Marcel Proust, bien d’autres thématiques sont également explorées.

    Dans la partie “Perspectives scientifiques”, on  peut plonger dans le monde de  l’informatique quantique (Cristian S. Calude), penser la résilience (Christophe Goupil, Éric Herbert, Henri Benisty), l’hypothèse sur le parallélisme Homo-Canis dans l’évolution humaine (Christophe Kihm) ou passer de la sémiophyisque à la Divine Comédie (Bruno Pinchard), tandis que le volet “Art(s) et (quelques) réfléxions”,  les arts du son et leurs divers enjeux sont assez présents avec un historique typologique des poésies sonores (Philippe Franck), le sound design et l’intrusivité  (Andrea Cera et Nicolas Misdariis) ou encore un Fata Morgana signé par le platiniste expérimental eRikm.

    On notera encore dans cette foisonnante double revue, le texte sur corporalité/corporéïté et contact technologique par la chorégraphe Isabelle Choinière et les interrogations du plasticien marionnettiste Zaven Paré sur le personnage virtuel domestique Hikari.

    L’idée de départ était de faire un dossier sur Marcel Proust. Quelqu’un du cru devait s’en charger. Mais face à son abandon, on s’en est occupé. Ce dossier a pu être réalisé sans trop d’encombre, et même assez vite, via l’aide précieuse de quelques personnes autorisées sur la question. Il en est bientôt ressorti onze articles écrits souvent par les meilleurs spécialistes (français et étrangers) de l’écrivain et qui ont été alors répartis en deux volets entre les numéros 5 et 6. Ces deux dossiers Proust 1 et 2 sont aussi illustrés par des photographies spécialement réalisées pour LINKs par l’artiste italien Dmitrije Roggero (déjà présent dans le numéro 3) en collaboration avec le sculpteur Fabrizio Amante.

    De nombreux thèmes nouveaux, outre ceux déjà embrassés comme l’informatique non-conventionnelle (Andrew Adamatzky), sont aussi nés dans ce double numéro. Telles l’informatique quantique (Cristian S. Calude), la danse avec outils virtuels (Margherita Bergamo Meneghini) et technologiques (Isabelle Choinière), une réflexion sur l’entropie et la résilience (Christophe Goupil, Éric Herbert, Henri Benisty), un long hommage à la pensée de René Thom avec ode à la Divine Comédie (Bruno Pinchard), une idée de tissage de l’univers débouchant sur un manifeste de la transdisciplinarité (Bruno Pace), une mathématique de la localité et de la globalité (Jean-Paul Allouche), un historique typologique des poésies sonores (Philippe Franck), des créations originales (Pendule Acoutisque, Virgile Abela ; Fata Morgana, eRikm), une nouvelle hypothèse sur le parallélisme Homo-Canis dans l’évolution humaine (Christophe Kihm), l’art (virtuel) perçu comme système (Roberto Diodato), une interrogation sur les virus (Frédéric Keck), une introduction à la psychologie du non-équilibre (Ahmed Setti), un questionnement sur les symétries et les métamorphoses (Giuseppe Vitiello), une réflexion sur l’évolution des sociétés humaines (Jean-Claude Serge Levy), une considération sur l’Information et ses contrôles (Marcin Sobieszczanski) ainsi que des conceptions musicales orientées vers l’industrie automobile (Andrea Cera et Nicolas Misdariis), tandis que Zaven Paré se demande si Hikari, personnage virtuel domestique japonais, est bien la partenaire idéale.

    LINKs série 5 - Marcel Proust 1

    • Louis-José Lestocart
      Présentation de LINKs 5 et 6
    • Spéciale dédicace à Bernard Stiegler
    • Bruno Pace
      Textile matters: a transdisciplinary manifesto

    Dossier
    Complexité et esthétique de Marcel Proust

    • Anne Simon
      Proust/Deleuze. Hors de soi : au commencement était le vertige
    • Francine Goujon
      La lecture des allusions chez Proust : une complexité programmée
    • Ilaria Vidotto
      « Complexité ordonnée » et « complexité confuse » : les deux pôles de la phrase proustienne
    • Geneviève Henrot Sostero
      Écrire (d’)après Proust. Alain Satgé, Tu n’écriras point simple
    • Sjef Houppermans
      Mémé en vadrouille

    Scientific Perspectives, Humanities and Research
    Perspectives scientifiques, sciences humaines et recherche

    • Christophe Goupil, Éric Herbert & Henri Benisty
      Penser la résilience. Un regard thermodynamique 1 : du concept de résilience
    • Giuseppe Vitiello
      Symmetries and Metamorphoses
    • Jean-Paul Allouche
      Localité et globalité
    • Andrew Adamatzky, Antoni Gandia, Phil Ayres, Han Wösten, and Martin Tegelaar
      Adaptive Fungal Architectures
    • Cristian S. Calude
      Quantum Computing: Coping with Underpowered, Inaccurate, but Astonishing Quantum Computers
    • Marcin Sobieszczanki
      A promising perspective in
      searching for information. “Horizon 2020”
    • Bruno Pinchard
      Une transcendance démembrée ? De la Sémiophysique à la Divine Comédie

    Art(s) and (some) Thoughts
    Art(s) et (quelques) réflexions

    • Virgile Abela
      Pendule Acoustique
    • Margherita Bergamo Meneghini
      Comment la réalité virtuelle incarnée et la danse peuvent augmenter l’expérience corporelle

    LINKs série 6 - Marcel Proust 2

    • Jean-Claude Serge Levy
      Human society evolution: Driving actions

    Dossier
    Complexité et esthétique de Marcel Proust

    • Yasué Kato
      Pierres médiévales et la perception des couleurs : Proust et Ruskin
    • Michel Damblant
      Le jardin retrouvé, voyage botanique du côté de chez Proust
    • Patrick Bazin
      Proust et ses lecteurs fanatiques
    • Patrick Ffrench
      The Complications of Divergent Series: Deleuze on Proust
    • Jérôme Bastianelli
      Proust confiné
    • Hélène Charcharé
      À la recherche d’une esthétique

    Scientific Perspectives, Humanities and Research
    Perspectives scientifiques, sciences humaines et recherche

    • Christophe Kihm
      L’hypothèse « Homo Canis » : co-évolution et parallélisme
    • Frédéric Keck
      Les virus sont-ils dans l’air ?
    • Christophe Goupil, Éric Herbert & Henri Benisty
      Penser la résilience. Un regard thermodynamique 2 : de la résilience des organismes à celle des sociétés
    • Zaven Paré
      Hikari, la partenaire idéale
    • Ahmed Setti
      La psychologie du non-équilibre
    • Bruno Pinchard
      Une transcendance démembrée ? De la Sémiophysique à la Divine Comédie II
    • Roberto Diodato
      Art (virtuel) comme système

    Art(s) and (some) Thoughts
    Art(s) et (quelques) réflexions

    • Andrea Cera & Nicolas Misdariis
      Intrusiveness, Annoyance and Sound Design

    • Isabelle Choinière
      Corporalité, corporéité et
      embodiment en modification au contact des technologies
    • eRikm
      Fata Morgana –
 Œuvre mixte pour l’ensemble Dédalus, de l’inouï issu du vivant, transposé à l’instrument
    • Philippe Franck
      Sonopoétiques – du texte au son et vice versa.
      Tentative de typologie(s) de poésie(s) sonore(s)

    Comité de rédaction

    Directeur de la publication : Louis-José Lestocart, Critique d’art et de cinéma, essayiste, théoricien de la Complexité

    Membres fondateurs

    • Jean-Paul Allouche, Directeur de recherche au CNRS, Institut Mathématique de Jussieu, Paris6.
    • Luciano Boi, Maître de conférences à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales, Centre de Mathématiques et Équipe de Mésologie, Paris.
    • Bruno Pinchard, Professeur de philosophie, Université Lyon III.
    • Maurice Courbage, Professeur, Théorie des Systèmes Complexes, Laboratoire Matière et Systèmes Complexes, Université Paris 7.
    • Emmanuel Ferrand, Maître de conférences, Institut Mathématique de Jussieu, Paris6.
    • François Jouen, Neurosciences, Informatique, Traitement d’image Directeur d’études à l’École Pratique des Hautes Études, Modélisation, Épigénétique et Développement (MÉDé).

    Membres actifs

    • Andrew Adamatzky, Professor of Unconventional Computing, Director of the Unconventional Computing Lab, UWE, Bristol.
    • yann beauvais, Cinéaste expérimental et théoricien.
    • Mariano Bizzarri, PhD, M.D. professeur agrégé de biochimie, Département de médecine expérimentale de l’Université La Sapienza, Rome.
    • Vincent Fleury, Directeur de recherches au CNRS, laboratoire Matière et Systèmes Complexes de l’Université de Paris7.
    • Christophe Kihm, Professeur à la Haute école d’art et de design de Genève (HEAD-Genève). Responsable du programme de recherche « Habiter l’espace extraterrestre » (FNRS).
    • Jean-Claude Serge Levy, Professeur Émérite, Laboratoire Matériaux et Phénomènes Quantiques, Université de Paris7.
    • Giuseppe Longo, directeur de recherche au CNRS, biologie théorique, Centre Cavaillès, ENS et Tufts University, Boston.
    • Maël Montévil, Théoricien de la biologie, Docteur es sciences, Institut de Recherche et d’Innovation (IRI),Centre Pompidou.
    • Fernando Vidal, Directeur de recherche, Institution catalane de recherche et d’études avancées, ICREA, Barcelone.
    • Guiseppe Vitiello, Professeur honoraire, Département de physique, Université de Salerne.

    Membre historique

    • Bernard Stiegler (1952-2020), Professeur à l’Université Technologique de Compiègne (UTC), distinguished professor at Nanjin University, visiting professor at the China Academy of Arts, Hangzhou, directeur de l’Institut de recherche et d’innovation (IRI), Centre Pompidou.

    Production

    • Projet initié par Louis-José Lestocart
    • Avec le soutien des Pépinières Européennes de Création et de Transcultures
    • pepinieres.eutranscultures.be
    Transcultures
  • 07.02.2020 | Transonic Second Life Sessions #2 – Performances (Web)

    05/02/2021

    Christophe Bailleau versus A Limb - Approaching Silence

    Cette deuxième session Transonic Second Life réunit les musiciens Christophe Bailleau (également artiste visuel – FR/BE) et A Limb (le projet solo de Didié Nietzsche également impliqué dans les collectifs audio multimédiatiques Radio Prague et Lamaphi – BE) pour un set électro-cinématique, parfois chaloupé, toujours contrasté, chacun ici réagissant/improvisant sur la pièce de l’autre. Les deux complices étaient déjà associés dans le projet 11h60 – un titre en hommage au cinéaste français Quentin Dupieux  – dont l’album éponyme, sorti en 2016, sur le label cassette américain Sacred Phrases présentait de longues plages séquencées lancinantes).

    Christophe Bailleau

    Depuis les 90Christophe Bailleau (artiste d’origine française, basé en Wallonie) a développé une œuvre sonore singulière avec des paysages électroniques rehaussés de guitare post folk, des percussions, des voix (certaines pièces chantées étant plus baladeuses) et de sons concrets. Ses œuvres jouent sur l’attente, le silence et la tension mais cherchent aussi une certaine lumière.

    Depuis 2004, ses compositions sont éditées sur différents labels européens : Le cri de la harpe, Stilll, Carte postale, Eglantine, Annexia, Soundscaping, Optical Sound, Transonic… Il collabore également régulièrement avec d’autres artistes (dernièrement avec la plasticienne Claire Ducène) et musiciens (dont Philippe Franck avec qui il a fondé le combo audio-vidéo Pastoral,  Didié Nietzsche pour de duo électro 11h60 et aussi plus récemment Billy Hasni dans le projet electro-indus Prism).

    Créateur pluri et interdisciplinaire prolixe, il réalise également régulièrement des vidéos, installations, créations radiophoniques, dessins et a publié deux livres de fragments poétiques.

    A Limb - Didié Nietzsche

    A Limb (le projet électro solo de Didié Nietzsche – BE) est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de drone, insérant un gros cœur de musique ethnique et des poumons krautrock… puis baignant tout le « corps » dans un bain d’effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et qu’il soit… vivant ! Oui parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre… A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux ; il est souvent accompagné par un visuel live de SaveMe Oh (PB).

    A LIMB @ Cat’S CIRCUS - Second Life (2018)

    Transcultures
  • 06.02 > 25.04.2021 | Focus t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e – Exposition + événements – Jacques Franck Bruxelles

    01/02/2021

    Ce focus qui permet d’avoir une vision rétrospective sur les projets inter/transdisciplinaires, multi formes, nomades et volontiers contextuelles de t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e. s’ouvre au Centre culturel Jacques Franck (Saint-Gilles/Bruxelles) le 6 février 2021 (14-18h) avec l’exposition « Vos murs ne nous empêcheront pas ». L’exposition réunit des fragments d’expériences périphériques aux spectacles et aux films. De la traversée de la mer Baltique à l’exploration de Chocolate city, quartier africain à Guangzhou, Pierre et Emmanuelle partagent ces moments inédits qui entourent leurs œuvres ; un hors-champ chorégraphique et plastique. Des actions dans le dispositif de l’installation « Distorsions urbaines » (initié en 2011 en co-production avec le Manège.mons/CECN, TechnocITé, Transcultures et L’Abattoir – Centre national des arts de la rue), questionnant la notion de territoire sont aussi présentées les 6 et 7 février.

    Depuis la création du binôme t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e en 2003, les artistes et chorégraphes Pierre Larauza et Emmanuelle Vincent explorent le mouvement dans des formes chorégraphiques hybrides. Ils proposent un univers décloisonné où les arts visuels croisent la danse dans des spectacles scéniques, des performances urbaines et muséales ou encore des films de danse.

    Leurs créations chorégraphiques, diffusées dans plus de vingt-cinq pays, ont pour ambition d’interroger le mouvement au-delà des cultures et des conventions. Pierre et Emmanuelle se complètent pour nourrir une pluridisciplinarité commune et s’entourent de collaborateurs internationaux. Basé à Bruxelles, le duo mène par ailleurs un projet de coopération bilatérale avec l’Université des Beaux-Arts d’Hô Chi Minh-Ville au Vietnam

    Le focus se conclura le 24 avril par un temps fort chorégraphique où l’on présentera trois spectacles. A 14h, la performance urbaine « Insert coin » (créée à Bruxelles en 2004 et soutenue par Transcultures) invite à repenser la spectatorialité dans les vitrines sur rue. A 18h, dans la grande salle, le solo « Mutante » créé au Vietnam en 2019 autour du masque, semble être prémonitoire dans le contexte que nous vivons actuellement.

    A 21h, la soirée se terminera dans la cour avec la performance « Chambre(s) d’hôtel » (créée en 2008 à Maubeuge, soutenue par le manège de Maubeuge, le manège.mons/CECN, TechnocITé et Transcultures), un spectacle-film qui mêle fiction et fragments du réel dans un dispositif caravane singulier.

    t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e - Biographie

    Depuis la création du binôme t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e en 2003, les artistes et chorégraphes Pierre Larauza et Emmanuelle Vincent explorent le mouvement dans des formes chorégraphiques hybrides qui questionnent la porosité des frontières disciplinaires. Leurs projets, diffusés dans plus de vingt-cinq pays sur les cinq continents, ont pour thèmes de prédilection le territoire, l’effacement des frontières et l’interculturalité, mariant danse et architecture dans des spectacles scéniques, des performances urbaines et muséales ou encore des films de danse. Au fil des créations, Pierre et Emmanuelle entrelacent leurs rôles pour nourrir leur pluridisciplinarité commune et s’entourent de collaborateurs et collaboratrices internationaux (Singapour, Hong Kong, Vietnam, Zimbabwe, Angola, Espagne, France, Belgique, Canada). Basé à Bruxelles, le binôme mène par ailleurs au Vietnam un projet de coopération bilatérale avec l’Université des Beaux-Arts de Hô Chi Minh-Ville.

    Emmanuelle Vincent

    Chorégraphe, danseuse, réalisatrice impliquée dans des projets collectifs ou individuels dans les domaines de la danse et des arts visuels. Elle construit son travail chorégraphique dans différents pays où elle crée de nombreuses opportunités pour rencontrer des artistes internationaux de diverses formations qui nourrissent sa créativité. Parallèlement à ses créations, elle s’associe à des projets multiculturels et développe une démarche pédagogique. Elle dirige l’école de danse et des arts de la scène La Confiserie et enseigne la didactique de la danse à la Faculté des sciences de la motricité à l’Université Catholique de Louvain-la-Neuve. Elle est diplômée d’un Master 2 en Arts vivants à la Sorbonne-Nouvelle sous la direction de Georges Banu où elle développe une réflexion sur « La quête du mouvement à l’heure du numérique ».

    Co-fondatrice du laboratoire artistique Máy xay sinh to, elle vit et travaille entre Bruxelles et Hô Chi Minh-Ville.

    Pierre Larauza

    Architecte de formation, artiste visuel et chorégraphe également impliqué dans la recherche universitaire. Basé à Bruxelles, il codirige t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e depuis 2003 avec Emmanuelle Vincent où ils explorent le mouvement dans des formes chorégraphiques hybrides (performances et films). En parallèle à ce travail de mise en scène, chorégraphie, réalisation et scénographie, Pierre Larauza développe une recherche pratique et théorique autour de la notion de

    « sculpture documentaire » dans lequel il crée des reconstitutions historiques grandeur nature de mouvements mass-médiatisés ayant marqué l’histoire collective (d’un geste sportif culte à une bavure policière raciste) et des reconstitutions d’icônes culturelles en voie de disparition. Docteur en Art et sciences de l’art à l’Université Libre de Bruxelles et à l’ARBA-ESA, il est par ailleurs cofondateur au Vietnam à l’Université des beaux-arts de Hô Chi Minh-Ville (avec Emmanuelle Vincent, Thy-Nguyên Truong Minh et Nguyên Vàn Minh) du laboratoire transculturel Máy xay sinh to.

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    Transcultures
  • 30.01 > 28.02.21 | Distance rapprochée – Exposition IDM au Grand Hornu – MACs

    25/01/2021

    Depuis le lancement, en 2008, des  Emergences numériques et sonores, programme d’accompagnement de projets d’étudiants d »école d’art, Transcultures a développé des liens complices avec la section IDM (Image dans le milieu) de l’école des arts visuels de Mons (devenu Arts2), et son professeur responsable Jean-François Octave. Chaque année plusieurs étudiants d’IDM ont été sélectionnés à la suite des ateliers Emergences proposés par Transcultures avec et à Arts2 et diffusés ensuite au festival international des arts sonores City Sonic mais aussi dans diverses manifestations partenaires de Transcultures en Belgique et à l’international.

    Après les Abattoirs de Mons (lieu de patrimoine qui a déjà accueilli certains étudiants d’IDM/Arts2 à l’occasion des éditions City Sonic à Mons) et le BPS22 (Musée d’Arts de la Province du Hainaut) qui a accueilli une deuxième exposition de ce projet, voici la troisième et dernière étape des expositions autour de la section IDM (Image dans le milieu) de Arts2 stimulée par le plasticien Jean-François Octave qui l’a animé pendant 33 ans, Distance rapprochée rassemble les œuvres d’une dizaine d’étudiants des écoles d’art de La Cambre (Bruxelles) et Arts2 (Mons).

    À l’invitation du MACS, ceux-ci ont participé à un workshop qui les a confrontés à l’espace muséal ainsi qu’au défi de réaliser ensemble une exposition. Des thématiques se dégagent des œuvres ainsi « rapprochées » non sans évoquer la période de crise que nous traversons. À l’heure où le « présentiel » a temporairement disparu de notre quotidien, ce sont les questions de la distance, de l’éloignement, du manque qui sont au cœur de leurs préoccupations et qui forment dès lors le fil rouge de cette rencontre inédite entre deux ateliers.

    Cette exposition est l’une des étapes de la tournée d’adieu du plasticien multidisciplinaire Jean-François Marie Octave, après 33 ans à la tête de l’Atelier. Elle témoigne du foisonnement d’IDM, des différents médias utilisés, en confrontant des pièces d’artistes de générations différentes et réunit des oeuvres d’anciens (qui ont souvent développé depuis une trajectoire professionnelle intéressante) et actuels étudiants d’IDM.

    Elles témoignent aussi – comme le fait également la publication Le premier jour du reste de ma vie, édité par La Lettre Volée et Arts2, dont Transcultures et les Pépinières européennes de Création sont également partenaires –  aussi de manière dynamique, exigeante, transhistorique et indisciplinaire – un approche qui réunit aussi Transcultures et IDM/Arts2.

    Artistes présents au MACs : Igor Adamskiy, Marie Bertrand, Jérôme Boulanger, Thibault Danhaive, Sophia Dieckschafer, Thibaut Drouillon, Medhi Gorbuz, Charlotte Lavandier, Yadi Lei, Lucas Mesdom, Gladys Siddi.

    Suprise ! – Le projet

    Une EXPO X 2 : JFO©/ Jean-François Octave + Atelier IDM©/ Images Dans le Milieu de l’École Supérieure des Arts à Mons ARTS2
    Une EXPO X 3 LIEUX où IDM© réunit pour la première fois le BAM (Abattoirs), le BPS22 à Charleroi (21/11/20>04/01/21) et le MAC’s Musée des Arts Contemporains au Grand-Hornu (30/01/21>28/02/21).
    Une EXPO-LABO où l’accrochage change et évolue pendant 3 mois.
    Une EXPO-RENCONTRE où vous pouvez voir les étudiants au travail et discuter avec avec eux (les mardis et jeudis sauf congés scolaires)
    Une EXPO-FUN à voir dans la suite de Lichtenstein ou “Qu’est-ce que c’est être POP en 2020 ?”
    Une EXPO-ÉVÉNEMENTS avec une dynamique inter-domaines lancée par des étudiants d’ARTS2 au Frigo (calendrier sur www.facebook.com/idm.atelier)
    Une EXPO-LIVRE et le magnifique catalogue de 333pages (+3) publié à La Lettre Volée pour les 33ans de JFO© & IDM©…

    Plan

    Transcultures
  • 16 > 21.01.2021 | Paradise Now + Didié Nietzsche – Résidence Transonic

    15/01/2021

    Entre ces deux créateurs sonores belgo-internationalistes volontiers collaboratifs, la rencontre est à la fois naturelle et ouverte. 

    Paradise Now (le projet audio solo de Philippe Franck, également co-fondateur du duo post pop Pastoral avec Christophe Bailleau et collaborateur de plusieurs autres musiciens expérimentaux et poètes) invite Didié Nietzsche (alias A Limb pour ses projets transformistes sur Second Life, co-fondateur du collectif audio expérimental Radio Prague -depuis 1982, membre du groupe électro-punk francophone Nietzche, du combo à géométrie variable 48 Cameras piloté par le regretté Jean-Marie Mathoul et, plus récemment du collectif d’impro multimédia Lamaphi) à le rejoindre en vue d’une nouvelle série d’enregistrements passant par diverses esthétiques et pratiques soniques (soundscape, poésie sonore, improvisation ou pièSaveces plus groovy).

    Ils sont rejoints ponctuellement par Isa Belle avec qui Paradise Now collabore depuis 2004, et jouent ensemble des bols chantants, gongs, percussions et hand drums traités subtilement par le docteur Nietzsche.

    Ensemble ils proposeront aussi une « No Lockdown Transonic Live Session » qui sera publiée prochainement sur le bandcamp du label Transonic.

    Plan

    Transcultures
  • No Lockdown Transonic Winter Session #1 [in progress] | #NoLA2020

    23/12/2020

    Dans le cadre de l’initiative NoLA – No Lockdown Art (programme Creaconnections), des créateurs sonores issus de différents pays et d’esthétiques variées mais toutes aventureuses, sont invités à envoyer chacun une session audio live ; celle-ci est illustrée d’un visuel fixe ainsi que quelques lignes de présentation sur les conditions de réalisation de la pièce et une courte présentation de l’artiste. L’accent est mis ici sur la puissance imaginaire de ces voyages sonores à destination d’un public connecté inconnu.

    A partir de mi-décembre 2020 et jusqu’à février 2021, les Pépinières européennes et Transcultures annonceront, chaque semaine, la mise en ligne d’une session (une pièce continue – qui peut être en plusieurs mouvements – d’une trentaine de minutes) d’un artiste différent. Ces sessions intimes seront disponibles sur le bandcamp de Transonic (label indépendant pour la création sonore différenciée, produit par Transcultures).

    Martin Georgievski - Amplidyne Effect - Live in Skopje (08Dec2020)

    Amplidyne Effect est le projet d’improvisation sonore et multimédia initié par Martin Georgievski (Skopje, République de Macédoine). Le projet prend la forme d’une exploration live de musique expérimentale, ambiante, classique contemporaine et de drone avec des performances dans divers festivals, lieux et flux Internet.

    Formant un spectre génératif de sons au cours de longues sessions et enregistrements improvisés, Amplidyne Effect enregistre en utilisant une sélection arbitraire d’instruments allant de la guitare électrique, des instruments préparés, des enregistrements et échantillons sur le terrain, des synthétiseurs, de l’électronique, des microphones piézo et d’autres types d’instruments «étranges» . S’inspirant de l’art, de la musique, de la nature et de la technologie elle-même, il essaie toujours de repousser les limites du son ou de se reposer dans le nid de sa niche.

    Dans le cadre d’un son en constante évolution et en croissance, Amplidyne Effect a collaboré avec des artistes des États-Unis, du Canada, du Royaume-Uni, d’Argentine, de Suisse, d’Espagne, d’Allemagne, de Macédoine, de Serbie et d’Italie, en direct sur scène ou via le streaming Internet et sessions d’enregistrement.

    Amplidyne Effect a joué dans des événements et festivals tels que Skopje Jazz Festival, Pohoda (Slovaquie), Waves of Ambience, Philosophical Film Festival, PNEM Sound Art Festival (Pays-Bas), KRIK Festival, Biennale of Western Balkans (Grèce), Music Tech Fest , D Festival, ImprovE (Belgrade) et bien d’autres.

    Christophe Bailleau - Live In Huy (23Dec2020)

    Music is cooking
    more spices you have
    more the travel is contrasted

    I prepared the ingredients
    fields recordings
    recent guitar recordings
    some new synths recordings

    I imagined some new parts, dark, sunny, quiet, energic
    strange, reassuring…
    I wanted to travel in different countries

    in my luggage two synths, a noise box
    some percussions to play live
    small drums
    a mic opened for the voice and some percussions

    during playing I imagined
    a structure
    a story
    and that I would like to be free

    the result is a testimonial of my moods, at precise moments:
    new tests…

    ———–

    with the help of Didié Nietzsche, Paradise Now and Prism

    ———–

    Christophe Bailleau développe une composition musicale avec des paysages électroniques mais aussi de la guitare, des percussions, des voix (certaines pièces chantées étant plus baladeuses) des sons concrets. Ses œuvres jouent sur l’attente, le silence et la tension mais cherchent aussi une certaine lumière. Depuis 2004, ses compositions sont éditées sur différents labels européens : Le cri de la harpe, Stilll, Carte postale, Eglantine, Annexia, Soundscaping, Optical Sound, Transonic… Il réalise également régulièrement des vidéos, installations, créations radiophoniques et vient de publier deux livres de fragments poétiques.

    A Limb - Mindfuck - Live at Cat's Circus (Second Life 18Dec2020)

    « Mindfuck » est le dernier d’une série de collaborations entre l’artiste visuel SaveMe Oh et le musicien A Limb (Didié Nietzsche dans la « Real Life »). Ces performances dans le monde virtuel de Second Life (un monde où l’on peut encore embrasser les gens sans danger) sont toujours largement improvisées, l’une se nourrissant de ce que l’autre crée. Comme c’est souvent le cas, la musique a été créée sans DAW ni connexions MIDI, à l’aide de vrais synthés et grooveboxes. Les voix sont produites et manipulées sur un iPad. «Mindfuck» peut être compris dans son sens littéral, mais aussi comme l’esprit dans lequel l’année 2020 nous a quittés.

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    A Limb (le projet solo de Didié Nietzsche) est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de bourdon, insérant un grand cœur de musique ethnique et des poumons de krautrock. .. puis baigner tout le « corps » dans un bain à effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et … c’est vivant! Parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière…

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre … A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux. A Limb est souvent accompagné des performances de SaveMe Oh, et en est satisfait.

    A Limb a également joué dans la Vie Réelle dans des piscines, des squats, des châteaux, des entrepôts de poudre à canon et, accessoirement, dans des salles de concert.

    Greg Ocheduszko - Live in Mosty (13Dec2020)

    Based in Poland, Greg Ocheduszko is a professional musician, remixer, and composer whose compositions were frequently used in movies, ballet performances, theatre, trailers, and commercials. His credits include music for several Audi car world premieres, and remixes with artists like Amanda Wilson, David Byrne, and Goloka (Skint Records UK, Loaded Records UK, Diamond Records UK) . Greg has also done music production for FLUX, LA Compagnie des Balet de Monte Carlo, Be Be Blond (PL), Jah Mission (NL) and National Theatre w Lodz, Poland. He brings us music in the Dramatic, Orchestral, Classical, EDM, and IDM genres, among others Electronic and Dub genres.

    During the time of self quarantine, in lockdown i spend couple of days in my home studio. My working space played a major role, makes me feel comfortable and cozy. I was mentally forcing myself into this crazy quarantine, which now everybody has to be in. I started thinking about all limitations we have in connection with our families, friends and community. But ideas we have, thoughts we create can not be lockdown, they floating on the air with no limitations. I tried to catch all those feelings we have in this hard times and put it into the music. Loneliness, anxiety, a bit of darkness and a bit of lightness, little joy and little hope, all that you can feel and experience in music i made for this special project.

    Kurt Buttigieg & Robert Farrugia - Live in Malta (9Jan2021)

    Saying the first Covid lockdown was a sudden spanner in the works which forced most of the world to reconsider whatever they were doing is nearly glib at this point, but it’s also true.

    For us, it was a time for duality. Kurt founded a label, called Complex Holiday, and nearly immediately after Robert joined the project. This duality is present in location (we’re both Maltese, but Kurt is based in Brussels and Robert in Malta), in what kind of sounds we want to release (Kurt is steeped in experimental music and sound art, Robert soothing, long-form ambient), from where and in the way we work. We didn’t know each other too well, but working on a project is often the best way to get to know someone, especially as air travel was nearly completely impossible. This is by no means unusual in the scenes in which we operate, which are based on building strong links between like-minded people worldwide. However, it also highlighted the importance of an immediate local scene or habitual partners-in-crime at some point in the process, which by then was somewhat in disarray.

    The label, coming at such a strange time, taught us the ins and outs of working at a distance, and of working with each other. Timidly at first, each wary of stepping over the other person’s toes, then with more confidence as the track progressed. This is our first ever track together, which we did away from each other and in a manner we usually wouldn’t have. We would have normally had a face-to-face interaction followed by a long improvisation from which we would have culled parts we found interesting. Instead, the track was built bit by bit from our daily contacts where we often spoke of a more esoteric thing – time. We didn’t know where it was going but, in many ways, the track ended up illustrating where our mind was over the last year – frozen time, with unequal parts delight and frustration borne out of distancing and having to do things differently. Covid made us do it.

    > Kurt Buttigieg : kbuttigieg.bandcamp.com
    > Robert Farrugia : robertfarrugia.bandcamp.com

    Harold Schellinx + Emmanuel Rébus + Cathy Heyden - Live At La Generale (17Jan2021)

    We recorded this Lento (slowly) on Sunday January 17th 2021, at La Générale Nord-Est in the fourteenth arrondissement of Paris, inside « Défaillance Systémique » (‘Systemic Failure’) an installation—“a merry-go-round, a theatre of forms activated by motors in a process of composition and decomposition”—created and set up there by French visual artist Anaïs Gauthier.

    Emmanuel Rébus – arturio microfreak
    Harold Schellinx – sonic pi, final cut
    Cathy Heyden – alto saxophone

    Caught inside fields woven from an endlessly permuting series of wavering electro-notes and -lines, Cathy Heyden’s saxophone follows the looping trajectory of three amorphous, wet and dripping objects—points—sculpted by Anaïs, sometimes with hesitation, at others with indignation, sometimes with joy, at others with anger, caught inside the rigid and merciless grid of a small, closed world, sufficient unto itself.

    “There is no meaning, no salvation, no way in, no way out. It was Fano’s plane, and we stuck to Fano’s plan.”

    Rébus & Har$—Harold Schellinx and Emmanuel Rébus—have been collaborating in various guises (Commando Anti-Bruit, Ana-R, DIKTAT, unPublic …) for near to twenty years and are well on their way to become the Lennon/McCartney of this 21st century’s speculative non-academic electroacoustic music. They performed at experimental music festivals in Europe, the United Staes, Asia and elsewhere, and presented their research on freely improvised non-academic electroacoustic music at international academic conferences on music and media art history.

    Cathy Heyden’s organic treatment of the saxophone timbres, textures & materials play a predominant role. A self-taught improviser, she likes to cross genres, and a strong commitment to corporal engagement provides a natural link of her music to the world of performance. Cathy is a central force within the Parisian free improvisation community and over the years has performed internationally in many different settings, collaborating among many others with Claude Parle, Erik Minkinnen, Howie Reeve, Allochtone, Rogier Smal, Thierry Müller, Jacques Berrocal and German Krautrock legends Faust.

    Christian Vialard - To Rutger Hauer aka Roy Batty - Live in Grasse (18Jan2021)

    Pièce solo improvisée pendant le confinement avec guitare, effet de pédale et amplificateur
    Au défunt Rutger Hauer qui a joué le rôle du leader réplicant Roy Batty dans le film Blade Runner de Ridley Scott – 1982)
    Enregistré à Grasse, Côte d’Azur, France.

    « J’ai vu tant de choses que vous, humains, ne pourriez imaginer… Des navires de guerre en feu, surgissant de l’épaule d’Orion… J’ai vu des rayons C briller dans l’obscurité, près de la Porte de Tannhäuser… Tous ces moments se perdront dans le temps… comme… les larmes dans la pluie… Il est temps de mourir. »

    Derniers mots de Roy Batty dans Blade Runner

     

    Christian Vialard a fait des études d’art et a commencé la musique avec des expérimentations et compositions abstraites, entre noise et post rock.

    Ses projets donnent lieu à des concerts/performances, des disques et des installations sonores. Christian Vialard fait partie d’Hypogé avec l’écrivain Eric Arlix et le guitariste Serge Teyssot-Gay, un projet singulier entre littérature et concert à chaque représentation réinventé . Le dernier projet en date, La Tête dans les Nuages (2019), est un duo avec Éric Arlix. Essentiellement scénique, la Tête Dans les Nuages est une performance ou la guitare improvisée de Christian Vialard répond à la voix d’Eric Arlix.

    Christian Vialard a aussi créé Tiramizu, un label de musiques expérimentales regroupant de nombreux musiciens expérimentaux internationaux (Kira Kira, Eddie Ladoire, Kasper T.Toeplitz, Sébastien Roux, Li Jiaong, Laurent Dailleau, Vincent Epplay, Charlemagne Palestine,….).

    Christian Vialard est aussi peintre, dessinateur et céramiste.

    Labels – Grautag, Tiramizu, Optical Sound et Éditions Jou.

    Presse:
    The Sound Projector, Musique Machine, Dromemagazine, Ondarock, Gonzo Circus, Chain D.L.K., Blow Up, Hunger Culture, Debug,  Monsieur Delire, Electromania France Musique, Bayerischer Rundfunk Bayern 2 Nachtsession.

    christianvialard.com

    No Lockdown Art

    Dans le cadre de son nouveau programme parapluie Creaconnections (soutenant la création contemporaine exploratoire hybride en réseau et sur le réseau), Transcultures, en partenariat avec les Pépinières européennes de Création, a lancé l’action No Lockdown Art – #NoLA2020 afin de soutenir le ré-activitisme d’artistes belges et internationaux qui ont initié, en période de confinement, d’intéressants projets audio, vidéo, multimédia… en ligne et diffusent librement leurs singularités et regards poétiques aux curieux connectés.

    Dans cette période tristement unique (mais susceptible d’annoncer d’autres catastrophes), de nombreux artistes de toute origine ont refusé la quarantaine de l’expression partagée. Ils ont exprimé à la fois un besoin de se relier à un autre public (connecté) et de sortir tant de la peur et de la paralysie que du “tout à l’égo”.
    Désirant s’associer à cette dynamique libertaire et donner soutien et visibilité à des oeuvres différenciées en ligne, Transcultures a ainsi proposé un soutien à la production à plusieurs artistes pour des projets à court, moyen, ou long termes.

    Dans cette volonté pro-active et dé-confite, un appel à projet No Lockdown Art (#NoLA2020) a été lancé à la mi-avril 2020; il s’agissait et il s’agit encore ces derniers mois de soutenir activement de nombreuses initiatives d’artistes et concepteurs de projets culturels à la créativité intacte, si pas stimulée par les turbulences de notre monde virale.

    Production

    Transcultures
  • No Lockdown Sonopoetics – 3 new Christmas releases | #NoLA2020

    22/12/2020

    Dans le cadre du projet Correspondances confinées, Transcultures et les Pépinières européennes de Création ont demandé à plusieurs auteurs de différents pays d’écrire pendant le confinement leurs impressions poétiques, réflexions, interrogations……) d’écrire pendant le confinement leurs impressions poétiques, réflexions, interrogations… Ces contributions « confinées » ont été centralisée au fur et à mesure via une plateforme Web, certaines sous forme « de « journal » ou « correspondance », d’autres sous forme de textes ou documents visuels, multimédia… selon l’humeur et/ou la nécessité.

    No Lockdown Sonopoetics

    Une sélection de ces textes lus par leurs auteurs, a fait l’objet de mise en son par l’artiste et producteur Paradise Now (Fr/Be) pour constituer l’album “No Lockdown Sonopoetics” et est déjà disponible à l’écoute sur le bandcamp de l’alter label Transonic. Ces « correspondances confinées » sont aussi ici celles entre l’écrit mis en voix et la création sonore à chaque fois adaptée aux spécificités de ces différentes pièces poétiques.

    Cet album online se complétera au fur et à mesure des contributions/créations et sera édité au format CD + Livret, en 2021, sur l’alter label Transonic, dans sa série Sonopoetics dédiée aux créations mêlant poésie/littérature vivante et création sonore.

    Maja Jantar + Paradise Now - Some first part

    some

    some stories take two generations to tell
    some are two days long and three hours wide

    some plants need two cycles to seed
    some curl their roots up and let the wind drift them to another terroir

    some seeds only sprout after fire has cracked them open
    some after frost, or digestion and excretion

    some bodies are bodies of water
    some interconnect underground

    some birds fly thousands of miles to nest
    some never return

    some let their young freefall from high cliffs to safety

    some fish swim out to sea
    some come back to fresh water

    some mammals wander away to die alone
    some hide to birth

    some mothers carry their little ones close to skin, feather, fur, leaf, root
    some leave them in others’ care

    some stories take two generations to tell
    some are hidden in our cells

    so

    some bodies are meant to walk on water

    some bodies carry water within them in pouches under their skin
    to journey

    some bodies are meant to sink
    some to float, some to drift

    some to let water in
    some to keep water out
    some to let some water in and some water out

    some bodies are water

    some are cold some warm

    some are fast some take their time

    some froth, swirl, turn, pull back, overflow

    some bodies change color
    some texture, some scent, some shape

    some bodies wax and wane

    some shine, some reflect
    some camouflage
    some can only be seen by moonlight

    so

    Catrine Godin + Paradise Now - Entoure doiseaux

    Au presque été, la moelle attend la cuisant,
    goulue l’ivresse à plus soif de rayons fastes,
    délire photonique à longue propagation,
    un bain d’or régénérant l’essence comme
    la chaleur éveille les sens…d’avoir froid encore
    quand le pollen des peupliers neige la ville
    amoncelle son floclonneux mirage au long
    des rues, des trottoirs, couvrant l’herbe jusqu’à
    la disparaître : d’avoir froid, au cœur pourtant
    que tout autour palpite et vibre le vert
    vif et gavé de soleil, les êtres, les créatures,
    les choses.

    Entouré d’oiseaux, au milieu des fleurs,
    des fleurs à dire
    …c’est si beau les fleurs, si brefs, si plein, ouvert
    Comme certains mots sont brefs et pleins, ouverts,
    De sens, de forces, de fragilité, comme les mains,
    les fleurs ; nos fleurs à dire, longues à mourir,
    leurs pétales écumant tant l’absence, le silence,
    tous les espaces manquants,
    les manquées aussi.

    Christophe Bailleau + Paradise Now - Geologique

    Calcium
    Potassium
    Sodium
    Magnésium

    Le minéral habite notre corps
    circule dans les veines le magma des minéraux
    Et notre tête est le volcan
    Les sédiments par érosion
    m’emmènent vers toi
    Métamorphoses
    Accumulations
    Roches existantes
    désagrégées
    Certains mécanismes altèrent la pensée
    mais toujours là le ruissellement
    Toujours là le ruissellement

    Les envies de toi sont stratifiées
    Les regrets fossilisés
    On peut voir le matériel d’origine à travers les couches de roches
    et tes pensées
    géologiques

    Calcium
    Potassium
    Sodium
    Magnésium

    Biba Sheikh + Paradise Now - Give recompense

    You have been working so hard.

    No one worries about you.

    You need protection

    and feel not good enough, then got sucked into the machine.

    So you look like a…Sepulcher….

    A Body, not in the sense of dance.

    It’s the machine

    body… an apparatus

    For the state.

    ‘This body that will die’ is how they view

    you from the beginning…

    And where is the burial?

    In this country…?

    There you are always

    a foreigner…

    In the aftermath of Covid 19,

    Who will watch

    out for you?

    Who will give you

    Money if you need it?

    Put the force where there isn’t any…?

    By remembering the sadness of opiate

    addicts, now…suddenly thrust homeless, and

    the street jargon of old junkies, by whom

    we learn that the body is not the person…

    but machine, malfunctioning…

    Tomorrow’s whispering, « please lend a helping hand

    she had a heart attack…

    she ran out of gas…

    there is no money…

    I am five months late on

    the rent. She is my

    landlady… Help me pay her.

    you don’t get it. There’s nobody…

    there is tension…

    The enzymes are in a hole.

    « Give Recompense…

    Philippe Boisnard + Paradise Now - Coronablabla

    Jour 29 – 8h39 – Coronablabla

    Et il annonce.
    Et on écoute.
    Et on critique.
    Et on se parle.
    Et on discute.
    Et on se moque.
    Et il parle encore.
    Et on entend ce que l’on veut entendre.
    Et il dit ce qu’il ne dit pas.
    Et on se tait.
    Et on se pose des questions.
    Et il parle de légitimité sans écouter.
    Et on répond légitimement sans légitimité.
    Et on s’interroge sur la légitimité de ce qu’il dit ou ne dit pas.
    Et il se retourne.
    Et on ne le voit plus.
    Et on reste là face à l’écran éteint.
    Et il ne porte pas de masque.
    Et on recherche des masques face à ce qu’il dit.
    Et pourtant il parle avançant masqué.
    Et on sait qu’on sortira toujours sans masque.
    Et on ne sortira pas pourtant de ce qu’il faudrait sortir.
    Et il ne sait pas quand on va sortir.
    Et on sait qu’il ne sait pas.
    Et pourtant il dit qu’on devra sortir même si on en est pas sorti.
    Et on a plus rien à écouter que ce que l’on dit nous-même.
    Et cela fait peur ce que l’on dit qu’il n’a pas dit.
    Et il sait que l’on va parler sans qu’il ait dit ce qui nous préoccupe.
    Et il se tait jusqu’à la prochaine fois.
    Et on doit attendre un mois à parler entre nous avant qu’il ne nous parle de nouveau.
    Et cela fait peur de se parler tant on a entendu ce qu’il n’a pas dit.
    Et on se dit que c’est grave de se parler de ce qui n’est pas dit, mais que l’on dit tout de même.

    Eric Therer + Paradise Now - Contrer le manque

    Entre distance et distanciation,
    il n’y a plus de creuset,
    plus de creux où se lover
    Mon seul contact physique se limite au clavier
    Les pixels me laissent indifférent
    Pour contrer le manque,
    j’ai commandé une poupée en silicone sur Alibaba
    J’ai introduit mon pénis dans ses cavités
    après l’avoir enduit de désinfectant
    J’écoute le son des karaokés de Corée,
    des chants Tamoul,
    un best of d’Abba
    Je retrouve une humanité exempte de danger
    dans le respect des consignes de sécurité

    Nous informons
    Nous compatissons
    Nous comprenons
    Nous déchiffrons
    Nous attendons
    Nous réclamons
    Nous acceptions
    Nous conservons
    Nous maintenons
    Nous avertissons
    Nous déchiffrons
    Nous séparons
    Nous rassemblons
    Nous gardons trace
    Nous nous tenons
    Nous tenons bon
    Nous nous tenons

    Il me tarde de retrouver les voies et moyens
    d’une vie sociale épanouie

    Werner Moron + Isa Belle & Paradise Now - Survie-Virus

    Wuhan, narine humaine, chauve-souris, pangolin, marché sur internet, petit émoji grrr aux antipodes, nous ne sommes pas concernés. Les frontières se ferment. Le danger s’approche. Les mots s’hémophilisent. La parole est KO. L’humanité est comptée jusqu’à dix, les phrases, les explications sont rejetées par une première vague avec les gobelets, les masques et les corps disloqués sur une plage de pub. Porteur sain, confinement, pandémie, pénurie, papier cul, farine, fosse commune, chloroquine, discours du roi, du président, du voisin…

    Se laver le dos des mains, lire Proust, apprendre l’anglais, ranger sa cave, ne pas se toucher le nez, s’attacher comme un chien de ferme avec une chaine d’un mètre au moins, gestes barrières, distanciation sociale, mesure d’exception, syndrome respiratoire sévère aigu, gouvernement d’exception, perte de l’odorat , état d’urgence perte de goût… Gel hydro alcoolique, petite goutte de sang sur le doigt, rue vide à 8h à 12h, à 17h, ciel soulagé, air dégagé, retour sur soi, bonne résolution , grandes vacances, peur panique, je t’embrasse si je veux, rebelle d’Ikea, personne à risque, applaudissement à 20 heures, personnel soignant, expert, virologue, psychologue, sociologue, immunité collective, ultra libéralisation, retour aux frontières, apéritif sur Skype, WhatsApp, Messenger, Rainbow, Zoom conférence…

    Mort par noyade dans son propre corps, quarantaine, hôpitaux construits en 15 jours, hôpitaux préfabriqués sur les parkings, corps alignés sur les plages, printemps de rêve derrière la fenêtre, l’humanité est envoyée dans le coin, statistique, assistance respiratoire, chiffre d’affaire, amazone, PIB, crise sanitaire, crise économique, crise de nerfs, sans domicile, solitude, petite vielle dans un couloir buvant sa soupe en sachet au 15ème jour, magasin de bricolage, vedette en guitare sèche, chanteur d’opéra sur le balcon, avion au sol, n’embrasser personne, tousser dans sa manche, faire son pain, regarder le nombre de mort à 20h, Italie, chair de poule, les nuages ne s’arrêtent pas aux frontières.

    Le virus : « à l’époque où je vivais dans un très confortable trou de cul de chauve-souris, je ne pensais pas au nouvel an chinois, à la mondialisation des hommes du 21ème siècle.
    J’ai vu que je pouvais rentrer par le nez de cet homme. Je l’ai fait et ainsi de suite chaque fois que l’opportunité s’est présentée. Maintenant, j’avance sans haine et sans culpabilité, naturellement. Vous parlez de guerre, personnellement je suis prêt à me mettre à une table des négociations afin de créer la première fédération mondiale du vivant. Une organisation où les territoires et les identités de chacun sont respectés ».

    Alexandre Castant + Paradise Now - Virus Varia

    L’ennemi est là, invisible, paraît-il
    Entre complotisme et parapluie
    Monde orwellien, risques sanitaires et solidarité
    Virus mutant et inquiétude mondiale

    Faut-il y croire ? Encore ?
    Faut-il le croire ? De ma fenêtre
    Les rues sont vides
    Les parisiens sont séparés/par une longueur

    De deux pas

    Les travailleurs indépendants n’ont plus d’argent
    Les travailleurs clandestins n’ont pas d’argent
    Les restaurants, les cafés et les commerces n’ont plus d’argent
    Jusqu’à quand ? Les ondes semblent mauvaises

    Paris se désemplit/déserté/dépeuplé
    Dernière représentation ? Jusqu’à nouvel ordre
    Dernière représentation… Avant ?
    Isolés, repliés, reclus

    Les manutentionnaires/devant un écran de silence/croient avoir pleuré

    On meurt beaucoup maintenant
    On a peur maintenant
    On s’éloigne les uns des autres maintenant
    Il faut lire, paraît-il, lire et écrire

    Plus de gel hydroalcoolique,
    Plus de masques, plus de médecins
    Plus de départ/sauf/pour la traversée du Styx
    Plus de gel : l’Hydre est diabolique

    J’ai froid, je tremble, je n’ai pas de masques et nous tousserons ensemble

    Panique dans la rue d’Elia Kazan ? À voir
    Dès que l’électricité se rallumera
    Dès qu’internet à nouveau marchera
    Dès que le jour reviendra

    L’avenue de la Grande-Armée ? filmée comme une absence ?
    Les images de Jean-Pierre Melville mises à part
    Il y a une histoire du cauchemar/et il s’en croyait protégé,
    Pourtant/elle avait été peinte par/le royaume en exil/de l’éléphant noir à l’écharpe brodée

    Et si les plantes en plastique se déshydrataient aussi ?

    Alexandre Castant

    Philippe Baudelot + Paradise Now - Quelques heures en avril

    L’instant épouse l’ombre avant qu’elle s’effondre. Il cherche l’évidence aux confins des effacements. Il traque l’illusion dans les recoins des séductions. Il ne raconte pas. Il observe, contemple, s’abandonne au bruit des paroles. Il s’y noie sans se soucier où cela le conduit. Il suspend son regard au parfum de fleurs tôt écloses. Il s’efface, indifférent au temps comme le temps à lui-même. On entend la rue déserte. Le long des murs, des églantiers troublent des cambriolages . Accrochées aux balayages des contrevents, des araignées s’émerveillent de diableries. Elles raillent l’alternative annoncée à venir. Des auscultations persistantes tamisent de troubles les phrases et des corps. La régalade du verbe célèbre l’insignifiance. Des approbations interrompent les disparitions. La mémoire revient sur les ventres et les rêves disparus. L’œil s’étonne de la patience des lombrics. Je mastique la douce viande. Accrochées aux langes des inquiétudes, les mauvaises herbes s’émerveillent. Elles soulignent leurs pirouettes. Les bousculades de la hâte tamisent le soleil. Il pointe des rayons chavirés. L’équipée des rivières se fait inquiétante. Une chouette s’envole. Voleuse de nos songes, elle décroche et dérobe nos souvenirs,. Une plainte se mesure aux alternances nocturnes. Le moment surgit du présent. Sa fièvre se répand dans les futaies. Des tortillons de terre débordent des herbes. Les impacts des espoirs s’écaillent sur les cailloux. Ils abandonnent des éclats . Une femme se dénude. Toute. Elle s’inquiète de sa peau piquetée de gouttelettes. Peu emportent les iniquités lippues. Leurs impostures se perdent dans le matin qui paresse. La destruction s’empare du sensible. Les initiés se perdent dans leurs futilités. Des colverts se fondent dans d’absurdes démences. Les passants tombent au fond de tombeaux énigmatiques, à jamais ouverts. Des enfants se lancent dans des rondes. Ils dérivent vers des marelles effacées. Ils se rient des guérillas et des collisions. Insistantes, dépliées, de langues exquises en incursions, les peaux des femmes se gorgent de longues lampées d’eau. Elles roulent, maîtresses aux lectures volubiles, repues dans la perpétuation des lustres. Un flot de jupes s’en empare. Des murmures s’entrelacent dans la chaleur précoce. Impératives, flambantes de cadences, les jambes labourent les doléances de l’inattendu. Au delà de son dos, j’enserre des horizons alcoolisés. Nos chevelures se félicitent de ces concupiscences vigoureuses.

    Production

    Transcultures
  • Flux & Densités – Alain Wergifosse + Anne-Sophie Blanchet | Sortie de résidence @ Transcultures (Be)

    18/12/2020

    Pour la première phase de conception de la résidence croisée création numérique/recherche Transcultures (Be) – La Chambre Blanche (Qc) 2020-21 associant le créateur multimédia et sonore belge Alain Wergifosse à l’historienne de l’art/commissaire d’exposition québécoise Anne-Sophie Blanchet, Alain Wergifosse s’est intéressé à l’univers de la physique optique en s’attardant tout particulièrement sur la lumière et à ses différentes manifestations. Le temps, le mouvement et les couleurs sont autant de pistes d’explorations, à la fois empiriques et conceptuelles qui, à terme, devraient donner lieu à la création d’une installation immersive et interactive inédite.

    Pour cette fin de résidence chez Transcultures, Alain Wergifosse propose un album multimédia Flux & Densités sur le label Transonic piloté par Transcultures. Celui-ci comprend une vidéo résultant des premières expérimentations de l’artiste dans le cadre de ce projet (il ne s’agit donc pas de l’œuvre finale, mais d’une incursion privilégiée à l’intérieur de son processus créatif), un podcast d’Alain Wergifosse en conversation avec Anne-Sophie Blanchet (explorant quelques-unes de ses influences et de ses sources d’inspiration jusqu’à certains des grands concepts qui traversent sa pratique et sa recherche actuelle pour le projet Flux & Densités) ainsi que des pièces sonores inédites.

    Transcultures
  • 18.12.2020 | Transonic Second Life Sessions #1 – Performances (Web)

    12/12/2020

    A Limb (le projet électro solo de Didié Nietzsche – BE) est une sorte de Frankenstein artistique, exhumant toutes sortes de cadavres musicaux de leurs tombes, cousant un corps ambiant avec des jambes funk, des pieds punk, des bras expérimentaux, des mains jazz, une tête de drone, insérant un gros cœur de musique ethnique et des poumons krautrock… puis baignant tout le « corps » dans un bain d’effets dub, jusqu’à ce qu’un coup de foudre électro le frappe et qu’il soit… vivant ! Oui parfois la science va trop loin, mais il est trop tard pour revenir en arrière.

    A Limb aime aussi expérimenter sur sa propre peau, se changeant régulièrement en singe mutant, en boule à facettes, en lapin danseur, en lézard extraterrestre… A Limb joue régulièrement au Cat’s Circus, Burn 2 (version virtuelle officielle du Burning Man) et pour plusieurs événements spéciaux ; il est souvent accompagné par un visuel live de SaveMe Oh (PB).

    Cette session Transonic live (cadeau connecté d’avant Noël 2020 pandémique) sur Second life accueille également Renata Kambarova (alias Renata K (UZ) – flûtiste de formation classique ici dans un set electro-contempo), Jules Nerbard (alias Martyn Bates II – co-fondateur de Radio Prague) (BE), le tout est filmé par l’artiste visuel Glasz DeCuir (ES).

    Plan

    Transcultures
  • 17.12.2020 > 16.01.2021 | Des mouvements que je n’aurais jamais pu faire – Pierre Larauza ! – Tour à Plomb (Be)

    10/12/2020

    Pierre Larauza (artiste interdisciplinaire, co-fondateur du collectif t.r.a.n.s.i.t.s.c.a.p.e)  présente au Centre Tour à Plomb (Bruxelles) un travail tridimensionnel qu’il qualifie de « sculpture documentaire » prenant la forme de reconstitutions historiques grandeur nature reproduisant des mouvements historiques et des faits-divers mass-médiatisés qui l’ont particulièrement marqué : d’un geste sportif culte à une bavure policière raciste. Quatre mouvements symboles d’invincibilité, d’inventivité, d’iniquité ou encore d’interdit, qui donnent lieu ici à quatre installations plastiques. Chaque sculpture documentaire décompose fidèlement ces mouvements iconiques et fige ainsi dans l’espace-temps une seconde emblématique d’un fragment du réel : un portrait en sculpture présenté comme une alternative iconoclaste à la médiatisation de masse faussée, plate et désincarnée de la réalité.

    « Ces oeuvres sont élaborées à partir d’un travail d’investigation, qui inclut la rencontre de personnes clés y compris les protagonistes (du sauteur en longueur Mike Powell à la patineuse française Surya Bonaly en passant par Samaria Rice, la mère de l’enfant tué par un policier à Cleveland en 2014), couplé à l’analyse de documents d’archives de natures hétérogènes (archives sonores, images de vidéosurveillance, images télévisées, vidéos amateurs, rapport de police, etc.). De ces témoignages et données récoltées, ne figure, dans les sculptures documentaires présentées au public, que le minimum nécessaire pour comprendre la trajectoire du mouvement physique en tant que tel. (…) Les informations présentant le contexte où sont nés ces mouvements ne sont pas inscrites dans la sculpture en tant que telle ; elles appartiennent au paratexte de l’oeuvre, à son savoir latéral : dans le cartel des oeuvres et plus encore dans l’ouvrage dédié les accompagnant, tel le contre-champ documentaire de la sculpture documentaire. L’évolution de ces sculptures au fil des témoignages et enquêtes menés transforment les œuvres en processus et, inversement, ce processus en œuvre. Qu’il s’agisse d’un mouvement record, d’une invention « chorégraphique », d’un mouvement interdit ou d’un mouvement raciste (ou considéré comme tel), ces mouvements reproduits comblent une image manquante, celle qui m’a manqué, celle qui vous permet de comprendre une image avec son propre corps. »

    Pierre Larauza

    Plan

    Transcultures
  • 07 > 18.12.20 | D’un sens l’autre – Workshop Emergences – Création sonore (Be/Fr)

    02/12/2020

    La troisième collaboration entre l’école des arts visuels de Mons Arts2 et l’ESÄ-Nord-Pas-de-Calais à Tourcoing (cette fois encore en partenariat avec Transcultures et les Pépinières européennes de Création) qui ensemble ont initié le studio gémellaire ou GMLR (rapprochement des ateliers de création sonore d’Arts2  et de l’Ecole d’Art de Tourcoing) a démarré, de manière connectée, en décembre 2020 par un workshop transfrontalier qui a réunit une dizaine d’étudiants belges et français. Un second wokshop est prévu début février 2021 et une exposition devrait montrer les oeuvres des étudiants participants à la galerie commune de l’ESÄ-NPdC à Tourcoing.

    « Historiquement, il y eut d’abord la volonté de donner une forme visuelle au bruit, au son et à la musique, observable par exemple dans l’art pariétal, les enluminures et les œuvres des maîtres flamands. Ensuite, depuis les Lumières, des expérimentateurs à la fois épris de sciences et de poésie, ont tenté d’allier sons et couleurs : le père Castel, Scriabine, Raoul Hausmann… Plus près de nous, inspirés par des scientifiques, des artistes utilisent le son pour traduire des données visuelles, technologiques ou chiffrées : Ryoji Ikeda , Christina Kubisch… C’est au carrefour de toutes ces expérimentations sensibles et techniques que nous œuvrons cette année en interrogeant nos habitudes de perception, la fiabilité de nos outils et nos tentations synesthésiques ».

    Silvain Vanot et Julien Poidevin
    (coordinateurs GMLR pour les écoles d’art de Tourcoing/Mons)

    Plan

    Transcultures
  • 04.12.2020 | City Sonic – l’expérience des arts sonores dans la cité – Philippe Franck | Séminaire de recherche – Les Fabriques des Histoires

    27/11/2020

    « Texte, Image & Arts Numériques » correspond à l’AXE 2 du Laboratoire LLSETI (Langages, Littératures, Sociétés. Études Transfrontalières et Internationales) de l’Université Savoie Mont Blanc (USMB – Chambéry – FR). Ce dernier invite à ®-PENSER les relations poreuses et paradoxales entre mots et images, littérature et art, usages et dispositifs, corps et numérique.

    Le séminaire 2-2021 de recherche de l’Axe 2 “Texte Image & Arts Numériques / les Fabriques des Histoires“, axé plus spécifiquement sur les questions d’art sonore dans les œuvres immersives et hypermédia recevra :

    Roberto Barbanti : « Ultramédialité, complexité et écosophie »

    Résumé : Le propos qui guide cette intervention est celui d’interroger la technoscience actuelle et sa “dé-mesure”. Cette dimension ultramédia nécessite d’une pensée complexe afin d’en comprendre les enjeux et de produire des nouveaux équilibres. Une articulation nouvelle entre imaginaire et esthétique, société et nature – autrement dit, une pensée écosophique – sera thématisée et proposée à la réflexion commune.

    Bio : Professeur au département Arts plastiques de l’Université de Paris 8, il enseigne Nouvelles modalités des arts contemporains. Responsable de l’équipe de recherche Théorie Expérimentation Arts Médias et Design (TEAMeD/AIAC). Cofondateur et codirecteur de Sonorités (2006-2017), revue francophone d’écologie sonore.
    Ses thèmes de recherche concernent la question de la complexité et de l’écosophie dans l’art contemporain et actuel ainsi que l’écologie sonore et la dimension sonore du paysage.

    Publications (sélection) : « The World and the ‘aesth-Ethic’ Issue. The Landscape as a Social Representation and Physical Reality in the Anthropocene Epoch » in G. Checola (ed.) Padiglioni invisibili. The Regeneration of the Hypogean Space as a Resilient Infrastructure, Milan, Mimesis, 2020, p. 83-126 ; « Écosophie et paysage. Penser la sanctuarisation à l’écoute du monde » in M. Laval-Jeantet (ed.) No Man’s Land – L’homme a-t-il encore sa place ?, Montreuil, CQFD, 2019, p. 117-125 ; « Listening to the landscape. For an ecosophic aesthetic », Paragraph, vo. 41, No. 1, Edinburgh University Press, March 2018, p. 62-78 ; R. Barbanti, K. Paparrigopoulos, C. Pardo, M. Solomos (eds.), Transitions des arts transitions esthétiques, Paris, L’Harmattan, 2017 ; « Il sottrarsi della base al fatto » in V. Cuomo, I. Pelgreffi (eds.), Arti e tecniche nel Novecento. Studi per Mario Costa, Napoli, Kaiak, 2017, p. 15-38 ; R. Barbanti et L. Verner (eds.), Les limites du vivant. À la lisière de l’art, de la philosophie et des sciences de la nature, Paris, Dehors, 2016.

    Philippe Franck : « City Sonic – l’expérience des arts sonores dans la cité »

    Résumé : A travers l’expérience du festival international des arts sonores City Sonic et de nombreux projets audio contextuels qui y ont été créés depuis son lancement à Mons (Belgique) en 2003, Philippe Franck développe plusieurs enjeux de la création sonore contextuelle contemporaine (intermédialité, hybridité des pratiques et esthétiques, déterritorialisations/reterritorialisations, participation/immersion de l’auditeur / visiteur…) et l’approche in(ter)disciplinaire curatoriale qui l’anime.

    Bio : Historien de l’art, créateur sonore et intermédiatique, concepteur /producteur / critique culturel passionné par les transversalités créatives contemporaines, Philippe Franck est directeur / fondateur de Transcultures, Centre interdisciplinaire des cultures numériques et sonores (La Louvière-Belgique). Il est aussi initiateur/coordinateur du festival international des arts sonores City Sonic et de la biennale des cultures et émergences numériques Transnumériques (plusieurs villes en Fédération Wallonie-Bruxelles). Parallèlement, il enseigne la création sonore et les arts numériques dans plusieurs écoles d’art (Arts2-Mons, Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, École Supérieure des Arts Saint-Luc-Bruxelles…), matières sur lesquelles il publie régulièrement des textes critiques dans plusieurs revues et publications belges et internationales. Depuis 2018, il est aussi directeur des Pépinières européennes de Création.

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