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  • 17 > 22.06.20 | Isa Belle + Paradise Now + Stephan Dunkelman | Résidences Lizières (part 1 – Fr)

    08/06/2020

    Transcultures entame un nouveau partenariat avec Lizieres (Centre de cultures et de ressources, initié par l’artiste Ramuntcho Matta) et les Pépinières Européennes de Création pour une série de résidences artistiques en arts sonores.

    Pour la première Résidence accueillie à Lizieres, Le duo franco-belge Isa Belle + Paradise Now conjugue les bols chantants, gongs, handrums, voix et guitare aux traitements électroniques du compositeur et désigner sonore bruxellois Stephan Dunkelman. Un second temps de travail et d’enregistrement est prévu en août à Lizieres et se concluera par une performance de ce nouveau trio découvert sur scène et en mode environnement dans la dernière édition du festival City Sonic.

     

    LIZIÈRES : ligne non clairement définie entre un domaine et un autre.

    À l’initiative de l’artiste pluridisciplinaire Ramuntcho Matta, le projet protéiforme et évolutif Lizières engage une réflexion profonde autour de l’idée de cultures et de ressources, en élaborant un espace d’échanges au-delà des frontières, des genres et des catégories.

    Lizières organise évènements, stages et séminaires pour tous publics et professionnels, à la lisière de différentes disciplines esthétiques, scientifiques et corporelles, dans un domaine exceptionnel au cœur de la nature, propice à toutes formes de créativité : le “domaine du Château d’Épaux”, rénové selon les principes de l’éco-conception.

    Production

    Plan

    Transcultures
  • 09.06.2020 | LAMAφ – Groupe transdisciplinaire d’artistes improvisateurs

    02/06/2020

    LAMAPHI (Lamaφ) est un groupe protéiforme, regroupant des artistes de divers horizons et diverses disciplines, qui a vu le jour à LAMAB ( La MAison A Bruxelles ) fin 2019 sous l’impulsion du musicien JJ Duerinckx.

    Dans LAMAPHI, musiciens, danseurs, vidéastes, comédiens… mettent en jeu leurs créativités dans l’instant présent et dans l’interaction organique entre individus. Là où l’intuition, le ressenti oeuvrent et ouvrent la voie vers des imaginaires partagés des formes nouvelles prennent vie.

    La recherche artistique du groupe le amène à une forme artistique performative régie uniquement par la capacité de chacun à être en connexion avec l’instant présent et à interagir avec toute stimulation émergente, qu’elle vienne des performeurs ou de l’environnement. Le but est de constituer un corps unique ou chaque individu se met au service de la création collective. L’inspiration vient donc de la rencontre : rencontre avec l’autre, sans distinction entre performeur et spectateur, rencontre avec le lieu et ses caractéristiques, rencontre avec soi même. Le résultat est fragile, déroutant parfois, toujours inattendu et intense dans sa sincérité.

    LAMAPHI œuvre dans la ville en tous lieux et circonstances, attirer l’attention du public sur des problématiques sociétales par des actions performatives constitue un de ses engagements artistique.

    Depuis une semaine, le groupe a entamé un cycle de performances filmées. D’autres performances et créations vidéos et sonores (plusieurs ont fait récemment l’objet de diffusion dans le cadre du projet participatif No Lockdown Art initié par Transcultures et les Pépnières européennes de Création) suivront durant toute la saison 2020/2021.

    COVID 19

    Depuis le début du confinement LAMAPHI s’est attaché à garder le contact en publiant une série de vidéos sur sa chaîne YouTube : Lamaφ. Ces vidéos sont le résultat d’un travail de co création illustrant les différentes étapes de l’évolution de la pandémie jusqu’au déconfinement. Elles sont un point de départ aux actions performatives régulières qui seront menées par LAMAPHI à Bruxelles et ailleurs durant toute la saison 2020/2021

    Voir la présentation du collectif par Petermfriess sur la chaîne Newyorkaise Creative Pois-On, dans le cadre de la série #CreativityWillSaveUs

    Membres de LAMAPHI

    Jean-Jacques Duerinckx aka Maurice Charles Jj (saxophones)
    Saxophoniste, compositeur, improvisateur, artiste sonore.
    soundcloud.com/mutation-by-mcjj
    astateofmutation.bandcamp.com
    one-moment-free-improv.com

    Pratiquant principalement les saxophones sopranino et baryton, et d’abord influencé par Steve Lacy, Antonny Braxton, John Surman, Hamiet Bluiett ; ses rencontres avec les saxophonistes Lol Coxhill et plus tard Michel Doneda ont été décisives. Sensible aux arts visuels, il s’intéresse à la musique électro-acoustique, à l’art sonore et plus particulièrement à la notion de « paysages sonores » concept cher au compositeur R Murray Schaffer dans son livre “The Tuning of the world’’.

    Son idée de confronter matériau sonore et mélodies abstraites ou non constitue l’une des bases de son expression artistique et instrumentale ainsi qu’un vecteur d’énergie à partager. Pratiquant l’improvisation libre depuis plus de 20 ans, de nombreux musiciens renommés du monde des musiques improvisées libres jalonnent son parcours, tels que Lol Coxhill, John Russell, Michel Doneda, Barre Philips, Paul Rutherford, Jacques Foschia, Tom Jackson, Matthieu Safatly, Tatsuya Nakatani, Roger Turner, Dan Warburton, Adrian Northover, Karine Germaix… pour n’en citer que quelques uns. Il est à l’origine de nombreux projets transdisciplinaires et à la base du lab’OMFI : un laboratoire transdisciplinaire expérimental qui se tient aux Halles St Géry dont sont issus la plupart des membres de LAMAPHI.

    Actuellement, il joue avec le compositeur acousmatique Stephan Dunkelman dans le duo “Unreal Brotherface » un duo mêlant saxophones et live electronics spatialisés ainsi que dans ‘Tunnel Hearing’ un duo audiovisuel avec l’artiste multimédia Alexandra Dementieva.

    La confrontation de son expertise sonore avec d’autres modes d’expression tels que les arts visuels, la performance, la danse contemporaine, demeure essentiels à sa recherche artistique : collaborations entre autres avec Harold Schellinx, Patricia Kuypers, Frank Beaubois, Pascale Gille, Isako Horikawa, Stéphanie Auberville, Maja Jantar, Peter M Friess… Il fait partie du CEPI ( european improvisation center) créé par Barre Philips.

    Activiste libertaire du son; Il fonda le collectif “OMFI” avec le celliste Matthieu Safatly et anime des ateliers d’ improvisation musicale libre pour entre autres: la Semaine du Son, La maison de la Création…

    Mattia Massolini
    Double-bass
    youtube.com/channel/UCBXIrsOu0jBngJx36RmnO-w

    Mattia Massolini est né en 1981 à Pavie (IT). Il vit à Florence entre 2001 et 2006 collaborant avec différents groupes jouant du swing et du jazz manouche.

    Arrivé en Belgique, il collabore avec « Too Much and the white nots » et d’autres auteurs-compositeurs belges, avec « Stingo » group de Folk Fusion et avec divers orchestres en Belgique et en France (Orchestre National de Belgique, Bruxelles Philarmonic Orchestra, Les Symphonistes Européennes de Lille).

    L’intérêt pour l’improvisation se manifeste dans les jams de dance-contact à Bruxelles, puis il rencontre des artistes qui vont changer sa vision et son approche de l’improvisation: Michel Massot, Ernst Glerum, Jon Rose, Jean-Louis Rassinfosse, Han Bennink… Il chante également dans la Schola Grégorienne du Sablon et est membre du Brussel impro collective

    Elisa Pais
    Danse
    elmabonds.wordpress.com

    Performer et Creative Mouver (Danse, Theatre, Echasses), prends part et co-crée des projets multidisciplinaires qui développent un dialogue et une réflexion entre l’artistique et le sociale en Belgique, Italie, France, Luxembourg, Portugal. Elle est formée en Théâtre Physique (Lecoq) à la “Performing Arts University” de Philip Radice en Italie (2007) et au même temps elle a suivi des entrainements intensif de Capoeira avec le groupe “Capoeira Senzala Torino” (Italie).

    Après avoir terminé son bac universitaire en théâtre social et éducatif , qui vise à souligner l’importance du théâtre dans la pédagogie active de l’école , elle décolle en direction Bruxelles pour suivre et continuer sa passion pour la Danse Contemporaine et la recherche sur Mouvement. Elle y crée le Collectif Elma Bonds qui est composé de la rencontre de plusieurs artistes d’origines et formations artistiques diverses. Le collectif base son travail sur un rapport étroit entre le Corps,l’Espace et le Public. Ils participent à plusieurs événements dans la ville: Museum night Fever, Antitapas Night, Parcours d’Artistes, l’International Day of Peace, ParckDesign, Charleroi Danse…

    Elle organise et donne activement des Ateliers de recherche et d’échange sur le mouvement, basé sur la “peer education” et collabore à l’évolution de la plateforme Turn a lab en partenariat avec: Cirqu’Conflex, Wiels, Collectif Au Quai,la Guinguette du parc Forest et aussi avec l’Italie. Elle poursuit un parcours de sensibilisation au “Sens du Toucher” dans l’univers du yoga et de massage. Elle est certifié massotherapeute en Massage Balinais Traditionelle et Massage Bambou.

    Passionnée de voyage, elle part à l’aventure dans le monde pour nourrir son expérience et bouger à de autres rythme en prenant workshop de : Salsa, Samba, Danse africaine et Butho.

    PETERMFRIESS
    vidéo, électronique
    petermfriess.com
    cry-sys.org

    PETERMFRIESS, à la base diplômé en ingénierie de la technologie spatiale et doctorat en systèmes sociaux complexes, est un artiste européen basé à Bruxelles. De nature transversale, il combine son inspiration des disciplines et issues différents pour créer un art numérique coopératif et conceptuel.

    Inspiré par le théâtre, la danse contemporaine, l’architecture et les nouvelles technologies, il mixe depuis plusieurs années les arts visuels et sonores avec des installations, de nouveaux médias interactifs et des approches de performance pour un dialogue plus riche avec le public – ludique, participatif, réactif et poétique.

    Touche-à-tout, plasticien multidisciplinaire et artiste visuel, il aime travailler en équipe pour réaliser des projets complexes. Il s’intéresse à l’évolution de la société avec les nouvelles technologies, mais au même temps aussi aux conditions sociales. A la fin, l’accent est mis sur la transformation conceptuelle de l’époque actuelle et ses absurdités en valeurs réflectives, émotionnelles et esthétiques.

    Il a montré son travail lors de festivals, d’événements et d’expositions tels que POM-Politics of Machines (Beyrouth, Liban), art@tech (Cologne, Allemagne), Process Festival (Dortmund, Allemagne), ROBOSHOP (Genève, Suisse), Transnumériques. (Mons, Belgique), Sonar + D (Barcelone, Espagne), Hack the Brain (Amsterdam, Pays-Bas, Prague, République tchèque), Semaine IoT (Lisbonne, Portugal), Biennale des arts médiatiques de Beijing, ROBOSOUL@nun (Berlin, Allemagne), LASERtalk (Fortaleza, Brésil) et STACK (Shenzhen, China).

    Récemment il s’est impliqué davantage dans collaborations telles que Art & Intelligence Artificielle, Art & Espace et la coexistence entre les humains et humanoïdes, et a organisé des conférences ou des ateliers

    Carlos Bustamante
    Voix et textes
    youtube.com/watch?v=2nenOEUip8I

    Carlos Bustamante explore le langage corporel par le clown, le langage écrit et le langage musical. Animateur d’ateliers d’exploration de démarches artistiques et créateur de spectacles,il se plaît à se laisser surprendre par la pratique de l’improvisation. Improviser c’est créer en résonance avec le présent, les partenaires, le public. C’est sauter dans le vide et quand on saute dans le vide il y a des ailes qui poussent. À chaque fois différentes, à chaque fois singulières selon les présents.

    Didié Nietzsche
    Traitements sonores, video
    youtube.com/playlist?list=PLcDUT4rEQGU3A4BCpGA03ujqSr5OpeEE0
    vimeo.com/249233312

    Bricoleur électronique et vidéaste autodidacte, Didié Nietsche a multiplié au fil des ans des expérimentations audiovisuelles, dans des formations aux styles on ne peut plus éclectiques: industriel, shoegaze, folk alternatif, pop expérimentale, chanson outsider, ambient, drone metal,…Il s’intéresse aussi aux mondes virtuels, dans lesquels il donne de fréquents concerts. Depuis quelques années, Didié s’est également lancé dans l’aventure de l’improvisation, en tentant d’y synthétiser l’ensemble de ses expériences passées et présentes.

    Emanuel Gonano
    Guitare
    youtube.com/watch?v=Z4mnALWbMJI

    Guitariste formé au jazz et créateur sonore formé à l’instinct. Conçoit la musique aussi bien de manière traditionnelle, avec ses règles mélodiques et harmoniques, que dans une acception plus large, comme agencement et organisation des bruits.Il tient beaucoup à l’aspect performatif et interactif, loin des boîtes à rythme et autre machines-à-faire-de-la-musique-seul-devant-l’ordi

    Production

    • Dans le cadre de NoLA – No Lockdown Art 2020

    Plan

    Transcultures
  • 06-03 > 30-08-2020 | Exposition Digital Icons – prolongation | La Louvière

    02/06/2020

    L’exposition Digital Icons proposée, dans le cadre de la biennale Transnumériques, par Transcultures en partenariat avec Central et le MiLL, a réouvert début juin jusque fin août (uniquement sur rendez-vous et sous mesures sanitaires Covid-19).

    Télécharger la BrochureVisitez le site Web

    Philippe Franck et Jacques Urbanska (commissaires artistiques), Transcultures, et son partenaire Le Central, ont conçu une manifestation autour des mutations et des traductions -d’un médium à l’autre- de l’image-signe, l’image-donnée, l’image/réseau.

    Digital Icons = art2.network (FR/BE) + Stephan Balleux (BE) + Lucas Bambozzi (BR) +  Christophe Bruno (FR) + Damien Bourniquel (FR) + Gregory Chatonsky (FR) + Régis Cotentin (FR) + Alexandra Dementieva (RU/BE) + Jacques Donguy (FR) + R. Luke DuBois (EU) +  Francesc Martí (ES/GB) + Kika Nicolela (BR) + Stéphanie Roland (Be) + Laure Prouvost (FR) + Filip Sterckx (BE) + Alain Wergifosse (BE).

    Quel regard les artistes contemporains portent-il sur ces « data » qui composent les icônes d’aujourd’hui et de demain, objets de vénération d’une société où le paraître devient l’être. Comment les révèlent-ils, les détournent-ils, les métamorphosent-ils ?

    Ces icônes digitales nous donnent à voir et à expérimenter, de manière critique et/ou poétique, divers modes de ré/appropriation artistique de ces données (informationnelles, fictionnelles, scientifiques, technologiques, pornographiques…) qui sont au cœur de notre ère (post)numérique.

    Autour de l’expo et ses œuvres d’esthétiques et de formes variées, sont proposés plusieurs événements dont Transdemo, présentation de projets multimédiatiques « in progress » (chez Transcultures, sur le site de Bois-du-Luc) et d’autres à préciser dans d’autres lieux partenaires.

    Production

    Plan

    Transcultures
  • Correspondances confinées – Commandes d’oeuvres poétiques | NoLA2020

    15/05/2020

    Dans le cadre du projet participatif No Lockdown Art (NoLA), Transcultures et les Pépinières européennes de Création ont demandé à plusieurs auteurs/artistes de différents pays (dont Catrine Godin – Québec, Habiba Sheikh-USA, Philippe Boisnard-France, Eric Therer, Christophe Bailleau – Belgique, Maja Jantar – Pays-Bas/Belgique) d’écrire pendant la période de confinement leurs impressions poétiques, réflexions, interrogations…

    Ces contributions « confinées » ont été centralisées au fur et à mesure via une plateforme Web, certaines sous forme « de « journal » ou « correspondance », d’autres sous forme de textes parfois accompagnés de documents visuels, multimédia… selon l’humeur et/ou la nécessité.

    Une première sélection de cette matière a été rassemblée sous le nom de No Lockdown – Sonopoetics, en vue d’une publication de pièces sonores réalisées par Paradise Now à partir des textes lus par leurs auteurs,  sur l’alter label Transonic, dans sa série Sonopoetics dédiée aux créations mêlant poésie/littérature vivante et création sonore.

    Dans le courant de l’été 2020, une deuxième sélection de textes fera l’objet d’une publication papier et d’une mise en son.

    A terme, ces “Correspondances confinées” seront matière de plusieurs objets hybrides qui s’intégreront dans les productions multimédias de l’alter label Transonic produit par Transcultures.

    Production

    Transcultures
  • 05 > 07.2020 | Biennale internationale de poésie – Lizières (Fr) + Web

    09/05/2020

    Pour la première fois, Transcultures s’associe, à partir de mai 2020, à la biennale internationale de la poésie initiée par le Centre des cutlures et de ressources Lizières (Hauts de France) et qui met à l’honneur les arts littéraires, sonores, visuels et intermédiatiques.

    Cette seconde édition qui a lieu d’abord en ligne puis dès que le déconfinement le permet fera l’objet d’une exposition et de performances live, met l’accent sur les liens entre poésie et bande dessinée (qui sont aussi proposés à des artistes issus de différents pays qui viennent en résidences à Lizières pour cette occasion).

    Transcultures est associé à une partie de la programmation de la biennale (tant pour l’aspect en ligne, que live), proposant des artistes internationaux, auteurs, performeurs et créateurs sonores, visuels et intermédiatiques.

    LIZIÈRES : ligne non clairement définie entre un domaine et un autre.

    À l’initiative de l’artiste pluridisciplinaire Ramuntcho Matta, le projet protéiforme et évolutif Lizières engage une réflexion profonde autour de l’idée de cultures et de ressources, en élaborant un espace d’échanges au-delà des frontières, des genres et des catégories.

    Lizières organise évènements, stages et séminaires pour tous publics et professionnels, à la lisière de différentes disciplines esthétiques, scientifiques et corporelles, dans un domaine exceptionnel au cœur de la nature, propice à toutes formes de créativité : le “domaine du Château d’Épaux”, rénové selon les principes de l’éco-conception.

    Production

    Plan

    Transcultures
  • Snooba – No Lockdown Mix série | Radio Panik – #NoLA2020

    08/05/2020

    Une commande de Transcultures à Dj Snooba pour rythmer la fin du confinement avec des mix voyageurs, chaloupés et poétiques avec la participation d’inviter surprises. A écouter online ou sur les ondes de Radio Panik et de ses partenaires hertziens.

    Episode #1

    Nous n’avons jamais voulu écrire un style spécifique; après avoir joué et partagé de la musique pendant tant d’années, en tant qu’ animateur de radio, pour des clubs et soirées culturelles, mais aussi après avoir créé « ART Radio » avec un accent sur des samples électroacoustiques et fusionnés d’électronique et d’archives. Mais encore la réalisation de documentaires radio, les ateliers de médias créatifs pour les jeunes, commissaire de listes de jeux indépendants et bien sûr le segment dynamique de la vie nocturne. L’ensemble nous prend spécialement afin que chaque processus s’intègre comme une sorte de philosophie sonore interreligieuse. On ne pense donc pas vraiment à ce qu’on fait ; ce n’est pas toujours un processus conscient, c’est souvent très naturel lors de l’intégration des processus d’apprentissage.

    Avec la filiation d’activistes créatifs créolisés belges de radios arty telles que Panik, Grenouille, Campus, Canal B, FM Brussel, NTS, WFMU, hot spots culture, collage users & dj’s, Bruxelles / Gand / Anvers rues, bords et recoins, quartiers populaires , le stade de football, la Tramontane, le parc Jurassik et un patchwork de letfield mondial sonnent des conseils à un carrefour greffé à l’âme. Je peux entendre ce qui aurait pu l’influencer. nous ne dirions pas « qui », c’est plus « quoi », nous avons affiné le hors-bord dont j’avais besoin, et les pistes et la dynamique que je voulais utiliser.

    Il s’agit simplement de comprendre l’atmosphère générale de vibrations du monde ou  ce qu’on appelle « l’environnement » pour évoquer les lieux, un moment et les rituels qui s’ensuivent. Une trace fantomatique n’est pas dépourvue de spiritualité. En utilisant les options de programmation à multiples facettes, on obtient une interaction organique entre la chaleur ou le froid, à travers les fissures et la lumière.

    Episode #2

    Notre aller-retour pourrait représenter simultanément le désespoir par un manque d’unité et d'(in)cohérence, tout en suggérant qu’une (in)cohérence pourrait résulter d’un processus de réarrangement, entre errance et nomadisme, entre singularité & communauté, entre accélération et lenteur, entre isolement et existentialisme, entre ipostase et anémisme, tendant à illustrer la nature de plus en plus individualisée et collective de l’expérience.

    Episode #3

    Cartes et territoires. Le sauvage nous regarde sans que nous le percevions. Il disparaît lorsque les yeux de l’homme le saisissent. Comme il serait étrange, au terme d’une existence mutuelle, de se rendre compte que l’on possédait toujours au fond de soi ce cri sauvage, opposé à la voix que l’on aurait pu imaginer. Dans la vie sauvage repose la sauvegarde du monde. « J’étais aussi libre et aussi sauvage qu’un coyote. » #Truman Capote

    Snooba

    Production

    Transcultures
  • Calice – Alexander MacSween (Qc) + Francis Flament (Be) – Hommage

    07/05/2020

    Parti soudainement pincer l’arrière train des éminences célestes et rejoindre la confrérie des poètes pirates, Francis Flament emporté par le virus avait souvent été des nôtres dans le festival international des arts sonores City Sonic quand nous étions implantés, avec Transcultures, à Mons (sa cité). Extrait de sa présentation d’alors : « Dandy Pop, percussionniste voïce traceur sonore, l’homme ne saurait ni lire ni écrire. Il peindra donc avec des mots, des sons, des attitudes. Infréquentable, il sévit du nord au sud… » Sa verve polyrythmique joyeusement intempestive, énergétique et libertaire continuera de nous accompagner. Pour lui rendre hommage, nous publions une pièce sonore réalisée par Alexander MacSween (Québec) initialement présentée, en 2006, sous forme d’installation dans le festival international des arts sonores City Sonics à mons.

    Calice

    A partir du livre de poésie nourrie d’écritures automatiques Calice Vertigo écrit et lu par l’auteur/performer montois Francis Flament, Alexander MacSween (compositeur/sound designer/batteur montréalais, collaborateur sonore de plusieurs metteurs en scène et chorégraphies dont Marie Brassart, José Navas, Wajdi Mouawad ou encore Robert Lepage) a découpé, arrangé et aspiré l’enregistrement sonore dans sa boîte noire. Calice est sa première installation pour laquelle il utilise divers traitements électroniques (découpage, plug-in-free-for all,…) pour aboutir à une recréation vocale envoutante. Cette version est un mix stéréo réalisée par Alexander MacSween à partir des 8 pistes individuelles de l’installation immersive produise par Transcultures, qui a été diffusée dans la chapelle de l’atelier des Fucam (Facultés universitaires de Mons) pendant l’été 2006, à l’occasion de la quatri&egra;me édition du festival international des arts sonores City Sonics.

    Production

    • Transcultures, City Sonic 2006
    Transcultures
  • 08.05 > 10.05.2020 | Drum & Percussion Madness #8 – Apo33 (Fr)

    04/05/2020

    Chaque année, pendant trois jours, des percussionnistes et des batteurs venus des quatre coins de la planète vous proposent différentes manières de taper, frotter, grincer, tinter et autres sonorités de l’art de la percussion.

    Pour les derniers jours de confinement plusieurs artistes se retrouvent, de vendredi midi à dimanche minuit, pour offrir 24h de live internet entrecoupé d’une diffusion de 12h d’archives. Drum & Percussion Madness #8 c’est le moment de faire le plein de rythmes et de sonorités, d’explorer cet art ancestral qui dépasse les frontières et les langages !

    Participants confirmés : Chris Corsano, Erwan Cornic, Yérri-Gaspar Hummel, Benoit Travers, Rodolphe Loubatière, Kevin Angboly, Crystabel Riley, Lise-Lotte Norelius, Lê Quan Ninh, Peter Orins, Z’EV (Electronic Drum interprété par Thenoiser), 2Batmol, Phill Niblock / Julien Ottavi / Katherine Liberovskaya.

    watch : https://youtu.be/4i0rY0nKjCs >> youtube channel
    listen : http://apo33.org:8000/drumpercu
    Chat : apo33.org/index.php/fr/contact

    APO33 est un laboratoire artistique, technologique et théorique transdisciplinaire qui développe des projets collectifs divers alliant recherche, expérimentation et intervention dans l’espace social. APO33 est une association gérée par des artistes professionnels privilégiant la pratique intermédia : croisement des arts expérimentaux, de l’art sonore, des arts numériques, de la créativité sociale et théorique. S’inscrivant dans la continuité des dynamiques ouvertes par le mouvement des logiciels libres, APO33 initiant des projets et processus de création collaboratifs et explorant de nouveaux modes de production et de diffusion artistiques et créatifs.

    A travers des workshops, des ateliers de partage, des séminaires, des interventions dans l’espace public, des créations, des rencontres internationales, des projets en ligne, des publications etc. APO33 interroge les transformations actuelles des pratiques artistiques et culturelles conséquence des réappropriations et usages des Technologies de l’Information et de la Communication. Ce questionnement conduit APO33 à travailler aux marges du champ culturel pour explorer les passages et croisements qui peuvent s’opérer entre la création et d’autres disciplines ou pratiques sociales (activisme politique, médiation ou action sociale, sciences dures et sciences humaines, urbanisme, écologie, économie…).

    Production

    Transcultures
  • 05 > 12.2020 – The Common Ground Project – Kika Nicolela (Br/Be)

    02/05/2020

    « Mais qu’est-ce que cela signifie, la peste ? C’est la vie, c’est tout.  »
    – Albert Camus, La peste

    C’est le début d’une nouvelle décennie, et l’espèce humaine fait face à un ennemi invisible, sans visage, sans cervelle mais très efficace: un virus qui menace nos vies et notre mode de vie. Cela pourrait être l’occasion de se regarder humblement et de réaliser: malgré notre intelligence et notre technologie, nous n’avons pas de contrôle absolu sur la nature.

    Bien que le virus ne nous discrimine pas et ne nous traite pas tous de manière égale, cette menace expose notre fragilité, non seulement en tant qu’êtres, mais aussi en tant que société – les inégalités sociales, le racisme structurel et la violence domestique sont quelques-uns des problèmes qui sont exacerbés par cette crise.

    Qu’est-ce qui va nous arriver ? Pourrons-nous évoluer en tant qu’espèce ou continuerons-nous à insister sur les mêmes erreurs ? Les choses vont-elles revenir à la normale? Ou, plus précisément, voulons-nous de cette normalité ?

    La particularité de ce moment est que nous nous sentons plus que jamais partie de ce grand collectif appelé l’humanité. Bien que nous vivions plus que jamais dans l’isolement, nous pouvons nous sentir connectés à tous les autres humains à travers la planète.

    Common Ground

    Le projet “Common Ground” propose la création d’une base de données grandissante, avec la collaboration d’artistes du monde entier, partageant des pièces vidéo, sonores et / ou textuelles. Le principal objectif immédiat est de collecter un instantané large et varié de ce qui se passe en ce moment à différents endroits du monde, de la façon dont les gens font face à ces immenses changements au sein de leur routine, mais surtout, comment nous pouvons imaginer et adapter le monde après le(s) confinement(s). Ce projet devrait croître de façon exponentielle, et au-delà du confinement, afin que nous puissions continuer à réfléchir sur sa réplique.

    Cette base de données a le potentiel de se développer comme un virus: l’artiste/commissaire brésilienne basée en Belgique, Kika Nicolela, invitera un noyau de 20 artistes internationaux, et chaque artiste de ce groupe pourra inviter jusqu’à 20 autres artistes à participer au projet, etc.

    Chaque artiste peut soumettre n’importe quelle quantité de morceaux vidéo ou sonores de 10 à 60 secondes, ou n’importe quelle quantité de texte jusqu’à 500 caractères – des textes plus longs peuvent être soumis sous forme de performances vidéo ou sonores (encore une fois, jusqu’à 60 secondes chaque fichier).

    Les pièces n’ont pas nécessairement besoin d’être « finies» ou «polies », elles peuvent être des extraits de moments quotidiens, de petites performances intimes, des haïkus, des réflexions poétiques, des ébauches ou des pensées… un reflet de ce moment – y compris des visions de l’avenir viennent de différentes perspectives et parties du monde.

    Les pièces collectées seront ensuite combinées à travers différentes stratégies – installations vidéo multi-écrans, vidéos génératives, expositions et performances en ligne et hors ligne. La base de données complète sera également disponible en téléchargement pour tous les artistes participants, qui peuvent également créer leurs propres pièces à partir du matériel soumis.

    Alors que la base de données est en pleine croissance, certaines des pièces téléchargées seront partagées sur les pages de réseaux sociaux du projet, afin que chacun puisse avoir un aperçu de son contenu.

    L’humanité sortira-t-elle plus ou moins forte de ces crises ? Probablement un mélange compliqué des deux. Le projet Common Ground propose que nous joignons nos forces créatives et essayons ensemble de réfléchir à qui nous sommes et à ce que nous pourrions devenir.

    Kika Nicolela

    Artiste brésilienne, cinéaste et commissaire indépendante, qui vit entre Bruxelles et São Paulo. Ses œuvres comprennent des vidéos, des installations vidéo, des performances, des documentaires expérimentaux et de la photographie. Diplômée en cinéma et en vidéo par l’Université de São Paulo, Kika Nicolela a également une maîtrise en beaux-arts à l’Université des Arts de Zurich (ZHDK). La caméra est pour elle un outil permettant d’enquêter sur la représentation et la représentation de soi, l’identité et l’altérité, le portrait et l’autoportrait, et de créer un espace de fluctuation entre ces binaires.

    Elle s’est intéressée à la réalisation de vidéos et d’installations vidéo permettant au spectateur de jouer un rôle plus important dans la production de sens, c’est-à-dire des œuvres dans lesquelles le sens est atteint par la négociation constante entre le spectateur et les éléments, souvent multiples et ambigus, du récit. Elle recherche cette ambivalence dans l’image en mouvement : des œuvres qui produisent une expérience accrue de l’ambiguïté même de notre propre subjectivité et du réel.

    Production

    Transcultures
  • Appel 2020 | Appel à projets – Nola – No Lockdown Art 2020

    14/04/2020

    Appel a Projets : Nola – No Lockdown Art

    Les Pépinières Européennes de Création, en partenariat avec Transcultures, lancent un appel à projets ou initiatives artistiques online réalisés pendant cette période de confinement due au Covid19 afin de leur donner une visibilité supplémentaire via le réseaux Pépinières. Une dizaine de projets seront sélectionnés.

    Montant de la bourse de soutien offerte aux projets sélectionnés

    300 euros par projet lauréat

    Date limite de dépôt : 15.05.2020

    Dans cette période tristement unique (mais susceptible d’en annoncer d’autres), de nombreux artistes de toute origine refusent la quarantaine de l’expression partagée. Ils expriment à la fois un besoin de se relier à un autre public (connecté) et de sortir tant de la peur et de la paralysie que du “tout à l’égo”.

    Désirant s’associer à cette dynamique libertaire et donner soutien et visibilité à des oeuvres différenciées en ligne, les Pépinières européennes de Création, en complicité avec Transcultures, lancent l’appel No Lockdown Art (NoLA) qui sera ouvert jusqu’à la mi-juin où nous espérons le déconfinement planétaire aura pris place.

    Si vous avez créé un projet artistique original pendant cette période (vidéo, son, photo, texte, multimédia, performances filmées….) ou si vous avez vu passer un projet (ou un initiative) qui vous a touché ou vous semble digne d’intérêt, n’hésitez pas à le publier directement sur le nouveau groupe facebook des Pépinières. L’équipe des Pépinières publiera également des projets qui lui semblent pertinents dans ce contexte particulier.

    L’appel est ouvert à toute discipline contemporaine avec une attention particulière pour la création, les regards engagés, poétiques, décalés… ou aux formes dites “innovantes” qui échappent au simple divertissement.

    L’ensemble des projets publiés sur le groupe facebook sera republiés sur le site réseau des Pépinières. Des soutiens à la création/diffusion de 300 euros chacun seront accordés par un jury Pépinières à une dizaine de projets lauréats.

    Candidatures

    • Poster le lien du projet directement sur le groupe facebook
      > facebook.com/groups/pepinieres
    • Le lien sera accompagné du nom du porteur du projet et si possible d’un court texte descriptif du projet (en français et/ou en anglais)
    • Mettre le tag #NoLA2020 à la fin du texte de description

    Production

    Transcultures
  • 17.03.2020 – E-critures hybrides 2020 – Poésie sonore remix Version quarantaine (Covid19)

    06/04/2020

    Deux belles soirées ont célébré les 20 ans de Rhizome et une nouvelle étape dans le projet E-critures hybrides initié par Rhizome et Transcultures et organisé annuellement alternativement au Québec et en Fédération Wallonie-Bruxelles depuis 2016. Après une belle et longue soirée le 12 mars au Centre Horizon à Québec dans le cadre du Mois de la Poésie avec la participation de nombreux poètes-auteurs et artistes audio québécois et belges  (Maja Jantar, Bertrand Pérignon, Pascal Leclercq, Paradise Now), les restrictions dues au Covid 19 n’ont pas permis d’organiser le 17 mars dans le lieu initialement prévu un événement audio poétique Rhizome/Transcultures (en partenariat avec La poésie partout) à Montréal. Celui-ci a finalement eu lieu en mode streaming live dans un appartement montréalais sous le titre “Poésie sonore et éditions artisanales Remix Live”.

    Les auteurs Pascal Leclercq (Liège) et Bertrand Pérignon (Bruxelles) ont lu des extraits de Standon et Solyvène Targamé (deux nouveaux livres sortis aux éditions Rhizome à l’occasion de son vingtième anniversaire et dont les textes principaux avaient été écrits initialement pour le spectacle Atomes présentés en 2008 par Transcultures dans son festival Transnumériques) sur des paysages sonores de Paradise Now qui a également accompagné  la lecture (intitulée L’éblouissement) de la poétesse Catrine Godin (Montréal) avec laquelle il avait été en résidence pour ces événements. Cette soirée streamée s’est terminé par un mix de pièces de poésie sonore (de William Burroughs à Charles Pennequin) par Paradise Now.

    Production

    • En partenariat avec La poésie partout s’inscrit dans le cadre du projet É-critures hybrides (une initiative Rhizome-Transcultures soutenue dans le cadre de la commission mixte permanente Wallonie-Bruxelles/Québec).
    • Avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International.
    Transcultures
  • Video | Silent Noise (Vidéo poème) par Tamara Laï (Be) | 2020

    05/04/2020

    « Quelles saveurs ici ? Quels parfums maintenant… » Nostalgie du temps d’avant… Insouciance, liberté de mouvement, chaleur humaine, nature… dont le Coronavirus lock down nous prive cruellement. Ce nouveau vidéo-poème de Tamara Laï dont les images ont été filmées en des lieux et pays divers (Belgique, Chine, Ecosse, Italie, Pays-Bas) a été finalisé en résidence chez elle à Liège, en période de confinement.

    Tamara Laï

    Réalisatrice vidéo, Tamara Laï se tourne en 1993 vers les techniques numériques : vidéo, infographie et effets spéciaux, ainsi que l’écriture de nouvelles, contes et poésies interactifs. Activiste web précoce et artiste des réseaux (1997), ses recherches se portent sur le Net art / Web Art (sites, performances cam_&_chat, video-conferences…), et tout particulièrement la création d’espaces numériques participatifs.

    Ses oeuvres « entre happening et art éphémère », ont fait partie des sélections officielles de festivals et sont exposées en Belgique et à l’international.

    Production

    • Thalamus Prod
    • Avec le soutien de Transcultures et des Pépinières européennes de Création – dans le cadre du programme Creaconnections > No Lockdown Art NoLA
    • pepinieres.eutranscultures.be
    Transcultures
  • (Re)Connecter les singularités créatives – Philippe Franck

    04/04/2020

    Le confinement obligatoire dû à la pandémie du Covid 19 nous force au-delà des reports-annulations des activités prévues préalablement (dans le cas de Transcultures, le festival Transnumériques et son exposition Digital Icons à La Louvière en pause après une semaine de démarrage début mars enthousiaste, plusieurs partenariats internationaux dont des participations à des festivals en Côte d’Ivoire-Rencontres internationales d’arts numériques et visuelles, Reims – La magnifique avant-garde, Italie-Ibrida…), à nous recentrer et à repenser encore plus loin nos modes de création-production-diffusion dans ce rapport à l’autre et à nous mêmes “si loin si proche” questionné.

    Dans une récente interview donnée au journal Libération, le vénérable sociologue Edgar Morin dont la vision inter et transdisciplinaire nous a inspiré depuis le lancement du projet Transcultures, déclare voir dans ce moment de stupeur planétaire, une “crise existentielle salutaire” susceptible de nous faire ressentir plus fortement que jamais “la communauté de destin de toute l’humanité”. Le courage, qui nous rappelle Cynthia Fleury, est de ne jamais faire le deuil du sens. Dans son pamphlet Le soin est un humanisme publié en 2019, elle remet cette notion au coeur d’une vision humaniste qui intègre la vulnérabilité comme “inséparable de la puissance génératrice des individus”. Aujourd’hui, plus que jamais, nous constatons avec la philosophe-psychanalyste que “Quand la civilisation n’est pas soin, elle n’est rien”.

    Alors que pouvons-nous faire nous les “travailleurs culturels” dans cette grande mutation-confusion qui amplifie tant les replis individualistes que les élans solidaires ? Nous choisissons, en guise de résistance aussi contre nous mêmes, plutôt que de nous blottir dans la peur de la grisaille globale, de traquer par la fenêtre, le rayon de soleil et de tenter de le partager autrement mais peut être encore plus profondément. Dans cette perspective créaconnectée, nous soutiendrons et lancerons plusieurs initiatives, projets et programmes en ligne, d’autres suivront dans les prochains mois et seront intégrés pleinement dans le programme d’activités de Transcultures.

    Dans son texte Standon (issu d’une performance que nous avions présentée dans Transnumériques en 2008) aujourd’hui publié par nos partenaires Rhizome, Pascal Leclercq écrit “Nous fonçons tête baissée dans ce qui nous enferme, et notre liberté est toujours plus restreinte. Pourtant nous feignons toujours plus de l’adorer, dans des orgies au cours desquelles c’est un grand déshonneur de sombrer le dernier”. Le véritable poète est un voyant ; il voit que ce n’est “pas la mort mais notre nuit véritable qui nous porte et nous révèle” (Catrine Godin).

    Aujourd’hui est déjà demain. Nous ne devrons/pourrons plus retomber dans notre capitalocène auto dévorante, sous peine de succomber à d’autres catastrophes annoncées, et continuer à ignorer les évidences criantes. Les artistes et les opérateurs culturels devront aussi se réinventer et imaginer d’autres formes relationnelles et travailler ensemble à l’utopie de la vraie vie.

    Philippe Franck, mars 2020.
    Transcultures

    Transcultures
  • Video | Exquisite corpse video project – volume #7 par Kika Nicolela (Br/Be) | 2020

    03/04/2020

    Le projet est une collaboration vidéo unique entre des artistes du monde entier, inspirée par la méthode de création surréaliste du “cadavre exquis”. En utilisant cette méthode ludique semi-aveugle et séquentielle, les participants à l’ECVP créent de l’art vidéo en réponse aux dix dernières secondes du travail du membre précédent. Chaque membre est invité à incorporer ces secondes dans sa pièce, jusqu’à ce que la vision de chacun soit intégrée dans un «cadavre» final.

    Chaque artiste interroge, par différents moyens, différentes  tendances, stratégies, classifications… L’ECVP a été initié en 2008 par l’artiste brésilienne Kika Nicolela et a fait paraître 6 volumes. Ce projet hautement collaboratif  a eu, jusqu’ici, la participation de plus de 100 artistes de plus de 25 pays.

    Ce septième programme est une version augmentée de celle présentée, sur la proposition de Césaré (Centre national de création musicale – Reims) en complicité avec Transcultures et les Pépinières européennes de Création, lors de  FARway, festival des arts de Reims, en février 2020, sur la thématique de l’artiste agitateur.

    Participants : Wai Kit Lam (HK), Claudia Vasquez (CL), Héloïse Roueau (FR), Ivelina Ivanova (BG), Ulf Kristiansen (NO), Sigrid Coggins (FR), Gabriel V. Soucheyre (FR), Per Eriksson (SE), Simone Stoll (DE), Anthony Siarkiewicz (US), John Sanborn (US), Laura Colmenares Guerra (CO/BE), Niclas Hallberg (SE), Nia Pushkarova (BG), Lucas Bambozzi (BR), Marina Fomenko (RU), Jorge Lozano (CO/CA), Natalia de Mello (PT/BE), Alexandra Gelis (CO/CA), Sojin Chun (CA), Nung-Hsin Hu (TW/US), Kika Nicolela (BR/BE).

    Kika Nicolela

    Artiste brésilienne, cinéaste et commissaire indépendante, qui vit entre Bruxelles et São Paulo. Ses œuvres comprennent des vidéos, des installations vidéo, des performances, des documentaires expérimentaux et de la photographie. Diplômée en cinéma et en vidéo par l’Université de São Paulo, Kika Nicolela a également une maîtrise en beaux-arts à l’Université des Arts de Zurich (ZHDK). La caméra est pour elle un outil permettant d’enquêter sur la représentation et la représentation de soi, l’identité et l’altérité, le portrait et l’autoportrait, et de créer un espace de fluctuation entre ces binaires. Elle s’est intéressée à la réalisation de vidéos et d’installations vidéo permettant au spectateur de jouer un rôle plus important dans la production de sens, c’est-à-dire des œuvres dans lesquelles le sens est atteint par la négociation constante entre le spectateur et les éléments, souvent multiples et ambigus, du récit. Elle recherche cette ambivalence dans l’image en mouvement : des œuvres qui produisent une expérience accrue de l’ambiguïté même de notre propre subjectivité et du réel.

    Production

    Transcultures
  • Ludovic Medery – Travel without moving! | Creaconnections > NoLA 2020

    03/04/2020

    Transcultures et son alter label Transonic soutiennent le projet Travel without moving initié en période de confinement par l’artiste sonore belge Ludovic Medery. Celui-ci sera décliné en plusieurs épisodes mensuels. En guise de prologue, voici déjà un long épisode pilote naturaliste d’une heure créé par l’artiste en mars.

    Voyager sans se déplacer… Un montage sonore de field recording réalisé durant les voyages, balades et explorations de sites. Une fiction sonore à écouter au casque ou sur chaîne hi-fi afin de profiter au mieux du voyage.

    Ludovic Medery

    Le travail de Ludovic Medery, créateur sonore liégeois, navigue entre le field recording, la musique concrète et l’improvisation libre. L’écoute est centrale. Sans elle, rien ne peut être capté et créé. En studio, comme en concert, il utilise des dispositifs acoustiques et électroniques. N’hésitant pas à mixer les deux afin de les sublimer et explorer d’autres territoires sonores. Utilisant des instruments parfois jugés obsolètes, de fabrication artisanal, Ludovic Medery tend à incorporer tous les sons du monde, à concevoir une pratique de l’écoute sans préjugés et à capter ce qui lui est offert.

    Production

    Transcultures