21.10 > 11.11.2020 | Common Ground Project vol. 1 @ Now&After festival 2020

21.10 > 11.11.2020 | Common Ground Project vol. 1 @ Now&After festival 2020

The Common Ground Project vol. 1, conçue par Kika Nicolela (BR/BE), sera présenté au festival international d’art vidéo « Now & After » au Moscow Museum of Modern Art (MMOMA). Événement annuel à Moscou, organisé par le Media Art Center « Now & After » qui poursuit des activités dans le domaine de la culture, le développement des communications nationales interrégionales et internationales dans le domaine des arts médiatiques.

Le volume 1 regroupe une sélection de pièces vidéo et sonores de 40 artistes, la plupart spécialement conçues pour le projet. Kika Nicolela prend ici un rôle entre programmeur et artiste : tout en respectant les pièces originales, elle crée des transitions et des combinaisons entre les pièces, fusionnant par exemple certaines œuvres sonores et vidéo. Sans générique, les pièces coulent les unes après les autres, tissant un récit étrange et captivant, qui reflète bien la multiplicité des pensées, des sensations et des paradoxes suscités par cette crise mondiale.

Artistes : Adrianne Little (US) | Aline Yasmin & Alex Cepile (BE) | Anna Berndtson (DE) | Carlosmagno Rodrigues (BR) | Christophe Litou (FR) | Craca (BR) | Davi Cavalcante (BR) | Fumiharu Sato & Hiroko Haraguchi (JP) | Gauthier Keyaerts (BE) | Gerard Chauvin (FR) | Gustavo Marcasse v(BR) | Isa Belle + Paradise Now (BE) | Ivelina Ivanova (BG) | Jan Kather (US) | John Sanborn (US) | Jorge Lozano (CAN) | Liliana Velez (CO) | Luana Lacerda (BR) | Marcia Beatriz Granero (BR) | Marina Fomenko (RU) | Mike Hoolboom (CAN) | Nia Pushkarova (BG) | Nung-Hsin Hu (US) | Philippe Boisnard (FR) | Phyllis Baldino (US) | Rejani Cantoni + Mirella Brandi + Muep Etmo (BR) | Samuel Bester (FR) | Sara Não Tem Nome (BR) | Simon Dumas (CN) | Simon Guiochet (FR) | Sonia Guggisberg (BR) | Susana Lopez (ES) | Ulf Kristiansen (NO).

The Common Ground Project

Le projet Common Ground, a été initiée par l’artiste/commissaire brésilienne (basée en Belgique) Kika Nicolela pendant le confinement, dans le cadre de l’initiative NoLA – No Lockdown Art (#NoLA2020) lancée au printemps 2020 par Transcultures et les Pépinières européennes de Création.

C’est le début d’une nouvelle décennie, et l’espèce humaine fait face à un ennemi invisible, sans visage, sans cervelle mais très efficace : un virus qui menace nos vies et notre mode de vie. La tendance est d’essayer de revenir le plus rapidement possible à la «normalité» et d’oublier cette période. Alternativement, nous voyons la crise du COVID-19 et tout ce qu’elle a déclenché, comme une opportunité de réfléchir sur des questions politiques, économiques, éthiques et métaphysiques essentielles.

Le Common Ground Project, toujours en cours, propose la création d’une base de données grandissante, avec la collaboration d’artistes du monde entier, partageant des pièces vidéo, sonores et / ou textuelles. Le principal objectif était de collecter un instantané large et varié de ce qui se passe en ce moment à différents endroits du monde, de la façon dont les gens font face à ces immenses changements au sein de leur routine, mais surtout, comment nous pouvons imaginer et adapter le monde après le(s) confinement(s).

Kika Nicolela

Artiste brésilienne, cinéaste et commissaire indépendante, qui vit entre Bruxelles et São Paulo. Ses œuvres comprennent des vidéos, des installations vidéo, des performances, des documentaires expérimentaux et de la photographie. Diplômée en cinéma et en vidéo par l’Université de São Paulo, Kika Nicolela a également une maîtrise en beaux-arts à l’Université des Arts de Zurich (ZHDK). La caméra est pour elle un outil permettant d’enquêter sur la représentation et la représentation de soi, l’identité et l’altérité, le portrait et l’autoportrait, et de créer un espace de fluctuation entre ces binaires.

Elle s’est intéressée à la réalisation de vidéos et d’installations vidéo permettant au spectateur de jouer un rôle plus important dans la production de sens, c’est-à-dire des œuvres dans lesquelles le sens est atteint par la négociation constante entre le spectateur et les éléments, souvent multiples et ambigus, du récit. Elle recherche cette ambivalence dans l’image en mouvement : des œuvres qui produisent une expérience accrue de l’ambiguïté même de notre propre subjectivité et du réel.

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