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07 > 08.05.2018 | Black Infrastructures – conférence, workshop

07 > 08.05.2018 | Black Infrastructures – conférence, workshop

Fermes à bitcoins, datacenters, serres automatisées, villes tests pour voitures autonomes… DISNOVATION.org, artistes en résidence à l’UCL en partenariat avec Transcultures, proposent deux jours de réflexion autour des sites physiques affectés par les révolutions numériques.

Conférences — Lundi 7 mai, 20h-22h — Auditoire Leclercq 93

À travers une observation des infrastructures physiques dont dépendent les innovations technologiques contemporaines, ces deux conférences proposent d’identifier certains sites critiques liés aux révolutions numériques. Elles examineront les controverses environnementales, sociétales et politiques ainsi que les diverses formes d’activisme, de détournements et d’alternatives qui peuvent en émerger.

Workshop — Mardi 8 mai, 9h-12:30h — Local Sainte-Barbe 12

  • Avec: Régine Debatty, Mathieu de Wasseige, Baruch Gottlieb, Suzanne Kieffer, François Lambotte, Christophe Lazaro, Benoît Macq, Nicolas Maigret, Maria Roszkowska, Sarah Sepulchre, Olivier Servais, Marie Vanoost, Géraldine Wuyckens…

Quels sont les sites et infrastructures physiques critiques dont dépendent les révolutions numériques ? Quels en sont les régimes de visibilité ou d’opacité ? Quels sont les types de controverses, de frictions, et de conflits qui en émergent ?

Cette session d’étude propose une investigation portant sur les espaces affectés par les révolutions numériques, qu’ils soient publics, commerciaux, privés, intimes, ainsi que sur les types de préjudices, de ruptures et de nouvelles représentations qu’ils génèrent, nous y examinerons également les initiatives de détournements, d’appropriations et de contre-usages réels et potentiels qui peuvent y prendre place.

  • My Youtuber In 180 Secondes — Mardi 8 mai, 14h-16h — Local Sainte-Barbe 12
    Avec: Étudiants de Sociologie et anthropologie (LPOLS1326)

Cette session présentera une série d’analyses sur les youtubeurs comme instauration de soi hors médiation institutionnelle.

Black Infrastructures

Un smart world en devenir nous est sans cesse annoncé, mais qu’en est-il dans le présent ? Quels sont les sites et infrastructures physiques critiques dont dépendent les révolutions numériques ? Quels en sont les régimes de visibilité ou d’opacité ? Quel sont les types de controverses, de frictions, et de conflits qui en émergent ? Comment impactent-elles les acteur·trices, ou les témoins, humains et non-humains, présents et futurs ?

Les contributions pourront s’intéresser aux infrastructures et aux sites physiques dont dépendent directement et indirectement les révolutions digitales, qu’ils soient publics, commerciaux, privés, intimes, en ligne ou hors ligne, ainsi qu’aux types de préjudices, de ruptures et de nouvelles représentations qu’ils génèrent, mais également aux initiatives de détournements, d’appropriations et de contre-usages réels et potentiels qui peuvent y prendre place.

Sujets liés aux sites et infrastructures qui pourraient être évoqués:

Port automatisés, serres automatisées, désert nucléaires, datacenters, fermes à bitcoin, ferme à cliques, ferme à modérateurs, minage, traitement et recyclage, villages zero carbon, villes test pour véhicules autonomes, zones blanches, systèmes domotiques, modes de diffusion des technologies au sein des familles, des territoires et des générations…

Biographies

Régine Debatty est une reporter, critique d’art et la fondatrice de we-make-money-not-art.com, un blog qui, depuis sa création en mars 2004, a reçu plusieurs distinctions dont 2 Webby awards et une mention d’honneur au STARTS Prize, un concours de la Commission Européenne qui récompense les “projets innovants au croisement entre la science, la technologie et l’art.” Elle intervient régulièrement lors de colloques, ateliers et festivals explorant les rencontres entre art, sciences et questions de société. Elle a créé A.I.L. (Artists in Laboratories), un programme radio hebdomadaire qui approfondit les collaborations entre l’art et la science pour Resonance104.4fm à Londres (2012-2014) et est la co-auteure du “sprint book” New Art/Science Affinities, publié par l’Université Carnegie Mellon en 2011.

Baruch Gottlieb est un artiste et théoricien canadien qui explore la fiction et le documentaire, il est membre actif du réseau Telekommunisten. Son travail se concentre sur l’industrialisation du sujet à l’ère des média produits industriellement. Il enseigne à l’Université des Arts de Berlin. Il est commissaire des expositions itinérantes “Vilém Flusser and the Arts” et “Marshall McLuhan and the Arts”. Son dernier livre “Digital Materialism: Origins, Philosophies, Prospects” propose une compréhension matérialiste méthodique des technologies numériques.

DISNOVATION.ORG est un collectif artistique et groupe de travail basé à Paris. Au croisement entre art contemporain, recherche et hacking, ils développent des situations d’interférence, de débat et de spéculation visant à détourner l’idéologie dominante de l’innovation afin de stimuler l’émergence de récits alternatifs. Leurs recherches se matérialisent sous forme d’installations, de performances, de sites web et d’évènements. Ils ont récemment édité The Pirate Book, une anthologie sur le piratage de contenus culturels.

Production

Conception générale : DISNOVATION.ORG

Production : UCL, UCL Culture (en partenariat avec Transcultures pour la résidence/exposition Back Boxes)