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Paolo Almario & Mathieu Zurstrassen – Résidences Croisées 2017 – La Chambre Blanche <> Transcultures

Paolo Almario & Mathieu Zurstrassen – Résidences Croisées 2017 – La Chambre Blanche <> Transcultures

Dans le cadre de son programme résidences croisées arts numériques et arts sciences, Transcultures (Centre interdisciplinaires des Cultures numériques et sonores basé à Charleroi) et LA CHAMBRE BLANCHE (Centre d’arts visuels et numériques basé à Québec), sont heureux d’accueillir Paolo Almario & Mathieu Zurstrassen, les artistes lauréat de la troisième série de résidences croisées entre la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Québec.

Artiste d’origine colombienne établi à Chicoutimi (Québec) depuis 2011, Paolo Almario à été formé à la Facultad de Arquitectura y Diseño de l’Universidad Los Andes (Bogota, Colombie). Il a complété également une Maîtrise en Art (2014) à l’Université du Québec à Chicoutimi (UQAC).

Son travail artistique explore les relations s’établissant entre l’individu et l’espace. Il utilise l’ordinateur comme interface du médium numérique pour moduler, automatiser, codifier, traiter et matérialiser des échantillons numériques de la « réalité » sous une pluralité de formes. Ses œuvres sont des objets néomédiatiques qui, par la représentation de notre spatialité, veulent nous permettent de comprendre une partie de notre être.

Ses dernières recherches techniques le mènent vers l’impression 3D, la reconnaissance faciale, les machines CNC et les découpeuses laser/jet d’eau.

Son projet récent « dyforme » (présentée à la Biennale internationale d’art numérique 2016 à Montréal), met en scène l’évincement de l’humain par la machine. Des portraits photomosaïques, composés de 4800 éléments picturaux représentant des figures historiques des sciences de l’informatique et de la cybernétique, y sont démantelés un à un, un élément après l’autre, par la « machine de l’ordre », un dispositif mécanique automatisé conçu par l’artiste.

La machine de l’ordre et les portraits en photomosaïque font partie d’un dispositif permettant l’exploration des cycles de construction/déconstruction/reconstruction, au cœur des recherches de l’artiste. Le même dispositif a été utilisé par Almario pour explorer des commentaires sociopolitiques (série « –formé »), historiques (« dyforme »), et les notions d’équilibre et d’identité (« Entropie »).

Paolo Almario a aussi travaillé en tant qu’assistant technique pour d’autres artistes et professeurs universitaires dont Constanza Camelo-Suarez et James Partaik. Il offre également, et de manière sporadique, son aide bénévole aux étudiantes et étudiants finissants à la Maîtrise en arts de l’UQAC qui désirent intégrer le numérique à leurs projets. En 2015-2016, pour le projet « Calcium » de l’artiste Camille Miguelgorry, il a monté un système de streaming YouTube à partir de micro-ordinateurs RaspberryPi pour diffuser un projet de 6 mois de création à Montréal. En 2016-2017 il a collaboré à la conception technique de l’œuvre « Synapsem Transmittit » de l’artiste Laurie-Ann Dufour Guérin (installation et programmation de 60 relais électromécaniques).

Outre son activité artistique, Paolo est actuellement Chargé de cours à l’UQAC où il enseigne, depuis 3 ans, l’ensemble des cours de la concentration Arts Numériques du Module des Arts (Installations hybrides, Techniques des arts médiatiques, Corps et dispositifs, entre autres).

Architecte de formation, le processus artistique de Mathieu Zurstrassen est largement guidé par le besoin presque obsessionnel d’analyser les mécanismes des choses, de comprendre son fonctionnement interne. Son approche génère des œuvres hybrides qui offrent parfois une nouvelle perspective sur la société, une métaphore satirique, une réalité parfois caustique et certainement décalée. En détournant les objets du quotidien ou les objets de leur première utilisation, en jouant sur la dualité entre simplicité et complexité ou éphémère et durée, ses projets offrent toujours divers degrés d’interprétation, ponctués d’humour ainsi que des interrogations socioculturelles philosophiques et contemporaines.

Production

La chambre blanche, Transcultures, avec le soutien de Wallonie-Bruxelles International, La Ville de Québec, Conseil des Arts et des Lettres de Québec, Culture et Communication Québec, Conseil des Arts du Canada