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Media Arts Center

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  • 22.06.2018 | Electro bending afterwork – Xavier Gazon – Musée des Beaux Arts Charleroi

    11/06/2018

    Après l’initiative Charleroi se Court-Circuite, le Service Jeunesse de la Ville de Charleroi, le Musée des Beaux-Arts et Transcultures (Centre des cultures numériques et sonores) vous proposent de terminer votre journée de travail ou votre semaine en vous plongeant dans les ondes de la musique électro et de l’esprit « Circuit Bending » de l’artiste Xavier Gazon dans les salles d’expo du Musée des Beaux-Arts. La performance sera suivie d’une spéciale playlist concoctée par l’artiste et d’un drink.

    Xavier Gazon est compositeur de musiques électroniques et artiste-maker spécialisé dans les interfaces sonores numériques et analogiques. C’est à partir d’objets recyclés ou détournés que Xavier Gazon invente ses instruments hors du commun. Des jouets pour enfants ou des pièces d’imprimantes abandonnées dans la rue constituent la base de ses créations et de son imaginaire. Il est un des pionniers du circuit bending en Europe, art du court-circuitage, dont la finalité est de transformer les circuit électronique d’un jouet sonore en instrument musical ou en générateur de sons aléatoires.

    Production

    Une initiative du Musée des Beaux-Arts de Charleroi en partenariat avec Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 20.06 > 26.08.2018 | Raymond Delepierre @ The Art of Difference | Bozar

    09/06/2018

    L’Université libre de Bruxelles (ULB) présente, en partenariat avec BOZAR et en collaboration avec les centres de recherche de l’ULB et de la VUB et Transcultures, l’exposition The Art of Difference, une exposition scientifique, historique et artistique consacrée au handicap. Les recherches sur le handicap sensoriel, moteur et mental ont donné lieu à de nombreuses inventions issues des nouvelles technologies.

    Ces innovations ont incontestablement amélioré la vie quotidienne de personnes en situation de handicap et de leurs aidants. Mais elles ont aussi ouvert de nouveaux débats de société et des formes de contestation sur l’homme augmenté et le transhumanisme. Ces débats font aussi l’objet de réflexions et de critiques de la part des artistes.

    swalling hEARt – Raymond Delepierre

    Une large sphère audiosensitive invite le public au toucher afin de percevoir par son corps les vibrations du son qui en émane. Toucher pour écouter, écouter pour ressentir, oublier le voir et laisser la matière sonore traverser son esprit. Raymond Delepierre a nourri une grande curiosité autour du son, de sa représentation physique en un corps autonome et de son implication dans des domaines aussi diversifiés que les arts de la scène, l’architecture, l’environnement urbain, la recherche scientifique, les arts plastiques.

    Il a un intérêt pour la chose qui vit, les sons et leurs espaces d’interaction, la résonance, les sons comme matériaux, comme objets, comme archives, comme sculptures… Il les organise, les transforme et les modifie pour leur offrir une autre fonction. Il en résulte une suite d’écriture sonore évolutive et en mouvement. Gardien de l’imaginaire, l’artiste nous propose ici de rejoindre ses interrogations sur la perception que chacun d’entre nous peut avoir en se confrontant au son, ce médium invisible et souvent impensé.

    Production

    Coopération : VUB-CROSSTALKS, Materialise, Transcultures, Vrije Universiteit Brussel, STAL – Sciences, Technologies, Arts & Lab, ULB engagée, ULB, Phare
    Soutien : Loterie Nationale, Ville de Bruxelles, RTBF – Cap 48, Fédération Wallonie-Bruxelles, Région de Bruxelles-Capitale, Fédération Wallonie Bruxelles – Promotion de Bruxelles
    Coproduction : ULB (Université Libre de Bruxelles)
    Dans le cadre de : 2017-18 Année des diversités

    Info et contact via culture@ulb.ac.be ou au 02/650.37.65

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    Transcultures
  • 16.06.2018 | Solstices #3 – Eastern Belgium at night – Fontin

    04/06/2018

    Pour la troisième fois, Eastern Belgium at night présente, en partenariat avec Transcultures et l’alter label Transonic, Solstices, une soirée audio aventureuse et conviviale dédiée au jour le plus long de l’année alignant concerts, lectures et performances non conformes dans différents lieux (église, jardin, intérieur privé…) du joli village de Fontin (commune d’Esneux, près de Liège).

    Au programme de ce Solstices 2018 : Alain Wergifosse (field recordings entomologiques, espaces électroniques ouverts), Piccolo Coro (chorale transportée et portante, défense de la voix), Tartart (mots parlés & accords électriques), Jean-Claude Charlier & son orchestre (cassette casse-tête comeback, résident du pays des Phônes), Merzde (lectures post-dadaïstes inspiration Merzbau), Matthieu Safatly (violoncelles en boucles et en détours, poetic manœuvres in the dark).

    Production

    Production Eastern Belgium at night en partenariat avec Transcultures et l’alter label Transonic

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    Transcultures
  • Paradise Now – Migrations (CD) | Transonic Label

    01/06/2018

    Né dans la rencontre entre l’artiste plasticien ivoirien Jacobleu et le créateur sonore franco-belge Philippe Franck (alias Paradise Now),  Migrations réunit 13 paysages audio impressionnistes, électroniques, organiques, contrastés… composés spécialement pour l’exposition itinérante Migrations qui dialoguent librement avec les œuvres picturales, invitant l’auditeur-visiteur à participer à un voyage d’ondes et de flux.

    Celui-ci nous renvoie tant à la réalité dramatique de ces milliers de personnes migrantes anonymes qu’à l’imaginaire associé à la quête désespérée d’un ailleurs meilleur mais aussi à l’énergie de vie surhumaine qui les anime. En invités au côté de Paradise Now pour cet album digipack « made to measure » (édition limitée numérotée) riche en reproductions picturales et textes : Isa Belle et ses bols tibétains et gongs, Alain Wergifosse aux traitements électroniques et Christophe Bailleau aux séquences synthétiques.

    Paysages sonores pour une expo nomade - par Philippe Franck

    Pour nous occidentaux, la perception de la catastrophe migratoire s’opère, le plus souvent, du « bon » côté de la frontière et de la mer, via les images médiatiques ou celles des « mendiants » que nous ne voulons plus voir dans nos rues, et trop rarement par une vraie rencontre avec ses protagonistes. Ces marées humaines ininterrompues qui tentent d’échapper à l’insoutenable violence guerrière, politique, économique, climatique…nous interrogent dans notre essentielle humanité et nous ébranlent, demandant urgemment des réponses concrètes et une reconfiguration de notre quotidien pour plus de solidarité et intégrer ce devoir d’hospitalité qui, en d’autres temps, à sauver nos aînés pourchassés par la terreur.

    Cette situation brutale, nous laisse souvent interloqué, comme en état de choc par procuration. En tant que créateur ou opérateur culturel, on peut se demander ce que l’on peut apporter à ces personnes qui n’ont pas ou plus le minimum nécessaire pour vivre décemment. Que peut signifier une goute d’intervention artistique dans cet océan dramatique ? A quoi bon nourrir les imaginaires quand les corps émaciés continuent d’échouer inexorablement sur nos rivages qui leur demeurent interdits ?

    Quand Jacobleu m’a parlé, lors des Rencontres internationales des art numériques qu’il organisait dans sa ville d’Abidjan en février 2018, de son projet d’exposition itinérante et m’a montré ses peintures de personnages anonymes ballotés, compressés entre des eaux et des cieux souvent menaçants, j’ai rapidement entendu des matières sonores susceptibles de les animer et de leur prêter voix.

    Composées, en un mois, dès mon retour en Europe, entre plusieurs villes, trains et appartements, dans des instants volés à la course incessante des hommes pressés, ces pièces d’esthétiques diverses mêlant traitements électroniques, textures organiques, instruments à corde et rituels, sont autant de paysages audio cinématiques qui rendent hommage à ces femmes, ces hommes et ces enfants exilés d’eux-mêmes, regroupés sous l’étiquette -globalisatrice et souvent réductrice- « migrants », à leur courage et leurs utopies aussi. Ces tableaux soniques dialoguent avec leurs représentations dans les œuvres picturales vivantes de Jacobleu et proposent un environnement audio pour le visiteur de l’exposition invité à créer ses propres correspondances et narrations.

    Philippe Franck / Paradise Now

    Paradise Now

    Concepteur/producteur/créateur transculturel et sonore basé en Belgique, Philippe Franck a développé depuis les années 90, le projet Paradise Now qui privilégie une démarche activement transversale et collaborative. Il a travaillé étroitement avec divers vidéastes (Régis Cotentin, Hanzel & Gretzel), poètes (Ira Cohen, Gerard Malanga, Werner Moron dans Les ours bipolaires, Eric Therer pour le projet & Stuff), chorégraphes (Nadine Ganase, Manon Oligny, Karine Ledoyen), artistes numériques (Philippe Boisnard, Franck Soudan, Jacques Urbanska) et autres musiciens (récemment Christophe Bailleau au sein du duo Pastoral, Gauthier Keyaerts dans Supernova). Depuis 2005, il collabore étroitement avec la performeuse/masseuse holistique Isa Belle pour une série d’installations et de performances « sonsorielles » diffusées dans de nombreux festivals, centres culturels et événements internationaux. Il a également produit et participé à plusieurs disques sur divers labels indépendants (Sub Rosa, Optical Sound, Transonic…).

    Jacob Bleu

    Jacob Bleu est diplômé de l’Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts d’Abidjan. Depuis 1998, il enseigne sa passion pour la peinture aux étudiants. Artiste pluridisciplinaire, il manie pinceau, plume, objectif et les multimédias avec brio. En 2001, il représente la Côte d’Ivoire aux 4ès Jeux de la Francophonie au Canada. Après, suivront plusieurs expositions en Allemagne, à Luxembourg, en Italie, au Canada, en France, en Tunisie, au Sénégal, etc. au détriment de son pays d’origine, la Côte d’Ivoire. En 2007, il initie le festival international des Arts Visuels d’Abidjan (AVA) et rassemble une cinquantaine de grands artistes et conférenciers du monde à Abidjan.En début l’année 2017, il a également organisé à l’Institut français de Côte d’Ivoire, pour la première fois en Afrique, les Rencontres Internationales des Arts Numériques d’Abidjan (RIANA) avec le soutien de la Ville d’Enghien-les-Bains (France), ville numérique UNESCO. Après avoir collaboré ou contribué à l’éclosion de plusieurs centres d’art et structures de promotion culturelle, Jacobleu ouvre en mai 2014, une galerie d’art dénommée « LEBASQUIAT ART GALLERY », en hommage à Jean-Michel Basquiat. Très vite, l’espace s’impose comme un véritable centre culturel où les amateurs et professionnels des arts visuels, de la scène, de la rue et des expressions littéraires se côtoient. Pour ses multiples actions en faveur de la promotion des arts, Jacobleu a été fait Chevalier dans l’Ordre du Mérite Culturel ivoirien en 2007 et Prix d’Excellence 2016 Arts visuels et Cinéma en Côte d’Ivoire.

    Crédits Paradise Now | sauf :

    • #11 > Paradise Now & Christophe Bailleau
    • #4, 5 > Paradise Now & Isa Belle
    • #5, 6, 12 > Paradise Now & Alain Wergifosse
    • Paradise Now> guitare, ipad, synthé, chant, harmonica, bols chantants, traitements électroniques
    • Isa Belle> bols tibétains, bol en cristal, gongs, clochettes, objets rituels # 4, 5, 6
    • Alain Wergifosse> traitements électroniques # 5, 6, 10, 12
    • Christophe Bailleau> séquences synthé # 10, 11
    • Migrants camerounais battus par des policiers espagnols > cris # 6
    • Marc Doutrepont > mastering
    • Matthieu Safatly > design

    Production

    production : Transonic Label, Transcultures & Lebasquiat Art Gallery

    Transcultures
  • 14 > 17.06.2018 | Transcultures @ Jury Biennale des Bains Numériques – Enghien-les-Bains

    01/06/2018

    A l’occasion de la 10e édition, les Bains Numériques, biennale internationale, investissent l’ensemble de la ville d’Enghien-les-Bains et mettent à l’honneur une thématique essentielle et universelle : « Human Future » « Comment penser et imaginer l’Homme dans l’urbanité de demain ? » à travers une programmation de concerts, spectacles, installations, expositions et une fabrique numérique.

    La compétition internationale des Bains Numériques s’est donnée pour vocation de récompenser, révéler, diffuser, soutenir et accompagner des projets artistiques situés à la marge des disciplines artistiques traditionnelles. Présentée par le journaliste M. Rachid M’Barki, elle se déroulera en présence du Jury d’experts internationaux (dont Philippe Franck, directeur de Transcultures) présidé par M. Alain Fleischer (écrivain, cinéaste, artiste, créateur et directeur du Fresnoy – Studio national des arts contemporains à Tourcoing, France) et d’un Jury de journalistes présidé par Eric Libiot (tédacteur en chef Culture à L’Express) 6 Prix ‘Bains Numériques’ seront remis pendant cette Cérémonie selon les catégories suivantes :

    • 1_PRIX Office franco-québécois pour la jeunesse (OFQJ) en France
    • 2_PRIX ARTS VIVANTS / Adami
    • 3_PRIX ARTS VIVANTS – PRESSE
    • 4_PRIX ARTS VISUELS
    • 5_PRIX SPÉCIAL « HUMAN FUTURE »
    • 6_UN PRIX D’HONNEUR

    Télécharger le programme

    Production

    Une initiative du Centre Des Arts d’Enghien-les-Bains

    Plan

    Transcultures
  • 01 > 02.06.2018 | CURIOUSER#9_EXPO & LIVE events

    25/05/2018

    Plus de de 35 artistes participeront ces 1er et 2 juin à la 9ème édition de CURIOUSER, cet OVNI dans le paysage culturel belge, qui se déroulera cette fois-ci à la gare du Congrès à Bruxelles. Il accueillera plus de trente artistes belges, français, grecs, italiens, anglais, japonais, bulgare, espagnols… issus des arts de la scène, de la performance, des arts plastiques, des arts visuels, sonores ou numériques.

    Le nom CURIOUSER s’inspire d’Alice au pays des merveilles et offre un espace de liberté où des artistes de toutes disciplines, connus et moins connus, peuvent tester, tenter, s’essayer à quelque chose de nouveau au sein de leur pratique. De leur côté, les visiteurs sont invités à vivre une expérience, à s’aventurer sans programme. C’est dans cet esprit que CURIOUSER aime à changer de lieu à chaque édition et préfère les espaces “en développement”, comme le sont les œuvres présentées.

    CURIOUSER fonctionne sans aucun budget. Les artistes qui participent sont ceux pour qui cela a du sens, ceux qui ont besoin d’une atmosphère où tout peut être tenté. CURIOUSER a déjà été organisé plusieurs fois à Bruxelles, mais aussi à Mons et à Hastings.

    17:30 > 20:30
    LIVE & PERFORMANCE Mathilde Laroque Alain Wergifosse Julia Stehling Marin UNFULFILLEDUO acoustic _ Adele Dupret Mathieu Lilin _Gabrielle Weissen Seijiro Murayama* Merzedes Sturm-Lie*
    (*not saturday).

    15:00>21:00
    NON STOP EXPO dessin installations son dance sculptures paintings videos photo Noémie Goldberg Raymond Delepierre Alicia Jeannin Stéphanie Laforce Charlotte CHW François Winants François Demuth Jilliene Sellner Alfred Stéfan Piat & Brigitte hoornaert Elena Tardigradas Yumi Osanai Boryana Todorova Paul Timmermans Elodie Paternostre Eglantine Chaumont Alicia Jeannin Stella Valentine Nemery de Bellevaux Véronique Van Meerbeek Hedwige Debroux Jacques Le Bourgois Julie Larrouy Alain Wergifosse Louise Kenward Nicole Zaaroura Sharon Haward Dylan Perin (aka Blackplum) Christine Gist Nicole falber…

    Production

    Organisation : EKLEKTIK asbl

    Plan

    Transcultures
  • Brussels Drone Day – une journée sous le signe du drone | interview

    23/05/2018

    Le 26 mai, le drone résonne sous toutes ses formes sonores, aux quatre coins du monde lors de l’événement fédérateur Drone Day et c’est tout naturellement que Bruxelles, terre promise des musiques expérimentales et des étendues sonores, apporte sa pierre à cet édifice internationaliste.

    Six artistes atypiques entreront en dialogue à travers le drone, qu’ils explorent, chacun à leur manière, en solo, en duo, en trio et en symbiose finale, lors d’une après-midi conviviale au Studio Thor.

    Dans un objectif de découverte et d’ouverture, les spectateurs sont invités à plonger dans une écoute du drone, dans sa pratique élargie, aux rythmes des appropriations et explorations des musiciens : Unda/Isa Belle & Ariane Chesaux arianechesaux.com (bols chantants, gongs, violoncelle et drone acoustique), Paradise Now (le projet sonore solo de Philippe Franck alliant guitare et voix aux matières électroniques), Frédéric Becker (entre instruments à vent et électro), avec son nouveau projet Bimiyoji, Louis Favre (de Gratitude trio, ici en solo aux claviers, voix et percussions acoustiques) et de l’artisan Giovanni Fortenio (avec ses céramiques productrices de résonances).

    Explications de cette manifestation/célébration avec deux de ses initiateurs, Ariane Chesaux (cheville ouvrière de l’association Voyage Sonore) et Philippe Franck (directeur artistique de Transcultures et de l’alter label Transonic).

    Interview

    En quoi consiste un son drone ? Comment le décririez-vous et comment l’intégrez-vous dans votre pratique sonore ?

    Ariane Chesaux : Un drone est composé d’une texture de sons denses et profonds.  Sans rythme, il est un élément d’une musique qui englobe. Depuis longtemps, dans ma recherche sonore personnelle, je cherche à en produire avec mon gong.  Au lieu de le frapper, je le frotte. Ainsi, toutes ses harmoniques et tout son sceptre peuvent s’exprimer sans heurts. Les bols en cristal et les bols chantants donnent aussi cette possibilité.

    Philippe Franck : Le drone est un son long avec peu de variation que l’on retrouve dans différentes traditions musicales (avec des instruments qui peuvent y être dédiés comme la tambura en Inde, le didgeridoo en Australie ou encore le jeu de cornemuse du Pilbroch en Ecosse ou de la note basse tenue appelée Ison dans le chant byzantin ou la note basse qui perdure au Moyen-Age, jusqu’au minimalisme des années 60 avec La Monte Young, Phill Niblock et aujourd’hui l’utilisation du drone dans la musique électronique expérimentale ou encore le drone métal).

    Ce « faux bourdon » (traduction de l’anglais) relie souvent, jusqu’à peut-être plus récemment, sans se mettre en avant et traverse divers genres, différentes cultures pour créer un effet harmonique, envoûtant, obsédant, grave…sur l’auditeur.

    Dans ma pratique sonore, j’intègre régulièrement des éléments répétitifs, des notes longues que ce soit de manière électronique ou avec la guitare, la voix et même les bols chantants qui s’intègrent à d’autres éléments dans différentes formes cinématiques ou même (post)pop.

     

    La particularité de cet événement semble venir de la diversité de ses participants.  Comment est née cette collaboration artistique ? 

    A.C. : L’organisation mondiale du Drone Day née, au Canada, 2012 sous l’impulsion de Marie Claire LeBlanc Flanagan et de son association WyrdArts Initiatives (Canada) m’a motivé à proposer un nouvel événement à Bruxelles qui s’appuie sur des rencontres sonores. Le concrétiser à plusieurs est venu naturellement. Aucun des participants sollicités pour ce premier Brussels Drone Day n’a jamais joué ensemble mais chacun a joué avec l’un ou l’autre d’entre nous. Nous avons une certaine connaissance des uns et des autres et une envie de se découvrir, de créer la rencontre entre nos univers mais aussi avec le public.  Puis c’est l’occasion de réunir des personnalités qui ont chacune leur propres univers et ensemble la même recherche de l’alignement,  de l’écoute, un désir de magie dans le quotidien. Giovanni  Fortenio – artisan céramiste sarde basé à Bruxelles – m’a contacté en automne pour que je fasse sonner certaines de ses céramiques.  Avec le percussionniste Louis Favre, nous avons improvisé l’an passé. Avec Fred Becker qui présentera lors du Brussels Drone Day son nouveau projet Bimiyoji, alliant flutes et électronique, nous nous sommes rencontrés en jouant autour d’un violoncelle. Avec Isa Belle qui joue également des bols chantants et des gongs, nous échangeons et jouons régulièrement ensemble notamment au sein du projet Unda présenté lors du festival City Sonic 2017 ; elle même collabore, depuis une bonne dizaine d’années, avec son complice Paradise Now. Voilà pour un fil, il y en a d’autres mais les rencontres sont ici motrices.

    Ph. F : Quand Ariane Chesaux m’a proposé récemment la co-organisation avec Transcultures de ce premier Brussels Drone Day ainsi que la participation en tant que « Paradise Now » aux performances sonores qui le composent, j’ai répondu tout de suite de manière enthousiaste car il me semblait que le « drone » sonore (aujourd’hui, on pense tout de suite d’avantage aux aéronefs pilotés à distance) était un lien important et intéressant entre différentes esthétiques et pratiques sonores qui résonne aussi avec l’implication de Transcultures les divers champs du « sound art » et notre festival international annuel City Sonic (depuis 2003).

    En tant que créateur audio à géométrie variable (entre musiques appliquées pour spectacles, expositions ou vidéos, formule plus post rock ou encore des collaborations avec des musiciens électroniques et des poètes), cela me donne aussi l’occasion de revisiter certaines pièces en solo sous cet angle particulier puis en fin d’événement, d’improviser avec d’autres musiciens de qualité proposés par Ariane.

    A quel genre d’expérience allons-nous prendre part avec ce premier Brussels Drone Day ce 26 mai ?

    A.C. : A une première, avec toute la fraîcheur et l’attention que cela implique. Cet événement particulier nous invite à une rencontre d’écoute, de présence dans l’instant, d’univers musicaux qui se rencontrent et se laissent parler, à une écoute assise ou couchée.

    Ph. F : Le drone quand il est bien distillé a ce pouvoir d’immersion mais aussi d’envoutement et je suis très curieux de vivre moi même dans cette constellation sonore singulière. Cette sensation très sensorielle peut être ressentie par le public invité ici à une expérience d’écoute profonde. Nous avons aussi voulu avec Ariane que cet événement soit intime et convivial. Tous les participants se retrouvent dans le même espace d’un beau studio de danse (merci à la compagnie Thor dirigé par le chorégraphe Thierry Smits dont on connaît l’intérêt pour les musiques expérimentales dans ses spectacles, de Noise Makers Fifes à Tuxedo Moon) et sont conviés à la fin du voyage aux paysages contrastés de deux heures passant d’un univers à l’autre sans interruption, à trinquer avec de délicieux ‘élixirs » mélanges de différents fruits, plantes et épices bio conçus par Ariane et Isa Belle. Cela fait partie aussi de notre manière de concevoir l’expérience de ce type de rencontre artistique inédite, à l’inverse des concerts formatés auxquels n’échappent pas la musique aujourd’hui.

    Quels sont les maîtres mots d’une telle rencontre transonique ?

    A.C. : Magie, minimalisme, espace, paysages sonores, rêveries, méditation…

    Ph. F : Egalement immersion/ « immerson », écoute active, « explorason » intérieure, frottements/entrelacements, vibrations partagées, sonic trip…

    Pour Transcultures 2018
    Propos recueillis par Joanna Godet

    Production

    Partenariat Voyage sonore – Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 26.05.2018 | Brussels Drone Day – Sound Art event

    14/05/2018

    Cette année, Bruxelles rejoint, pour la première fois, le Drone Day International. En effet, ce 26 mai, des événements dédié au drone sonore ont lieu un peu partout dans le monde réunissant des chercheurs de la sensation du son libéré de la mélodie et du rythme créant une trame, un égrégore de conscience nouvelle. Le drone (ou littéralement bourdon en anglais) peut désigner, en musique, un son long tenu ou répété avec peu de variation harmonique ; on le retrouve dans plusieurs approches minimalistes contemporaines mais aussi dans certaines traditions extra occidentales.

    A l’initiative d’Ariane Chesaux et de Transcultures, le Brussels Drone Day regroupe 5 artistes issus de différents horizons sonores (Unda-Isa Belle et Ariane Chesaux entrelacs de bols tibétains, gongs, clochettes et drone acoustique, Paradise Now – soundscapes guitaristiques, vocales et électroniques, Bimyoji, le nouveau projet de Frédéric Becker -flûtes et machines, rêveries minimales et envoûtements électroniques, Louis Favre – percussions et objets sonores et un artisan céramiste Giovanni Fortenio qui montrera une sélection d’objets originaux qu’il a conçus pouvant aussi être manipulé pour produire des sons organiques.

    Chaque participant déploiera sur ce thème son univers sonore en une vingtaine de minutes avant de réunir les autres en fin de performance; Il s’agit ici de partager une énergie singulière et de stimuler la découverte des mondes intérieurs tant des artistes sonores que des participants, chacun vivant cette immersion dans le son.

    Lire l’interview de Ariane Chesaux et de Philippe Franck.

    Production

    Partenariat Voyage sonore – Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 16 > 31 05.2018 | Migrations #1 – exposition | Jacob Bleu + Paradise Now | Abidjan

    10/05/2018

    Né dans la rencontre entre un artiste plasticien (Jacob Bleu) ivoirien et un créateur sonore franco-belge (Philippe Franck aka Paradise Now), cette exposition thématique audio-visuelle propose des oeuvres picturales de Jacob bleu associées à douzaine de paysages audio impressionnistes, électroniques, organiques, contrastés… composés spécialement pour l’occasion et reprises sur un CD du Label Transonic à édition limitée (très bientôt en ligne). Elles dialoguent librement avec les œuvres picturales, invitant l’auditeur-visiteur à participer à un voyage d’ondes et de flux.

    Celui-ci nous renvoie tant à la réalité dramatique de ces milliers de personnes migrantes anonymes qu’à l’imaginaire associé à la quête désespérée d’un ailleurs meilleur mais aussi à l’énergie de vie surhumaine qui les anime.

    Production

    Une initiative de Jacob Bleu en partenariat avec l’Institut français, Lebasquiat Art Gallery, Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 11 > 13.05.2018 | Lancement du Musée de l’éphémère et du projet L.E.A.S.E.

    07/05/2018

    Transcultures est heureux de s’associer au lancement du dynamique projet de “laboratoire économique, artistique, scientifique et environnemental” L.E.A.S.E, qui entend stimuler l’innovation pour faire aboutir des projets créatifs hybrides et qui réunit des acteurs issus d’horizons différents et complémentaires*, et au Musée de l’éphémère**, première initiative de ce genre en Wallonie*** dédié à l’écologie urbaine sur le site de La Ruche en pleine métamorphose. Cet événement donnera un premier aperçu de ce qui est appelé à ce développer plus largement ces prochains mois, dans ce grand laboratoire en plein air.

    Le 11 mai le guitariste/compositeur Emmanuel Louis fera un live tandis que me plasticien Didier Mahieu interviendra également de manière sculpturale. Transcultures s’associe à cet événement via la performeuse Isa Belle et l’artiste sonore/multimédiatique Alain Wergifosse, qui démarre une collaboration avec le chercheur/directeur du laboratoire de biochimie et de photobiologie de l’ULg Fabrice Franck. Ensemble ils mettront en son interactif des plantes et instruments de recherche visibles et audibles le 12 mai (de 9h30 à 16h30) à la Journée Portes ouvertes du service des plantations, dans un bâtiment des anciennes usines ACEC (190 rue de Milmort – Herstal) destinées à être également investies par le projet L.E.A.S.E.

    Des vidéos de Stéphane Kozik (Strange meeting in an empty space avec la danseuse hongroise Julia Hadi) et de Natalia de Mello (Foundation avec une musique originale d’Isa Belle + Paradise Now en collaboration avec Maurice Charles JJ) également proposées par Transcultures seront diffusées en boucle dans des containers sur le site de la Ruche du 9 au 13 mai.

    * l’association Façons de voir, Urbeo – régie communale autonome immobilière de Herstal, l’Université de Liège, le Pôle Mecatech et l’association pour la sauvegarde de l’environnement Natagora
    ** sous la direction artistique de Werner Moron et Dorothée Luczak
    *** soutenu par le programme Creative Wallonia

    Production

    Partenariat Transcultures/Natagora/Façons de Voir

    Plan

    Transcultures
  • 08 > 12.05.2018 | Black Boxes – Exposition Artiste en Résidence @ UCL 2018

    27/04/2018

    A l’occasion de l’année Louvain 2017-2018 consacrée aux mondes numériques, Transcultures a proposé l’artiste Nicolas Maigret et le groupe de travail DISNOVATION.ORG pour un résidence et un séminaire avec une quinzaine d’étudiants de l’Université Catholique de Louvain-La-Neuve. Le projet a été assisté par Jacques Urbanska, chargé des projets art(s) et numérique chez Transcultures et avec l’apport et l’aide technique de l’artiste Franck Soudan.

    Dans cet exercice de « rendre visible », il y a souvent chez les artistes qui interrogent les cultures numériques, une véritable volonté de transmettre. S’ils ne prennent pas le numérique pour acquis, s’ils le mettent en doute, s’ils révèlent ce que les technologies changent dans notre vie, c’est avant tout pour que les publics puissent « comprendre », « s’approprier ces logiques », « trouver du sens ». Cette volonté d’accessibilité a ainsi structuré le séminaire.

    A travers des moments de réflexion et des mises en pratique où les étudiants on pu conceptualiser et expérimenter concrètement. La résidence/séminaire leur a « donné des clés de connaissance ». Les réalisations des étudiants ont été des traductions tangibles de ces explorations de boites noires des technologique, développées avec « les moyens du bord ». Finalement, les étudiants eux-mêmes sont devenus des vulgarisateurs des connaissances acquises lors du séminaire. Un peu comme Aram Bartholl qui crée des sculptures à base de captcha ou Erica Scourti qui compose de la poésie à partir des suggestions que son smartphone lui soumet quand elle écrit ses SMS.

    Nicolas Maigret a envisagé ce séminaire artiste en résidence comme « un laboratoire commun dans lequel il se mettait lui-même, au même titre que les étudiants, en situation d’apprentissage, de doute, d’exploration. Il n’y avait pas d’un côté celui qui apporterait le savoir et ceux qui tenteraient de le comprendre, de se l’approprier, de le mettre à l’épreuve. C’était très important pour l’artiste de sortir de ce modèle d’apprentissage pour plutôt essayer, ensemble, de tirer du sens, de produire des expériences et des formes.

    Participants : Aida Bennafla, Madeleine Blondiau, Elie Bok, Alessandro Cierro, Arnaud Claes, Juliette Clarinval, Juliette Delgrange, Frederic Doisy, Amandine Folie, Robin Guerit, Romain Javaux, Yohan Lambay, Gwenael Laurent, Alex Mattenet, Elisa Thomas, Amandine Weykamp…

    A noter que ce vernissage donne aussi accès aux expositions permanentes, ainsi qu’à l’exposition temporaire “Ecritures Numériques” du MuséeL.

     

    Production

    UCL Culture en collaboration étroite avec Transcultures. Avec l’aide de l’UCL et du Musée L.

    Plan

    Transcultures
  • 07 > 08.05.2018 | Black Infrastructures – conférence, workshop

    27/04/2018

    Fermes à bitcoins, datacenters, serres automatisées, villes tests pour voitures autonomes… DISNOVATION.org, artistes en résidence à l’UCL en partenariat avec Transcultures, proposent deux jours de réflexion autour des sites physiques affectés par les révolutions numériques.

    Conférences — Lundi 7 mai, 20h-22h — Auditoire Leclercq 93

    À travers une observation des infrastructures physiques dont dépendent les innovations technologiques contemporaines, ces deux conférences proposent d’identifier certains sites critiques liés aux révolutions numériques. Elles examineront les controverses environnementales, sociétales et politiques ainsi que les diverses formes d’activisme, de détournements et d’alternatives qui peuvent en émerger.

    Workshop — Mardi 8 mai, 9h-12:30h — Local Sainte-Barbe 12

    • Avec: Régine Debatty, Mathieu de Wasseige, Baruch Gottlieb, Suzanne Kieffer, François Lambotte, Christophe Lazaro, Benoît Macq, Nicolas Maigret, Maria Roszkowska, Sarah Sepulchre, Olivier Servais, Marie Vanoost, Géraldine Wuyckens…

    Quels sont les sites et infrastructures physiques critiques dont dépendent les révolutions numériques ? Quels en sont les régimes de visibilité ou d’opacité ? Quels sont les types de controverses, de frictions, et de conflits qui en émergent ?

    Cette session d’étude propose une investigation portant sur les espaces affectés par les révolutions numériques, qu’ils soient publics, commerciaux, privés, intimes, ainsi que sur les types de préjudices, de ruptures et de nouvelles représentations qu’ils génèrent, nous y examinerons également les initiatives de détournements, d’appropriations et de contre-usages réels et potentiels qui peuvent y prendre place.

    • My Youtuber In 180 Secondes — Mardi 8 mai, 14h-16h — Local Sainte-Barbe 12
      Avec: Étudiants de Sociologie et anthropologie (LPOLS1326)

    Cette session présentera une série d’analyses sur les youtubeurs comme instauration de soi hors médiation institutionnelle.

    Black Infrastructures

    Un smart world en devenir nous est sans cesse annoncé, mais qu’en est-il dans le présent ? Quels sont les sites et infrastructures physiques critiques dont dépendent les révolutions numériques ? Quels en sont les régimes de visibilité ou d’opacité ? Quel sont les types de controverses, de frictions, et de conflits qui en émergent ? Comment impactent-elles les acteur·trices, ou les témoins, humains et non-humains, présents et futurs ?

    Les contributions pourront s’intéresser aux infrastructures et aux sites physiques dont dépendent directement et indirectement les révolutions digitales, qu’ils soient publics, commerciaux, privés, intimes, en ligne ou hors ligne, ainsi qu’aux types de préjudices, de ruptures et de nouvelles représentations qu’ils génèrent, mais également aux initiatives de détournements, d’appropriations et de contre-usages réels et potentiels qui peuvent y prendre place.

    Sujets liés aux sites et infrastructures qui pourraient être évoqués:

    Port automatisés, serres automatisées, désert nucléaires, datacenters, fermes à bitcoin, ferme à cliques, ferme à modérateurs, minage, traitement et recyclage, villages zero carbon, villes test pour véhicules autonomes, zones blanches, systèmes domotiques, modes de diffusion des technologies au sein des familles, des territoires et des générations…

    Biographies

    Régine Debatty est une reporter, critique d’art et la fondatrice de we-make-money-not-art.com, un blog qui, depuis sa création en mars 2004, a reçu plusieurs distinctions dont 2 Webby awards et une mention d’honneur au STARTS Prize, un concours de la Commission Européenne qui récompense les “projets innovants au croisement entre la science, la technologie et l’art.” Elle intervient régulièrement lors de colloques, ateliers et festivals explorant les rencontres entre art, sciences et questions de société. Elle a créé A.I.L. (Artists in Laboratories), un programme radio hebdomadaire qui approfondit les collaborations entre l’art et la science pour Resonance104.4fm à Londres (2012-2014) et est la co-auteure du “sprint book” New Art/Science Affinities, publié par l’Université Carnegie Mellon en 2011.

    Baruch Gottlieb est un artiste et théoricien canadien qui explore la fiction et le documentaire, il est membre actif du réseau Telekommunisten. Son travail se concentre sur l’industrialisation du sujet à l’ère des média produits industriellement. Il enseigne à l’Université des Arts de Berlin. Il est commissaire des expositions itinérantes “Vilém Flusser and the Arts” et “Marshall McLuhan and the Arts”. Son dernier livre “Digital Materialism: Origins, Philosophies, Prospects” propose une compréhension matérialiste méthodique des technologies numériques.

    DISNOVATION.ORG est un collectif artistique et groupe de travail basé à Paris. Au croisement entre art contemporain, recherche et hacking, ils développent des situations d’interférence, de débat et de spéculation visant à détourner l’idéologie dominante de l’innovation afin de stimuler l’émergence de récits alternatifs. Leurs recherches se matérialisent sous forme d’installations, de performances, de sites web et d’évènements. Ils ont récemment édité The Pirate Book, une anthologie sur le piratage de contenus culturels.

    Production

    Conception générale : DISNOVATION.ORG

    Production : UCL, UCL Culture (en partenariat avec Transcultures pour la résidence/exposition Back Boxes)

    Transcultures
  • 02.05.2018 | Nuits du Beau Tas : Aymeric de Tapol / Yannick Franck / Pastoral

    25/04/2018

    Au programme de cette Nuit du Beau Tas, Aymeric de Tapol, musicien de musique « essayiste » quelque part entre le drône, la dub, la musique répétitive, le collage et autre « ron ron de l’esprit’ et Yannick Franck, musicien, performeur, créateur protéiforme, explorateur de nombreux champs d’expérimentations, fondateur du label Idiosyncratics. Sa musique basée sur le traitement de sources telles que la voix, divers instruments et objets non musicaux, signaux radio et enregistrements de terrain couvre un spectre allant de l’exploration acoustique fondamentale aux recherches plus proprement stylistiques.

    Quant au duo ambient Pastoral (Chris Bailleau + Philippe Franck) il jouera des pièces impressionnistes de son prochain opus « L’échappée belle » à sortir sur l’alter label Transonic (partenaire de cette soirée) ainsi que quelques nouvelles compositions post pop.

    Pour finir la soirée, un dj set dépressif de Vincent Zabladowski.

    Intervenants

    Aymeric De Tapol a fait ses débuts sur Vlek en 2014, avec le drone vieilli de Winter Dances, il a planté un drapeau dans un coin lointain du label belge. Comparé aux sorties de chez Sagat ou Lawrence Le Doux, c’était une écoute interdite, mais elle avait l’humble qualité qui définit une grande partie du catalogue de Vlek. Les Horizons explore l’espace plus en profondeur. C’est un autre paysage d’hiver immaculé – le genre où vous ne pouvez pas décider si c’est sombre ou joli, et finalement régler les deux. Mais là où Winter Dances se concentrait sur des tons soutenus et doucement fluctuants, les blocs de construction des Horizons ont tendance à être des boucles répétitives, des figures contemplatives qui mettent en mouvement l’air glacé.

    Yannick Franck vit et travaille à Bruxelles en Belgique. Chanteur, musicien électronique et performeur, il a fondé le label Idiosyncratics, forme avec Pierre De Mûelenaere le duo Orphan Swords, et se produit en solo en tant que Raum. Il a récemment lancé le projet AV Outlaw Compound avec l’artiste numérique Olga Fedorova. Il travaille régulièrement comme compositeur et concepteur sonore pour la danse, le théâtre et le cinéma. Il dirige le podcast nsnwrdsnsgls sur le site The Brvtalist, Los Angeles. Franck se concentre principalement sur l’exploration de domaines musicaux idiosyncrasiques à travers le traitement de sources telles que les voix, les instruments électroniques et le field recording. Sa musique est souvent représentée comme une transe. Auparavant, Franck a été membre des groupes Idiosyncrasia et Y.E.R.M.O., aux côtés du guitariste Xavier Dubois et du batteur Jason Van Gulick. Il collabore également avec les artistes Gast Bouschet et Nadine Hilbert sur certains projets. Ils ont créé des bandes sonores pour l’installation Collision Zone, qui s’est tenue au Pavillon du Luxembourg en 2009, durant la Biennale de Venise. Depuis de nombreuses années, Franck travaille régulièrement avec l’artiste sud-africaine Wendy Morris, pour laquelle il a composé la musique de films d’animation, vidéos et installations.

    Pastoral est le combo belge créé, en 2010, par Christophe Bailleau (musicien et artiste visuel) et Philippe Franck (musicien et auteur) qui croisent leurs univers pour composer des pièces ambiantes, électro post-folk ou post-rock travaillant à la fois les matières sonores souvent célestes, parfois plus terreuses et les mélodies impressionnistes. Les performances de Pastoral peuvent aussi être accompagnées de vidéos (réalisées par eux mêmes) en lien avec les soundscapes et les textes en forme de haïkus. Le duo qui a participé à des festivals, expositions et événements en Belgique et à l’international, s’apprête à sortir (dans la nouvelle collection Sonopoetics de l’alter label Transonic) son premier album en lien avec le projet audio-poético-photographique « L’échappée belle ».

    Production

    Nuits du Beau Tas, en partenariat avec Transonic/Transcultures

    Plan

    Transcultures
  • 25.04.2018 | Conférence Simulacre numérique. Mort ou vivant ? Régis Cotentin

    13/04/2018

    À la demande de Transcultures, Régis Cotentin, artiste visuel, commissaire d’exposition et responsable arts contemporains au Palais des Beaux-Arts de Lille,  propose une conférence qui fait écho aux thématiques explorées dans les deux volets de l’exposition Écritures Numériques proposée au Musée L, ainsi qu’ à ses propres films et installations qui confient son vécu à l’évanescence des images vidéographiques et digitales.

    Parallèlement à ses activités artistiques et curatoriales, Régis Cotentin a obtenu récemment son doctorat à Paris-Sorbonne, consacré à l’étude du Simulacre numérique, les images digitales au défi du vivant. Son intervention dans le cycle de conférences Penser les cultures numériques, illustrée par plusieurs exemples extraits d’œuvres phare d’artistes contemporains et personnelles, croise ses différentes résonances critiques pour mieux interroger les enjeux des images/simulacres numériques d’aujourd’hui et demain.

    En partenariat avec l’UCL Culture et Point Culture, Transcultures inaugure à l’occasion des Transnumériques#6, le cycle Penser les cultures numériques invitant des créateurs, curateurs, organisateurs, philosophes, sociologues, penseurs… à partager, le temps d’une soirée conviviale, leur point de vue critique et leur démarche et à débattre avec le public de différents enjeux aux confluents des mutations arts/ technologies/médias/société. Plusieurs rendez-vous au programme.

    Production

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  • 21.04.2018 | L’imprimerie (espace d’art et de création) | Opening performances

    05/04/2018

    « Le samedi 21 avril, les entreprises Eastern Belgium at night procéderont à l’ouverture de leur nouvel établissement, l’Imprimerie, sis en bordure de Vesdre. Un huissier de justice dûment mandaté signifiera un constat occupation des lieux en suite de quoi divers intervenants se succéderont sur le plancher pour agrémenter de leur voix et de leurs sons la soirée. Des aliments solides et des breuvages seront dispensés par le petit personnel aux convives présents« .
    (Eric Therer/Eastern Belgium at night)

    Au programme de cette soirée d’ouverture de ce nouveau lieu indisciplinaire et résolument indépendant :

    • Denis Verkeyn (post designed electronics)
    • Hugues Peeters & R.B. / nom vacant (post pop rock everything)
    • Suicker Zuicker (post Neubauten deconstructions)
    • Ordinaire (machines à lire et à écrire)
    • Les Ours Bipolaires (petites histoires poétiques, guitar, électronique, bols)
    • Sandra Ancelot & Stephan Ink (dessins circassiens & électronique
    • JP Dolphin (une rencontre en fin de nuit avec le grand « cassettier » et ses sombres histoires sombres)
    • Timotéo Sergoï (poésie debout revendiquée)
    • Jaloux Merde  (triphop émotionnel pour un monde de la libre entreprise – in absentia)

    Production

    Production/conception Eastern Belgium at night – En partenariat avec Transcultures

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