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Media Arts Center

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  • 11.01 > 15.01.2016 – Workshop Emergences numériques & sonores Arts2

    janvier 9, 2016

    Comme depuis quelques années maintenant, Transcultures et Arts2 proposent un workshop d’une semaine à de talentueux étudiants-jeunes artistes ouverts à différentes écoles d’art outre celle de Mons.

    Il s’agit après une introduction sur différents types de dispositifs numériques et sonores, pour les coordinateurs (Julien Poidevin et Arnaud Eeckhout, tous deux jeunes artistes multimédiatiques, diplômés de l’école d’art de Mons et qui mènent chacun une carrière internationale et prometteuse) d’aider les participants à monter concrètement leurs projets afin ultimement après un deuxième workshop en été et des échanges entre les temps de travail commun, pour qu’ils soient présentables, en conditions professionnelles, dans des festivals et événements associés à Transcultures (City Sonic, Transnumériques…) qui diffuse aussi également par après, les meilleurs de ceux-ci dans ces réseaux belges et internationaux.

    Production

    transcultures.be – esapv.be

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  • 9 > 15.01.2016 – Digital Breakfast + Livescape – Stéphane Kozik

    janvier 4, 2016

    Après un temps de résidence, Stéphane Kozik, artiste montois multimédiatique et sonore, montre à la médiathèque d’Escaudain, en installation, Digital Breakfast (en collaboration avec Arnaud Eeckhout, récemment présenté au Digital Art Festival de Taipei avec d’autres projets Transcultures), où les objets du quotidien et du petit déjeuner s’animent sur une table pour devenir joyeusement interactifs et sonores.

    En performance, Livescape (créé au festival City Sonic), scénographie d’instruments inventés et traités numériquement à partir d’éléments naturels (bois, pierre, plantes, légumes, fruits…) jouées par Stéphane Kozik qui propose au public, à la suite de la représentation, de s’en emparer. Inventif, poétique et jouissif !

    Production

    Oeuvres coproduites et soutenues par Transcultures en diffusion

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  • 11 + 12.12.2015 – CityLights Mapping @ Transnumériques #5 + Concert

    décembre 9, 2015

    City Light

    Les 14 fenêtres centrales des premier et second étages de la façade du bâtiment de l’UMONS/rue de Houdain sont éclairées par 14 projecteurs placés derrière les fenêtres. Des stores électriques et plusieurs haut-parleurs extérieurs complètent l’installation. Le logiciel de mapping 3D mis au point par l’Institut numédiart de l’UMons permet la synchronisation d’images envoyées par ces projecteurs, et la fusion de ces images. Les ordinateurs et projecteurs sont contrôlés automatiquement à distance, et le contenu vidéo est pré-chargé par réseau.

    À l’occasion des Transnumériques@Mons215, une commande a été passé au artiste Laura Colmenares Guerra (Be/Co) et Ludovic Burczykowski (Fr) pour réaliser une nouvelle création avec ce dispositif pour lequel plusieurs artistes également proposés par Transcultures, ont précédemment créés des œuvres audio-visuelles numériques.

    production : numediart/UMons / Mons2015 en partenariat avec Transcultures et le soutien du Consulat de France.

    Concert Arnaud Rebotini (Fr) à l'Alhambra

    Pour la fin des Transnumériques, coinçidant avec celle de Mons2015, capitale européenne de la culture, venez fêter en musique électronique cet événement à l’Alhambra, lieu des musiques actuelles et électroniques initié par Mons2015.

    Ancien membre de Black Strobe, duo formé avec Ivan Smagghe Arnaud Rebotini est musicien au spectre large (du GRM au clubbing) et producteur français. Seul derrière ses machines analogiques, the « Synthesizer Master » sort toujours gagnant de ses confrontations avec le dancefloor !

    9 rue de Houdain 7000 Mons Belgique

    Rue du Miroir, 4 - 7000 Mons Belgique

  • 08.12.2015 – Vidéoconférences ArtComTec @ Transnumériques 2015 #2

    décembre 3, 2015

    Les premiers séminaires Art/Communication/Technologies organisés par Natan Karczmar ont eu lieu en 1993 et 1994 à l’Université Européenne de la Recherche, à Paris et depuis dans et entre plusieurs villes dans le monde. Les intervenants sont des artistes et théoriciens impliqués dans les développements artistiques et technologiques. Les séminaires actuels ont principalement lieu par visioconférence et les participants interviennent depuis leur lieu de résidence ou de travail. Pour les Transnumériques, le cycle de vidéoconférences ArtComTec se projette en live sur le grand écran (puis sur youtube) du Café Europa de Mons2015 connecté au monde des cultures numériques.

    Derrick de kerckhove – 1985-2015 : 30 ans d’histoire-personnelle-d’art numerique

    Derrick de Kerckove (sociologue, ex directeur du programme McLuhan Culture and Technology de l’Université de Toronto) reprend ici l’histoire de son parcours depuis trente ans, nourri de l’art du numérique, en commençant par les enseignements visionnaires du philosophe et théoricien des médias Marshall McLuhan qui disait que seuls les artistes pouvaient prédire l’avenir parce que seuls eux vivaient dans le présent, avec aussi le «choc émotionnel» que fut, pour lui, l’oeuvre relationnelle pionnière de Kit Galloway et Sherrie Rabinovitz, Hole in Space (1980). Il fait entrevoir des oeuvres qui sont devenues aujourd’hui des bornes de cette histoire constante évolution, et s’interroge aussi sur les leçons que l’on peut en tirer.

    Gilbertto Prado – grupo poetica digitais

    Depuis 2002 le Grupo Poéticas Digitais (présenté par son coordinateur, Gilbertto Prado, artiste multimédia et universitaire brésilien) réfléchit à l’impact des nouvelles technologies sur les arts visuels. Le développement des projets expérimentaux artistiques numériques est une conséquence directe des activités de recherche par l´équipe au Département des Arts Plastiques à l’École de Communication et Arts de l’Université de São Paulo. L’objectif de cette communication est de présenter des travaux artistiques récents comme le projet Mûriers (2010/12) ; ZN:PRDM – Zone Neutre: Une Rivière Passe par Moi (2013) et Rencontres (2012/14).

    ArtComTech > online

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  • 08.12.2015 – Conférence Philippe Baudelot : Arts numériques et implicatifs…

    décembre 3, 2015

    Arts numériques et implicatifs, du numérique au physiologiques

    Pour Philippe Baudelot (sémiologue, commissaire indépendant et consultant en arts numériques), les arts immersifs et implicatifs sont des arts technologiques/numériques visant l’implication et l’engagement physique des artistes et/ou du public dans l’œuvre et son processus esthétique/actif. Fondés sur la sollicitation spatiale et tactile des sens, ils risquent le corps de l’artiste et du spectateur dans une création conjointe, agissante et ouverte. Ils impliquent le corps dans sa totalité, parfois à l’encontre de sa volonté, consciente ou non. Ils vont au-delà du rapport frontal à l’œuvre et placent l’individu vivant, redevenu acteur, en son centre.

    De la performance à l’installation et à des formes innovantes, ils explorent et exploitent les modes d’expérience physiologique en devenir dans notre société où, en tant que tels, le technologique et le virtuel sont des piliers du réel, à la fois libérateurs et contraignants. Cette conférence abordera les aspects historiques de ce mouvement qui trouve ses lointaines racines au XVIIIème siècle, est devenu une préoccupation de nombreux artistes et s’est épanoui avec les arts numériques. On exposera les processus technologique et physiologiques mis en œuvre. Enfin, on présentera et analysera quelques œuvres marquantes de ces dix dernières années.

    Plus d’info sur le site des Transnumériques

    Production

    Partenariat Arts²-Transcultures, dans le cadre du cycle de conférences-workshops Emergences numériques et des Transnumériques

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  • 05.12.2015 – Peter M Friess + Guida Inès Mauricio Beautiful (3rd iteration-connected performance)

    décembre 1, 2015

    Comme dans un laboratoire à l’échelle réelle, Peter M Friess explore dans BEAUTIFUL_TOUCH (3ème itération) les systèmes humains et les structures de perception en mettant l’accent sur les aspects de l’auto-référentialité et de la co-existence. De plus en plus observés aujourd’hui par d’autres et les machines, nous nous rendons compte que notre personnalité est également une construction liée aux boucles de représentations in nies, et toujours en lien avec d’autres systèmes de perception.

    Dans l’espace de performance connecté, chaque participant avec son smartphone sur place et les participants virtuels peut influencer et manipuler l’installation sur place, et chacun est par la suite confronté aux résultats et réagit ensuite. Tout individu fera partie d’un système global où des perturbations (par exemple le public virtuel ne verra qu’une partie transmise par une caméra web en temps réel, communication par texto, actions chevauchantes… avec également la danseuse Guida Inès Mauricio qui interagit avec ses paramètres) créent des frictions dans les interactions réelles/virtuelles, des moments de surprise et de reconstitution de personnalités.

    Plan

  • 01.12.2015 – Vidéoconférences ArtComTec @ Transnumériques 2015 #1

    novembre 29, 2015

    Les premiers séminaires Art/Communication/Technologies organisés par Natan Karczmar ont eu lieu en 1993 et 1994 à l’Université Européenne de la Recherche, à Paris et depuis dans et entre plusieurs villes dans le monde. Les intervenants sont des artistes et théoriciens impliqués dans les développements artistiques et technologiques. Les séminaires actuels ont principalement lieu par visioconférence et les participants interviennent depuis leur lieu de résidence ou de travail. Pour les Transnumériques, le cycle de vidéoconférences ArtComTec se projette en live sur le grand écran (puis sur youtube) du Café Europa de Mons2015 connecté au monde des cultures numériques.

    Partant de la vidéo de création et fuyant en avant devant la capacité ou l’incapacité de l’histoire de l’art d’absorber les formes émergentes, Maurice Benayoum (Fr-HK) tente de situer sa pratique là où on ne l’attend pas, produisant avec Schuiten et Peeters une des premières série en images de synthèse (Quarxs), mettant de la réalité virtuelle dans l’art (Les Grandes Questions, World Skin…), ralentissant la communication intercontinentale (Tunnel sous l’Atlantique), meublant l’arc de Triomphe (War-Peace), animant le plus grand écran du monde (Open Sky Project), collectionnant les projets non réalisés (the Dump), convertissant les Shanghaïens en flash codes, proposant aux habitant de Séoul de s’échapper maintenant (E-Scape Today) pour finalement créer un parfum, White Cube, l’essence de l’art contemporain.
    Pour ArtComTec@Transnumériques2015, ce pionnier et agitateur hyperactif des arts multimédiatiques propose de traiter ce parcours comme une énigme à déchiffrer afin de réfléchir sur comment faire autre chose différemment en cherchant à comprendre.

    Présentée par Delphine Fabbri Lawson (artiste, commissaire d’exposition) et Mauricio Dwek (chercheur au laboratoire de l’Institut National Polytechnique de Grenoble), ANAHATA est une organisation de Recherche-Création Arts Sciences et Sociétés qui conçoit, développe, produit et diffuse – en Asie, Europe et aux Amériques, des créations transdisciplinaires et transculturelles issues de la rencontre des arts, des sciences, de l’innovation technologique et des savoirs ancestraux. Ses recherche-créations polymorphes naissent de l’échange des savoirs et pratiques ancestraux et innovants, du rapprochement des individus et des disciplines, de la participation citoyenne au dialogue interculturel. L’intention est de préserver la diversité et l’équilibre culturels et naturels tout en étant créatif et innovant devant le changement.

    ArtComTech > online

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  • 01.12.2015 – Conférence Alice Jary – Transnumériques #5

    novembre 28, 2015

    Pratique processuelle in situ et agir distribué en réseau : un terrain d’échange entre matérialité et actions humaines en art numérique

    Comment une méthodologie processuelle in situ participe-t-elle d’un questionnement sur l’agir distribué en réseau entre humain et non humain ? Cette communication d’Alice Jarry, (artiste montréalaise en résidence numérique croisée chez Transcultures, après La Chambre Blanche-Québec, avec l’artiste et développeur liégeois Vincent Evrard), propose d’examiner comment des agencements de forces, de matières et d’actions humaines dans plusieurs lieux contribuent à moduler la topologie des relations unissant les matérialités en présence et la posture même de l’artiste-chercheur  dans un processus de recherche-création en art numérique.

    Plus d’info sur le site des Transnumériques

    Production

    Partenariat Arts²-Transcultures, dans le cadre du cycle de conférences-workshops Emergences numériques, des Transnumériques et de la résidence numérique croisée Vice Versa, Pépinières européennes pour jeunes artistes.

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  • 28.11.2015 – Transdémo – Transnumériques @ Mons2015

    novembre 27, 2015

    Petites formes performances hybrides et numériques

    Initié par Transcultures à l’occasion des Transnumériques en 2012, Transdémo offre une plateforme de visiblité à des petites formes hybrides et numériques (performances, installations, dispositifs médiatiques…).À cette occasion les artistes présentent des work in progress. Le public ainsi que les professionnels sont invités à donner leur feedback à l’occasion d’une rencontre conviviale qui suit la présentation de ces travaux.

    Pour cette édition 4 formes vous seront présentées :

    Alexandra Dementieva (Ru) + Maurice Charles JJ (Be) : Tunnel Hearing (work in progess)

    Tunnel Hearing est une performance live et une œuvre vidéo dans laquelle son et image se produisent de manière réciproque, aussi bien métaphoriquement que dans un sens très littéral. La mystérieuse relation entre eux persiste, même quand les bases physiques de leur interaction s’installent dans l’ouïe et la vue du public. Les sons deviennent des lueurs de lumière et l’ombre une variation de timbre.

    Junkai Chen (Cn) + Corentin Clouet (Fr) + Victor Huguenin (Fr) : Pour peindre un concert

    Le chef d’orchestre dessine les enveloppes, timbres, tempos avec des traits abstraits. Mais, devant lui, une toile virtuelle qui se déplace de gauche à droite. «Pour peindre un concert» s’inspire de cette idée mais ici les gestes deviennent picturaux, c’est une performance multimédia qui se compose avec le corps. Le geste est visuel, c’est un langage propre. Il peut diriger l’interprète, le haut-parleur, le projecteur, les machines… Ici, les gestes composent la musique, construisent les images en mouvement, commandent les instruments sonores, sculptent la lumière et la voix.

    Luis Miguel Girao (Pt) : Homo Conscientis

    Homo Conscientis est une experience audiovisuelle utilisant la bioéélectromagnétique. Dans une réflexion sur les conséquences des interactions entre des entités biologiques et les spectres électromagnétiques, Luis Miguel Girao dans sa performance de Homo Conscientis souligne les interactions entre les êtres biologiques – le public. En se focalisant sur leur dimension spirituelle, des formes de communication alternatives se créent, assemblant et élevant la conscience du public à un niveau collectif.

    Philippe Boisnard (Fr) : Shape of memory

    La volonté des hommes de conserver à l’infini leur mémoire visuelle et sonore est devenue une des intentions majeures de nos contemporains. Cette conservation ne se faisant plus dans des albums physiques, mais en temps réel comme cela est rendu possible avec des sites de partage d’images de photographies comme flickr ou les clouds. Toutefois, toutes ces photos s’entassant en liste, à peine téléchargées, elles sont déjà prises dans la spirale de l’oubli produit par le flux de la mémorisation. Peu à peu elles se dissolvent dans les dépôts amnésiques d’internet, si elles ne sont pas régulièrement réactivées par des requêtes. Internet devenant une fosse à bitume pour la mémoire, tout s’engluant dans ses strates, son mille feuilles. Comment la machine seule, à partir de ce qui a été programmé, peut-elle redonner cette mémoire ?
    Shape of memory est une oeuvre générative, fonctionnant en temps réel avec le web, qui met en perspective les flux d’images, vidéos, textes et la logique d’oubli qui les caractérise.

    L’oeuvre se présente comme des formes de flux remixant des milliers d’images (prises sur flickr), de vidéos (youtube) et de textes (wikipédia), à partir de ce qui détermine la nature des critères de visibilité de la mémoire numérique : les hits.
    Ainsi, plus que de la simple data-représentation, il s’agit d’indexer le degré de dégradation de cette data-représentation, il s’agit de montrer sa fêlure interne qui n’est autre que son objectivité accumulative liée à l’affect, au choix des hommes.
    Que produirait une machine voulant reconstituer l’homme à partir des critères humains actuels du référencement de la mémoire numérique ?

    Le spectateur voyage dans l’univers de cette mémoire, et peut interagir directement avec la base de données qui se constitue progressivement et se dégrade de même.

    Production

     

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques)

     

    Plan

  • Transnumériques 2015, un festival pour les émergences numériques – Interview de Philippe Franck

    novembre 24, 2015

    DAF-Taipei-Philippe-Franck_City-Sonic_Transnumeriques_Transcultures-2015Initié par Transcultures en 2005 sous l’impulsion de son directeur Philippe Franck, Transnumériques apparaît comme un festival résistant, à la fois au temps et aux modes (alors que d’autres ont disparu en Belgique depuis quelques années, il est encore là malgré le resserrement des moyens) ; tout en axant sa programmation à la pointe des cultures numériques, on n’y trouvera pas ou peu d’œuvres déjà présentées ailleurs car Transnumériques est avant tout une plate-forme de création qui entend également stimuler une vraie réflexion sur divers enjeux liées aux développements des cultures numériques.

    Quelques jours avant le lancement du festival et l’ouverture de l’exposition « in progress » Emergences numériques qui est aussi la bannière de cette édition, nous avons demandé à son initiateur et directeur artistique d’en préciser l’approche, l’histoire et le devenir.

    Interview de Philippe Franck

    Transnumériques fête en fin de programme Mons2015 ses 10 ans. Comment ce festival a-t-il évolué depuis son lancement ? 

    Philippe Franck : Les Transnumériques sont nés en 2005 à la suite d’un autre festival des arts électroniques qui était les Netd@ys que j’avais lancé à Bruxelles et dans plusieurs villes partenaires en Belgique, dès 1998, en lien avec le programme européen éponyme qui était né pour stimuler un usage créatif et citoyen d’Internet et qui s’est terminé, les usages évoluant, en 2004. Il fallait continuer sur cette bonne lancée qui avait rencontré un vrai succès public et médiatique sans doute aussi grâce à son caractère pionnier. Je me suis alors dit qu’il fallait aussi prêter d’avantage d’attention à ce qui se passait chez nous et encourager les artistes à produire des œuvres pertinentes avec les outils numériques ; les Transnumériques sont nés de cette volonté et ont commencé relativement modestement au regard des Netd@ys par un week-end à Bruxelles et un autre à Mons alliant à chaque fois réflexion, débat et présentation d’installations et performances d’artistes cette fois majoritairement belges. Mais dès la deuxième édition, le festival a pris de l’ampleur puis en 2008, il s’est étendu grandement pour rayonner sur Bruxelles, Mons, Lille et Paris dans plusieurs lieux partenaires.

    Après cette grande édition passionnante mais assez épuisante, j’ai ressenti la besoin, avec mon équipe, prendre un peu de recul car nous avions été, d’une certaine manière, par le développement du festival qui était au-delà de nos moyens humains et financiers assez contraints. Après une pause parsemée d’autres événements numériques plus circonscrits, nous avons relancé les Transnumériques en 2012, reliant Bruxelles et Mons, avec une autre formule en invitant un artiste associé à apporter sa marque et réflexion personnelle sur la programmation du festival. J’ai eu donc le plaisir de travailler avec Valérie Cordy (maintenant directrice de La Fabrique de Théâtre) et nous avons choisi ensemble de mettre encore d’avantage l’accent sur l’aspect laboratoire vivant des Transnumériques qui a invité des dizaines d’artistes belges mais aussi étrangers, à y présenter des formes « in progress » au public. Celui-ci a parfois été étonné de cette approche mais a globalement bien réagi et je pense que ce fut aussi une plate-forme pour nombre de ses projets qui, pour la plupart, se sont développés et précisés par après.

    Au lieu de remettre le couvert en 2014 (car nous étions passés en mode biennale pour mieux concentrer les énergies), nous avons reporté d’un an (tout en proposant en 2014, certaines activités dans le festival VIA qui s’inscrivaient dans des projets développés à plus long terme dans Transnumériques) cette cinquième édition pour s’intégrer pleinement dans Mons2015, Capitale européenne de la culture dont le slogan initial (qui reste mon préféré), « When culture meets technology » collait parfaitement à cette cosmogonie. Nous avons alors choisi de se concentrer sur Mons comme ville principale d’un festival jusqu’ici interurbain, tout en y conviant des partenaires étrangers et belges à y participer et en choisissant de mettre encore plus franchement l’accent sur les jeunes talents et projets en devenir numériques d’où la baseline « festival des cultures et des émergences numériques ».

    Performance To paint a concert

    Annabelle Playe

    C’est aussi le nom de l’exposition de ces Transnumériques@Mons2015 qui s’axe, en effet, clairement sur la jeune création. En quoi est-ce important, pour vous, de mettre l’accent sur ces artistes numériques en devenir ?

    D’abord parce que c’est utile pour les jeunes créateurs de pouvoir bénéficier d’une telle plate-forme qui n’existe pas comme cela en Belgique et aussi pour nous afin de pouvoir proposer de nouveaux projets et accompagner des artistes de ces jeunes générations tant en Belgique qu’à l’international pour les plus talentueux. Nous pourrions à l’inverse choisir comme le fond bon nombre de mes collègues de programmer quelques « grands noms » du numérique (quoique dans ce domaine, la célébrité est toute relative) qui seraient sans doute susceptibles d’attirer plus facilement un large public qui pourrait accessoirement faire la fête au son de quelques stars éphémères de l’électro.

    En tant que spectateur, je n’ai évidemment rien en soi contre cette formule qui peut être plus ou moins réussie, mais si on écoute bien la demande des créateurs, promotionner, accompagner et développer les « émergences numériques » paraît indispensable, avec tous les risques que cela suppose. Parallèlement au travail de soutien à ses « découvertes » et « nouveautés innovantes » (méfions-nous des labels décernés parfois un peu rapidement), il me semble toujours essentiel de les mettre en contexte dans ce qui constitue depuis quelques années déjà, une histoire des arts et cultures numériques.

    Francois Zajéga

    Fabien Zocco

    Quelle vision de la création numérique mais aussi des cultures numériques défend Transcultures, au travers des Transnumériques ? 

    Une vision ouverte qui part avant tout du numérique comme vecteur de transversalité renforcée et non comme un autre « ghetto » réservé aux not so happy geeks. Cela suppose que l’accent est mis sur les hybridités. J’ai participé en septembre dernier à un colloque autour de l’hybridité organisé par Bozar pour le lancement du BEAF qui a été ouvert par Gerfried Stocker, le directeur d’Ars Electronica, le bien connu centre et festival des arts et cultures numériques à Linz. Il a mis l’accent sur le fait que ces dernières années, les arts numériques se sont considérablement développés et diversifiés et qu’il lui semblait plus intéressant de parler d’arts hybrides (qui est d’ailleurs une des sections fortes du prix Ars Electronica) que de chercher à rester coller à un hypothétique art numérique excluant d’autres formes « innovantes ».

    J’étais heureux d’entendre, de la part d’un responsable de ce qui est sans doute l’institution impliquée dans la création numérique la plus importante internationalement, ce positionnement qui est aussi celui de Transcultures sur la création numérique depuis longtemps, une approche résolument transversale qui, à mon grand étonnement, encore aujourd’hui à une époque de tous les métissages et mixages, peut se heurter à certains ostracismes ou strabismes de certains collègues « puristes ». Car le public lui ne réagit pas du tout selon ces catégories qui à peine dressées explosent déjà. Il est touché, intrigué, amusé, perturbé… par le projet ou pas.

    D’autre part, nous avons aussi choisi tant pour Transcultures que pour Transnumériques, de défendre au-delà des arts, les « cultures numériques », ce qui pour nous implique aussi une approche à la fois plus englobante mais aussi critique, qui dépasse la seule préoccupation artistique (qui reste très forte chez Transcultures) pour la rattacher aux mutations sociétales et technologiques.

    Collectif d23D

    Festival Videoformes

    Cette année, les Transnumériques s’ouvrent avec une journée, From digital to culture, qui propose un temps de discussion et de réflexion autour du rôle et de la place des cultures numériques dans les industries créatives aujourd’hui. Comment vous positionnez-vous face à cette problématique ? 

    Etant régulièrement invité dans des colloques croisant les dimensions culturel et technologique, j’ai constaté que cette grande constellation pas très définie appelée « industries créatives » ou « industries culturelles » avait tendance à manger de plus en plus le paramètre proprement artistique alors que paradoxalement, il serait légitimement le premier en ligne quand on parle de création y compris numérique. On peut aussi s’inquiéter que dans de nombreux programmes de soutien, par exemple européens, le mot artiste devient quasiment peu recommandable et que quand on parle par exemple de recherche (avec le rapport Arts/Sciences qui est de plus en plus mis en avant, et on peut s’en réjouir), certains refusent de considérer l’artiste comme un chercheur au même titre que le scientifique.

    J’ai eu envie de remettre les artistes (ainsi que les responsables d’institution ou d’association qui les défendent) dans son irréductible singularité, au centre de ce débat et de lui donner aussi la parole. Nous tenterons aussi d’éviter les présentations auto-promotionnelles, les multiples « pecha kucha » (qui contrairement à sa signification en japonais qui veut dire bavardage lui laisse très peu de place) et « speed dating » où les sujets complexes comme celui-ci ne sont pas ou peu abordés car « trop longs » et où au nom de l’efficacité, les participants doivent se changer en vendeurs et publicités la plus « catchy » possibles d’eux-mêmes. Nous prendrons pour une fois le temps (jamais assez, c’est certain) de donner le temps à la discussion contradictoire et critique, à l’échange d’expérience au-delà de son seul intérêt aussi et laisserons les modèles marketing au vestiaire.

    Les tables-rondes thématiques seront nourries aussi par une conférence inaugurale du sociologue français Jean-Paul Formentraux (dont je suis, avec intérêt, les écrits et notamment L’œuvre virale paru à La Lettre volée, éditeur que nous avons en commun) qui a choisi comme titre de son intervention « Artistes de Laboratoire : Recherche et Création à l’ère numérique » et posera la question : « Qu’est-ce que « créer » aujourd’hui dans un contexte interdisciplinaire hybridant arts, sciences et technologies numériques ? ».

    Notre but à la fin de cette journée est de pouvoir commencer à proposer ensemble des prescriptions concrètes qui pourraient nourrir également d’autres initiatives (je pense par exemple à la « coupole numérique » dans le cadre de l’initiative « Bouger les lignes » (on ne peut qu’être sympathisant d’une telle injonction) lancée par la Ministre de la Culture et de l’Education de la Fédération Wallonie-Bruxelles Joëlle Milquet). Il n’est pas question d’aller contre le phénomène de développement des « industries créatives » ; Transcultures est heureux d’être depuis maintenant plus d’un an, un membre exécutif du cluster TWIST (Technologies Wallonnes de l’Image, du Son et du Texte) qui regroupe une centaine d’entreprises belges, dont nous accueillerons une rencontre au Manège de Sury (un lieu d’ailleurs destiné après 2015 à accueillir des entrepreneurs) dans le cadre de l’exposition Emergences numériques de ces Transnumériques.

    C’est pour nous important car il est important qu’une structure culturelle – qui plus est travaillant dans le domaine numérique, puisse dialoguer avec des entreprises « innovantes » afin de travailler ensemble à des synergies profitables pour tous. Nous travaillerons aussi, dans cette perspective, à mettre plus d’arts numériques dans l’entreprise (et certaines y sont ouvertes) mais là aussi sans « plaquer » un contenu dans un contexte qui pourrait le rejeter si au préalable, il n’y a pas un vrai dialogue et compréhension des réalités, compétences, besoins et désirs des uns et des autres.

    Forum From Digital to Culture

    Alexandra Dementieva

    Alice Jarry

    Philippe Baudelot

    Au travers l’exposition Émergences numériques et les différents évènements du festival, je pense notamment aux diverses conférences qui auront lieu à Arts2 et au Café Europa durant les Transnumériques (outre le forum From digital to culture), les Transnumériques font une grande place à la réflexion. Pensez-vous, qu’aujourd’hui, dans ce contexte de crise culturelle cette action de réflexion, de débats et de pédagogie au sens large soit plus importante encore ?

    Tout-à-fait, on ne peut et ne doit pas en faire l’économie si on ne veut pas faire dans le monologue nombriliste de « spécialistes entre soi » ! Nous avons toujours associé chez Transcultures les dimensions production, diffusion à celles de la sensibilisation (avec des ateliers également pour les plus jeunes, comme les « Digital Kids ») et réflexion (via des rencontres, colloques, forums..que nous tentons de rendre le moins formalistes et le plus conviviaux possibles pour encourager là encore un vrai échange).

    Proposer ici des conférences de critique/commissaire artistique (Philippe Baudelot), artiste également doctorante (Alice Jarry) mais aussi, grâce au cycle ArtComTec proposé par Natan Karczmar (dont nous avions relayés à Mons cet été un premier cycle de présentations passionnantes lors des workshops et séminaires ArtCamp organisés depuis l’Université de Bohême occidentale) de pionniers proto numérique don il est très important de rappeler les expériences et enseignements aux jeunes générations : Maurice Benayoun (artiste hyperactif et également théoricien), Gilbertto Prado (lui aussi créateur avec son Grupo Poéticas Digitais et professeur d’université à Sao Paulo) et Derrick de Kerckhove (sociologue-théoricien des médias, collaborateur de Marshall McLuhan dont il contribue élégamment à faire connaître sa pensée visionnaire).

    Ces interventions font aussi l’objet de rencontres avec les étudiants et les curieux qui comme nous apprécient ses rappels historiques et mises en contexte qui relativisent au passage un toujours nouveau amnésique trop répandu. On peut d’ailleurs remarquer que pour leurs interventions dans ArtComTec@Transnumériques, Derrick de Kerckhove et Maurice Benayoum ont tous deux choisi, sans se concerter, de faire un point sur 30 ans de pratique d’arts numériques. Leurs visions panoramiques nous donnent aussi des éléments critiques indispensables également pour les générations antérieures.

    haydirocket

    Arthur Baude

    Les partenaires nationaux et internationaux sont nombreux dans ces Transnumériques, comment mettez-vous en place ces partenariats et comment cela se traduit-il de manière pratique ? 

    Quand on s’appelle Transcultures, c’est assez naturel de nourrir des partenariats internationaux car ils sont à la base même de notre démarche et de notre projet qui affirme sa dimension « glocal » (comme dirait Paul Virilio), à la fois soucieux d’un ancrage territorial et d’échanges à un niveau international avec des partenaires avec lesquels nous nous complétons.

    Nous faisons partie de réseaux comme le RAN (Réseaux des Arts Numériques) une heureuse initiative du Centre des Arts d’Enghien-les-Bains que nous avons rejointe depuis le début et qui réunit à ce jour, une quarantaine de centres, festivals, structures culturelles des quatre coins du globe mais aussi écoles d’art, laboratoires de recherche impliqués dans la création numérique. C’est aussi le cas de nos partenaires du Digital Art Centre de Taipei (avec lesquels nous avons eu des échanges lors de City Sonic en septembre et dernièrement en novembre avec le Digital Art Festival de Taipei où nous avons présenté, avec succès, plusieurs installations et performances numériques) et de Vidéoformes (qui nous avait invité en mars 2015 à présenter une édition des Transnumériques Awards-spécial GIF mais aussi une sélection de vidéos et performances et que nous retrouvons dans cette édition de Transnumériques avec des performancesVideo Age 3.0 de Gabriel Soucheyre, Alain Longuet, Stéphane Troiscarrés qui revisitent les archives de Vidéoformes et de l’association Grand Canal pour en faire une sorte de mash up transhistorique, avec pour cette nouvelle version dans Transnumériques, l’apport sonore live de Gauthier Keyaerts, et Vaisseaux d’Annabelle Playe et Gregory Robin, en version spatialisée – pour l’ouverture mais aussi avec les lauréats de leur dernière édition et une belle sélection audio-visuelle à caractère numérique pendant l’exposition Emergences numériques).

    D’autre part, nous avons aussi des échanges réguliers avec le Québec (soutenu, en ce qui nous concerne, par Wallonie-Bruxelles International dans le cadre des échanges bilatéraux entre les la Fédération Wallonie-Bruxelles et le Québec), depuis plusieurs années avec Rhizome pour des performances liant poésie, arts sonores et numériques dont émane aussi le dispositif multimédiatique, Chœur(s) – machine à présences poétiques, fruit de notre co-production, avec l’apport de 18 poètes et artistes sonores belges et québécois convoqués par Simon Dumas. Un autre partenaire québécois, plus récent, est La chambre blanche, centre d’artistes autogéré dédié à l’expérimentation en arts visuels, également très actif en « arts médiatiques », avec lequel nous avons entamé des résidences numériques croisées et dont l’installation Lighthouses d’Alice Jarry (Montréal) et Vincent Evrard/Ogre (Liège) est le produit également exposé en première dans Emergences numériques.

    A ces collaborations bilatérales, s’ajoutent des initiatives, je dirai, « transnationaliste » que sont, pour le volet ouvert à tous et lié au format vidéo court qui est ici un trait d’union entre des villes et des structures impliquées, les Vidéocollectifs menés par Natan Karczmar (qui a fait, depuis plus de trente ans, de la relation une mission à la fois créative et humaniste) en collaboration étroite avec Vidéoformes mais aussi cette année l’école d’arts visuels de Mons Arts2 dont les étudiants ont réalisé des œuvres intéressantes et Plzen, également Capitale européenne de la Culture en 2015 avec la département d’art et de design de l’Université de Bohême Occidentale et, pour la dimension réseau qui nous tient à cœur car elle est vecteur de liens créatifs avec une certaine instantanéïté, les Transnumériques Awards coordonnés par Jacques Urbanska qui regroupent des centaines de GIF d’esthétiques très diverses (et qu’il s’amuse aussi à l’occasion à mixer) et propose aussi pour Transnumériques, également un GIFWall, sorte de fresque numérique de l’artiste turc haydirocket, sorte de croisement jouissif entre Pierre & Gilles et Gilbert & Georges nourri des tribulations et fantasmes de notre turbulent XXIème siècle.

    Tous ces liens et compagnonnages inter/transnationalistes mais aussi inter/régionaux (tant avec les écoles d’art impliquées dans le programme Emergences Numériques à l’année, que les associations, institutions dont numediart pour le maillage concret Arts/Sciences et structures amies dont Vidéographies à Liège, avec lesquels nous collaborons sur le long terme) nourrissent le festival, lui permettent aussi de présenter des projets qui ont pu bénéficié de compétences et de regards croisés, et lui donne, je pense, dans le paysage actuel des manifestations arts numériques d’ici et d’ailleurs, outre une certaine pertinence tant pour les artistes que pour les partenaires mais aussi les publics que je met toujours au pluriel, une identité à la fois multiple et singulière.

    Transcultures nov. 2015
    Propos recueillis par Eloïse Bouteiller

    Production

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques), WallonieBruxelles Théâtre Dance, WBI, Délégation Générale du Québec à Bruxelles.
    • Avec la collaboration de IDEA, Mundaneum, Vidéoformes, Vidéographies, Rhizome, La Chambre Blanche, La Quinzaine des Arts du Futur, ARTour, Arts2, ENSA Villa Arson, Saint-Luc Bruxelles, TWIST.
  • 27.11 > 12.12.2015 – Festival Transnumeriques #5 @ Mons2015

    novembre 6, 2015

    Dans le cadre de Mons2015, Capitale européenne de la culture dont il est une des dernières manifestations, Transnumériques met le focus sur les émergences numériques. Il s’agit à l’heure de la société de l’hyperspectacle, d’une nouvelle crise de la culture et du conformiste globalisant, de fournir une « alter plate-forme » à la fois plurielle et singulière, ouverte et engagée pour la diversité des nouvelles pratiques artistiques hybrides en mutation technologique et plus particulièrement sur les jeunes talents et émergences d’aujourd’hui qui seront les fers de lance des écritures et scènes numériques de demain.

    L’exposition Emergences numériques qui réunit des œuvres co-diffusées ou co-produites avec des structures partenaires belges et étrangères partenaires (Rhizome et La Chambre blanche pour le Québec ; Vidéoformes, Databaz et la Quinzaine des Arts du Futur pour la France ; numediart et Vidéographies pour la Belgique), ainsi qu’une sélection de projets réalisés par des étudiants des écoles d’art Arts2 (Mons), la Villa Arson (Nice), La Cambre (Bruxelles)… accompagnés et soutenus également par Transcultures.

    Transnumériques#5 s’ouvre le vendredi 27 novembre par le forum From Digital to Culture, une grande rencontre au Mundaneum. Après une conférence du sociologue français Jean-Paul Fourmentraux, la table ronde réunira des responsables de structures culturelles, numériques, scientifiques, économiques, européennes… interrogeant la place des arts et cultures numériques aujourd’hui dans les industries créatives, les croisements Arts/Sciences et la multiplication des réseaux collaboratifs. Ce temps de rencontres et tables rondes se dérouleront dans l’exposition pédagogique du Mundaneum Mapping knowledge (comprendre le monde par les données) dont Transcultures est partenaire.

    Pendant le festival, des interventions-présentations « émergences numériques » sont organisées avec l’école d’arts visuels de Mons Arts2 . Un cycle de vidéoconférences ArtComTec est organisé au Café Europa Mons avec (entre autres) les artistes pionniers Gilberto Prado, Maurice Benayoum.

    Transnumeriques #5 – 27.11 > 12.12.2015
    Festival des cultures et emergences numériques
    http://transnumeriques.be

    Participants : Gianluca Abbate (It), Rémi Amiot (Fr), Vivian Barigand (Be), Dimitri Baheux (Fr), Arthur Baude (Fr), Philippe Baudelot (Fr), Maurice Benayoun (Fr), Arnaud Biais (Fr), Philippe Boisnard (Fr), Maurice Charles JJ (Be), Junkai Chen (Chn), Corentin Clouet (Be), Elisabeth Creusen (Be), Haydiroket (Tk), Helga Dejaegher (Be), Alexandra Dementieva (Ru), Simon Dumas/Rhizome (Qc), Coline Dupuis (Fr), Mauricio Dwek (Br), Florent Eeckeman (Fr), Vincent Evrard (Be), Delphine Fabbri Lawson (Fr/Br), Iban Fernandez (Fr), Francesca Finni (It), Peter M Friess (De), Jean-Paul Fourmentraux (Fr), Fabien Grisard (Be), Magali Halter (Fr), James Hudson (Aus), Victor Huguenin (Fr), Guida Inês Maurício (Pt/Bt), Yannick Jacquet (Fr), Alice Jarry (Qc), Derrick de Kerckhove (Be), Julie Kern Donck (Be), Natan Karczmar(Fr/Isr), Alexander Ketele (Be), Gauthier Keyaerts (Be), Maxime Lanneau (Be), Christophe Laventure (Fr), Adrien Lefebvre (Be), Alain Longuet (Fr), Ariane Loze (Be), Justin Lui (Ca), Luis Miguel Girao (Pt), Arash Nassiri (Irn), numediart (Be), Antoine Outtier (Be), Vincent Paesmans (Be), Pao Paixo (Pt/Ch), Annabelle Playe (Fr), Reynold Reynolds (USA), Grégory Robin (Fr), Omar Seddati (Be), Manuel Selva (Be), Ding Shiwei (Chn), Gabriel Soucheyre (Fr), Stéphane Troiscarrés (Fr), Jacques Urbanska (Be), Delphine Van Laere(Be), Eglé Vismantaite (Lt), François Zajega (Be), Fabien Zocco (Fr) + Vidéocollectifs (Mons, Pilsen, Clermont-Ferrand…), sélection internationale Vidéoformes, Transnumériques Awards – Arts & Networks, City Lights@Transnumériques 2015…

    Evénements principaux

    • 27.11 ⟳ 10:30 >17:30 – Rencontre From Digital to Culture – Mundaneum
    • 27.11 ⟳ 18:30 – Ouverture de l’exposition Emergences Numériques + Performance  AV Videoformes – Manège de Sury
    • 28.12 ⟳ 16 > 18h – Transdémo (petites formes performances hybrides et numériques) – Manège de Sury
    • 01.12 ⟳ 12:00 – Conférence/rencontre l’artist lice Jarry (Qc) (le processus in situ en art numérique) – Arts2 + Vidéoconferences ArtComTec (Maurice Benayoum, Delphine Fabbri Lawson + Mauricio Dwek) – Café Europa
    • 08.12 ⟳ 12:00 – Conférence du critique Philippe Baudelot (sur les récents développements des arts immersifs) – Arts2
    • ⟳ 18 :00 – Vidéoconferences ArtComTec (Gilbertto Prado…) + Derrick de Kerckhove (Be) > 1985-2015 : 30 ans d’histoire -personnelle- d’art numérique – Café Europa
    • 11+12.12 19 > 21:00 – City Lights @ Transnumeriques – Polytech/Umons

    Production

    • Organisation-production : Transcultures
    • En co-production avec la Fondation Mons 2015 et le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques), WallonieBruxelles Théâtre Dance, WBI, Délégation du Québec
    • Avec la collaboration de IDEA, Mundaneum, Vidéoformes, Vidéographies, Rhizome, La Chambre Blanche, La Quinzaine des Arts du Futur, ARTour, Arts2, ENSA Villa Arson, Saint-Luc Bruxelles, TWIST.

    Plan

  • 13.11 > 22.11.2015 – Transcultures @ Digital Art Festival Taipei 2015 – Taïwan

    novembre 5, 2015

    L’édition 2015 de City Sonic, festival international des arts sonores initié par Transcultures avait entamé un échange avec le centre, la fondation et le Digital Art Festival Taipei. De mi novembre à mi décembre, ce dernier accueillera des artistes sonores et numériques de la Fédération Wallonie-Bruxelles soutenus par City Sonic et proposés par Transcultures.

    Initié en 2006 par le Digital Art Center/Foundation Taipei, le Digital Art Festival Taipei met en avant des expressions artistiques innovantes et a choisi pour thème de cette édition la dystopie.

    La sélection Transcultures accueillie est Gauthier Keyaerts et son installation/performance audio-visuelle interactive Fragments #43-44 ; une sélection de Gifs* (issues des Transnumériques Awards 2015) et GifWall de Haydirocket projets de curation menés par Jacques Urbanska ; Choir Mob et Handsketch, deux projets autour de l’instrument inventé numérique de Nicolas d’Alessandro ; Livescape performance de Stéphane Kozik avec également Digital Breakfast en format installation conçue avec Arnaud Eeckhout du collectif VOID ; une performance de Supernova et une sélection de vidéos (de Natalia de Mello, Régis Cotentin, Pastoral, Stéphane Kozik…) co-produites ou diffusées par Transcultures.

    Ce projet d’échange est né lors d’une rencontre du RAN (Réseau Art Numérique), dont les deux structures sont partenaires, à l’occasion de la biennale des Bains Numériques 2014 initié par le Centre des Arts d’Enghien les Bains.

    *Transnumeriques Awards – Art(s) & Network(s) 2015 (spécial Gifs) : _blank – Eric Juth – Alix Desaubliaux – Anne-Marie Bouchard – Benjamin Rosenthal – Bob (Mauricio Sanhueza) – Michael Szpakowski – Cesar Escudero Andaluz – Chiara (Passa) – Chris Collins – Chris Timms – Colin Raff – Domenico Dom Barra – Dorianne Wotton – Francois Beaurain – Francoise Gamma – Gustavo Torres – Haidyroket – Harold Charre – Igor Stromajer – jim punk – Julian Glander – Julien Deswaef – Krefer – kyttenjanae – Laura Brothers – Yannick Dubois – Luca Moroni – Margot Bowman – Mariano Equizzi – Maxime Dardenne – Maxine – Milos Rajkovic aka Sholim – Nick Kegeyan – Nicolas Boillot – Omar_Sailhan_RISE – peekasso – Peter Burr – Pierre Andreotti – Ralph Klewitz – Rose Keeler  – Scott Gelber – Siyu Mao – Skip Hursh – Bill Tavis – Thom Rugo  – Tom Moody – Tugce Senogul – Thierry Verbeeck – YoMeryl – Zack Dougherty… (voir spamm.be).

    Plan

  • Interview de Thierry Dutoit directeur de NUMEDIART – Vice Versa 2.0

    octobre 29, 2015

    Thierry Dutoit est directeur de Numediart, institut de recherche spécialisé dans les technologies appliquées aux arts multimédias et numériques. Il est diplômé d’ingénierie électrique mais aussi expert dans les champs de la reconnaissance vocale et de la synthèse de parole. Il enseigne également au sein de l’Université de Mons (UMons).

    En 1995, il a lancé MBROLA projet autour de la synthèse de la parole multilingue (avec la volonté d’être gratuit pour des applications non commerciales). Entre 1996 et 1998, il a passé 16 mois aux Laboratoires de Téléphonie Bell (AT & T Bell Labs), à Murray Hill (New Jersey) et Florham Park (New Jersey).

    Il est l’auteur de plusieurs livres sur la synthèse vocale et du Traitement du Signal Appliqué (Applied Signal Processing), et il publié plus de 20 articles dans des revues scientifiques. et plus de Il a également écrit quelques120 articles sur le traitement informatisé de la parole, le traitement du signal biomédical et de les technologies utilizes dans les arts dits “numériques”.

    Pour la deuxième fois, il participe activement à Vice Versa “De la recherche à la création numérique”, une initiative de Transcultures pour faire un lien entre la recherche appliquée et la créativité artistique en leurs donnant un espace de visibilité au dela du seul public académique (dans les cadre du festival des arts numériques de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Quinzaine Numériques Mons).

    Voir le programme complet de Vice Versa 2.0

    Interview

    Voilà déjà 8 ans que vous avez monté le projet Numediart, programme de recherche autour de la question de la création numérique et du développement de produits et services lié au numérique. Comment la structure et son projet ont-ils évolué depuis?

    Thierry Dutoit : Nous avons beaucoup appris de ces 6 années… Nous avons dès le départ adopté (et nous maintiendrons) un fonctionnement par périodes courtes (typiquement 3 mois) : des « étapes de travail » dans le jargon artistique, qui nous permettent de répondre rapidement à une demande, et de tester rapidement une idée technologique. Chaque période de 3 mois se termine par une présentation publique de résultats, et comprend à mi-parcours une semaine de workshop où les chercheurs concernés se retrouvent dans un même lieu (si possible hors UMONS ; nous avons travaillé au Théatre Royal de Mons, au Wiels, chez ARTS2, au MIC, etc.) : des « résidences de recherche », pour reprendre à nouveau le vocabulaire des artistes.

    Au fil du temps, certains projets ont été placés sur 6 mois, et une certaine continuité dans nos projets est apparue, qui correspondait au départ aux trois axes que nous avions prévus, et c’est progressivement cristallisée autour des six thèmes actuels : la capture de mouvements, les média performatifs, les espaces intelligents, la navigation multimédia, le design 3D, et la réalité augmentée.

    Parmi les erreurs de jeunesse, je retiendrai surtout cette idée que nous avions au départ de vouloir faire participer à nos présentation publiques trimestrielles les artistes avec qui nous collaborions. Les problèmes technologiques étant à peine résolus (et encore, pas toujours…), imposer à un artiste de réaliser une étape de son travail aussi rapidement revenait à le mettre en grand danger. Nous avons rapidement abandonné l’idée ; les performances artistiques qu’on peut voir sur notre site apparaissent souvent plusieurs mois après notre intervention.

    Enfin, nous avons également progressivement pris conscience de l’importance de séparer un peu mieux recherche à plus long terme et soutien immédiat en ingénierie, et d’y ajouter un volet formation continue ainsi qu’une action d’animation économique plus marquée.

    C’est dans ce but que nous sommes occupés à finaliser le programme DigiSTORM (qui associe les instituts numediart et HUMANORG de l’UMons, Technocité, et IDEA), qui vise à créer un véritable LivingLab à destination du secteur des industries culturelles et créatives ainsi que plus largement du secteur des TIC. L’axe thématique principal de DigiSTORM sera : « les nouveaux territoires numériques, les industries culturelles et créatives au coeur du paysage urbain ». Nous espérons beaucoup de ce projet !

    Quelles sont les missions principales de Numediart ?

    Thierry Dutoit : Nous nous sommes progressivement rendus compte que le développement de la créativité numérique (qui se manifeste essentiellement au travers de ce que l’Europe a identifié comme les Industries Culturelles et Créatives, ICC) se heurte principalement à trois obstacles : la complexité technologique, le manque de formation adhoc, et la difficulté de monter des projets de co-production. Au cours des six années d’existence de numediart, depuis 2007, nous nous sommes successivement attaqués à chacun de ces problèmes.

    De par notre métier, nous sommes aux première loges de l’évolution technologique. Les chercheurs des universités y contribuent dans de nombreux domaines, publient leurs résultats et déposent quand c’est nécessaire des brevets en liaison avec des entreprises locales. Ce type de savoir de pointe nécessite souvent plusieurs années de maturation. Une thèse, par exemple, dure typiquement 4 ans. Dans numediart, nous avons ajouté à cette mission de recherche une mission de soutien en ingénierie, qui nous est souvent demandée par les artistes et les entrepreneurs qui nous contactent et concerne la faisabilité technologique d’idées complexes et le budget à y associer.

    Les réponses que nous pouvons offrir passent donc souvent par du conseil technique, éclairé par notre connaissance de l’état de l’art autant que par une connaissance des solutions de terrain (logicielles et/ou matérielles). Ce n’est qu’ensuite que nous pouvons proposer un travail plus en profondeur, par exemple pour rendre disponible une technologie qui se trouve encore à l’état de preuve de concept au niveau de la recherche. Nous avons pour cela du engager et former du personnel qualifié, capable de répondre rapidement à de telles demandes et maîtrisant les outils technologiques du moment. Nous avons également équipé notre labo numediart d’une grande quantité de matériel (projecteurs, caméras, costume de MOCAP, de captation faciale, matériel de suivi du regard, ordinateurs, etc.). Bref, nous avons créé un LivingLab avant l’heure…

    Au niveau formation, nous avons lancé en 2011 les ateliers du soir « créactifs ! ». Ces ateliers, gratuits, sont ouverts aux étudiants Bacheliers de l’UMons et des autres institutions du pôle hainuyer entre 18 et 20 heures (une dizaine de soirées par atelier). Ils sont consacrés à un apprentissage actif des outils de la créativité numérique que sont Processing, Arduino, OpenFrameworks, et plus largement à la programmation créative (avec applications Android ou iOS). Nous avons en moyenne une cinquantaine d’étudiants par an (dont un tiers hors UMONS). Ces ateliers sont associés à des projets que nous avons inscrits dans le cursus officiel de nos étudiants. On retrouve sur notre site la liste des vidéos réalisées par nos étudiants créactifs.

    Enfin, depuis cette année, nous préparons également la mise en place d’une « option en Industries Culturelles et Créatives » véritablement interdisciplinaire : elle sera inscrite dans le cursus des étudiants Informaticiens, Ingénieurs, et en Sciences économiques. C’est une grande première à l’université : des étudiants d’horizons différents vont se retrouver dans des projets commun, chacun y apportant ses compétences propres. Les cours associés à cette option permettront aux étudiants de mieux connaître les mécanismes de financement et d’organisation de projets dans le domaine des ICC. Les industriels y seront associés dans les séminaires ICC.

    Pourquoi avoir voulu mettre l’accent dès le début sur ce lien entre la recherche, la production et la création numérique ?

    Thierry Dutoit : Une des raisons est qu’il est plus clairement possible de créer de l’innovation technologique à partir d’étapes de créativité pure. Laisser chercheurs et artistes discuter pour avoir des idées, parfois étranges, de productions et d’installations a plusieurs fois permis de déboucher sur des projets avec un vrai potentiel économique.

    Ainsi, plusieurs projets que nous avons menés sur des sessions de 3 mois ont conduit à des financements à plus long terme, en liaison avec des sociétés wallones. Je pense par exemple à notre projet sur le vocodeur de phase pour le ralenti sonore, qui a intéressé la société EVS SA de Liège et à conduit à deux partenariats publics privés, qui ont permis aux chercheurs concernés de poursuivre leurs recherches pendant 5 ans.

    Récemment, nous avons proposé et obtenu 3 projets de recherche industrielle. Je n’en citerai qu’un, qui me semble être un bel exemple : notre projet CAPTUR basé sur la captation de mouvement avec Belle Productions et Tapage Nocturne (les auteurs de MAMEMO, groupe musical pour enfants). Nous avions en effet travaillé en 2009 avec Olivier Battesti et son équipe pour la réalisation de capsule vidéo mettant en scène la mascotte de MAMEMO. Le défi était d’utiliser la MOCAP pour accélérer le processus d’édition du dessin animé. Nous étions parvenus, avec l’aide de la société NEUROTV, à créer un premier dessin animé en quasi temps-réel , qui avait suffi à convaincre France3 Corse. Le projet CAPTURE s’intéresse à présent au problème du « retargetting », c’est-à-dire à l’ensemble des techniques permettant d’appliquer sur un personnage non humain les données captées sur un acteur.

    Nous avons également trois spinoffs en formation, centrées sur les 3 axes initiaux de numediart. La première commercialisera des instruments de musique augmentés. La seconde fournira à ses clients un service d’analyse de pages web basé sur la modélisation de l’attention visuelle. Cette dernière est un bel exemple de l’effet « spill-over » de nos activités : un problème arts/science/technologie débouche ici sur des applications dans des domaines connexes (ici le marketing de sites web). La troisième commercialisera des outils d’indexation automatique d’images par le contenu. Tout ça à partir d’idées créatives à la croisée arts/science/technologies !

    Nos axes prioritaires ont évolué. De 3 axes on est passé à 6, puis maintenant plutôt 5, et dans DigiSTORM nous mettrons l’accent sur 3 axes en particulier : Multimedia Information Retrieval, Performative Media, et Smart spaces (incluant la réalité virtuelle).

    Qu’attendez-vous d’initiatives comme Vice Versa (de la recherche à la création numérique) ou encore le nouveau Hub Creatif de la Creative Valley à Mons, dont Transcultures et numediart font partie ?

    Thierry Dutoit : C’est pour nous l’occasion de rencontrer un public mixte, alors que nos présentations publiques de projets attirent surtout en général des « techniciens ». Je pense que passer par un événement annuel qui sort des murs et des circuits de l’université est également stimulant pour les chercheurs : on présente leurs travaux en public, avec une communication digne de ce nom, et un soutien technique à la présentation des résultats. C’est aussi, comme toute échéance, une occasion de faire le point sur nos collaborations avec des artistes, et de relancer des projets, si nécessaire.

    Les Hubs ont une action locale et généraliste, au contraire des Living Labs (dont DigiSTORM) qui ont une portée régionale (la wallonie) et spécifique. Dans le hub Créative Valley, nous sommes actifs à travers plusieurs initiatives.

    Tout d’abord à travers FabLab Mons, que nous avons lancé avant même l’existence du HUB en collaboration avec des partenaires locaux (ARTS2, Maison du Design, Technicité, Transcultures, HEH) et le soutien de la ville de Mons, Mons2015 et le Mundaneum, grâce à un cofinancement Google-UMONS.

    Ensuite, nos activités de formation « créactifs ! » sont désormais accessibles au grand public à travers le Hub. Nous participons également activement aux événements tel que la Quinzaine Numérique Mons ou Creative Jam.

    J’attends de ce hub une bonne communication entre activités, un relais entre partenaires pour toucher un public plus large à travers des événements pétillants, et peut-être la possibilité future de préparer des projets communs.

    Propos recueilli par Eloïse Bouteiller et Jacques Urbanska
    Transcultures – octobre 2015

    Lire également l’article  «  Numediart, quand la recherche et la technologie s’intéressent à la Culture »
    interview du directeur Thierry Dutoit par Jacques Urbanska
    parue dans le livre  «  10 ans de numérique à Mons ».

    Production

    Partenariat Transcultures – numediart
    Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles (arts numériques) – Dans les cadre du festival des arts numériques de la Fédération Wallonie Bruxelles et de la Quinzaine Numériques Mons.

  • 30.10.2015 – Vice versa #2 – Transcultures <> Numediart (de la recherche à la création numérique)

    octobre 18, 2015

    Vice Versa, après-midi de rencontre et de présentation de projets numériques innovants proposée, pour la seconde fois par Transcultures en partenariat avec l’Institut de recherche Numediart (UMONS), convoque à la fois des chercheurs, des créateurs et des responsables de structure à présenter leurs travaux et partager leurs réflexions sur ces enjeux artistico-scientifiques, au public, dans une ambiance conviviale propice au dialogue. Dans le cadre du Festival des Arts Numériques de la Fédération Wallonie-Bruxelles (anciennement, Quinzaine numérique) et de la Quinzaine Numériques Mons.

    Installations et projets art/science en cours présentés par numediart, Université Lille 1, Transcultures. Plus de précisions sur cet événement très bientôt.

    Plan

  • 15.10 > 17.10.2015 – Transcultures @ Voix de femmes #12

    octobre 9, 2015

    Dans le cadre du festival Voix de Femmes #12 mettant à l’honneur la création féminine contemporaine dans trois villes belges, et du Festival d’Art Numérique 2015 de la Fédération Wallonie Bruxelles, Transcultures présente une séries d’œuvres de l’artiste Françoise Gamma. L’artiste montréalaise Alice Jarry, actuellement en résidence chez Transcultures, proposera quant à elle, également au Manège, son installation Spectrales.

    Françoise Gamma, artiste énigmatique du célèbre et non moins énigmatique Computers Club, Françoise Gamma a toujours été discrète, économe… A l’inverse de certains Net artists qui utilisent le Web et les réseaux sociaux pour amplifier l’écho de leur voix, elle semble user avec parcimonie de la matière et ne rajoute que très peu d’elle. Quelques pixels tout au plus. Le minimum vital. Ces dernières années, elle donne même l’impression de s’être faite plus insaisissable encore. Et pourtant, il suffit d’une simple recherche pour voir que son œuvre continue de vivre, de se partager et de se propager sur la toile, tout en étant régulièrement exposée dans des musées et projets internationaux sur les nouveaux médias.

    Ses personnages-avatars nous parlent de tout ce qui est hors image, clichés, émotions que l’on colle si facilement sur eux, éternité d’un moment présent sans passé et sans futur. Elle crée un monde complexe, organique et cybernétique à la fois, un instantané de post-humanité en mouvement perpétuel arrêté.

    Pour son exposition dans le cadre de SPAMM-SuPer Art Modern Museum, on pouvait lire : « Et au vu de la grâce des corps distendus, tordus, segmentés et défiant toutes les lois de la physique, qui se délient sous nos yeux, croquis ratés d’un nouveau type de jeux vidéos… cette jeune femme renouvelle non seulement l’art du dessin, mais aussi celui de la représentation… »

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